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16 avr. 2007
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Second Life vu par un dirigeant de Hewlett-Packard
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est toujours intéressant d'avoir la vision de grands entrepreneurs ou
dirigeants sur de nouveaux outils et comment ils le perçoivent
notamment pour leur entreprise.
Eric Kintz, Vice President of Global Marketing Strategy & Excellence de HP nous dévoile sur son blog les raisons pour lesquelles il demeure encore sceptique envers Second Life.
Il est intéressant alors que certains de ses concurrents directs sont
depuis déjà "longtemps" présents sur Second Life (je pense directement
à Dell ou IBM), Eric Kintz mise sur la prudence et attend de voir comment les univers virtuels vont se développer.
Il
est vrai qu'aujourd'hui on parle de plus en plus de Web 3D comme (déjà
!) successeur du Web 2.0 (en savoir plus) et avant de vouloir être le premier ou être
présent partout, il faut être convaincu du bien fondé de telle ou telle
communication ou d'une éventuelle intégration de sa marque dans un
univers virtuel avant de s'y lancer.
En synthèse, voici les 9 raisons de son scepticisme :
- La technologie est encore trop complexe : la "navigation" et la "téléportation" sont loin d'être optimales
- Le modèle ne peut pas fonctionner pour le moment à une plus grande échelle : moins de 100 personnes peuvent se regrouper dans un même lieu. Imaginez un magasin où l'on restreindrait l'accès à l'entrée comme dans une discothèque ...
- Les statistiques doivent être prises avec prudence : on parle de 3 millions d'habitants sur Second Life mais par rapport à la taille que représente l'univers de Second Life, la densité reste faible et mis à part quelques lieux, on ne rencontre pas nécessairement grand monde lors de son voyage.
- Le développement du modèle est menacé par les politiques de restriction des services informatiques des entreprises : 62% des DSI souhaitent bloquer l'accès à Second Life depuis les PC de leur entreprise ...
- Le contenu est d'abord à destination des adultes : alors que dans le Web, le contenu reste destiné à l'ensemble des cibles (jeunes, adultes ...)
- Les marques sous-estiment les investissements nécessaires : être présent sur Second Life ou mais comment ? Les marques ont investi dans l'achat d'une île, le design de son espace mais qu'en est-il de la maintenance et de l'animation. La plupart des marques se sont contentées pour le moment du minimum ...
- Les marques ne sont pas en accord avec les valeurs de Second Life : beaucoup de résidents sont anti-marques. et aujourd'hui 70% ne sont pas satisfaits de l'exploitation que les marques font de Second Life. L'envahissement actuel des marques, à l'image de celui dans la vie réelle, faire dire que Second Life est plus le clone virtuel de la real life que une véritable Seconde Vie ...
- Les expériences Second Life ne sont pas intégrées dans la stratégie globale de communication des marques : la présence de beaucoup de marques témoignent plus d'un opportunisme que d'un véritable support de communication englobé dans la vision stratégique de la marque. Par exemple, combien de marques font un lien vers leur espace dans Second Life depuis leur site Internet ?
- Les revenus et profits potentiels restent limités
Je ne partage pas forcément l'ensemble de ces idées mais ses raisons n'en sont pas moins intéressantes ...

Fondateur du cabinet conseil
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A mon sens, le succès de ce monde virtuel dépendra aussi de l'évolution de hardware virtuel (genre une génération plus évoluée de casques et gants virtuels)...