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31 août 2011

Connaissez-vous les boutiques e-commerce éphémères ?

Catégorie : Social commerce
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Vous connaissez déjà, tous, les sites de vente privée qui se sont multipliés ces dernières années, fort du succès de leur aîné Vente-Privee.com. Certains sites proposent même d'agréger toutes les offres de sites de vente privee : Pour ne pas rater une seule vente privée : Privea. La promesse de ces sites est une offre à durée limitée dans le temps, réservée (ou pas) à des clients préalablement inscrits. H&M va plus loin et utilise le concept de vente privée limitée, non pas pour écouler un stock de surplus, mais pour faire la promotion de son propre site e-commerce.

Cela s'est passé hier sur le site Elle.com. "C'est un avant-goût de ce qui va venir au printemps 2012, quand nous lancerons notre site e-commerce", nous explique Nicole Christie, porte-parole de H&M sur le site Women's Wear Daily. Bien évidemment ce qui m'intéresse ici c'est l'orginalité du dispositif qui va plus loin que le simple plan média sur un site en affinité avec la marque et la cible adressée, mais bien de de faire de l'acte d'achat un outil de promotion en tant que tel. Outil de promotion bien évidemment en terme de retombées médiatiques liées à l'originalité de la démarche, mais aussi buzz auprès de la cible compte tenu de la rareté (20 pièces seulement)  et exclusivité des produits (vêtements de la collection Automne 2011), le tout permettant de préparer le lancement futur du site e-commerce "durable" de la marque.

L'autre point qui m'intéresse ici est de comparer la démarche des sites historiques de e-commerce comme La Redoute ou Vente-Privee (qui ont très tôt compris l'importance de développer du contenu propre sur leur site pour fidéliser les internautes, en dehors du seul acte d'achat ou de la promotion) de celle des sites de mode comme Elle.com qui commence à s'intéresser plus fortement au e-commerce et font donc le chemin inverse.

Intéressant, non ?

Pour aller plus loin :



23 août 2011

Du e-commerce au f-commerce, m-commerce et t-commerce

Catégorie : Social commerce
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Le e-commerce pendant très longtemps a été vu comme une activité indépendante des autres canaux de distribution physiques. Dans beaucoup d'entreprises françaises, pour des raisons de préservation des réseaux de partenaires, de distributeurs, d'affiliés ou en propre, le choix d'un développement restreint et sous le radar de l'e-commerce a bien souvent été un choix politique plus qu'économique. La digitalisation de notre économie ces dernières années, l'apparition de pure players concurrents ont obligé les entreprises traditionnelles à revoir leur stratégie et à accélérer leur dévéveloppement e-commerce dans différents sens :

Le e-commerce comme une vitrine discrète...

Des sociétés seulement habituées à vendre leurs produits via un reseau de distributeurs ou de partenaires, sont devenues elles-mêmes distributeurs de leur propre offre. Dans l'univers de la téléphonie par exemple, j'ai lancé en 2006 pour Nokia le premier site e-commerce d'un "constructeur". Sauf que bien souvent, la politique de gestion des partenaires a raison d'un développement fort de ces sites e-commerce qui ne font alors office que de practicité pour une certaine tranche de la population ciblée.

La solution est bien souvent de s'appuyer sur les produits phare mais aussi de proposer des offres propres et uniquement sur Internet afin de créer une rareté, une exclusivité qui créera de l'intérêt pour l'internaute, mais aussi qui évitera au sein de l'entreprise de se heurter à certains freins politique de cannibalisation des réseaux.

Ce constat on pouvait le dresser il y a encore 3 / 4 ans... quoique ! Je suis tombé il y a quelques jours sur cette interview du patron des éditions Stock qui prône l'interdiction de vendre des livres sur Internet et le monopole donné aux libraires. Le secteur du livre, tout comme celui des médias voit Internet comme le grand méchand loup remettant en cause une hégémonie établie et faisant changer un modèle. Tout comme d'autres secteurs, les éditeurs doivent s'adapter à cette nouvelle donne qui est qu'aujourd'hui, par exemple, Amazon vend plus de livres numériques que de livres.

L'ère du fort développement de son activité e-commerce pour mieux maîtriser la chaîne de valeur

Internet, au delà de nombreux secteurs où la concurrence des pure players s'est accrue fortement, est à la fois un lieu de prise d'informations et d'achat. Historiquement, les activités étaient assez disctinctes avec des webzines, des blogs et des forums où l'internaute allait chercher l'information et des sites marchands qui visaient d'abord l'acquisition de clients et la transformation de visiteurs en clients.

Les sites marchands ont ensuite compris l'importance d'apporter du contenu permettant à la fois de revenir plus fréquemment sur le site, d'échanger avec d'autres utilisateurs, de découvrir autrement les produits et leurs univers, de consulter des avis sans devoir aller sur des sites spécialisés. L'idée ici est celle de la maitrise de la chaîne de valeur : maitriser l'information qu'elle soit produite par l'entreprise ou par les internautes (UGC) et la combiner de manière pertinente et expérientielle à l'offre marchande.

Certaines sociétés ont ainsi grandement digitaliser leur activité (les VPCistes comme La Redoute ou 3Suisses), le luxe a développé son offre, les constructeurs automobiles également (Renault se lance dans le e-commerce)...

Bienvenue dans l'ère du v-commerce, m-commerce, t-commerce, f-commerce...

Cette expérience proposée aujourd'hui par les sites marchands ne doit pas se confiner au seul Internet accessible depuis un ordinateur, mais doit s'adapter aux terminaux / supports existants.

  • Il y a tout d'abord ce que nous appelerons le v-commerce dont j'avais parlé à l'époque - en 2006 - avec Second Life (Le v-business ou comment une marque peut améliorer sa présence dans le monde virtuel). Il s'agit de l'intégration d'activités commerciales d'une entreprise dans un univers virtuel. A l'époque, tout le monde voyait Second Life comme l'aboutissement de cette tendance. Aujourd'hui, les social games sont devenus de vrais phénomènes agrégeant des millions et des millions d'utilisateurs et faisant la richesse de sociétés comme Zynga. Normal que les entreprises s'y intéressent et que des sociétés comme Zara, L'Oréal ou plus récemment La Redoute (La Redoute se lance sur les social games) investissent ces nouveaux territoires pour proposer des biens virtuels ou réels.

  • Le f-commerce est vu par de nombreux entreprises comme le futur du e-commerce. Facebook est le premier a voir le e-commerce comme le futur de son activité, mais est également le premier à dire que si cela se contente d'être une boutique intégrée sur une page Facebook, cela ne marchera pas car ne produira pas d'expérience sociale. J'ai abordé depuis quelques mois à plusieurs reprises ce sujet et vous laisse les (re)consulter : Et si on parlait F-commerce ?, Social shopping "Il faut arrêter de se focaliser sur les boutique Facebook" et Les pratiques de commerce en ligne sur Facebook ou F-commerce gagnent-elles vraiment en maturité ?. Le développement de situe à la fois dans l'intégration de vraies expériences marchandes sociales sur Facebook qu'elles passent par le biais des social games ou par le biais d'achats groupés par exemple, mais aussi la socialisation par les modules Facebook des sites e-commerce. Utiliser l'Open Graph Facebook et les boutons “like” sur les sites marchands permet de récupérer le “social graph” de la personne et de lui proposer des produits en adéquations avec ses besoins et centres d’intérêts afin de mieux cibler et mieux transformer.

social_shopping_cycle

  • Le t-commerce ou "tablet-commerce" vu comme le e-commerce depuis les tablettes numériques (certains parlent également de t-commerce pour le développement de son activité e-commerce depuis Twitter). Les tablettes numériques investissent notre quotidien même si la France reste à la traîne par rapport à ses partenaires Européens (entre 2% et 7% des Européens déclarent posséder une tablette et, ils sont  10% à 14%  à envisager d’en acheter une. Pour la France, ce chiffre atteint respectivement les 2% et 10% ) et que l'usage reste encore réservée à une certaine tranche de la population (CSP+ et 46% des possesseurs de tablettes humériques en Europe ont moins de 35 ans - source Forrester, 2011). Bien entendu sur ce marché, l'iPad d'Apple domine (près de 80% du marché). Au niveau du développement de l'activité e-commerce, l'expérience tablette permet de proposer des boutiques totalement dynamiques proposant un confort de consultation totalement différent d'un simple site Internet. Ainsi, outre-Atlantique, Forrester révèle que les sociétés de vente en ligne affirment que leurs clients utilisent de plus en plus souvent une tablette pour commander, l’écran des téléphones étant trop petit pour permettre d’acheter en ligne de manière confortable.

Comme le disait Mark Zuckerberg, le e-commerce est le prochain territoire d'Internet qui doit le plus évoluer. Il est vrai qu'au travers de ses différentes composantes, sociales, support, expérience, le e-commerce n'en est encore aujourd'hui qu'à ses balbutiements. Prochain article e-commerce la semaine prochaine où j'aborderai une autre tendance...

Pour aller plus loin :



17 août 2011

La technologie : un obstacle dans l'entreprise ?

Catégorie : Les usages changent !
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Pour cet article de rentrée, je voulais depuis déjà quelques temps aborder la question fondamentale de la place de la technologie dans les entreprises françaises. Au sein de The Persuaders, notre philosophie est de voir la technologie comme transformatrice dans les entreprises et donc acteur de changement dans la culture, les organisations et les processus.

Comme l'écrivait Fred Cavazza dans Toutes les disciplines du web forment un grand ensemble, tous les pans de l'activité Internet sont liés et se sont complexifiés. Nous sommes passés des années 2000 où Internet était vu seulement comme le 6ème média et un canal de distribution additionnel à une ère de la digitalisation des activités où Internet prend plus de place, au travers de nouveaux usages, de nouveaux outils et de nouveaux terminaux (tablettes numériques, télévision connectée...)

Le titre de cet article, volontairement généraliste avec la notion de technologie, me permet de recouper différents constats que nous dressons actuellement dans les entreprises autour des enjeux technologiques liés à Internet.

1/ Le fossé générationnel dans l'usage des nouvelles technologies

L'arrivée des Digital Natives dans les entreprises ne se fait pas sans l'arrivée de leurs attentes en termes d'outis numériques. Or, il devient parfois de plus en plus schyzophrène d'utiliser dans la même journée des outils ayant une logique totalement contraire. L'outil doit être un faciitateur dans le travail et non un élement complexifiant. Nous le verrons par la suite, mais aujourd'hui sur Internet, chacun adopte ses propres outils en fonction de ses attentes (attentes structurelles) et des moments de la journée et des situations (attentes conjoncturelles).

Le web est ainsi devenu "Personal Media" (Du Social Media au Personal Media). Or dans l'entreprise, bien souvent le menu est le même pour tous (ou plutôt en fonction de profis) sans possibilité de pouvoir choisir à la carte.

Imaginez si demain, chaque entreprise en interne mettait en place un principe de App'Store : le collaborateur choisit les solutions logicielles dont il a besoin et est accompagné dans la prise en main. Chaque logiciel serait ainsi détaillé et un principe d'entraide lié permettrait aux utilisateurs les plus chevronnés d'accompagner les utilisateurs novices plutôt que de seulement proposer une assistance technique.

2/ Le manque d'accompagnement des collaborateurs dans la compréhension des usages

Dans le point précédent, je parlais d'outils, notamment quand il s'agit d'outils internes. Le digital est plus vaste et, aujourd'hui, impacte fortement les entreprises, non seulement dans leur organisation mais aussi dans leur business model. (81% des dirigeants d’entreprise estiment que la technologie est un élément fondamental de leur business model, étude Forrester) Accompagner les collaborateurs vers le numérique est donc un vaste chantier qui ne peut pas se résumer à réaliser une charte informatique et une charte pour les médias sociaux (Le besoiun d'une charte sur les médias sociaux... mais surtout d'un accompagnement des collaborateurs vers le numérique). Même si son métier ne change pas, les conditions dans lesquelles un collaborateur peut le faire, elles, changent. Cette compréhension de ce changement est nécessaire plutôt que de vouloir imposer un changement de fait.

3/ L'inadéquation entre les outils et les attentes des utilisateurs

Qu'elle soit liée à un fossé générationnelle ou pas, cette inadéquation entre les outils et les attentes des internautes est forte. Le problème est multiple. Comme je l'ai détaillé dans le point 1, le problème de la modularité des outils renforce cette inadéquation et cette recherche continuelle des décideurs de l'outil le plus adéquat.

Le principe qui doit guider les entreprises dans les médias sociaux est celui de savoir se rendre disponible et de proposer la bonne expérience sur les différents nouveaux supports afin de mieux répondre aux attentes des internautes (en terme d'immédiateté, d'experience, de nouveaux supports relationnels, d'échange / conversation...). Qu'en est-il au sein des entreprises ? Le raisonnement est là, guidé par des problématiques budgétaires (ne pas multiplier les mêmes outils en mutualisant les demandes) et une prise en compte toute relative des attentes des internautes. En effet, les outils de remontées de demande, de suggestion et d'innovation participative en interne ne sont pas encore légion au sein des entreprises.

Autre exemple celui de l'e-mail : tout le monde convient qu'il n'est pas l'outil de communication interne le plus adéquat. Cependant, vouloir faire passer 100% des usages de communcation de l'email vers une plateforme sociale agrégeant différents systèmes de communication (accompagnés généralement de gestion de projet et documentaire) n'est pas nécessairement LA solution.

Le problème est que, à ne pas proposer de solution répondant aux attentes, les collaborateurs trouvent des solutions alternatives. Ainsi, 22% des employés déclarent utiliser des outils Web non-fournis par le département IT, pour accomplir leurs tâches (étude Forrester, 2011)

4/ Un obstacle renforcé par la DSI ?

Passer d'une vision centralisée à une vision métier et collaborateur se heurte en plus à des freins politiques forts, notamment par rapport à la fonction de la DSI dans les entreprises.

La tentation d'un mode de fonctionnement en business unit est de plus en plus fort afin de mieux répondre de manière segmentée aux attentes des internautes. Nous commençons ainsi à voir dans certaines entreprises des logiques de référentiel d'outils permettant ainsi aux directions et business units de pouvoir mieux choisir leurs outils. Il n'est ainsi pas rare de voir plusieurs outils de gestion de projet différents.

Toutefois, la logique n'est pas nécessairement d'avoir plusieurs outils pour répondre à un même besoin mais bien de proposer un outil mais modulaire. De ce côté là, nous sommes forcés de constater que rares sont les prestataires proposant une souplesse par profil / collaborateur. Les systèmes de points, de badges pourraient, comme dans des jeux sociaux permettre d'avoir accès à des fonctions plus évoluées d'une fonctionnalité de base. Se crée ainsi une courbe d'expérience qui suit le collaborateur. Le système d'accompagnement, en impliquant plus les collaborateurs qui ont un usage avancé, est une autre manière de créer de la viralisation en interne, dans des démarches d'accompagnement au changement. Faut-il encore libérer le temps nécessaire aux collaborateurs, donner de l'importance à ces missions d'entraide interne, impliquer suffisament le management dans ce rôle dévolu aux collaborateurs...

Autre information issue d'une étude récente menée par Forrester : plus des deux-tiers des responsables IT attendent que les cadres business terminent l’élaboration de leur stratégie, avant de produire la leur. Cette démarche contient les germes d’un échec certain.

Pour aller plus loin :



01 août 2011

Les articles publiés sur MediasSociaux.fr en juillet 2011

Catégorie : Blogs
Mots-clés : ,

Le lancement de Google+ a couvert une bonne partie de l'acutalité du mois dernier. Petit retour sur les derniers articles publiés sur MediasSociaux.fr, le blog dédié aux médias sociaux.



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