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31 janv. 2010

On en parle sur Twitter #12

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  • [29/01] Facebook Is Working On A Foursquare-Killer http://bit.ly/dhRwKl (via @bhc3)
  • [29/01] The search for the best bottom in the world (by American Apparel) http://bit.ly/dntPAb
  • [29/01] Expect Rapid Evolution of the Branded Support Community (via @jowyang)
  • [29/01] 130 millions de photos téléchargées / mois sur Facebook en France
  • [29/01] Le gouvernement sort aujourd'hui son application iPhone (disponible depuis iTunes)
  • [28/01] 66 marques qui tweetent en Français http://twitter.com/cdeniaud/marques-fr
  • [27/01] Belle initiative de @quitwitte pour suivre la campagne des régionales sur twitter http://bit.ly/4ORalv
  • [27/01] 20h de video uploadée chaque minute sur YouTube (via @gregfromparis)
  • [27/01] Réagissez sur Facebook au débat télévisé de Nicolas Sarkozy http://bit.ly/bWkh46
  • [27/01] Sarkozy sur TF1: 57% des Français l'ont trouvé convaincant. (@lepost)
  • [27/01] Beatles vs Wu Tang Clan http://bit.ly/5zvSsd (en téléchargement légal et gratuit)
  • [26/01] Le réseaux sociaux au salon emarketing c un peu la vision qu'en donne le JDN... C'est dire
  • [26/01] Je vous confirme : les présentations réseaux sociaux au salon emarketing sont très médiocres
  • [26/01] Petit lexique du web politique sur LeFigaro.fr http://bit.ly/7zL4OI
  • [25/01] Etam diffuse son défilé en live sur Facebook http://bit.ly/7HCI7H


27 janv. 2010

Marketing partcipatif et Crowdsourcing dans le domaine alimentaire

Catégorie : Marketing participatif et crowdsourcing
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Dans le domaine de l'alimentaire, il faut bien reconnaître qu'il est difficile de mettre en place de vraies stratégies de crowdsourcing sur le cœur même du produit. Bien souvent, et les opérations menées jusque là le prouvent, les marques s'arrêtaient à une simple couche de marketing participatif tendant à jouer sur la communication ou le packaging.

Mais vous me direz quelle est la différence entre marketing participatif et crowdsourcing ?

Le marketing participatif a pour vocation de ne jouer que sur les aspects liés à la promotion du produit. Cela peut englober le packaging, les supports de promotion (publicité, ...). Pour citer quelques exemples d'opérations menées :

  • Danette qui depuis quelques années demandent aux internautes de choisir entre plusieurs nouveaux goûts au choix. L'opération est relayée par une forte campagne de promotion dont publicité TV et est visible sur le site de la  La Nouvelle Danette.

  • Pepsi fut certainement l'une des premières à se lancer dans des opérations de marketing participatif autour de la création d'une canette, commercialisée en édition limitée. Elle continue toujours à le faire sur le site Design your Pepsi Can. Un bon moyen de valoriser l'attachement des consommateurs au produit et à la marque, en starifiant le produit. D'autres marques se sont engouffrées dans ce type d'opération comme Dark Dog (boisson énergisante) comme je vous l'avais présenté en 2007 dans Consumer Generated Product.

  • D'autres marques toujours dans le domaine de la boisson vous permettent de commander votre propre boisson avec la canette / bouteille personnalisée. C'est le cas de Heineken au Pays Bas ou encore de Jones Soda

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  • Nespresso, sur les deux dernières campagnes TV, ont laissé le choix aux internautes de choisir entre des scénarii alternatives pour le fil publicitaire diffusé à la TV (cf : 100 000 fans attendent la nouvelle pub de Nespresso... What else ?)  "Quand la publicité de la publicité aide à la publicité de la marque" pourrait être la phrase qui résume le comble de la publicité. Il faut voir que cette marque, de fait de sa communication unique utilisant George Clooney, a compris que s'appuyer sur le phénomène publicitaire que représentait ses communications précédentes était un moyen subtil et intelligent de créer du buzz positif qui bénéficiera au capital marque.

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  • Doritos, la célèbre marque de chips, est l'un des plus gros annonceurs lors du Superbowl américain (finale du football américain, qui est l'un des événements médiatiques réunissant le plus de téléspectateurs, et qui pendant lequel les espaces publicitaires valent très chers). L'année dernière, Doritos a laissé ses consommateurs proposés des films publicitaires et elle a choisi parmi les films, celui qui serait finalement décidé. Encore une bonne manière de monter que la marque c'est "You".

  • Starbucks fait partie de ces premières marques qui se sont engouffrées dans la lignée de Dell dans une véritable démarche d'écoute des besoins clients sur leur plateforme MyStarbucks Ideas. Tous les domaines ici sont abordés du produit, aux lieux Starbucks, à la communication et responsabilité sociale de l'entreprise.


Et si on parle du coeur du produit ?

Le crowdsourcing ou community sourcing qui je pense est une expression plus juste, puisque finalement les internautes qui sont prêts à s'impliquer dans la co-conception d'un produit, sont des définitions plus vastes que le marketing participatif car elles englobent également la possibilité de travailler sur le produit même. Il faut bien constater que les exemples sont plus rares et en France, à ma connaissance, aucun exemple probant à noter. Je vous propose donc encore d'aller voir dans les autres pays ce que certaines marques proposent :

  • Le Japon est un certainement un pays pionnier. Toujours dans le domaine des soft drinks (qui sont les marques historiquement les plus créatives... sur un marché où les acteurs sont extrêmement nombreux), on peut citer la marque Calpis qui a demandé l'avis aux internautes, sur son site, pour créer de nouvelles saveurs. Dans le domaine des noodles, la marque Acecook invite ses internautes à proposer de nouvelles recettes, qui pourraient se voir commercialiser.

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  • L'une des nouvelles marques du portefeuille des boissons du groupe Coca-Cola, VitaminWater, a utilisé Facebook pour demander aux internautes (après qu'ils soient devenus "fans" de la marque, sur la Facebook Fan Page de VitaminWater). Outre, la communication positive, elle a permis à la marque de se faire connaître sur l'énorme carrefour d'audience que représente Facebook. L'idée n'est donc pas seulement de travailler avec sa communauté sur la conception d'un nouvelle saveur de la gamme, mais de s'appuyer sur une plateforme sociale majeure, et, grâce à la viralité innérante, développer la notoriété de la marque. Le produit est normalement appelé... VitaminWater Connect.

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J'aurais pu abordé dans cet article d'autres secteurs qui œuvrent également dans le domaine du marketing participatif ou du crowdsourcing. Pour les sociétés de services (banques, assurances, Internet, ...) ce sont des choses plus simples à mettre en place et je trouve qu'il est plus intéressant de s'intéresser au domaine industriel.

N'hésitez pas à partager d'autres exemples dans les commentaires...

Pour aller plus loin :



26 janv. 2010

Best et worst practices des marques sur Twitter en France

Catégorie : Microblogging et lifestream
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Je viens de diffuser sur MediasSociaux.com une présentation autour de Twitter et les marques en France... mais je vous la diffuse également ci-dessous :

Twitter et les marques en France
View more presentations from Cédric DENIAUD.



25 janv. 2010

Carte bancaire + iPhone = Square, système de paiement via iPhone

Catégorie : Mobile et SOLOMO
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L'une des premières interventions, et probablement l'une de celles qui a fait le plus réagir les observateurs présents sur place et sur Internet, fut celle de Jack Dorsey qui était venu présenter son système de paiement sur iPhone : Square. Pour en savoir plus sur le fonctionnement, je vous conseille de regarder la vidéo ci-dessous, réalisée par Kevin Rose (fondateur de Digg) qui a eu la chance de tester le service avant son lancement.

Il s'agit d’un module à connecter sur l’iPhone (par la prise jack), qui va lire votre carte bancaire, puis une connexion sécurisée permettra la vérification de la validité de la CB. Le système est donc simple et, comme il y a une application pour presque tout sur iPhone, on pourra donc également payer via un iPhone avec sa carte bancaire.

La première question, au délà du côté bluffant du système à première vue est l'utilite de ce service. On se dit nécessairement que si, Jack Dorsey, co-fondateur de Twitter, se lance dans l'aventure c'est certainement qu'il a bien étudié son coût. Toutefois, j'émets quelques doutes sur le système, en France :

  • L'équipement actuel des commerces et petits commerce en système de paiement électronique (carte bancaire ou système Moneo) en France est l'un des meilleurs en Europe. Il n'y a donc semble-t-il en France pas un besoin pour un commerçant de faire de son iPhone (s'il en possède un) son terminal de paiement électronique.

  • On se dit alors que le système peut être pratique pour des paiements entre particuliers. Exemple, je dois 100 euros à un ami, mais je ne sais pas où est le distributeur le plus près. Via ce système, on pourrait imaginer que je puisse rendre, via un paiement par carte bancaire, la somme que je dois. Toutefois, même si je pense que le paiement électronique entre particuliers va fortement se développer, je pense que des systèmes totalement "virtuels", et n'utilisant donc pas de support physique, sont mieux positionnés. J'ai eu l'occasion récemment d'échanger avec le directeur général de Paypal France, qui m'indiquait que l'une des principales voies de développement de Paypal est le fait d'être un intermédiaire pour les paiements entre particuliers.

  • Mais tout le monde n'a pas d'iPhone. Même si l'iPhone connaît, à l'instar des autres pays occidentaux, un formidable succès et qui a permis de véritablement prouver l'intérêt d'un appareil mobile pour autre chose que téléphoner (voir à ce titre ce très bon article de Don Hinchcliffe sur les business models basés sur les applications : The app store : the neuw "must have" digital business model), le taux d'équipement, vu le nombre de constructeurs et d'appareils, est loin d'atteindre ne serait ce un quart de la population. Si, je me place toujours dans le cas de l'utilité du service pour un paiement entre particuliers, il faudra donc que rapidement le système Square soit disponible sur un nombre de terminaux beaucoup plus importants que le seul iPhone pour couvrir une plus large population potentielle.

  • La diffusion de l'équipement, sera-t-il gratuit pour des professionnels, pour favoriser justement l'utilisation du service ? Question en suspens...

  • Google Phone + Google Checkout : autre point qui semble me faire aller dans le sens du développement du marché des paiement totalement virtuels (via appareil mobile mais sans utilisation de carte bancaire) est la présence sur ce marché de Google. On sait que Google va se faire de plus en plus présent sur le marché du mobile (système d'exploitation pour mobile : Google Android) et terminaux spécifiques. On peut imaginer que Google sur ces terminaux n'ouvre pas la porte à d'autres systèmes de paiement que son propre système Google Checkout, même si ce dernier n'a pas encore fait ses preuves...

J'attends donc de voir le système et son usage avant tout éventuel jugement définitif... mais je fais partie aujourd'hui des sceptiques pour l'utilisation large d'un tel service en France...

Pour aller plus loin :



24 janv. 2010

On en parle sur Twitter #11

Catégorie :
Mots-clés :

  • [23/01] The iPhone app' Whitehouse.gov  is now released
  • [23/01] 2010 – The Year of FourSquare?... Not sure from my point of view http://bit.ly/76Bre4
  • [23/01] Pas fan du nouveau site Europe1.fr RT @bompard Nouveau site europe1.fr en ligne
  • [23/01] Quand Nicolas Sarkozy utilise Facebook comme canal ascendant pour préparation itw de TF1 http://bit.ly/5PlnBY
  • [22/01] Apple, Amazon, Nokia... The app store: The new "must-have" digital business model http://bit.ly/6xI3s4
  • [21/01] La polémique autour de la nouvelle politique de NewYorkTimes.com qui fera payer l’accès à son contenu dès 2011 http://bit.ly/92NOQd
  • [20/01] Bill Gates scorches to 25,000 followers and 1,000 lists In just four hours on Twitter http://tnw.to/13Mla
  • [18/01] Pepsi se lance dans le participatif: http://bit.ly/1Pp8. Le teaser vidéo http://bit.ly/6Tobwz
  • [18/01] RT @MacGeneration Le Macintosh vu par ses créateurs http://bit.ly/5x2blG
  • [18/01] RT @Athomedia: La fondation qui a lancé le buzz, les couleurs des soutiens gorges en statut Facebook, n'a recueilli que 60$
  • [18/01] Première démonstration vidéo du Square iPhone Payment System http://bit.ly/79XgBJ


18 janv. 2010

Quand Google mettra également ses publicités dans Google Street View

Catégorie : Monétisation et investissements
Mots-clés : , ,

Les fameux liens sponsorisés Google sont partout : on les retrouve dans  de nombreux services que Google propose aujourd'hui (Gmail, Google Maps, Youtube, ...). On le sait, et c'est ce qui fait la grande réussite de Google. Le géant américain a ainsi su trouver par ce biais le meilleur moyen de monétiser des services gratuits et lui ont permis d'investir, sur la base initiale de la recherche, de nouveaux marchés (applications bureautiques en ligne, cartographie, réseau social, ...).

Il n'est pas étonnant donc d'apprendre que Google vient de déposer un brevet lui permettant d'intégrer de la publicité dans Google Street View : Google Street View to carry "real time ads". Mais si, vous savez, Google Street View le service qui vous permet de vous ballader dans les plus grandes villes au monde, et qui est venu compléter avec intelligence Google Maps et Google Earth. Le projet utilise Immersive Media, technologie qui permet de fournir une vue de la rue à 360 degrés en n’importe quel point donné de cette rue. Une voiture équipée de caméras circule dans les rues en prenant des images, qu'un logiciel propriétaire de Google assemble pour donner l'impression de continuité. nous apprend Wikipedia.

Sauf que dans ces rues, on retrouve les personnes (questions autour du respect de la vie privée : Google doit avoir l'accord préalable des habitants, estime un député et Google Street View n'est pas inquiété) mais aussi les affichages publicitaires qui inondent aujourd'hui notre paysage cimenté. Dans ce cadre, l'idée de Google est de remplacer ces affichages par ses propres publicités puisque :

  • pourquoi offrir de la visibilité gratuite à des marques sur un service Internet ;

  • pourquoi ne pas profiter de cet nouvel espace publicitaire pour Google pour aller plus loin dans l'intégration de son système publicitaire.

Le système développé par Google permettra de détecter automatiquement les affichages publicitaires et de les remplacer par des liens sponsorisés ou par d'autres supports publicitaires.

Google = vendeur d'espaces publicitaires virtuels ?

L'idée est en tout cas pertinente et dans un cadre de virtualisation, cela me semble pertinent d'un point de vue commercial. Rappelez-vous que dans Second Life ainsi que d'autres univers virtuels, on retrouve ce principe d'affichage publicitaire virtuel et que ce sont donc des espaces publicitaires comme les autres qu'il convient de monétiser.

On peut avec Google Street View, imaginer le ciblage local des publicités : vous affichez, via Google Street View, des rues d'un quartier de Paris, et les affichages publicitaires vous font la promotion d'un magasin ou restaurant à proximité de la rue et en un clic vous pouvez aller sur le site Internet du dit magasin ou restaurant... On peut même, si l'on pousse la réflexion jusqu'au bout, imaginer que l'espace publicitaire réel (celui dans la rue) fasse la promotion d'un restaurant et que finalement dans Google Street View, cela soit son concurrent qui occupe l'espace publicitaire...

Pour aller plus loin :



17 janv. 2010

On en parle sur Twitter #10

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Avec la trêve des fêtes, j'avais temporairement éclipsé le résumé dominical des principaux tweets diffusés cette semaine. Je reprends donc un rythme normal...



14 janv. 2010

Twitter + Politique + LePost.fr = Tweest mais quelle utilité ?

Catégorie : Microblogging et lifestream
Mots-clés : , ,

J'étais hier soir au lancement de Tweest, le flux intégré au site média LePost.fr permettant aux internautes de pouvoir suivre facilement le flux Twitter des politiques qui y sont actuellement présents. L'interface est agréable donc rien à redire de ce côté là... par contre au niveau de l'utilité d'un tel dispositif, là c'est autre chose...

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Tweest : pour les non initiés à Twitter

Dès la présentation, on nous dit clairement que Tweest ne s'adresse pas aux initiés Twitter, qui représentent malgré le buzz médiatique (Attention aux chiffres et à l'engouement médiatique... l'exemple Twitter, Les 5 raisons pour lesquelles Twitter ne deviendra pas grand public), encore qu'une petite partie d'internautes, concentrée dans quelques populations ciblées (bloggers, journalistes, politiques, "geeks"). Il est effectivement évident par rapport à des utilisateurs déjà à l'aise avec l'utilisation de Twitter, voire qui utilise une desktop application pour gérer leurs tweets (Tweetdeck, Seesmic), et l'usage de Twitter comme un outil de veille et de d'échange, que Tweest ne représente qu'un faible intérêt si ce n'est voir quels sont les politiques présents sur Twitter afin de mieux les retrouver pour les personnes intéressées à les suivre. De plus, les tweets sont diffusés avec un différé sur Tweest de 1 à 2 heures semble-t-il... un non sens par rapport au Web en temps réel.

Il faut donc chercher l'intérêt du côté des personnes qui connaissent Twitter, mais qui ne l'utilisent pas encore. LePost.fr, via Tweest, se propose donc d'offrir une porte entrée visant à simplifier l'arrivée sur Twitter... et so what ?. Une fois, inscrit, on se rend vite compte que de ne proposer qu'un filtre sur une population de twittos  utilisateurs de Twitter ciblés (politiques et journalistes), cela est peu utile puisque on suit même si on est intéressé par le thème de la politique d'autres personnes (bloggers, amis, ...).

Donc, je doute fort que Tweest soit une porte d'entrée crédible pour faire découvrir et adopter Twitter aux non initiés...

Quel intérêt par rapport aux listes Twitter ?

On voit que le projet (qui était en cours depuis un an selon les informations "off" que j'ai pu glanées hier soir) était en réflexion bien avant le lancement par Twitter de son principe de listes. Et là, clairement, Tweest qui, si les listes n'existaient pas pouvait avoir une vraie utilité pour les utilisateurs Twitter, aujourd'hui la perd en grande partie. En effet, dans le cas de Tweest, il s'agit de liste qui se veulent exhaustives et par parti politique, hors, j'en viendrai plus en détail dans le point suivant mais aujourd'hui Internet marche par filtre social et personnel (cf : ) et non par par sélection automatique.

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Tous les politiques au même niveau...

Ce que je vais dire, n'est pas propre à Tweest mais propre à Twitter : le problème de Twitter, lorsque on prend l'outil brut, c'est que c'est un flux de tweets édités par des personnes mais que les "plus importants" car plus "retwittés" ou plus "suivis" ne sont pas mis en avant. C'est le principe pertinent je trouve que propose des services comme UpperTweet qui sont finalement des digg-like dédiés à Twitter où l'indicateur de popularité n'est pas le vote sur une information mais le nombre de fois que cette information a été rediffusée (retweet). Je pense que Tweest devrait plus creuser de ce côté, toujours par rapport à la question fondamentale et que recherche les utilisateurs : celle du filtre pertinent de l'information. 

LePost.fr comme intermédiaire dans une interaction directe

Comme je l'évoquais, Internet et encore plus Twitter est un média humain. C'est de l'humain qui parle à de l'humain. C'est l'un des principes actuels d'Internet pris comme Personal et Social Media. Hors, ici, on voit la volonté de Post.fr de ne pas être en dehors de cet échange et, en tant que site média et donc diffuseur d'informations, certes éditées en partie de manière participative, de se placer comme intermédiaire dans la diffusion entre politique et internautes. Hors, je ne suis pas sûr que c'est ce que l'on attend d'un site d'informations.

Un site d'informations, ce sont des informations sélectionnées, rédigées et qui bien souvent donne un point de vue, un parti pris sur cette actualité. Il me semblerait ainsi beaucoup plus opportun de travailler sur des thématiques plutôt que de vouloir travailler sur une exhaustivité. On pourrait par attendre d'un site média sur, par exemple, la conférence de Copenhague qui s'est tenue il y a quelques semaines, qu'il filtre l'information sur un thème et que l'on voirtexperts, blogueurs, politiques échangés entre eux. Pas de filtres et de sélections d'informations pour un site média est un non sens si bien que Tweest est plus un agrégat des flux Twitter des politiques qui malheureusement, à quelques exceptions, ne l'utilisent que comme un outil promotionnel de leurs actions.

Ces quelques lignes semblent être l'écho général que je lis sur Internet ce matin : Une usine à gaz de la médiacratie pour tortiller du tweest entre soi, Tweest : la nouvelle buvette des politiques.

Pour aller plus loin :



04 janv. 2010

Les médias personnels : des opinions avant de l'information

Catégorie : Social Media
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Je vous parle souvent de cette notion de Personal Media qui précède celle de Social Media : Réflexions autour du Personal Media à l'heure des médias sociaux. Internet, avant d'être un outil de partage et de diffusion d'informations est d'abord un lieu, où aujourd'hui chaque internaute peur produire son information pour la publier. Information ou opinion ? En effet, trop souvent que ce soit sur Twitter ou même sur de trop nombreux blogs, on n'a que la publication d'une information qui est bien souvent déjà parue ailleurs. Vous me direz que c'est cela aujourd'hui l'information sur Internet : le médium devient l'internaute qui devient relais de l'information et non plus seulement récepteur de message. Oui, mais avouez que bien souvent vous avez l'impression de lire 4, 5, 10 fois la même information et nécessairement en découle une certaine perte de temps. Personnellement, je le vois tous les jours et j'estime perdre près de 15 / 20% de mon temps de veille.

Même si l'information est de plus en plus dense sur Internet et les sujets qui m'intéressent sont relativement nombreux et tout aussi denses (d'un point de vue nombre), même si les outils de veille et suivi de l'information se multiplient (Twitter, agrégateurs de flux RSS, forums, plateformes communautaires, ...), le temps hebdomadaire que je consacre à cette veille innérante à mes fonctions professionnelles n'en demeure pas moins limité. Le choix des outils et l'agrégation de contenus pertinents devient alors primordiales. Voici les quelques règles que personnellement, je m'applique :

  • Les personnes qui utilisent leur compte Facebook pour y diffuser leurs contenus Twitter : je ne les suis que sur Facebook car déjà que recevoir une même information est une perte de temps, cela l'est encore plus lorsqu'il s'agit d'une même information diffusée par une même personne. Attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire car lorsque l'on produit une information on souhaite la diffuser au plus grand nombre et donc via l'ensemble des outils de diffusion à sa disposition.

  • Le contenu d'un blog peut être diffusé sur Twitter : personnellement, tous les articles que j'écris sont immédiatement communiqués sur mon compte Twitter. Vous me direz que cela peut être redondant pour ceux qui sont déjà inscrits aux flux RSS. Mais à la différence de Facebook, qui comme Twitter est, entre autres, un outil de consommation d'informations en temps réel via les statuts de son réseau, un agrégateur de flux RSS est une compilation et on n'y consomme moins l'information en temps réel (en tout cas dans mon cas).

  • Pas plus de 250 following sur Twitter : et encore je trouve ce nombre important. Twitter étant un outil de veille, je ne follow pas les gens qui me suivent. Les personnes que je suis sont majoritairement des personnes qui diffusent un contenu, de manière fréquente (quasi quotidienne) que je juge pertinent par rapport à mes centres d'intérêts. Alors oui, je pourrai créer des groupes sur Tweetdeck pour pouvoir voir en priorité l'information de personnes sélectionnées, mais entre les filtres sur des thèmes et ceux sur des personnes, je n'ai pas envie de créer une usine à gaz et préfère la sélection sur du contenu.

  • Un outil pour chaque type de contenu : même si un même contenu peut être diffusé sur différents supports, tous les contenus ne doivent pas être automatiquement dupliqués sur les différents médias sociaux. Sur ce blog, j'y aborde des opinions et réflexions personnelles ; sur MediasSociaux, c'est un outil d'évangélisation qui se veut plus grand public que ce blog ; Twitter me sert d'outil d'échanges avec d'autres utilisateurs et de relais d'articles que j'ai trouvés pertinents (et que j'ai lus au préalable, au contraire de nombreux utilisateurs qui retwittent un article juste sur la base de son titre...) ; sur Facebook, j'y aborde des éléments plus ludiques (goûts musicaux, ...). L'important, quelque soit l'outil, est de de savoir définir ses propres limites dans ce que l'on souhaite diffuser et à qui l'on souhaite rendre publique cette information : Vie perso / pro et vie privée / publique.

Quoiqu'il en soit, on voit que avant de se poser la question de la diffusion d'un contenu, il faut se poser la question de la nature du contenu. A ce titre, et j'en viens au cœur de l'article, ce que l'on recherche dans des médias personnels (lorsque l'on suit des personnes, et ce, quelque soit l'outil) c'est l'information ou le filtre (sélection) de l'information que la personne va faire. Bien entendu, je n'aborde ici que l'aspect professionnel et à aucun moment le fait d'être ami avec ses amis réels sur des réseaux type Facebook. Le fait de suivre des personnes et de recevoir un contenu créé par une personne insinue une subjectivité et c'est justement ce que l'on recherche. Lorsque je lis des sites médias, je recherche avant tout une information, lorsque je lis des blogs abordant le sujet des médias sociaux, je recherche des opinions, des analyses.

Malheureusement, comme je l'abordais notamment dans Où sont les producteurs d'informations sur les médias sociaux ?, trop de blogs, blog qui se définit à la base comme un média personnel, ne sont que des relais d'informations où l'opinion, l'analyse sont absentes. Quel est l'intérêt, hors mis d'audience, de produire une information déjà présente sur d'autres sites ? Oui hors mis l'audience, car en relayant une information, on écrit nécessairement sur l'actualité et sur ce que les personnes à un moment donné vont rechercher. Par rapport aux sujets qui m'intéressent, je donnais quelques blogs que j'apprécie dans  Cédric, quels blogs lis-tu ? Je pourrai en ajouter d'autres. Je me demande s'il ne serait pas pertinent plutôt que d'avoir une blogroll d'avoir une liste des blogs à éviter, soit pour contenu inintéressant ou simple reprise d'information...

Pour aller plus loin :



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