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03 mai 2012
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Zynga : des revenus en hausse mais une rentabilité absente
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Zynga est probablement l'éditeur de jeux sociaux le plus connus au monde avec près de 60 millions de joueurs quotidiens. Il faut dire qu'avec des succès comme CityVille, FarmVille ou bien encore Hidden Chronicles, portés par la croissance fulgurante de Facebook, Zynga s'est assuré une solide de place de leader sur ce marché.

Zynga : une force pour Facebook
Si vous suivez l'actualité entourant les médias sociaux et plus précisément les jeux, vous n'avez pas pu rater l'annonce de l'émancipation de Zynga de Facebook. Le succès des principaux jeux de Zynga est clairement fortement liés au succès de Facebook. Mais ce qui est vrai dans un sens et vrai dans l'autre et Facebook a su grâce aux jeux proposés par Zynga bénéficer d'une audience captive... et monétisable. Raison de plus pour comprendre l'intérêt de Facebook "d'autoriser" Zynga à voler de ses propres ailes en créant son propre réseau social autour des jeux, alors qu'il pourrait apparaître aux yeux de Facebook comme un concurrent potentiel.
Il faut, effectivement, savoir qu'une partie non négligeable des revenus de Facebook sont directement liés aux succès des jeux sociaux, au premier rang desquels bien évidemment ceux édités par Zynga, comme je le détaillais fin d'année dernière dans D'où Facebook tire-t-il ses revenus ?. Le premier trimestre 2012 a été sous les mêmes hospices puisque 15% des revenus de Facebook sont liés à Facebook (contre 12% l'année dernière) avec la répartition suivante : 11% proviennent du prélévèment de 30% que Facebook prend sur les transactions (via les Facebook Credits) réalisées au sein des jeux et les 4% restant de la publicité affichent sur les pages Facebook hébergeant les jeux. Malgré ses résultats, les relations entre les deux sociétés semblent houleuses, Zynga essayant de plus en plus d'attirer les joueurs sur son propre réseau social pour, on le comprend, éviter la "taxation" de Facebook de 30% sur les transactions réalisées au sein de ses jeux.
Succès ou pas ?
Avec près de 1,5 millions d'inscrits sur le réseau social en propre de Zynga quelques semaines seulement après son lancement (lancé le 1er mars), on peut effectivement admettre que le succès est au rendez-vous. Le chiffre est important et l'enjeu pour Zynga n'est pas tant de toucher de nouveaux joueurs mais bien de faire "migrer" une partie de ses joueurs les plus captifs sur sa propre plateforme plutôt qu'ils continuent à accéder à leurs jeux préférés depuis Facebook. Avec près de 60 millions de joueurs actifs quotidiennement et près de 250 millions par mois, la manne potentielle de joueurs est importante et les revenus tout autant.
Malgré des jeux à succès, une audience captive important, Zynga n'est toujours pas rentable. Même si sur le premier trimestre de cette année, le chiffre d'affaires est en hausse, celle-ci reste mesurée (32% tout de même) à la vue du potentiel de Zynga. Avec un chiffre d'affaires trimestriel de 321 millions de dollars, le résultat est même plutôt supérieur aux attentes des observateurs, écart dû principalement au succès du lancement de Zynga.com... mais surtout au rachat fin d'année dernière d'un de ses principaux concurrents (qui éditent une trentaine de jeux sociaux) OMGPOP.
Pour autant, malgré ces "bons" chiffres, les pertes sur ce premier trimestre se chiffrent à plus de 85 millions.
Et si les stars étaient le principal concurrent de Zynga
Fort de l'engouement pour les social games, les stars les plus aimées ont flairé le bon filon, et comme désormais certaines de ses personnalités sont devenues de vraies marques à faire vivre sur différents territoires et notamment sur Internet, elles n'hésitent plus. Aux rangs des personnalités qui ont désormais leur social games, on compte :
- GagaVille : lancé en partenariat avec Zynga (donc difficile de parler de concurrence dans ce cas), le jeu repart le principe bien connu des succès que sont FarmVille ou CityVille. Ici, il s'agit plus de l'univers de l'artiste que l'on a calqué sur le jeu qu'un véritable jeu autour de l'artiste.
- Black Jack de 50 Cent : il s'agit du jeu classique de cartes, mais qui intègre l'univers rap de 50Cent qui s'était déjà signalé par un jeu plus classique sur consoles de jeu.
- Empire de Jay-Z : dans ce jeu, l'artiste est beaucoup plus central que les deux premiers, car au delà de retrouver l'univers on est immergé dans la vie de l'artiste. Des rues de Brooklin, son quartier NY, au succès de la production musicale, le jeu transporte le joueur dans la vie de l'artiste.

Pour aller plus loin :
- Spotify pourra-t-il être rentable ?
- Les rachats de sociétés Internet qui ont dépassé 1 milliard de dollars
- Après Second Life, les marques s'intéressent de plus en plus aux social games
- Les Français et leurs usages d'Internet
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01 mai 2012
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Les derniers articles publiés en avril |
Même si c'est la fête du travail aujourd'hui, je ne chôme pas pour autant. Un petit récapitulatif mensuel des derniers articles publiés. Beaucoup de grosses actualités le mois derniers avec beaucoup d'annonces de levées de fonds (Path 40 millions $, BranchOut 25 millions $, Viddy 30 millions $...) et de rachats d'entreprises avec en point d'orgue le montant record déboursé par Facebook pour Instagram. J'ai même eu l'occasion le lendemain de donner mon avis sur ce rachat pour I>Télé.
Voici donc le résumé mensuels des différents articles que j'ai publiés ici et là :
- (02 avril) Révolution digitale : s'adapter ou mourir !
- (05 avril) Vers les voitures connectées : Renault, Ford...
- (06 avril) Les programmes TV US qui font le plus parler sur les médias sociaux
- (10 avril) Ce qu'il faut comprendre du rachat de Instagram par Facebook pour 1 milliard de dollars
- (10 avril) Nomophobie : les jeunes plus accrocs à leur PC qu'à leur téléphone... selon Microsoft
- (11 avril) A la découverte du site de Polaroid
- (16 avril) Quelle est la stratégie de développement de Viadeo après l'annonce d'une nouvelle levée de fonds ?
- (19 avril) Les rachats de société Internet qui ont dépassé 1 milliard de dollars
- (23 avril) Spotify pourra-t-il être rentable ?
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23 avr. 2012
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Spotify pourra-t-il être rentable ?
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Spotify fait partie de ces services qui aujourd'hui connaissent une évaluation record à hauteur de 1 milliard de dollars, et qui devrait continuer à grimper. La société a les reins solides pour encore quelques temps grâce à une quatrième levée de fonds en 2011 de 100 millions de dollars (Spotify closes $100 million from high profile investors at $1 billions valuation). Dans cette guerre concurentielle que le nouveau fleuron de l'économie suédoise, bien aidée par Sean Parker (fondateur de Napster, déjà dans le domaine de la musique, et connu aussi pour sa participation active au succès de Facebook), mène face à Deezer notamment, il s'agit de nouer rapidement les partenariats avec les maisons de disques et d'assurer une présence internationale rapide. Sur le deuxième volet, Deezer semble clairement en retard et tenterait donc à son tour de réaliser une nouvelle levée de fonds évaluée entre 50 et 100 millions (Deezer cherche à lever 100 millions d'euros). L'idée serait, via cette levée de fonds, de pouvoir se lancer dans 200 pays. Sauf qu'à date, Deezer ne génère que 50 millions d'euros...
Vous l'aurez compris le marché de la musique en ligne attire les convoitises. Pour autant, même si iTunes a trouvé de son côté la formule de la profitabilité depuis plusieurs années déjà, il n'en est pas encore de même pour Spotify. La société se défend de cette non profitabilité, que l'on est pourtant en droit d'attendre au vue du développement de la société, par le fait qu'elle est en plein développement et ne regarde donc pas à la dépense.
Quelques chiffres clés sur Spotify (mars 2012) à retenir :
- Une présence encore limitée à une petite quinzaine de pays dont l'Allemagne lancé dernièrement (mars)
- Plus de 16 millions de titres réflérencés (l'accessibilité de nombreux titres et artistes peut varier selon les pays)
- Plus de 20 000 nouveaux titres sont ajoutés chaque jour au catalogue
- Plus de 500 millions de playlists crées sur Spotify
- Plus de 10 millions d'utilisateurs actifs à travers le monde (Deezer revendique quant à lui 20 millions d'inscrits)
- Plus de 3 millions d'utilisateurs payants (contre 1,5 million pour Deezer), ce qui représente une belle transformation de la base d'utilisateurs gratuits en membres payants.
Une année 2011 charnière pour la monétisation du service
L'année 2011 a clairement marqué un tournant pour Spotify, qui au delà de s'être lancé dans de nouveaux pays (Autriche, Suisse et surtout Etats-Unis) a enclenché un certain nombre de décisions stratégiques fortes et pertinentes.
- Mars 2011 : changement dans la politique de monétisation et d'abonnement Premium au service. La durée d'écoute est limitée pour les membres gratuits, afin d'inciter le plus grand nombre d'entre eux à passer sur un abonnement mensuel payant. Résultat, très rapidement, Spotify atteint son 1er million de membres payants, pour en compter, 12 mois plus tard, plus de 3 millions.
- Septembre 2011 : intégration de Spotify dans Facebook. A l'instar de Deezer, Facebook représente un potentiel pour capter une nouvelle audience et leur faire découvrir le service.
- Est-ce que les plateformes d'écoute de musique en ligne font plus vendre de la musique ?
- Une bulle 2.0 est-elle en train de naître ?
- D'où Facebook tire-t-il ses revenus ?
- Surévaluation des sociétes phare des médias sociaux ?
- Les 5 raisons expliquant la baisse des revenus publicitaires des portails comme Yahoo! et AOL
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20 avr. 2012
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Nomophobie et Internet dans nos voitures...
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Vous ne voyez probablement pas le rapport entre ces deux sujets. Je vous rassure, il n'y en a pas, si ce n'est que ce sont les deux derniers thèmes que j'ai abordés sur notre blog en commun avec Frédéric, TerminauxAlternatifs.fr. Les mobiles, les tablettes, Internet accessible depuis les objets connectés, prend de plus en plus de place dans nos vies numériques et quotidiennes. Comme pour MediasSociaux.fr, nous essayons sur TerminauxAlternatifs.fr de décrypter ces nouvelles tendances liés à ces nouveaux terminaux connectés.
Voici les derniers articles publiés ces dernières semaines pour ceux qui voudraient en savoir plus. N'hésitez pas à vous abonner, nous donner votre avis, sachant que nous relayons également ces articles sur nos comptes Twitter respectifs.
- Nomophobie : les jeunes plus accrocs à leur PC qu'à leur téléphone ?
- Vers les voitures connectées : Renault, Ford...
- Des livres numériques enrichis pour tous grâce à Epub3
- Quand les tablettes grignotent les liseuses électroniques
- Récapitulatif des tendances de la mobilité

Conseil en Stratégie Internet et mobile (Social Media, E-commerce...)
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