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10 nov. 2008
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Est-ce que les plateformes d'écoute de musique en ligne font plus vendre de la musique ?
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Le CD est en crise ! C'est un fait avéré.. Il suffit de voir les ventes de CD musicaux dans les principaux revendeurs physiques pour s'en assurer. Cela vient de deux faits principaux que vous connaissez déjà à savoir :
- le passage de la musique sur support physique au passage de la musique numérique (format MP3 entre autres)
- la possibilité de télécharger illégalement et gratuitement des morceaux qui est encore faiblement contrôlé.
La multiplication des plateformes de téléchargement payants et le développements des catalogues numériques fait que le deuxième phénomène présenté ci-dessus est en diminution. Par contre, une "soi-disante' nouvelle concurrence pour l'industrie musicale a fait depuis quelques années son apparition il s'agit des plateformes d'écoute de musique en ligne (Deezer, iLike...) mais également des web-radios personnalisées (Last.fm, ...)
J'utilise bien le terme de soi-disante car il est vrai que la première réaction des majors a été de voir d'un très mauvais œil l'apparition de ce nouveau type de distribution (ou en tout cas d'écoute) de musique. La tendance aujourd'hui est plutôt différente car ces mêmes majors n'hésitent plus à nouer des partenariats avec ces plateformes.
Pour en revenir à ma question initiale que je pose dans le titre de cet article, les études aujourd'hui tendent à prouver que ces plateformes sont finalement plutôt bénéfiques aux ventes de musique (CD et numérique). En somme, le reproche que l'on a fait historiquement aux radios libres a été le même que l'on a fait à ces plateformes mais il semble s'agir plutôt d'un faux procès. En effet, quelques chiffres pour illustrer cela :
Selon Last.fm, son service permettrait à ses partenaires d'augmenter leurs ventes de 119% grâce à la plateforme et les utilisateurs de la plateforme achèteraient en moyenne 66% d'albums supplémentaires. (cf : Last.fm claims music sales spike)
- Selon une étude de The Wharton School, les utilisateurs du service iLike achèteraient 250% de musique en plus que la moyenne de la population. (Wharton study finds iLike users acquire 250% more music)
Tout le monde toutefois ne partagent pas directement cette vision et certains même estiment que l'avenir de la vente de musique se trouve dans... la gratuité. Paradoxal, me répondrez-vous... Pas forcément et ce pour les raisons suivantes qu'exposent notamment, Paul Krugman, prix Nobel d'économie en 2008 : Bits, Bands and Books. Le morceau de musique sert finalement de produit d'appel au merchandising musical. A l'heure, où il y avait peu d'artistes, peu de facilité d'écouter et de trouver de la musique, le produit était le morceau musical. Aujourd'hui il ne devient que le support promotionnel de l'artiste pour vendre DVDs, places de concert, produits dérivé (sonneries de téléphone, ...).
Pour aller plus loin :
- CD, mp3 ou écoute de musique en ligne ?
- Deezer + iDTGV = communiquer sur une plateforme d'écoute de musique en ligne
- Britney Spears sur Twitter
- Et après MySpace ?
- MTV + HP = opération co-brandée à ne pas suivre

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