|
27 mai 2011
|
Twitter a-t-il définitivement enterré les médias classiques ?
|
L'affaire DSK depuis quelques jours a été largement relayée par les mésdias traditionnels avec des impacts positifs sur la vente de certains hebdomadaires (Libération : +80% de vente) ou quotidien (Le Monde : +40% de vente). Sur internet, le phénomèlme est comparable voire est amplifié. En effet, Twitter ayant été utilisé comme média de diffusion en direct d'informations par les journalistes présents dans le tribunal, a nécessairement généré un nombre majeur de conversations et de relais de ces informations.
Quelques chiffres qui témoignent du phénomène
- Tout d'abord les sessions de straming en live ou différé sur les chaînes de télévision qui ont multiplié les reportages et le relais en direct notamment le 19 mai, jour où le grand jury décidait de l'inculpation de DSK. Le visonnage de contenus ne streaming sur les sites des chaînes de télévision ont ainsi connu une hausse de 87% par rapport au jeudi 12 mai (source Médiamétrie).

- Une augmentation forte des contenus publiés sur les blogs et les sites d'actualités. Plus de 10000 articles de blogs ont cité DSK le jour de son inculpation et ce sont près de 30000 citations sur des sites d'actualités ce même jour (source Google BlogSearch et Google News).
Une information qui part d'abord de Twitter : l'effet "boule de neige"
Comme pour des événéments majeurs ces dernières années liés aux révolutions en Iran, Tunisie, Egypte, l'information se créé et part d'Internet et même de Twitter. Twitter est devenu un média d'information qui diffuse en temps réel des contenus "chauds" (voire même bouillant") avec une vitesse de propagation et virale qu'aucun autre support / média n'offre.

Pour rappel, effectivement tout semble partir d'un tweet par un Français, jeune militant UMP (qui a fait parler, à tort par certains, que le "coup" aurait été monté par l'UMP). Les médias se sont empressés de reprendre les informations, notamment une fois que la vidéo 'choc" de SK menottée a été diffusée une première fois.
Ce phénomène témoigne de l'hyperréactivité des médias sociaux... mais devraient amener les médias classiiques à se poser certaines questins
Twitter a-t-il définitivement enterré les médias classiques ?
Cette question, on se la pose légitimement à la vue du traitement de l'information par les médias classiques. Je la posais déjà :
- Suite à de précédent événéments : la mort de Michael Jackson ...
- Sur la question d'un média personnel utilisé par les personnaliités qui ont moins besoin des médias traditionnels : Peut-on tweeter partout tout le temps ? et Utilisation de Twitter par les célébrités : le cas de Ben Stiller
- Autour de la promotion des films et du partage d'avis entre internautes : Twitter peut-il tuer un film lors de sa sortie ?
Pour répondre à cette dernière question qui dépasse finalement l'affaire DSK qui n'est qu'un symptôme visible de ce changement, tout en étant un formidable accélérateur (il suffit de voir le nombre de journalistes qui se sont inscrits sur Twitter depuis quelques semaines). Les médias doivenrt arrêter la course au buzz et redevenir des supports crédibles qui certifient l'information, Mais l'ont-ils été un jour ? On sait qu'une information dès lors qu'elle est parue dans Le Monde va être reprise par les autres médias, sans qu'il fasse le travail d'investigation ou de recoupage de l'information. Le modèle est le même sur Internet : quelques producteurs de contenus et beaucoup de personnes qui relaient ce contenu sans le vérifier... et de plus en plus sans y ajouter une opinion personnelle qui y ajouterait une vraie valeur.
Internet, avant d'être un outil de partage et de diffusion d'informations est d'abord un lieu, où aujourd'hui chaque internaute peur produire son information pour la publier. Information ou opinion ? En effet, trop souvent que ce soit sur Twitter ou même sur de trop nombreux blogs, on n'a que la publication d'une information qui est bien souvent déjà parue ailleurs. Vous me direz que c'est cela aujourd'hui l'information sur Internet : le médium devient l'internaute qui devient relais de l'information et non plus seulement récepteur de message. Oui, mais avouez que bien souvent vous avez l'impression de lire 4, 5, 10 fois la même information et nécessairement en découle une certaine perte de temps.
Pour aller plus loin :
- Attention aux chiffres et à l'engouement médiatique... l'exemple Twitter
- Quelques chiffres méconnus sur Twitter
- Connaissez-vous Cadmus, ou comment mieux filtrer votre timeline Twitter ?
[EXCLUSIVITE] La prochaine pub Renault pour la promotion de la gamme de voitures électriques |
Petite exclusivité du vendredi...
|
19 mai 2011
|
Quand BMW débarque sur eBay
|
Les marques d'autombile font certainement partie des marques les plus actives, d'un point de vue communcation, sur les médias sociaux. On ne parle plus des opérations menées par Nissan, Renault, Porsche, Skoda... Mais parfois des démarches moins visibles sont plus pertinentes pour apporter de la valeur ajoutée à une communauté. Par exemple, celle d'intégrrer une marketplace majeure comme eBay.
On sait, depuis déjà quelques années, que les marcques high tech et que les revendeurs comme Pixamania, utilisent eBay comme canal de distribution en plus de leur site, pour vendre des produits remanufacturés par exemple ou simplement pour accroître leur vente sur des produits très demandés.

Ce coup-ci, c'est BMW qui lance son corner sur eBay UK. Je vous rassure le but du constructeur allemand n'est pas d'y vendre directement des voitures mais plutôt des pièces détachées qui sont souvent très demandées par la communauté. L'idée de BMW est donc bien de s'intégrer dans cette communauté de particuliers qui s'achètent entre eux des pièces détachées en se positionnant comme un acteur légitime pour vendre sans l'intermédiaire des garagistes ses produits.
Deux points ici m'intéressent et c'est pour cela que je vous en parle :
- La démarche de s'intégrer dans des communautés de manière pertinente en apportant une valeur ajoutée nécessairement appréciée par les clients de la marque présents sur eBay. Les marques automobiles, mais comme de nombreuses autres dans de nombreux univers, gardent cette vision égocentrique sur leur marque de toujours voiuloir déférer autour d'elle plutôt que de s'intégrer de manière pertinente dans des communautés existantes. Héritage de l'ère de la toute puissante communication, les marques en ont oublié qu'elles se définissent que par une valeur ajoutée qu'elles apportent à des clients.
- La vente directe sans intermédiaire (ou plutôt des nouveaux intermédiaires) : c'est principalement ce point là qui m'intéresse. Internet redistribue les cartes de l'information (puisque les marques comme n'importe quel internaute devient son propre média aussi bien dans la production de contenu que dans sa diffusion) et aussi de la commercialisation (nouveau canal, nouveaux usages, nouvelles attentes - cf Quelles sont les attentes des cyberacheteurs ? -. Bref, aux marques de faire évoluer leur logique de commercialisation traditionnelle pour s'adapter à leurs marchés et aux nouveaux acteurs. J'avais accompagné il y a quelques années dans une logique proche Nokia qui devenait alors le premier constructeur de téléphonie mobile en France à vendre directement ses téléphones sur son site Internet, en parallèle des partenariats avec les opérateurs. Un pari osé mais qui est désormais légion pour toutes les marques.
Pour aller plus loin :
- Quelles sont les attentes des cyberacheteurs ?
- eBay n'est plus un site d'enchères !
- Le cercle du Social Shopping
- Et si on parlait F-comerce ou e-commerce intégré sur Facebook ?
- Les services aux utilisateurs : le cas eBay
|
18 mai 2011
|
Faire de vos employés les premiers ambassadeurs de votre marque
|
Parfois avant de vouloir absolument communiquer à tout va en externe, il faudrait mieux se concentrer en son sein, au près de ses équipes. Les employés sont sans nul doute le premier cercle concentrique de n'importe quelle communauté de marque. Pour autant, est-ce que cette cible de communication et de relation est intégrée comme il se faut dans vos démarches. Lorsque l'on est une PME, cette problématique peut paraitre plus facile à gérer avec des outils bien souvent gratuits permettant de communiquer l'information à tout le monde. Dans les grands groupes divisés en nombreux départements, situés sur des sites géographiques différentes, ayant une hiérarchie a multiples strates, utilisant de nombreux outils de communication et de collaboration en interne, cette problématique est majeur.
Aujourd'hui deux faits pour illustrer ce besoin de renouer le dialogue en interne entre les employés pour en faire les premiers éléments moteurs de vos démarches relationnelles sur Internet.
- 49% des employés déconseilleraient leur entreprise à leurs proches. Ce chiffre issue d'une étude Forrester 2010 fait mal. Pour le préciser, il s'agit de 49% des employés qui se déclarent être de potentiels détracteurs de leur entreprise auprès de leur réseau, que cela passe par les réseaux sociaux ou pas. Les démarches initiées dans de nombreuses entreprises autour de l'empowerment des employés pour les impliquer plutôt qu'ils soient seulement là pour appliquer sont essentielles mais restent clairement embryonnaires en France, et confinées à des services restreints. Est-ce que la raison est que les Ressources Humaines n'ont aujourd'hui par cerner cette opportunité / risque ? Probablement...
- Le besoin d'accompagnement des employés vers le numérique. Se créé aujourd'hui un frein dans l'entreprise entre les connectés voire hyperconnectés et ceux qui ne le sont pas. Or, quand l'entreprise est en pleine mutation business pour intégrer fortement la dimension digitale et Internet dans ses processus que ce soit relationnel, commercial ou marketing, il convient d'accompagner cette mutation en interne. Peut-être qu'au final, cela ne change rien pour la personne dans son métier, pour autant vous aurez sa réelle implication et sentiment d'appartenance dans l'entreprise s'il comprend les mutations de cette dernière, même si, je le répète, ces mutations ne l'impactent pas directement.
En somme, on parle beaucoup de réseaux sociaux d'entreprise (RSE), d'entreprise collaborative, d'entreprise 2.0 mais cette mutation passe d'abord par les hommes avant de passer par les outils. Pour faire de vos collaborateurs, les premiers ambassadeurs de votre marque s'est donc déjà d'éviter qu'il en soit les premiers détracteurs en externe en les impliquant et en favorisant la compréhension des mutations de l'entreprise. Le deuxième point est d'accompagner la montée en compétences des employés sur le sujet du numérique. Les chartes internes de prise de parole des collaborateurs sur les médias sociaux sont nécessaires mais ne sont qu'une étape qui ne doit pas cacher la forêt (Le besoin d'une charte sur les médias sociaux mais surtout d'un accompagnement des collaborateurs vers le numérique). Le monde professionnel et personnel se floute sur Internet et Google ne fait pas la différence entre vos prises de parole à titre de citoyen, père de famille, fan de basket et celle du cadre supérieur de son entreprise. Vous êtes la même personne. A chaque collaborateur, le besoin de contrôler son image personnelle... image personnelle qui peut rejaillir sur l'entreprise. Sauf que tout cela s'apprend...
Pour aller plus loin :
- Connaissez-vous The Persuaders, le cabinet conseil que j'ai co-fondé ?
- Social CRM : pour parler d'ambassadeurs de marques, il faut déjà...
- Quelles sont les attentes des cyberacheteurs ?
- Et si les internautes commençaient à moins écouter leurs pairs
|
17 mai 2011
|
Quand SFR veut faciliter l'accès à Internet aux entreprises françaises |
Dans le cadre du lancement d'un site co-brandée avec Oxatis et Google (vous verrez la logique dans quelques lignes), MonEntrepriseenLigne, j'ai eu le plaisir de pouvoir échanger avec Mathieu Horn, directeur marketing au sein de SFR de l'offre Marketing pour les Professionnels et donc du lancement de ce nouveau site.

La démarche initiée par SFR est de proposer une offre Solution Créateurs SFR Pro visant à favoriser le développement de l'usage d'Internet au sein des entreprises françaises. En effet, cela nous semble une réalité et on imagine un taux d'équipement extrêmement fort, mais avec un tissu économique constitué dans sa très grande majorité de petites enteprises, la France se classe seulement 21ème sur 27 sur le nombre d'entreprises qui ont un site Internet.
Cherchez en effet votre charcutier du coin. Le plus souvent, vous tomberez sur les Pages Jaunes ou sur Google Maps, mais plus rarement sur son site Internet. La question est celle évidente de la pertinence pour des petits commerçants par exemple d'avoir un site Internet. Sur ce point, la réponse de SFR est plus évasive et pense que le postulat est d'abord d'avoir un site Internet avant de se lancer dans des démarches sur d'autres sites (type Groupon ou bien Facebook)
Revenons-en à l'objet du site. MonEntrepriseenLigne est donc un site lancé à l'initiative de Google (qui propose 100€ de Google Adwords pour les utilisateurs du service - offre à valoir sur une première campagne Google Adwords -), d'Oxatis qui offre la solution technique et de SFR qui offre l'accès et le conseil. Il est de permettre en quelques minutes à n'importe quel petit entrepreneur de pouvoir créer son site Internet à ses couleurs et sa propre URL. Le site concentre donc des services tels que l'hébergement, le dépôt d'un nom de domaine ou bien encore un CMS administrant le contenu. Cette offre est gratuite la première année puis passe à 5€ par an, donc un prix extremement raisonnable.
Le but marchand de SFR est évident : même si l'offre s'adresse à tout le monde, client SFR ou pas, est de permettre de promouvoir la NeufBox Pro, lancée il y a quelques mois. Autre chiffre intéressant pour présenter cet intérêt de SFR pour cette cible : 45% des TPE françaises n'ont pas de box pour accéder à Internet.
Une vidéo pour en savoir plus :
Pour aller plus loin :
- Interview de Philippe DRUART, Directeur Communication de Crédit Foncier
- Carte bancaire + iPhone = Square, système de paiement via iPhone
- TryPhone : tester un téléphone avant de l'acheter
- M-Commerce ou élargir son canal de distribution
Moby utilise Instagram pour la promotion de son dernier album : Destroyed
|
Moby fait partie de ces artistes à part, au même titre que Radiohead par exemple, qui ont compris qu'utiliser de manière orignale et pertinente Internet permet de s'assurer une promotion large et dans l'ère du temps.
Moby s'était déjà fait remarquer lors de la sortie de son précédent album en exclusivité sur Internet avec un usage pertinent de Twitter : Derniers cas d'usage de Twitter : Moby et Harry Potter.

Cette année, Moby mise pour le lancement de son nouvel album, Destroyed, sur SoundCloud et surtout Instagram (Moby streams new album with help from Soundcloud and Instagram). Instagram fait partie de ces applications addictives qui vont plus loin qu'une simple application photo, mais fédèrent des communautés de passionnés qui "shootent" leur vision du monde. Je rapproche l'usage d'Instagram de celle d'un TumblR. Je trouve qu'il y a des points communs dans la philosophie de ces deux services même s'ils répondent à des besoins / usages différents.
L'idée de Moby sur le site Destroyed dédié au lancement de l'album, qui sort aujourd'hui, est de le présenter comme une map monde de sa présence avec un focus sur les villes où il est passé et ses impressions, le tout illustré de photos prises via Instagram. Les photos sont là pour montrer son inspiration et rentrer dans le monde de l'artiste. Instagram n'est pas ici gadget, et n'est pas juste une bibliothèque de photo mais utilisé véritablement pour ce qu'il est i.e retranscire par le biais d'image un état d'esprit, un point de vue, une opinion.
Bien joué l'artiste !
Pour aller plus loin :
- Géolocalisation + iPhone + Photos = Color
- Levi's est sur Instagram
- Facebook et ses 80 milliards de photos
- Fotonauts devient Fotopedia, le Wikipedia des photos
|
16 mai 2011
|
Facebook veut socialiser le web
|
Depuis le début de l'année, je publie chaque mois une ou deux tribunes sur le site DocNews.fr
Voici la dernière sur la stratégie de développement de Facebook
La bataille ne se situe peut être pas sur le terrain qui concentre aujourd'hui toutes les attentions. D'un côté, en effet, on compte le nombre d'inscrits, on compare les chiffres d'audience, on regarde le temps de connexion. Cette obnubilation de l'audience et des visiteurs est directement hérité du Web 1.0. Pour autant, aujourd'hui et Facebook l'a probablement compris avant Google et autres, la bataille n'est pas essayé seulement d'avoir l'audience la plus large, mais plutôt d'intégrer ses fonctionnalités et ses services partout sur le web.
La Facebookisation du Web ?
"Social is like the air" est une phrase que beaucoup de gurus américains hésitent pas à reprendre à leurs comptes. Il est vrai aujourd'hui qu'il ne faut plus regarder ce qui fait partie des médias sociaux ou pas puisque le web devient social :
-
Les sites e-commerce doivent ainsi évoluer pour intégrer une dimension sociale et proposer à leurs internautes une vraie expérience de social shopping;
-
Les sites institutionnels doivent devenir conversationnels en permettant aux utilisateurs de poser des questions, de chater avec des portes parole de l'entreprise, de poser des questions à d'autres internautes...
-
Les sites d'informations doivent pouvoir permettre facilement de réagir sur une actualité, d'entamer une conversation et de la partager à son réseau;

Conseil en Stratégie Internet (Social Media, Influence, Communauté...)
Facebook
Twitter
LinkedIn
