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28 févr. 2011

Levi's est sur Instagram

Catégorie : Social commerce
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Vous n'avez pas pu passé à côté de cette application qui est à ranger dans les applications qui font le buzz actuellement sur Internet. Instagram est une application mobile vous permettant de prendre des photos mais surtout de leur appliquer des filtres vous permettant de vous faire passer pour un artiste.

Bien entendu les fonctionnalités de partage, de géolocalisation et d'échanges (commentaires, ...) sont intégrés et permettent d'apporter une utilisation complète et cohérente du service

Le site a su rapidement fédérer une importante communauté d'utiilisateurs puisque ce sont déjç largement plus d'un million de personnes qui utiliseraient le service (Instagram quickly passes 1 million users) alors que le service est disponible sur l'App'Store de ITunes depuis seulement octobre 2010.

bits_instagram1_blog480

Pas étonnant que les marques les plus innovantes, comme Levi's (La stratégie Social Media de Levi's), commencent à regarder de près ce service. Le secteur de la mode fait partie de ces secteurs qui n'hésite pas à expérimenter pour intégrer des usages et services toujours nouveau. En France, par exemple, la Redoute avec des expériences permettant d'offrir des Facebook Credits, ou les boutiques de f-commerce se concentrent aujourd'hui dans ce secteur (Et si on parlait du F-Commerce ?).

Levi's Brazil n'a pas attendu que le site devienne mainstream pour déjà se créer un profil et diffuser ses propres photos. Au delà du relais potentiel auprès des communautés marketing et mode sur Internet qui seront enclin à relayer ce genre d'initiative, la marque a compris l'intérêt de toucher des communautés ciblées. Plutôt que de vouloir fédérer les gens autour de sa marque sur un lieu fréquenté (Facebook ?), pourquoi ne pas avoir une démarche de cibles et d'interactions avec des communautés ?

instagram_levis

Au delà de l'innovation, c'est le point qui m'intéresse. En France, on voit les deux tendances qui sont :

  • la dilution de la présence sur les médias sociaux en étant dans l'initiative mais de manière pas toujours stratégique par rapport au positionnement et cibles de la marque;
  • la concentration autour de quelques outils qui font le buzz médiatique en France, mais en y reproduisant peu ou prou une expérience centrée sur la marque... et non sur la communauté / le client.

Toutes ses marques qui remercient leurs millions de fans sur Facebook (Quand les marques survalorisent leurs fans Facebook) sont aujourd'hui dans cette tendance d'autocongratulations dont l'utilisateur / internaute / client se moque totalement. Hors mis, les blogs d'agences et de consultants en agence qui louent ce genre d'initiatives, les autres communautés passent totalement au travers du message qui ne sert à rien si ce n'est à penser que la fidélité et la considération d'une marque équivalent à un clic sur un bouton "J'aime".

Pas besoin de regarder le nombre de fans pour juger de la réussite ou pas d'une marque sur les médias sociaux, mais plutôt de la pertinence des actions menées au regard des cibles adressées et de leur intérêt pour la démarche...

Pour aller plus loin :



27 févr. 2011

On en parle sur Twitter #28

Catégorie :
Mots-clés :

CHIFFRES

  • Spotify rejoint le club des start-up qui serait valorisée à plus d'1 milliard de $. Qui a parlé d'une bulle Internet ?
  • Quora vaut-il déjà plus d'un milliard de dollars ?
  • 52% des utilisateurs quittent Twitter parce qu’il est… inutile !
  • JPMorgan raises $1.22 billion to invest in Social Media sector

FACEBOOK

SOCIAL MEDIA

PARTICIPATIF



24 févr. 2011

Retour vers 2010 : les buzzwords sont à la mode

Catégorie : Social Media
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J'ai décidé avec l'autorisation de Bertrand, de lui reprendre une idée que je faisais mais de manière plus spontanée et moins cadrée de vous reproposer l'analyse d'un billet datant de un an, et de voir si les choses ont changé et si oui comment elles ont évoluées.

L'article, cette semaine est donc Les buzzwords sont à la mode : community manager, social media, communauté. Je reprends ci-après les principales lignes.

J'en ai l'exemple quotidiennement lorsque j'interviens auprès d'annonceurs, agences voire trop souvent auprès de soi-disant experts de ces notions qui pour autant sont au fait mais qui mélangent les notions.

J'ai eu par l'exemple avec un client du domaine de l'assurance  le cas où l'agence avait un discours utilisant les termes de "communauté" pour présenter une plateforme d'échange entre clients et marque sur l'amélioration des fonctionnalités du site alors que lorsque je parlais au même client, de "feedbacks clients", de "relation directe et conversationnelle", il comprenait la démarche et était enclin à mettre en place la démarche proposée. Cet exemple fait fortement écho à ces deux articles Nos marketeurs ne savent pas ce qu'est une communauté et la suite.

Alors certes, nous ne sommes qu'au début encore de ces phénomènes. De la même manière que les médias sociaux ne sont pas seulement les réseaux sociaux et que les réseaux sociaux ne sont pas seulement Facebook, le marketing participatif n'est le marketing conversationnel ni le marketing communautaire... Ces notions sont proches et peuvent entrer dans une même stratégie pour répondre à des objectifs, toutefois, si par exemple, sur ce blog, il y a une catégorie "Community Management", "Social Media", "Marketing participatif et crowdsourcing" et "Marketing conversationnel", c'est bien que ces notions sont différentes.

On dit souvent que le fond importe autant que la forme. Beaucoup d'agences et experts pensent qu'aujourd'hui en mettant dans leur présentation les mots clés "communauté", "social media" (...), ils crédibilisent d'autant plus leurs discours. Ne soyons pas dupes : les nouvelles agences et acteurs que je vous apparaitre ou se positionner sur ces créneaux sont bien souvent de bons connaisseurs de Facebook ou des blogs et... pas plus. Je vous conseille de lire ce parfait exemple ou plutôt contre exemple : Ces entreprises qui ne comprennent pas les médias sociaux : le cas TradeDoubler.

Ce qui a changé (ou pas) en 2011

La tendance s'est accentuée et c'est un euphémisme que de le dire. Déjà sur les principaux "mots" que je donnais dans l'article où désormais toutes les agences, quelque soit leur métier d'origine (réputation, veille, performance marketing, marketing relationnel, créa, ...) se targuent d'être plus experte que le voisin sur la question. Facebook n'a fait qu'accentué cette tendance en cristallisant les discours sur un ou deux outils et non plus sur une galaxie (ce qui pouvait impliquer une connaissance du marché et une veille plus dense).

Sauf que les vieux travers persistent et la volonté empirique de vouloir faire d'une expérience une règle de gestion est là. Les propositions d'un client sont bien souvent et se retrouvent creuses, sans aspérité, sans différenciation et sans prise en compte réelle des obligations stratégiques de l'annonceur ou des impératifs organisationnels. L'idée est de proposer une méthode "nous allons apprendre en marchant à vos côtés". Peu rassurante ce type de démarche face à la montée des attentes des entreprises et des directions sur le sujet.

L'effet pervers est la perception d'un oeil extérieur de la création d'une bulle. Comme le rappelait Greg cette semaine, face à la montée des buzzwords (aujourd'hui on parle trop de curation, e-reputation, ...) et des opportunistes, le retour des experts est d'autant plus nécessaire.



18 févr. 2011

[INVITE] Une utilisatrice addict à Twitter

Catégorie : Tribune ouverte
Mots-clés :

Ce billet a été proposé par Julia, aka @JuliaChou sur Twitter. Son utilisation très personnelle de Twitter, et sans filtre fait partie aujourd'hui des usages de la jeune génération, qu'il est intéressant de confronter à des usages plus professionnels dont je parle plus régulièrement.

Mon utilisation de Twitter est tout sauf professionnelle, étant donné que je ne suis pas du tout community manager, que je travailles pas dans la pub, et que je ne cherche pas à créer de buzz.

Qu'est ce que je tweets ?

  • Mes tweets reflètent juste ma vie de tous les jours, ce que je vois, ce que je fais, mes envies. J'ai été surprise, au début, que des inconnus puissent s'intéresser à ce que je faisais, puis j'y ai pris goût, et c'est maintenant, c'est un outil que j'adore.
  • Mes tweets pour vous faire rire ou sourire : un idée stupide me passe par la tête, je vois un truc rigolo, hop, c'est sur ma timeline : j'use et abuse des twitpics. Ex : "On ne dit pas elle est trop maquillée, on dit elle n'est pas WYSIWYG"
  • Je me sers de Twitter pour mes petites annonces, ça marche extrêmement bien pour les objets basiques, un peu moins pour les recherches d'appart. Ex : "Je vends une wii" - "Je cherche une colocation"
  • Je vous fais rêver avec mes voyages : j'adore voyager, mais j'aime encore plus partager. Je passe mon temps à chercher des compagnons de voyages, et j'aime emmener un petit bout de vous dans mes valises (et sur mon iPhone). Encore une fois, à renfort de twitpic, et de dépassement de forfait données à l'étranger :). Ex : "un tchai latte et un choklad biskvi à Gamla Stan, que du bonheur"
  • Trouver où dormir : ceux qui me suivent le savent, je n'ai pas d'appart fixe depuis un peu plus d'un an. Du coup je squatte à droite à gauche, à Paris, Stockholm, Londres, Venise, Berlin, Bruxelles cet… Grâce à Twitter, je me suis de nombreuses fois fait héberger chez des gentils twittos. Ex : "Toi qui a un palace parisien, invites moi à dormir dans ta baignoire ce soir #SDF #squatteuse".
  • J'essaie de reply à la plupart des gens qui me mention. J'essaie d'aider les gens que je follow dès que je le peux. Je RT les demandes d'aide, et je réponds quand c'est dans mon domaine de compétence.

Qui je follow ?

Je follow environ 350 personnes, et j'ai une liste VIP de 30 personnes. Je lis tous les tweets de mes VIP. Je pense connaitre IRL plus de 50% de mes followings. Les autres sont ceux qui me font rire, rêver, et que j'adorerai rencontrer.

La plupart de mes followings sont parisiens, j'utilise beaucoup ma timeline pour voir passer les soirées et y participer : ceux que je follow sont ceux que j'ai envie de revoir. J'ai souvent, grâce à twitter de super occasions de sortir gratuitement : avant-première, places de concert, spectacles...

Pourquoi tu me follow ?

Beaucoup de gens me follow après m'avoir rencontré IRL. Pas forcément à un évènement twitter, mais lorsqu'on fréquente des gens qui sont sur twitter, leurs amis sont aussi sur twitter, donc anniversaires, concerts, expo, théâtre, et hop, j'ai de nouveaux followers/following.

  • Parce que mes tweets sont drôles, il parait (j'ignorais le clown qui était caché en moi)
  • Parce que j'ai l'air sympa
  • Parce que mes péripéties autour du monde vous plaisent
  • Parce que ma vie est digne d'un feuilleton américain


17 févr. 2011

Vers le marketing de la confiance ?

Catégorie : Social CRM
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Je vais reprendre ici une phrase de Accenture, vu dans un livre blanc découvert sur le blog de Bertrand DUPERRIN : "Trust is a Must". Le postulat de ce livre blanc est surtout centré dans les relations de travail et de management qui doit passer d'une logique "Control and Command" à "Trust and Engage".

Au final, nous pouvons faire le même parallèle pour le social media marketing. Dernièrement, je participais à un dossier sur le sujet dans Stratégies (N° 1617) où j'abordais justement le point : beaucoup d'entreprises déclarent "faire des médias sociaux" mais finalement font de la diffusion médiatique sur des médias sociaux... ce qui est assez différent. C'est clairement voir la notion "média" avant la notion "social". Pleins de raisons expliquent à date cela (frilosité des annonceurs, méconnaissance des agences, ...) ; je n'y reviendrai pas m'étant déjà étendu sur le sujet (Stratégie Social Media ou stratégie marketing dédiée au social media ?, Comment sont vus les médias sociaux par certaines agences ?, Petit rappel : être présent sur les médias sociaux n'est pas un objectif).

Ce qui m'intéresse c'est de donner ici une vision plus positive. Le "Trust and Engage" est la même règle qu des managers devrait appliquée avec leurs collaborateurs que des entreprises avec leurs consommateurs sur Internet. La notion de Trust est aujourd'hui primordiale pour mieux capter l'attention de l'internaute et le rendre plus fidèle. Pour gagner et maintenir la confiance des internautes, c'est tout un ensemble de dispositifs et d'organisation qui doivent changer pour véritablement placer au cœur l'internaute et développer une relation visant à gagner sa confiance.

Le schéma que je présentais récemment dans Social CRM : pour parler d'ambassadeurs, il faut déjà... rejoint cette notion de confiance et d'engagement pour pouvoir avoir de vrais ambassadeurs de marque.

socialCRM_cercle

La question n'est donc pas celle de la visibilité de votre marque au travers d'opérations qui n'apportent rien... si ce n'est de briser potentiellement cette relation de confiance. Un exemple récent : Porsche qui oublie tous ses codes pour proposer une Porsche brandée Facebook. Oui ca fera du partage et plaisir aux internautes qui n'ont pas les moyens de s'en offrir une, ca risque plus de faire chier ceux qui en ont une de voir Porsche casser les codes du haut de gamme. Au final, quel  est le but si ce n'est de faire parler de la marque ? La marque en a-t-elle besoin ? Non....

porsche_facebook

En proposant des actions incohérentes les unes entre elles sur Internet, vous brisez la relation de confiance avec la marque. Rien de pire lorsque l'on est client d'une marque, de voir des voix dissonantes proposer tout et son contraire. Ça dévalorise cette relation que l'internaute attend comme une relation privilégiée.

La vision 360°, c'était de diffuser une histoire cohérente sur tous les médias où la marque est présente. Aujourd'hui la logique doit évaluer pour toujours proposer cette histoire, en s'appuyant sur des nouveaux médias (médias sociaux, ambassadeurs..) mais tout en gardant en ligne de mire que les objectifs ne sont plus ceux de notoriété ou de visibilité, mais doivent d'abord être des objectifs centrés autour du client (satisfaction, confiance, ...). C'est comme cela qu'une relation durable se crée : ce n'est pas en se montrant partout et en essayant d'être le plus innovant que cela fonctionnera nécessairement. Il faut être pertinent (De l'obligation d'être pertinent sur les médias sociaux et Et si on créait des conversations pertinentes sur Twitter ?), apporter de la valeur (La valeur des actions sur les médias sociaux), et être légitime (La légitimité de prise de parole d'une marque), être dans l'écoute et le respect de la promesse conversationnelle (La prise en considération des feedbacks client) pour espérer pouvoir créer cette relation de confiance.

Pour aller plus loin :



15 févr. 2011

Social CRM : Pour parler d'ambassadeur de marque, il faut déjà...

Catégorie : Stratégie d'influence
Mots-clés : , ,

... respecter un cercle vertueux du marketing. Aujourd'hui, avec les médias sociaux et la notion de fans sur Facebook, c'est comme si le simple fait d'entrer en conversation avec une marque de manière ponctuelle revenait, dans la tête du responsable de la page, a avoir X milliers d'ambassadeurs potentiels qui sont prêts à relayer les messages de la marque, dans une vision centrée sur la marque et sa part de voix sur Internet. Hé bien, non, ce n'est pas le bon schéma... même si c'est celui auquel certaines agences veulent vous faire croire.

Il suffit de voir toutes ses opérations de communication lancées par certaines marques qui s'auto-congratulent d'avoir 100 000 ou 1 million de fans (cf Quand les marques survalorisent leurs fans Facebook) pour douter de leur compréhension de cette notion de fan. A quoi ça sert ? Pourquoi ne font-elles pas lorsqu'elles ont atteint 1 million de clients (et donc de vraies personnes qui ont acheté leur produit / service, et non un internaute qui a cliquer sur un bouton) ?

On oublie finalement que sur Facebook, c'est bien souvent une porte dans laquelle également les clients mécontents d'une marque peuvent s'engouffrer pour faire part de leur problème, face bien souvent au silence radio ou à la mauvaise gestion de leur dossier au service client. Certaines tentent alors de rediriger en partie le flux des clients mécontents vers un onglet SAV dédié (Et si les médias sociaux simplifiaient la relation client ?). Les résultats de ce type d'onglet aujourd'hui sont clairement extrêmement mitigés : peu de contenus et réponses peu engageantes de la marque.

Pour en revenir au cœur du sujet, et à l'un des premiers mots de l'article, la notion de cercle vertueux me semble un point important. Je le représente sous la forme de ce schéma.

socialCRM_cercle

Pour aller plus loin :



14 févr. 2011

Vidéo et LookBook = faire évoluer la présentation des produits

Catégorie : Social commerce
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Dernièrement, je suis tombé à la télévision sur un documentaire sur Jean-Paul Gauthier. Dans ce documentaire, il aborde notamment les raisons qui l'ont poussées depuis son enfance / adolescence vers la mode et qui lui ont fait la carrière exceptionnelle qu'il a eue. L'un des points que j'ai retenu de ce reportage est son discours autour de la présentation du produits. Pour lui, c'est la raison d'être des défilés de haute couture : présenter les produits en mouvement sur de vraies mannequins et non de manière figée.

L'arrivée de la vidéo sur les sites e-commerce

Depuis déjà quelques temps, certains sites e-commerce de mode ont compris ce principe. Plutôt que de se contenter de vitrine froide où on voit seulement une photo du vêtement (même si désormais quasiment tout bon site e-commerce doit avoir des fonctionnalités de zoom et de vue à 360°), certains intègrent des vidéos de présentation de produit. J'avais déjà parlé de cette tendance en 2008 ! (Utilisation originale de la vidéo sur Madewell) L'idée est la même que celle défendue par Jean Paul Gauthier : améliorer l'expérience de découverte du produit.

Quelques exemples

Shopflick :

shopflick

David's Bridal

davidbridal

Autres exemples, qui ce coup-ci n'utilise pas la vidéo et toujours pour renforcer le réel, c'est le développement des look book, réalisées par des blogueuses ou internautes. L'idée est de voir le produit porté par différentes personnes et assorti avec différents autres habits. Prochainement Sarenza proposera le sien : Look de shoes...

sarenza

Comme pour l'achat d'un produit high tech, où aujourd'hui, grâce à Internet, l'internaute a accès à une densité d'informations, les sites e-commerce de mode doivent multiplier la valorisation d'un produit au travers d'une densité de photos. L'idée de recourir au participatif permet tout à la fois de la valoriser les internautes sur leurs sites, mais aussi de répondre à cette problématique de contenu qui améliorera l'expérience du site.

Je suis étonné que d'autres secteurs comme celui des ventes immobiliers ne soit pas plus passé à la vidéo. Aujourd'hui, entre le temps de prendre des photos, de les choisir et de les mettre sur le site, et le temps de tourner la vidéo et de la diffuser, il n'y a pas de grande différence et surtout la qualité, notamment pour des biens rares ou d'exception (maisons de ville, ateliers, lofts...). Certains sites l'ont bien compris et agrègent (comme LookBook.nu pour l'exemple précédent autour des look book) : VisitOnline.

visitonline

Pour aller plus loin :



08 févr. 2011

Et si on parlait F-commerce ou e-commerce sur Facebook ?

Catégorie : Social commerce
Mots-clés : , , , , ,

Je parle de plus en plus de Social Shopping sur ce blog, que ce soit au travers de l'exportation de boutiques e-commerce vers des médias sociaux, que ce soit la simple promotion d'e-commerce sur les médias sociaux ou l'intégration de fonctionnalités sociales sur des sites e-commerce existants.

Il y a actuellement quatre grandes tendances en matière de Social Shopping... mais ca sera l'occasion d'y revenir dans un prochain article (teasing !).

Certains acteurs comme Bookset (utilisé par Naf Naf, Pixmania, Kiabi...), Lengow, BigCommerce ... proposent des services permettant de facilement intégrer une boutique en ligne sur Facebook. Ces services commencent être de plus en plus nombreux mais la pertinence d'intégrer une boutique sur Facebook est bien souvent absente. Bien souvent, les boutiques sont mises en place pour faire plaisir au Social Media Manager de la marque (dans une concurrence illusoire avec d'autres marques) a être le premier de son secteur à le faire afin de profiter du buzz et de retombées positives.

Reprenons un exemple que l'on donne très souvent : Dell. Je ne suis pas sûr que ce soit dans la feuille de route Social Media de Dell de penser au lancement d'une boutique e-commerce sur Facebook (mais peut être je me trompe). Dell fait partie de ces marques US qui a compris le besoin de siloter les usages en fonction des outils et des attentes... loin la vision (très  répandue en France... et colportée par le discours des agences) du "couteau suisse Facebook" (Facebook : le couteau-suisse de la présence d'une marque sur les médias sociaux?). Cette notion de siloter les usages (et notamment sur Facebook) se retrouvent dans les tendances 2011 de Forrester Research autour des médias sociaux (2011 Social Media Predictions : Now Social Media Marketing gets though).

Toutefois, aujourd'hui quelques univers me semblent pertinents à évoquer :

  • l'univers de la mode et habillement avec la présence de marque comme Asos, Gap, ... pour ne citer qu'elles

  • les achats impulsifs (comme des cadeaux, des fleurs, des chocolats...) : 1800-flowers.com

  • le voyage : du fait de l'historité et de l'habitude désormais pris par les internautes de passer par Internet pour se renseigner et réserver leur voyage : EasyJet

  • les distributeurs qui peuvent créer un corner permettant de valoriser (parmi leur large catalogue)

jcpenney_facebook

Ces différents univers sont pertinents car s'appuient aujourd'hui chacun sur une force / attente liée à Facebook.

Après, aucune des marques citées ne communiquent sur le chiffre d'affaires réalisé sur Facebook... une preuve que le phénomène reste nouveau et loin d'être mature (Les pratiques de commerce en ligne sur Facebook ou F-commerce gagnent-elles vraiment en maturité ?)...

Pour aller plus loin :



04 févr. 2011

[INVITE] Mode et médias sociaux

Catégorie : Tribune ouverte
Mots-clés : , , , ,

Cet article a été proposé par Marion DUFOUR-LAFORE, puisque je propose cette année d'ouvrir ma ligne éditoriale. Pour les intéressées par contribuer, n'hésitez pas à me contacter.

Les marques de mode (mises à part les grandes chaines de distribution style H&M) ont été assez lentes à rentrer dans le jeu, ne comprenant pas vraiment les enjeux de ces plate-formes. Aujourd’hui elles sont beaucoup plus présentes. Cependant elles utilisent principalement les réseaux comme des vitrines, très peu échangent avec les internautes. La communication reste encore très unilatérale. Mais le web est en train de bouleverser l’ordre établi jusqu’ici : le modèle créateurs-marques relayés par les journalistes, se trouve en totale mutation. Internet offre une telle possibilité de communication (à ne pas confondre avec information), et de réactivité. Petit tour d’horizon de cette année 2010 qui a vu exploser le phénomène des réseaux sociaux dans la mode.

Réseaux sociaux et bonnes pratiques

Burberry, une marque exemplaire sur les réseaux sociaux

Facebook : 4 053 497 fans !! Très tôt Burberry a compris les enjeux de la communication sur Internet. La marque a été la première à diffuser en live son défilé de mode et à le projeter en 3D dans plusieurs pays du monde. Résultat, l’action Burberry a gagné 88% en 2010 (Figaro éco, 14 octobre 2010). Pour le dernier défilé PàP d’octobre, il était également possible de commander les modèles présentés sur le podium (jusqu’ici la mode présentée n’était mise en boutique que 6 mois plus tard !) Son créateur Christopher Bailey entretien une vraie relation de proximité avec ses « fans » . Il apparait régulièrement dans des vidéos, racontant ses projets. « Hi Guys ! », répondant aux questions des internautes.

Il est très intéressant de noter qu’il est personnellement beaucoup plus concerné par la communication de la marque que ne l’est Marc Jacobs pour Louis Vuitton. La marque ne communique pas que sur elle-même mais présente également des groupes de musiques. Pour Noël, Burberry fait mieux là encore : la marque propose une carte de vœux sonore liée à un projet caritatif

La communication remplace l’information, la marque devient multi-medias

Louis Vuitton, The Art of Travel

Louis Vuitton, après une création de site assez peu féminin, a commencé à réellement investir le web fin 2009. Les investissement massifs de communication de la marque sur internet laissent imaginer une baisse de ceux ci dans les plans médias traditionnels. Aujourd’hui la marque est présente sur :

Tout événement de la marque est matière à communication (défilés, ouverture de boutique, expositions, soirées, spectacles …)

Focus sur leur présence sur Facebook :

  • 1 800 000 fans

  • Un post tous les 2 ou 3 jours

  • Les défilés sont maintenant vus par des centaines de milliers de fans, en temps réel, alors qu’auparavant seuls les 1000-1500 invités pouvaient y assister. Louis Vuitton, pour les défilés Prêt à Porter, printemps 2010 a encore innové en ajoutant une vidéo 3D : plus besoin d’être rédactrice en chef de Vogue, pour être au premier rang ! Et s’il manque les frissons d’excitation que l’on ressent lors des défilés dans la vie réelle, la vision des modèles est, elle, bien meilleure !

  • Grâce à Facebook, les campagnes de publicité obtiennent des taux de visibilité incroyable.

  • La marque a maintenant compris qu’elle devait créer plus d’interaction et de lien avec ses fans. Elle offre maintenant plus davantage de dialogue: vidéo de l’artiste tatoueur Scott Campbell répondant aux questions des fans sur son smartphone.

Chanel
Sur Facebook (près de 3 millions de fans) la marque communique de façon assez froide. Elle met en ligne les principaux événements. Mais le site est beaucoup plus vivant. C’est principalement la présence de Karl Lagerfeld qui l’anime avec la page Chanel News by Karl. Elle est actualisée plusieurs fois pas semaine (tournages, défilés, making-of , behind the scène) et est très attendue par les blogueuses et les internautes.

H&M
H&M utilise Facebook et leur plus de 6 millions de fans comme un outil global, magazine de mode, shopping, agrégateur de blogs (social media room), tv et…. À noter une rubrique style super bien faite : on crée son look, son coût avec possibilité de l’afficher sur sa propre page Facebook. H&M est présent également sur :

Créer l'événement sur / via les médias sociaux

Grâce aux réseaux sociaux les marques peuvent maintenant créer des évènements permettant d’augmenter fortement la notoriété et l’image de la marque.

Dior
Lors du lancement de la campagne pub Dior Homme avec Jude Law, un petit jeu permettait d’envoyer la vidéo à un ami avec son nom intégré dans les sous-titres.

Desigual
La marque presque encore inconnue il y a quelques mois lançaient une première opération : Love Kissing Tour, suivie de « Entra casi Desnudo, sal vestido Desigual ». Ces opérations sont internationales.

Les Galeries Lafayette
Elles ont organisé le plus grand défilé du monde (homologué Guiness) sur sa page Facebook : 700 participants qui présentaient chacun un style (très) personnel.

H&M et Lanvin
Quel ramdam ! Grâce aux réseaux sociaux, le lancement de cette ligne dessinée par Albert Elbaz a été incroyablement relayé sur le net. Cependant, le buzz a peut être été trop important et au final la réaction des clientes en boutique plutôt négative.

Sarenza
Leader de la vente de chaussures sur Internet organise le championnat National de courses en escarpins l’évènement fait le tour du net. La marque communique avec ses fans, répondant aux commentaires. Ceci dit on ne comprend pas comment la marque peut laisser autant de commentaires si négatifs sur sa page Facebook !

La Redoute
Avec la Police Nationale du Style, le VPCiste a joué sur le teasing en annonçant sur les pages Facebook, sans mention de la marque. Excellente campagne de pub virale.

Tom Ford
Moins d’images en ligne, plus de buzz, Tom Ford de retour sur la scène, n’a pas souhaité la présence de photographes ou équipes TV lors de son défilé à New York en . Résultat, buzz incroyable, sur les quelques croquis dessinés par les journalistes et les commentaires enthousiastes des invités. Lorsque les images du défilé paraissent en janvier 2011, quelle déception !

Lady Gaga : reine du Web
Vous voulez du clic ? Un petit post sur Lady Gaga ! Pour la mode, elle est devenue une extraordinaire ambassadrice. Les marques ne s’y sont pas trompées, Armani a renouvelé son contrat avec elle et beaucoup de créateurs courtisent la Lady.

Marion DUFOUR-LAHORE. Journaliste de mode, Après plusieurs années au poste de Rédactrice en Chef Mode & Beauté des Éditions internationales de Marie Claire, publie aujourd’hui un magazine en ligne : No Ticket for Fashion Shows.com : « The Place to be quand on est invité nulle part ! ». Vous pouvez la retrouver également sur Facebook et Twitter.



03 févr. 2011

Pour ne pas rater une seule vente privée : Privea

Catégorie : Social commerce
Mots-clés : ,

J'ai reçu dernièrement un communiqué de presse pour me présenter un nouveau site dédié aux ventes privées (un de plus)... sauf que ce coup-ci, pas de nouvelles offres exclusives, mais plutôt un site proposant une agrégation de toutes les ventes privées en cours. Clairement, je pense que Privea, puisque c'est le nom du site, n'aura pas de mal à agréger rapidement une base inscrite assez importante (le business model se trouvant dans la valorisation de cette base et dans un système d'affiliation classique vers les sites dont les offres sont mises en avant).

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Si je reprends les différents positionnement de nouveaux sites e)commerce aujourd'hui autour des bons plans, clairement ce site répond à la fois au côté immédiat des ventes (être prévenu dès le début pour être sur d'arriver dans les premiers) puisque les ventes privées, comme leur nom ne l'indique pas, joue sur la rareté du produit et non plus (depuis bien longtemps) sur le nombre limité de personnes pouvant accéder aux offres. Un peu comme un réseau social privé où finalement plus de 600 millions d'internautes sont inscrits et qui du coup n'a plus rien de privé (et le fait bien savoir dans les changements de CGU).

Demain 10h, première tribune ouverte sur ce blog et une lectrice invitée vous parlera également mode (ce billet était donc une bonne introduction)



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