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29 déc. 2009

Bilan 2009, réflexions et top des billets

Catégorie : Blogs
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Après cette pause hivernale où je me suis exilé pendant quelques jours dans le froid glacial scandinave, je me suis dit qu'il serait tout de même important de faire un petit bilan de l'année. Et oui, c'est la période. D'un point de vue personnel et professionnel, je m'étais dit qu'en 2009 soufflerait le vent du changement et le moins que l'on puisse dire c'est que le vent a soufflé fort. Mes nombreuses activités on et offline m'ont conforté que dans le milieu du Web il y a ceux qui parlent (et qui retwittent), qui ont la critique facile et peu constructive et ceux qui agissent.

On me demande souvent quelles sont mes lectures favorites (Cédric, quels blogs lis-tu ?) ou les personnes que je recommande et je peux dire que dans le domaine des médias sociaux elles se comptent sur les doigts d'une main. Pendant que certains se gargarisent de leur nombre de followers, ou d'un éventuel intitulé de poste reluisant (les personnes ne manqueront pas de reconnaître si elles passent pas hasard sur cet article), on voit que, en fait ,les innovations créatives sur les réseaux sociaux et la compréhension de l'ensemble des enjeux qu'ils recoupent sont rares.  C'est pour cela que finalement que je ne relaie que peu d'opérations. Là encore n'est ce pas le rôle de l'internaute qui diffuse une information et encore plus de bloggeur de filtrer l'information ?

Du point de vue de ce blog, ainsi que de MediasSociaux, avoir fait le pari il y a désormais plus de 3 ans de n'avoir qu'une activité de blog professionnel là encore se trouve conforté cette année. Les rencontres et échanges dans ce cadre sont de plus en plus nombreux et toujours aussi riches donc c'est un grand plaisir d'avoir pu rencontrer certaines personnes, professionnellement ou personnellement, par la biais direct ou indirect de ce blog. Pendant que certains prédisent la mort du blog, il n'est en mon sens que la confirmation que nous sommes totalement dans l'ère du média personnel et de la communication multilatérale, horizontale et verticale.

Pour l'année 2010, ce blog va subir quelques changements notables et sera redécoupé en moins de catégories qui sont un peu fouillies aujourd'hui. Je vais redonner une part plus importante à l'ergonomie, notamment à l'ergonomie sur des plateformes participatives car quand je vois certains sites réalisés par des soi-disantes agences spécialisées, on a une impression de déjà vu, sans créativité, sans originalité et ne respectant pas certaines règles ergonomiques de base. Et puis, ca sera un retour à mes premiers amours...

Je vous laisse avec mon top 10 des articles. Ce n'est pas nécessairement ceux qui ont eu le plus de commentaires ou qui ont été les plus commentés mais ce sont eux que je retiendrai



13 déc. 2009

On en parle sur Twitter #9

Catégorie : Microblogging et lifestream
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Même si cette semaine fut marquée par le Web'09 que j'ai eu l'occasion de suivre pendant 2 jours, je n'ai que peu tweeter pendant a conférence à l'exception près de l'intervention de Nathalie Kosciusko-Morizet et de la remise des prix de la Start-Up Competition.



11 déc. 2009

Netvibes Wasabi : enfin une alternative sérieuse à Google Reader ?

Catégorie : Découvertes
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Image_1Je dois l'avouer : j'ai testé de nombreux outils d'agrégateurs de flux RSS, puisque ca fait, compte tenu de mon activité, de l'outil sur lequel je passe le plus de temps (avec TweetDeck désormais... et je vous rassure ma boîte e-mail). Netvibes avait été l'un des services que j'avais apprécié mais qui clairement, compte tenu de la quantité de flux RSS auxquels je suis abonnés (j'en ai profité pour faire un "nettoyage" et n'en avoir plus que... 322), ne correspondait pas à mon besoin de pouvoir lire, filtrer rapidement quantité d'informations. Google Reader était donc l'outil idéal pour mon usage... "Etait" car j'ai eu l'occasion de découvrir Netvibes Wasabi, actuellement disponible en béta privée lors de la Conférence LeWeb'09 où Netvibes faisait partie des partenaires. Et il faut dire que j'ai été très agréablement surpris et que cela faisait quelques mois que je n'avais plus eu l'occasion de parler de cette entreprise française.

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  • Enfin une vue "reader" qui manquait cruellement Netvibes : le Smart Reader Netvibes. Netvibes permettait d'agréer des contenus dynamiques sous formes de widgets. Netvibes Wasabi permet de basculer sur une vue "reader" dont l'interface est proche de Google Reader, mais qui correspond au besoin. On peut remarque l'effort en terme d'interface utilisateur fait par Netvibes afin d'avoir (enfin) un service agréable à utiliser et consulter. 
  • La promesse de Netvibes Wasabi de proposer le "lecteur de flux d'information le plus rapide du monde". L'un des éléments qui aujourd'hui devient majeur est le Temps Réel. C'est pour cela qu'en terme de veille, on peut souvent être partagé entre passer du temps sur son TweetDeck ou Seesmic Desktop, ou sur son lecteur de flux RSS. 
  • L'enjeu de la veille et prise d'information en temps réel : d'un côté on a une information diffusée par les gens que l'on suit (filtre social) ou par rapport à des recherches (filtres sémantiques), et de l'autre une information diffusée automatiquement par rapport à des abonnements à des sources d'informations (blogs, sites, ...). Ainsi, le Smart Reader de Netvibes intègre unen nouvelle technologie permettant la mise à jour de ces flux RSS en temps réel (Intant Update) sans avoir à appuyer sur le bouton "Rafraichir" ou à devoir attendre des heures avec que les flux RSS soient mis à jour. 

Même si le service est en béta privée, vous pouvez faire votre demande de code directement depuis le site Netvibes Wasabi. Pour migrer ensuite, dans le cas où vous utilisez un autre service, rien de plus simple avec l'import / export de fichier OPML (qui regroupe l'ensemble des flux RSS auxquels vous êtes abonnés).

Pour aller plus loin :



[LE WEB'09] Premiers feedbacks

Catégorie : Inclassable
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Avant de vous faire part des services que j'ai découverts (Square par Jack Dorsey - co-fondateur de Twitter -, Netvibes Wasabi, TigerLily...) ou redécouverts et que j'ai déjà eu l'occasion de vous présenter (Stribe, ...), un petit compte rendu rapide de l'événement Web majeur et qui recoupe à la fois ce qui se passe en Europe et outre-Atlantique.

  • Tout d'abord, merci sincère à Géraldine et Loic pour l'organisation qui a été parfaite même si on peut reprocher la qualité des buffets, mais au moins il faisait chaud et il y en avait pour tous.
  • La présence de plus en plus de sponsors, fait que indépendamment du côté "newtworking' (qui, il faut le reconnaître, à occuper près de 90% de mon temps), et des interventions, il y a une vraie richesse entre des startups en devenir (Pearltrees, Stribe, ...) , des startups déjà installé (Netvibes, Seesmic, ...), et des entreprises reconnues (Orange, Nokia, Paypal, ...). Pour autant, il ne faut pas que la conférence devienne un salon et que les stands trop massifs ou que trop de stands fassent perdent la qualité.
  • Un espace "réservé" (même si tout le monde pouvait y aller) pour la Presse et Blogueurs officiels. Cela permettait d'avoir un espace avec des prises pour se connecter. A noter que d'un point de vue connexion, aucun problème Internet pendant ces deux jours, ce qui est vraiment à signaler quand on se rappelle que l'année dernière pendant 2 jours, je n'avais à aucun moment pu me connecter.
  • Networking : le nombre de personnes que j'ai pu revoir ou rencontrer pendant ces deux jours est assez incroyable. Il faut avouer que les projets sur lesquels je travaille actuellement intéressent nécessairement beaucoup de personnes et donc ça créé d'autant plus facilement les connexions.
  • Au niveau des interventions, il faut le reconnaître que j'en ai peu suivi préférant privilégier les rencontres et échanges informels pendant ces deux jours, et pouvant suivre les comptes rendu en live ou différé des autres blogueurs officiels ou directement sur Twitter. Toutefois, nécessairement, j'ai apprécié l'intervention de la Secrétaire d'Etat à l'Economie Numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, la remise des prix du concours des startups qui a vu arriver deux startups françaises aux deux premières places (TigerLily, qui propose des applications en marque blanche pour vos Fan Page Facebook, et Stribe qui est un réseau social directement intégrable à n'importe quel site Internet et qui permet de faire rentrer "facilement" le conversationnel et le social sur un site marchand ou corporate).

Allez, je vous prépare quelques billets compte rendu suite aux rencontres...

Pour aller plus loin :



09 déc. 2009

[LE WEB'09] C'est parti... avec la première annonce de Pearltrees

Catégorie : Plateformes de partage (Vidéos, Photos, Contenus...)
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logo_lewebCette année encore, je serai présent à la grande messe annuelle organisée par Géraldine et Loïc Le Meur. J'en ai déjà parlé (Le Web'09 : j'y serai... et vous ? et Le Web'09... c'est dans une semaine) et depuis ce matin, c'est parti avec plus de 2 000 personnes inscrites, qui témoignent du succès majeur de cet événement. Cette année, comme l'année dernière où j'avais écris  2,3 billets (dans lesquels j'avais partagé quelques nouveautés de startups françaises et mon impression générale quelques heures après la fin de l'événement),  si la connexion Internet le permet (ce qui devrait être le cas - merci mon badge d'Official Blogger -), je vous proposerai le même schéma avec probablement plus de billets

Cette année, je pars également avec mon Nikon D90 qui me permettra de faire quelques photos, et voir quelques vidéos...

Lancement de la version bétâ de Pearltrees

pearltrees_web_nov09aPour commencer, je souhaitais vous parler de Pearltrees, start-up française, partenaire du Web'09, que j'ai déjà eu l'occasion de présenter (Connaissez-vous Pearltrees, un outil de bookmarking novateur ?). Pearltrees annonce effectivement aujourd'hui son lancement en béta public car oui même si le service est déjà accessible à tous depuis déjà quelques mois, il s'agissait d'une version alpha qui comportait certes quelques bugs bien naturels mais surtout des fonctionnalités plus ou moins pertinentes. Je dois donc le reconnaître que la nouvelle version de Pearltrees est de plus en plus séduisante.

Parmi les nouveautés notables :

  • une accroche plus claire qui, je pense permet de mieux faire comprendre le besoin auquel répond Pearltrees : "Créer le monde de vos intérêts".

  • une interface désormais disponible également en français (ce qui toujours un must have pour une start-up française qui centre sa communication dans un premier temps en France)

  • un interfaçage avec Twitter qui vous permet d'archiver les liens que vous tweetez : ce qui est sans nul doute la nouveauté la plus intéressante. En effet, aujourd'hui, l'usage le plus répandu de Twitter auprès des utilisateurs est clairement celui du partage d'information et souvent de sites ou articles découverts. Il représente si je reprends la terminologie de Pearltrees un intérêt pour la personne qui le tweet. Il est donc pertinent de s'imagine que automatiquement (lorsque l'option est activée) l'utilisateur souhaite retrouve les liens qu'ils partagent dans sa cartographie personnelle de sites qu'ils jugent intéressants et utiles sur Pearltrees.

Il ne faut pas s'y tromper : de plus en plus de blogs américains majeurs parlent de Pearltrees (Venture Beat, Mashable, ReadWriteWeb...) et ce n'est pas un hasard car la réponse que ce service apporte correspond à un enjeu majeur, actuel et futur d'Internet, qui est celui pour chaque internaute de pouvoir retrouver facilement l'information qui l'intéresse, et de découvrir des contenus pertinents chez des internautes qui ont les mêmes centres d'intérêts que lui, le tout dans une interface certes déroutante dans une première approche mais pour autant pratique (outil de cartographie).



08 déc. 2009

Récapitulatif des articles les plus consultés en novembre et des derniers articles sur MediasSociaux.com

Catégorie : Blogs
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La liste des 5 articles les plus consultés en novembre 2009 :

  1. Social Media Expert ? Community Manager ?
  2. Quelles règles de modération adoptées sur un site participatif ?
  3. Désirs d'avenir fait des emules outre-Atlantique ?
  4. Réflexions autour de l'influence et du Personal Media à l'heure des médias sociaux
  5. Facebook démarque sur Xbox et PS3

Les derniers articles publiés sur MediasSociaux.com :



07 déc. 2009

"You'll never walk alone" : vers l'individuation altruiste ?

Catégorie : Tendances
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Suite de l'article "You'll never walk alone : la technologie nous rapproche ou nous éloigne-t-elle ?.

L'expression appartient à une étude récente de RISC International, intitué justement "Individual Altruism".

La perte de repères et la peur de l'incertitude amènent l'individu à se réengager socialement : vers "l'individuation altruiste" ?

L'union fait la force et certainement encore plus en période de doutes ou d'incertitudes. Ne dit-on pas qu'il faut savoir se serrer les coudes (et donc se rapprocher) en période difficile. Les individus se projettent de plus en plus dans un monde qu’ils n’envisagent plus seuls et la nécessité de se reconnecter, de se ré-engager socialement redevient une priorité. Ce mouvement d’individuation altruiste montre le besoin et la recherche de conciliation entre soi et la société. L'individuation altruiste est la résultante de 4 tendances sociétales actuelles, qui sont fortement visibles sur Internet :

  • Vers le Personal Media ? Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'aborder dans plusieurs articles (Réflexions autour de l'influence et du Personal Media et Du Social Media au Personal Media), avant de voir Internet comme un média participatif (et donc de partages et d'échanges), la principale évolution est qu'Internet est devenu un média personnel. Vous vous créez votre propre Web avec vos propres contenus (blogs, pages profils sur réseaux sociaux, avatars, ...) mais aussi votre propre mode de fonctionnement et de logique (Netvibes ou Google Reader pour agréger l'information qui vous intéresse, Twitter pour suivre les personnes qui vous intéressent, Pearltrees pour cartographier le Web qui vous intéresse, Symbaloo pour vous créer votre page de démarrage personnalisée...) ou bien encore vos différents profils dans une vision qui de plus en plus est tournée vers la dychotomie entre vie privée et vie publique (cf : Vie perso/pro et vie privée / publique)

  • Vers la démocratie participative ? Sans me focaliser que sur le domaine politique, Internet permet à n'importe quel internaute de s'exprimer facilement, rapidement, librement sur n'importe quel sujet en lançant une discussion ou en intégrant une conversation déjà existante, et ce de manière publique et visible. Après une décennie marquée par un intérêt décroissant pour la participation sociale, les individus sont de nouveau prêts à s’engager et trouvent dans la coopération les moyens de préserver et de développer leurs intérêts personnels et collectifs. L'engouement connu par la campagne de Barrack Obama (Ecoute + Participation + Barack Obama = la politique collaborative ?) ou l'appel à la participation des internautes autour de la vie des produits (Community Sourcing et marketing participatif) ou des débats actuels (Grand Paris, Identité Nationale...) ou actions citoyennes (lancement prochain de la communauté d'actions Les Créateurs de Possibles - actuellement en bétâ privée). La question n'est pas que le pouvoir est redonné à l'internaute mais plutôt jusqu'à quel point une marque ou les élus politiques veulent-ils prendre en compte les contenus ou idées remontés par les internautes.

  • Tout le monde expert ? Lorsque l'on donne la possibilité à chacun d'avoir une tribune, on donne à chacun ses fameuses 15 minutes de célébrité dont parlait Andy Warhol. On peut transposer la rélfexion philosophique de savoir si l'on vit au travers le regard des autres au contexte d'Internet. Chacun a le besoin de se sentir écouter et valoriser. C'est un fait qui explique en partie la participation plus ou moins spontanée des utilisateurs qui sont prêts à donner de leur temps et de leur énergie pour les causes ou les marques qu'ils soutiennent. Cette participation peut aller jusqu'à partager même ses moments les plus intimes : Faites l'amour... et dites-le sur les médias sociaux. On prend souvent l'exemple d'Apple, marque préférée dans le monde, comme une marque communautaire : il faut reconnaître que la communauté est forte mais à la différence de nombreuses marques, Apple n'a pas besoin faire grand chose pour permettre à cette communauté d'agir. je vous promet qu'un poste de Community Manager chez Apple serait rapidement ennuyeux tellement la communauté est déjà organisée, a sa propre organisation (magasins, blogs dédiés) et des leaders d'influence identifiés. Toutefois, si chacun devient expert ou en tout cas se sent expert (cf : Social Media Expert ? Community Manager ?), il en devient alors plus compliqué de distinguer qui sont les vrais experts. J'abordais cette question récemment avec un responsable de Master au CELSA avec qui on était d'accord sur le fait que l'expertise de chacun est remise en cause par chacun et principalement par les personnes nées d'Internet. Aujourd'hui des "cusiniers amateurs" sont plus reconnus que des grands chefs étoilés. C'est l'ère de la staracadémisation étendue à tous les domaines ou chacun sous peine d'audience peut rapidement devenir et être reconnu comme expert de son domaine.

  • La volonté permanente de s'épanouir ? Le dernier point qui est probablement le moins lié à Internet et les évolutions qu'il entraîne dans les relations entre les gens et entre les gens et une entité, comme nous l'avons vu précédemment. Dans une société qui semble avoir perdu son sens et toute notion de raisonnabilité (cf la crise économique, financière et dans une moindre mesure, sociale, que nous traversons), on recherche toujours ce qui nous manque et donc on recherche ce sens. Mais la quête du sens devient collective. On se sent plus fort à plusieurs et mieux armé pour lutter. La « quête collective de sens » intègre le besoin de s’échapper de son quotidien mais également le besoin de se reconnecter avec ce qui est authentique. Le mot fort ici est certainement "expérience". On souhaite découvrir, s'échapper et vivre des expériences mais tout en ayant des repères forts. Second Life s'est se créer un deuxième univers parralèle et virtuel ou l'on peut être quelqu'un d'autre, tout en y retrouvant ses repères (cf les marques qui s'étaient lancées au moment où moment du phénomène médiatique qui entourait Second Life en 2007). Sur Internet, nos identités peuvent être multiples, ainsi que les expériences que l'on peut y vivre

Pour aller plus loin :



"You'll never walk alone" : la technologie nous rapproche ou nous éloigne-t-elle ?

Catégorie : Tendances
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J'emprunte le titre à la célèbre chanson des supporters du club de football de Liverpool. Je pense que cette phrase est facilement transposable dans notre domaine social sur Internet, actuellement. Ce billet étant relativement dense et abordant une part plus importante que traditionnellement au côté sociologique, j'ai préféré le scinder en deux articles différents. Le premier a pour objet d'introduire une première réflexion sur la dimension sociale d'Internet et la seconde partie abordera le côté plus sociologique avec la question "Va-t-on vers l'individuation altruiste ?".

1989 : une utopie sociale s'effondre pendant qu'un nouvelle utopie sociale se crée avec Internet

Berlin_20Wall_20Freedom1989, il y a 20 ans, un mur tombait témoignant de la fin d'un monde bipolaire et de l'échec de modèle socialiste basée sur l'individu pris dans sa composante sociale i.e appartenant à un groupe. Même si, le mot Internet est employé depuis le début des années 1980; ce n'est qu'en 1989 que le réseau ARPANET est devenu accessible au grand public. En effet, Tim BERNERS-LEE fut le premier, en 1989, a voir l'opportunité de lier le principe hypertexte avec l'Internet existant. Il déclarera quelques temps plus tard : " Je n'ai fait que prendre le principe d’hypertexte et le relier au principe du TCP et du DNS et alors - boum ! – ce fut le World Wide Web ! ".

Il y a donc 20 ans un modèle basé sur une utopie sociale commençait à s'effondrer pendant qu'un autre modèle technologique social apparaissait. Car si même beaucoup parlent beaucoup du côté social d'Internet depuis quelques mois (les médias sociaux), la dimension sociale fait partie même du coeur d'internet. Pas besoin d'aller loin pour s'en convaicre puisqu'il suffit de reprendre la définition même du mot Internet qui définit l'interconnexion entre les réseaux et donc d'une certaine manière la fin de réseaux opérant en stand alone, chacun de leurs côtés.

Individualisme vs communauté ?

On fait souvent le procès de la technologie de renforcer l'individualisme et de couper les relations sociales naturelles entre les gens. Le mot geek qui définit des personnes fans de technologie est souvent rapproché du mot "asocial". Pour autant, les relations avec la technologie existe, ce sont les medias qui changent. La technologie crée des nouveaux médias d'interactions : l'email, le chat, les communications via IP, les échanges et partage de contenus sur les réseaux sociaux, les forums, les sites de rencontres en ligne, le jeu en ligne... Allez dire aux joueurs de World of Warcraft qui sont asociaux alors qu'ils jouent et sont reconnus au sein d'une communauté bien réelle.

Et c'est là que le mot de communauté prend tout son sens. Là où le socialisme avait l'utopie de l'homme pris dans un groupe mais au niveau d'une société, Internet place les individus dans des communautés centrées autour d'intérêts, d'actions ou de besoins, et chaque individu, selon ses intérêts propres, peut alors appartenir à plusieurs communautés avec pas nécessairement le même niveau (spectateurs, participant, leader, ...).

Je renvoie ici à la définition même de communauté : une communauté est un ensemble formé d'individus unis par des buts ou des intérêts communs (cf : Dis Papa, c'est quoi une communauté ?). Une communauté se base donc à la fois sur les individus comme membres constititufs mais surtout sur les interactions / échanges qu'ils ont entre eux. Une personne asociale, on le comprend aisément est à l'inverse d'une personne pouvant vivre ou participer à une communauté.

Internet favorise le lien social

On a toujours tendance à blâmer d'abord la technologie lorsque l'on assiste à des changements sociaux", Keith Hampton , coauteur d'une étude intitulée "Isolation sociale et nouvelle technologie", parue le mois dernier. Globalement, les études vont plûtôt dans le sens de dire que l'usage des nouvelles technologies (téléphonie mobile, Internet, consoles de jeux) ne nuit pas à la socialisation. On peut même aller plus loin, et dire que la technologie multiplie les relations sociales nous permettant à la fois d'être connecté à son réseau quasiment en permanence grâce aux outils de mobilité et à la fois d'accroître la densité de son réseau (création de rencontres virtuelles débouchant sur de vraies relations sociales). Comme l'aborde en partie un article récent du Monde sur la question, Les nouvelles technologies favorisent-elles le lien social ?, le fait qu'ajourd'hui la technologie et plus précisément les outils de mobilité permettent de prendre en compte la géolocalisation ancre également la personne dans un espace géographique. LaPeuplade ou Voisineo sont des réseaux sociaux de proximité. Des applications basées sur l'API Twitter vous permettent de géolocaliser les utilisateurs et les tweets produits, ... De plus, Internet devenant mobile, il ne confine pas pas les internautes à un espace limité (leur PC familial).

Lire la suite : Vers l'individuation altruiste ?

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Pour aller plus loin :



06 déc. 2009

On en parle sur Twitter #8

Catégorie : Microblogging et lifestream
Mots-clés :

Résumé hebdomadaire des principaux tweets



03 déc. 2009

Réflexions autour des billets sponsorisés sur les blogs

Catégorie : Stratégie d'influence
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Même si je ne fais pas partie de ces blogueurs qui ne développent leur audience que sur l'aspect buzz et le relais d'opérations de marques ou de lancement de nouveaux services / produits, puisque dès le début je définis mon activité de blog, au même titre que d'autres activités, comme une activité de réflexion et d'analyse autour des tendances et actualités liées au monde de la communication et du marketing sur Internet, je pense qu'aborder la question des billets sponsorisés est légitime.

Même si globalement je n'y adhère pas et je m'y explique en détails dans cet article, je pense qu'il est temps, par rapport au débat actuel en France mais également outre-Atlantique d'aborder cette question des billets sponsorisés. C'est notamment l'objet de la dernière émission Buzzomètre de Mry :

La mort du blog ? Bien sûr que non !

Beaucoup de blogueurs voient leur audience se dillapider au profit de d'autres supports. Il est normal puisque de nouveaux outils de publications plus immédiats (Le Web en temps réel, la statusphère et la twittersphère) tendent à se démocratiser. Aujourd'hui, alors que certains estiment que le microblogging va remplacer le blogging, il n'en est rien de la même manière qu'Internet ne fera pas disparaitre la presse papier. Un mode de consommation de l'information n'en remplace pas un autre : ils sont complémentaires. Il suffit de voir qu'aujourd'hui la population bloggeur (en tout cas par rapport au domaine marketing  / communication Internet que j'aborde) est en grande partie présente sur Twitter mais l'utilise comme un média complémentaire d'une activité de blog.

Twitter sert à diffuser et relayer des articles d'autres internautes là où le blog doit et ne devrait servir qu'à publier ses propres réflexions et analyses (Où sont les producteurs d'informations sur les médias sociaux ?). Après, le temps de consommation média Internet de chacun n'est pas illimité et qu'il y a alors nécessairement une concurrence entre ces moyens puisque lorsque vous passez du temps sur Twitter, vous ne le passez pas sur Google Reader ou Netvibes à consulter des flux RSS de blogs.

L'influence est diverse et les bloggeurs ne sont qu'une population d'ambassadeurs parmi d'autres

Abordant régulièrement les aspects liés à la stratégie d'influence sur ce blog, soit dans le cadre de dispositifs conversationnels visant à améliorer une image de marque, soit dans le cadre de développer la notoriété ou la préférence d'une marque ou d'un produit, je vois que beaucoup d'agences ont trop tendance à ne s'arrêter qu'aux blogueurs (au même titre que les journalistes) dans une vision de RP 2.0. Or s'arrêter aux blogueurs, c'est :

  • leur accorder une influence majeure, que je ne suis pas sûr qu'ils ont, puisque lorsque l'on parle d'influence, il ne faut pas oublier que les influences sont diverses et nombreuses et que bien souvent on est plus influencé par une discussion que par une lecture (cf : Mes amis sont des meilleurs influenceurs qu'un bloggeur influenceur)
  • garder seulement une vision RP dans le cadre d'une stratégie d'influence qui est plus large. Ajouter les blogueurs aux journalistes aux plans RP ne fait qu'élargir la cible visée à une nouvelle population mais ne créé pas une stratégie d'influence pertinente. A ce titre, j'aime bien cette citation de Gustav MEYRINK qui dit que "Les influences qu'on n'arrive pas à discerner sont les plus puissantes".
  • croire trop souvent que la popularité fait l'influence or que ce sont deux aspects profondément différents comme je le rappelais dans un billet dédié Influence vs Popularité.
  • faire croire aux entreprises qu'il faut payer pour que l'on parle d'elle. Cela crée un biais. Je crois que tout travail mérite salaire mais, même si on a une forte audience et que son blog est un blog professionnel comme celui-ci, il n'en demeure pas moins qu'il n'est pas un support publicitaire "payant" pour les marques. Je vous rassure je ne suis pas de ceux qui travaillent dans un milieu capitaliste et qui le jour de la Saint Valentin disent que c'est une fête commerciale. Pour autant parler des marques, je le fais tous les jours. Parler d'opérations de communication, je le fais "naturellement". Pensez-vous vraiment que vous avez besoin de payer vos influenceurs pour qu'ils parlent de vous ? Si vous le croyez, c'est que ce ne sont pas vos influenceurs. Lorsque je crois à un produit, que j'en suis "fan", j'en parle naturellement. Et c'est cela le MeCommerce ou encore la démarche de Social CRM de créer des "enthousiastes" d'une marque : la possibilité aujourd'hui offerte aux marques à l'ère des médias sociaux et de la participation des internautes de pouvoir d'appuyer sur ceux-ci n'ont plus comment seulement récepteurs d'un message mais désormais comme émetteurs et médium par lequel passe le message : "Welcome to a collaborative world : we are no longer in the business of marketing to people ; we are in the business of marketing with people".

Si je rentre dans le coeur du sujet sur la pertinence ou pas de faire appel à des billets sponsorisés dans le cadre d'une démarche de communication / influence sur Internet, il y a deux points que j'aborderai ci-après.

Pourquoi s'arrêter seulement à la réfléxion autour des blogs alors que l'on vit à l'heure de la Twittosphère et Statusphère ?

Comme je le rappelais dans le premier paragraphe, les médias personnels de diffusion d'une information ne s'arrêtent plus seulement à un blog, même si, à la différence de Twitter ou Facebook, il permet de garder une trace référençable plus forte (quoi que : Google n'aime pas les billets sponsorisés) . Aujourd'hui, l'important est à la fois de toucher la population visée par un message et le nombre de répétitions de ce message (modèle similaire au modèle publicitaire classique). Ainsi, même si je ne relaie pas une information que je juge pertinente dans le cadre d'un billet dédié, le fait d'en parler sur Twitter ou Facebook permet de toucher, dans mon cas, quasiment la même population (puisque j'utilise ces 3 outils comme des outils professionnels liés à mon activité de consultant en communication). Dans ce cadre si on rentre dans le débat des billets sponsorisés, est-ce que le débat ne devrait pas s'ouvrir aux statuts Facebook ou aux tweets sur Twitter ?

Le blog = un outil de communication personnelle ?

Le blog est à l'origine un média de communication personnelle. On parlait même lors des débuts du blogging de journal intime sur Internet. C'est à ce titre que personnellement je n'ai pas voulu me cacher derrière un pseudo ou un nom générique (dans le style "Le blog du marketing sur Internet"). En tant que média personnel, j'ai donc le loisir et la liberté d'aborder les thèmes que je souhaitent sans me contraindre à une ligne éditoriale prédéfinie par un titre de blog (au contraire de MédiasSociaux.com qui est alors une blog totalement complémentaire à celui-ci puisque sur celui-ci, je peux y aborder des réfléxions plus personnelles dépassant souvent le cadre du Social Media).

En tant que média personnel, je me place comme un internaute lambda. Je ne vois pas alors pourquoi je devrai préciser d'où vient une information que j'aborde. Dans tous les cas, c'est une opinion libre et non contrainte. Pour être totalement transparent, je refuse les billets sponsorisés et lorsque je traite d'un article suite généralement à la rencontre d'un dirigeant ou d'un acteur je le précise. C'est comme cela que je vois la transparence qui est plus naturelle que de préciser au préalable dans un disclaimer les notions relatives à la provenance ou au contexte dans lequel est traité une information.

Même si un blog traite de l'actualité ou de l'information, il est nécessairement un outil qui se définit comme beaucoup plus subjectif qu'un article de presse. Dans ce cadre, le traitement des blogueurs doit être différent de celui d'un journaliste et doit être plus proche de celui d'un ambassadeur de marque au même titre qu'un consommateur fidèle à une marque.

Pour aller plus loin :



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