Social Media
Social CRM
Social Business
Social Commerce
Community Management
Mobile et tablette
30 juin 2010

L'e-mail va-t-il mourir face aux réseaux sociaux et nouveaux outils de collaboration ?

Catégorie : Les usages changent !
Mots-clés : , , ,

L'un des modes de collaboration et d'échanges historiques d'Internet va-t'il disparaître dans les prochaines années ? La question peut paraître saugrenue à certains mais elle est légitime.

Quelques raisons qui poussent à se poser cette question

  • Le premier usage d'Internet n'est plus l'e-mail mais est l'utilisation des réseaux sociaux...11% des adolescents utilisent l'e-mail quotidiennement alors que dans le même temps ils sont plus de 50% à se connecter quotidiennement à au moins un réseau social. Ces chiffres sont communiqués par Sheryl Sandberg, COO de Facebook, qui a déclaré récemment dans le cadre d'une conférence que les jeunes délaissaient les e-mails, et qu'elle s’attendait même à les voir disparaître.

  • De nouveaux modes de collaboration commencent à apparaître dans les entreprises : même si l'évolution des usages est souvent plus longue au sein des entreprises du fait de la coexistence de générations différentes (les digital natives se sentent souvent démunis par certains outils proposés au sein des entreprises). Des solutions comme BlueKiwi, même si ont encore beaucoup de mal à trouver une large adoption dans les entreprises, tracent sans nul doute la voie de ce que devra être la collaboration dans les entreprises dans un univers 2.0.

  • De nouveaux modes d'échanges privés et l'utilisation de l'Internet mobile : avec les smartphones, l'utilisateur peut tout le temps être connecté et échanger. L'e-mail se retrouve ainsi en concurrence avec les messageries privées au sein d'outils (réseaux sociaux comme Facebook, LinkedIn ou Viadeo, plateformes communautaires intégrant cette fonctionnalité), le microblogging, le SMS, ...

Gmail, Yahoo et Hotmail anticipent déjà les changements d'usage...

On voit que sur ce marché les acteurs historiques que sont Gmail, Hotmail ou Yahoo! ont commencé à bouger. Google Wave ne sera-til pas le remplaçant à terme de Gmail ? Le lancement de Yahoo! Pulse (Yahoo Pulse : un service à la croisée de Twitter, Friendfeed et Facebook ?) est une nouvelle tentative de Yahoo! de ressusciter Yahoo! Life (Yahoo Life ou comment passer de l'email au réseau social). Le principe est de pouvoir partager plus que de simples messages privés mais de véritablement pouvoir collaborer et échanger sur d'autres modes.

L'autre question que l'on peut se poser et c'est celle que pose notamment l'audience exponentielle de Facebook (et que la COO de Facebok se pose elle même) est la pertinence de l'adresse e-mail. Alors certes, vous me direz que pour se créer un compte Facebook on vous demande encore votre adresse e-mail, mais finalement le réflexe pour entrer en contact avec une personne ne sera-t-il pas d'entrer en contact avec lui sur Facebook ou LinkedIn plutôt que de lui envoyer un e-mail ?


Mais finalement l'e-mail va-t-il mourir ?

Malgré tous ces changements dans l'usage d'Internet, dans ses moyens de communiquer et d'échanger, et surtout chez les jeunes, l'e-mail connaît-il ses dernières heures ? Rien est moins sûr. L'e-mail reste le principal moyen de communication pour les échanges formels et professionnels et ce n'est pas parce que de nouveaux modes de communication apparaissent que nécessairement ils font disparaître les précédents et que, surtout, ils sont opportuns à chaque fois ou pour différents types d'échanges.

L'autre raison que je vois est encore la réticence forte au changement dans les entreprises par rapport aux nouveaux outils de collaboration : l'usage de l'e-mail comme principal moyen d'échange et de collaboration est fortement ancré et la révolution de l'entreprise 2.0 est encore loin d'avoir eu lieu, au grand damne de certains acteurs du marché du collaboratif dans les entreprises...

Pour aller plus loin :



28 juin 2010

Digitalks spécial Community Management : interview de Atchik Services

Catégorie : Digitalks
Mots-clés : , , , ,

Nouvel épisode des Digitalks : après avoir échangé sur l'Open Graph de Facebook et sur la stratégie participative de Crédit Foncier, je trouvais opportun par rapport à toutes les questions actuelles autour du Community Management de rencontrer un nouvel acteur se positionnant sur des missions de community management.

L'approche de Atchik Services est intéressante car se base sur une certaine connaissance des communautés sur lesquelles ils interviennent mais surtout sur la compréhension du rôle qu'ils peuvent jouer pour répondre à la certaine dichotomie entre Community Management interne (piloté et où l'entreprise s'engage) et externe (apport opérationnel sur des aspects de modération, médiatisation, animation des outils, ...).



26 juin 2010

[EXCLUSIF] The Social Network : 1er teaser du fim sur Facebook

Catégorie : Inclassable
Mots-clés : ,

D'ici octobre, vous allez de plus en plus entendre parler sur Internet du prochain film sur Facebook. Hé oui, un phénomène comme Facebook ne pouvait pas laisser de marbre les producteurs Hollywoodiens. Nul doute que d'ici la sortie en octobre, Internet va être privilégié comme outil de communication "teasing". C'est déjà le cas avec la diffusion exclusive du première teaser sur film.

Pour aller plus loin :



23 juin 2010

Comment les liens sponsorisés de Google ont influencé la monétisation de Digg, Twitter et Facebook ?

Catégorie : Monétisation et investissements
Mots-clés : , , , , ,

Quand on parle du succès, du point de vue de l'audience, de sites comme Twitter, Digg ou Facebook, on entend souvent la question "Mais comment font-ils pour monétiser leur audience... et gagner des sous ?".

Facebook rentable ?

On sait que Facebook, malgré une difficile voie vers la rentabilité (Facebook lève 200 millions de $ et estime êtrr rentable en 2010), Facebook aurait un chiffre d'affaires estimé, selon Reuters, à 800 millions de dollars en 2009 (contre 300 millions en 2008). Mais ce qui est plus important à noter est que Facebook serait rentable de quelques dizaines de millions en 2009...

Facebook a su adapter son offre publicitaire au fil des années afin de proposer des supports adaptés... et surtout intégrés aux fonctionnalités du site. Ce sont les fameux Facebook Engagement Ads (voir visuel ci-dessous)... Le sentiment d'intrusion publicitaire est ainsi fortement réduit.

facebook_engagement_ads

Finalement la pub sur Facebook fait n'est-elle pas inspirée des liens sponsorisés sur les moteurs de recherche ?

On sait que Google tire sa manne financière du succès de ses liens sponsorisés (le fameux programme Google Adwords). Le succès des liens sponsorisés sur les moiteurs de recherche s'explique, là encore sans aucun doute, par leur intégration directement dans les contenus du site, en l'occurrence les résultats de recherche.

Finalement, la question au vue de ces deux cas, n'est-elle pas de savoir proposer une offre publicitaire pertinente en intégrant celle-ci aux contenus et fonctionnalités même du site. Si on regarde, deux autres cas, Digg et Twitter, qui ont tous les deux une audience forte qui doivent monétiser, on constate la même chose.

Les Promoted Tweets et Promoted Trends sur Twitter

Twitter vient de lancer, après avoir lancé il ya quelques temps les Promoted Tweets, son service de Promoted Trends. Globalement, vous avez sur votre page d'accueil Twitter, dans la partie droite, les tendances les plus populaires. Twitter est un formidable outil pour les annonceurs, journalistes et internautes de prendre le pouls du web  (L'hyper-réactivité des médias sociaux) et la mise en avant de ces "trends" correspondait à cette démarche de valoriser, parmi un grand nombre de conversations, ce qui est le plus discuté. Désormais, des marques peuvent y insérer leurs "hashtags" afin de rendre visible les conversations autour de leurs marques.

promoted_trends_twitter

Pour les Promoted Tweets, les premiers résultats et expérimentations menées par des marques  (Red Bull, VirginiAmerica, NBC, ...) semblent trouver un certain écho : Brands owners benefit from Twitter ads. Le CPC (Cost Per Click) semble être supérieur à d'autres formats publicitaires sur d'autres sites. Je suis assez dubitatif du véritable impact de ces formats, hors mis offres promotionnelles dédiées, dans le cadre de la valorisation d'un compte Twitter pour une marque.

Toutefois, dans le cadre d'une recherche via Search.twitter, l'apparition d'un résultat sponsorisé (ici l'inspiration googlienne est évidente) peut être pertinent et à déjà fait ses preuves dans les moteurs de recherche classique.

promoted_tweet

La démarche ici est clairement publicitaire au sens premier du terme i.e visant un impact commercial. Je pense, que même si cela va arriver en France rapidement, qu'il ne faut se tromper là encire sur les objectifs d'une marque à développer sa présence pertinente sur les médias sociaux et notamment sur Twitter.

Avec moins de 200 000 utilisateurs en France, je pense que Twitter est un média d'influence qui permet à une marque de créer une relation avec de potentiels influenceurs. N'y avoir qu'une démarche commerciale, via des Promoted Tweets, serait alors à mon sens une erreur qui prouverait la non implication de la marque dans les usages du site... voir le  dernier paragraphe de l'article où je développe cette idée.

Allons voir plus loin du côté des Promoted Tweets... la question que l'on peut se poser est de savoir s'il serait pertinent que ces tweets sponsorisés se retrouvent également en dehors de Twitter. La force des Adwords / AdSense de Google est d'avoir su envahir le web et pas se cantonner seulement au moteur de recherche et autres services Google. On peut ainsi se demander si Twitter ne doit pas exploer cette voie. On sait que Twitter est fortement intéressé par intégrer son service et ses tweets sur des sites médias via Twitter Anywhere (Vers une intégration toujours plus poussée des médias sociaux dans les sites de marque : Twitter @anywhere). Les tweets sponsorisés pourraient ainsi également être proposés sur les moteurs de recherche, compte tenu que ces derniers doivent désormais de plus en plus prendre en compte les contenus créés en temps réel par les utilisateurs.

Digg et les Digg Ads

Pour Digg, avec les Digg Ads lancé en avril 2009, on est sur un format proche des Promoted Tweets et des liens sponsorisés de Google. L'idée est d'insérer des publicités dans le flux des articles remontés sous la forme de liste.

Au niveau du coût pour un annonceur, globalement le principe est que plus une publicité sera « diggée », moins son annonceur aura à payer. C’est complètement contraire à ce qu’on pourrait voire d’habitude (en général, plus c’est vu, plus l’annonceur paye). En revanche, plus une publicité est « enterrée » plus l’annonceur paiera cher. Digg globalement juge que si la publicité est appréciée par la communauté, elle est donc pertinente à être visible sur le site et elle s'insère dans l'objectif premier du site d'apporter d contenu en fonction de la pertinence jugée par la communauté. Le message n'est donc pas intrusif et est jugé comme ayant de la valeur...

digg_ad_example_large

L'intégration d'un point de vue contenu de marque dans l'usage du service

Je m'explique... Plutôt que de bêtement venir poster une offre commerciale ou un lien sponsorisé dirigeant vers le site de la marque, il est important sur les médias sociaux de montrer que la marque utilise ces outils et qu'elle en respecte l'usage. C'est le cas avec Facebook où le fait que les supports publicitaires font la promotion de fans pages, évènements de marques i.e des contenus créés par la marque sur Facebook et non un renvoi direct vers son site et donc vers des contenus / offres en dehors de Facebook.

Pour aller plus loin :



14 juin 2010

Crowdsourcing : les 4 raisons pour une marque de faire appel à l'internaute

Catégorie : Marketing participatif et crowdsourcing
Mots-clés : , ,

Lorsque l'on parle de participation de l'internaute, on a tous plein d'exemples en tête. Mais je vais parler ici de crowdsourcing et non seulement de marketing participatif. Je ne vais pas m'intéresser ici aux dispositifs qui se contentent de demander à l'internaute de choisir la publicité qu'il voudra voir ensuite à la télévision (10 000 fans attendent la pub Nespresso. What else ?) ou qui l'invitent à venir créer des projets dans une démarche communautaire où la marque ne s'implique pas ou peu.

Non je parlerai ici de dispositif crowdsourcing comme ceux par exemple que j'avais présentés dans Marketing participatif et crowdsourcing dans le domaine alimentaire. Une entreprise peut faire appel à ses internautes dans différents cas (communication participative, innovation participative, ...) : Le marketing participatif = le client pour créer, promouvoir et vendre son produit. Mais quels sont les bénéfices qu'elle peut tirer de tels dispositifs ? En fonction des opérations, et de leur dimensionnement, je vois 5 bonnes raisons pour une marque de faire appel à sa communauté (car finalement il serait plus juste bien souvent de parler de community sourcing que de crowdsourcing)

  • Développer la proximité entre la marque et ses consommateurs : une marque qui se montre à l'écoute et qui donne de l'importance même à ses plus petits clients montre qu'elle les valorise, qu'ils sont importants pour elle. Le client se sent d'autant plus valorisé lorsque la marque lui laisse la possibilité de s'exprimer et de participer à la vie et à l'évolution de la vie d'une marque ou d'un produit. A l'ère d'Internet, les intermédiaires entre une marque et consommateurs sont plus rares et ce média représente une formidable opportunité pour les entreprises de pouvoir être en prise beaucoup plus direct avec leurs consommateurs. On le voit en politique depuis déjà quelques données avec des dispositifs d'échange entre citoyens et politiques ne faisant plus intervenir le filtre ou le rôle d'animateur du journaliste.

  • Favoriser l'adhésion et la fidélisation : un client qui participe à la conception d'un produit sera d'autant plus enclin à en être consommateur et fidèle. Même si ce n'est pas leur avis qui a été retenu, les utilisateurs adhèrent d'autant plus facilement à une décision à laquelle ils ont participé.

  • Favoriser la recommandation : faire de son client un ambassadeur de sa marque, voici le rêve de toute marque à l'heure où l'influence des consommateurs les uns sur les autres a pris une grande importance. (Mes amis sont de meilleurs influenceurs qu'un bloggeur influenceur). Pour compléter ainsi le point précédent, on comprend qu'un client enthousiaste qui aura participé à la vie d'un projet sera d'autant plus enclin à en parler autour de soi. Encore plus si le dispositif intègre la facilité de faire la promotion des contenus créés avec son réseau (boutons de partages sur plateformes sociales comme Facebook ou Twitter) et incite l'internaute à le partager (prise en compte de la popularité du contenu proposé par l'internaute - l'internaute va alors activer son réseau afin de rendre son contenu populaire - )

  • Développer son image et sa notoriété : une opération pertinente fera parler d'elle et améliorera l'image et la notoriété de la marque. La démarche, si elle est cohérente et innovante, fera parler d'elle naturellement et placera la marque dans les valeurs actuelles de dialogue, d'écoute et de transparence. On pense ici aux dispositifs menés par Doritos pendant le SuperBowl, ou par des groupes de musique qui en demandant aux internautes de concevoir la prochaine vidéo permettront de faire parler du contenu publicitaire (ou clip) avant même sa diffusion. Un exemple intéressant de complémentaire entre média Internet et Télévision.

Pour aller plus loin :



10 juin 2010

La génération numérique de demain : quand les enfants parlent d'Internet

Catégorie : Les usages changent !
Mots-clés : , ,

Je suis tombé récemment sur cette vidéo que je trouvais intéressante à plusieurs égards. Tout d'abord, il est intéressant de s'intéresser aux différences générationnelles dans l'adoption des outils et usages numériques. On parle beaucoup de l'iPad actuellement mais les tablettes et notamment celle de Apple sont un exemple de simplification de l'interface afin de rendre l'accès aux contenus numériques encore plus simple et pratique (Pourquoi l'iPad d'Apple va tout changer ?).

Je me rappelle, il y a quelques années en arrière ou j'utilisais un connexion Tiscali 56K pour me connecter à Internet, dans le cadre d'un forfait limité, ou lorsque j'utilisais Caramail pour envoyer et recevoir des e-mails, puis il y a la folie MSN Messenger e désormais les médias sociaux. Les usages et les outils changent et certains sites en quelques années sont devenus des références mondiales (Youtube fête ses 5 ans... mais où sera-t-il dans 5 ans ?).

Pour aller plus loin :



08 juin 2010

Yahoo! Pulse, un service à la croisée de Twitter, Friendfeed et Facebook ?

Catégorie : Microblogging et lifestream
Mots-clés : , ,

Yahoo! Pulse a été annoncé hier par Yahoo! dans une vague d'annonces présentant les dernières nouveautés sociales de Yahoo!. je vous invite à consulter le communiqué de presse officiel (Yahoo! accelerates Social Momentum).

Yahoo! Pulse est certainement l'élément clé que je retiendrai.

Yahoo! Pulse : c'est quoi ?

Lancé en octobre 2008, Yahoo! Profils a permis aux gens de gérer leur identité et leurs activités à travers Yahoo! À partir d’un emplacement central. Aujourd’hui, Yahoo! A rafraîchi l’expérience de rendre ses paramètres de confidentialité plus facile à utiliser et à donner aux gens un tableau de bord central pour gérer les comptes extérieurs des réseaux sociaux et les applications qu’ils ont lié à Yahoo!, À commencer par Facebook et d’autres à venir plus tard cette année. Yahoo! Profils a été renommé Yahoo! Pulse afin de mieux refléter l’élargissement de son aptitude à gérer les paramètres, la vie privée, et les liens de compte.


On se rend compte que sans parler de réseau social, on arrive à un mix intéressant et finalement proche de Friendfeed (Mon flux social via Friendfeed) et de Facebook. Yahoo! Pulse permet de suivre l'activité sociale sur Internet de ses contacts. Vous y agrégez votre compte Twitter et Facebook et ainsi plus besoin d'aller sur ses service pour suivre l'activité de votre réseau. Un moyen intelligent de Yahoo! d'intégrer des sites phares qui se développent, afin de garder les internautes plus longtemps sur son site, et ainsi éviter la fuite de l'audience...

yahoo_pulse

Yahoo! Pulse, Google Buzz = même combat ?

Il est intéressant de voir que Yahoo! Pulse est un update intéressant de Yahoo! Profils qui fait moins de bruit semble-t-il sur la Toile que le lancement de Google Buzz (Gmail + Social Media = Google Buzz, futur concurrent de Facebook ?). Google Buzz a connu un succès mitigé, voire même un échec. Il est intéressant de voir que Yahoo! a une démarche plus globale (intégration du profil, microblogging, blogs, applications, ...) qui fait que le service est finalement à la croisée de plusieurs services.

Yahoo Pulse = hub de votre activité sociale ?

En fait on a l'impression que Yahoo! nous remet au goût du jour des services qui n'avaient pas fonctionné : Yahoo! 360 ou Yahoo! Life. Faire de Yahoo! un hub de votre activité sociale est clairement l'ambition commune à ses services, mais cette ambition est aujourd'hui partagée par de nombreux services. La convergence des services pousse ces derniers à agréger des usages nouveaux et différents. Il suffit par exemple de voir que le sujet de la géolocalisation n'intéresse pas que des services spécialisés comme Foursquare, mais des plateformes sociales comme Facebook ou même Twitter.

Conclusion

L'intérêt de plateforme comme Yahoo! ou dans une moindre mesure Hotmail est de bénéficier d'une audience forte (via l'utilisation du service mail) sur lequel le service peut s'appuyer pour développer derrière les usages. Ce qui est drôle c'est que c'est en partie l'évolution des boites email que je présentais en 2007 dans Email + Page personnalisable = le réseau social de demain ?.

Pour aller plus loin :



07 juin 2010

Digitalks : interview de Philippe Druart, Directeur Communication de Crédit Foncier

Catégorie : Digitalks
Mots-clés : , , , ,

Deuxième épisode des Digitalks. J'ai eu l'occasion il y a quelques semaines de rencontrer le directeur stratégie et communication de Crédit Foncier, notamment en  charge du site participatif Vivons l'immobilier. Je connais bien le projet puisque j'avais travaillé sur la version précédente du site que j'avais eu l'occasion de présenter dans Crédit Foncier + Feedback2.0 = ouvrir le dialogue avec ses clients sur Internet.

Si vous souhaitez participer aux prochains Digitalks, n'hésitez pas à me contacter à cedric(point)deniaud(at)gmail(point)com



02 juin 2010

Anonymat, identité numérique et paramètres de confidentialité de Facebook

Catégorie : Les usages changent !
Mots-clés : , , , ,

La question de la confidentialité des données intéresse de plus en plus d'internautes

L'une des questions que l'on peut se poser est de savoir si Facebook ne concède pas ici un pas en arrière. Personnellement je ne le pense pas puisque comme je le soulignerai dans le 3ème point de cet article, je trouve que Facebook a plutôt eu une gestion de crise habile. La question de la confidentialité des données intéresse de plus en plus d'internautes. C'est ce que révèle en tout cas une étude de Pew Internet, dans le cadre d'un rapport récemment réalisé (How people monitor their identity and search  for others online) : les internautes seraient désormais plus prudents quant aux traces qu'ils laisseraient sur Internet.

Ce sont surtout les jeunes adultes (18-29) qui maîtrisent le mieux leurs traces sur Internet :

  • 44% font désormais plus attention aux informations qu'ils publient sur les réseaux sociaux
  • 71% ont modifié leurs paramètres de vie privée (contre 55% chez les 50 ans et plus).

Gestion de son identité numérique et anonymat

Pour autant, dans le même temps, la même étude révèle que le nombre de personnes se déclarant inquiètes quant à l'exposition de leur intimité sur le Net est en recul de 7%. Cela est je pense dû a en partie le fait de mieux maitriser son identité numérique, d'être habitué désormais à partager des contenus sur Internet et le fait en partie de renoncer en partie à un certain anonymat.

Le débat actuel autour de l'anonymat des bloggers dont j'ai abordé largement le sujet dans Faut-il une loi sur l'anonymat des bloggers ? témoigne surtout d'un certain besoin de savoir à qui on parle à l'ère où Internet est devenu un lieu de conversations denses.

L'autre point qui me semble intéressant ici avec le développement également des outils de géolocosation, qui fait qu'aujourd'hui on ne dit pas juste qui on est sur la Toile, mais également où on se trouve physiquement IRL (In Real Life). L'anonymat sur Internet servait à se protéger en avançant à visage masqué, sous le nom d'un pseudo. Mais aujourd'hui il est important d'avoir une "second life" et de la valoriser. Il n'est pas important d'avoir un réseau d'amis important, il devient plus important d'avoir 500 faux amis sur Facebook ou 300 followers sur Twitter. On se donne l'illusion d'une importance et donc d'une existence. Nous passons du "Je pense donc je suis" au "Je partage donc je suis".

Et Facebook dans tout ça ?

J'ai eu l'occasion d'aborder le sujet des nouveaux paramètres de confidentialité de Facebook, qui commencent à être déployés sur les comptes depuis la semaine dernière : Nouveaux paramètres de confidentialité : rassurer sur le respect de la vie privée.

Globalement, je pense qu'il faut en retenir 3 choses majeures.

1/ Une gestion habile de la crise

Il faut reconnaître la rapidité de Facebook a réagir et à ne pas laisser trop longtemps la polémique gonfler, même si elle a été assez loin (certains influenceurs annoncent la fermeture de leur compte, un sondage estime que 60% des utilisateurs seraient prêt à quitter le site si rien est fait, ...).

Facebook n'a pas hésité par la voix de son fondateur, Mark Zuckerberg, à faire en partie son mea culpa, reconnaissant certaines erreurs. Je pense que reconnaître ses erreurs, tenter de mieux expliquer sa démarche, dire que l’on va faire quelque chose et impliquer plus fortement les parties prenantes sont les 4 leviers sur lesquels une entreprise peut jouer dans un contexte de communication de crise.

Le but ici est de rassurer les "influenceurs" (Robert Scoble a rendu public un échange de mails privés avec Mark Zuckerberg sur le sujet des paramètres de confidentialité et suite à un article qu'il avait publié : Facebook, we have a problem), les entreprises développant des applications (au premier rang desquelles Zynga qui édite MafiaWars, FarmVille, Texas Hold'EM Poker, ...) et surtout les centaines de millions d'utilisateurs...

2/ Le passage à l'opt-in ?

Le principe actuel de Facebook est par défaut d'autoriser la publication des données (opt-out). On se rappelle quelques années en arrière le même débat autour de l'inscription par défaut à certaines newsletters ou réception d'offres commerciales, qui avait engendré la nécessité de passer à un système où on demande d'abord la permission à l'internaute.

Comme le révèle cet article de ZDNet Des sénateurs américains interpellent Facebook sur sa politique de confidentialité, 4 sénateurs américains avait demandé, suite à la nouvelle version de Facebook et d'Open Graph, de revoir le système de configuration des paramètres de confidentialité. Les sénateurs visaient ici directement Facebook et les développeurs d'applications qui pouvaient alors avoir accès à un grand nombre d'informations vous concernant si vous ne vous les aviez pas passées en privé. Dans une lettre publique adressée au fondateur de Facebook, ils demandaient ainsi de modifier le système pour passer de l'opt-out (c'est à l'utilisateur de désactiver le service instauré par défaut) à l'opt-in (l'utilisateur prend l'initiative d'activer le service).

3/ L'interface de gestion simplifiée

Enfin, si on se penche d'un point de vue plus pragmatique sur la solution proposée par Facebook, ces derniers ont simplifié fortement l'interface de gestion afin de rendre plus lisible la gestion de ses paramètres.

facebook_confidentialite_550x464

Pour aller plus loin :



  1