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Mobile et tablette
25 oct. 2011

Vers la digitalisation des entreprises...

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Facebook est un accélérateur et un facteur de changement. Nous l'avons vu en début d'année lors des révolutions du printemps arabe. Mais il n'est qu'un facteur ; d'autres conditions de changements devant être réunies : culturelles, économiques, sociétales, sociologiques, logistiques. Réduire les révolutions arabes à Facebook est une erreur (on peut dire la même chose des émeutes plus récentes en Angleterre). Lire certains experts digitaux interpréter le monde et ses changements au travers de ce qu'il voit tous les jours (Internet et en l’occurrence Facebook) est une erreur. Nous aimons dire au sein The Persuaders que les changements, si je passe maintenant à une vision plus économique en lien avec l'entreprise, sont liés à 4 facteurs, séparés entre les facteurs internes et les facteurs externes.

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24 oct. 2011

Sur les tablettes numériques également, Google Android gagne du terrain

Catégorie : Social commerce
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Dans la bataille sur le marché des smartphones, Google Androïd est parti plus tardivement qu'Apple mais a su grâce à sa stratégie de partenariat et d'intégration sur nombre de terminaux d'aujourd'hui s'imposer face à Apple, en France, en étant le premier OS installé sur une majorité de terminaux mobile. Quelques chiffres : 

  • 550 000 activations de nouveaux terminaux chaque jour dans le monde;

  • Androïd représente près de 30% du parc de smartphones en France en juillet, grâce principalement à HTC et Samsung (source GfK) contre 26% pour iOS (Apple) et 22% pour Symbian (Nokia, ...).

Ce qui s'est produit sur le marché des smartphones est en marche sur le marché moins mâture des tablettes numériques.

En effet, comme je vous le présentais dans Le marché des tablettes numériques en pleine révolution, Apple aujourd'hui domine une grande partie du parc en circulation (80% de part de marché en , et 70% ). Mais cette situation hégémonique, qui ne pouvait pas durer, est en train de commencer à basculer avec la montée en puissance des concurrents. Aujourd'hui sur le dernier trimestre écoulé, les chiffres donneraient une part de marché dans le monde de 25% pour Androïd pour un marché en pleine croissance (+280% de croissance sur un an) - source Strategy Analytics.

Bien évidemment sur ce marché, il faudra compter désormais avec un troisième géant qui va vouloir imposer sa marque : Amazon. Ces dernières semaines ont en effet été marqué par l'arrivée d'Amazon sur ce marché, qui avait déjà une place reconnue sur le marché des e-readers (Amazon à l'assaut du segment low-cost avec les nouveaux Kindle) et correspond donc à une volonté d'Amazon déténdre son offre sur un marche offrant plus de possibilité fonctionnelle. La Kindle Fire se promet d'attaquer fortement le marché avec un prix défiant toute concurrence : 200$.

Kindle_Fire

La question est bien entendu la bataille multi-écran que se mènent aujourd'hui Apple et Google avec des stratégies différentes : propriétaire des terminaux et des OS pour Apple, et une stratégie de partenariat avec des constructeurs pour Google. L'ordinateur, la télévision, le smartphone et maintenant la tablette numérique, nul doute que ceux qui avaient enterré trop tôt Google et voyaient l'hégémonie d'Apple s'installer durablement devront revoir leur copie dans les prochains mois. De plus, la disparition tragique de Steve Jobs, le gourou reconnu et adulé de la marque à la pomme, risque probablement d'avoir des conséquences négatives dans l'appropriation de la marque par la communauté, Tim Cook ayant un pouvoir fédérateur et un charisme tout autre que Steve Jobs. A suivre donc de près la bataille entre Google et Appel, mais à suivre sur tous les écrans...

Pour aller plus loin :

 



20 oct. 2011

Quand les boutons de partage envahissent tous les sites Internet...

Catégorie : Les usages changent !
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Vous les avez déjà vu trainer sur de nombreux sites. Mais si vous savez, ces petits boutons de partage que l'on retrouve sur des sites d'informations, des sites e-commerce et même désormais sur le moteur de recherche de Google. Qu'ils s'appellent, Google +1, "I like" de Facebook, Retweet de Twitter ou bien encore "Share" de LinkedIn, ils n'ont qu'une vocation : inciter l'utilisateur à partager du contenu sur ces profils sociaux pour à la fois se valoriser lui et faire profiter d'une bonne découverte avec ses "amis", mais aussi, et surtout, si on se place du côté du site, de s'appuyer sur la viralité naturelle et la caisse résonance de ses lecteurs pour propager une information et créer une source de trafic additionnel sur le site.

Image 2

Aujourd'hui, demandez à un site d'information en ligne s'il pourrait se passer du trafic provenant des réseaux sociaux ? Le chiffre vaut ce qu'il vaut car il est général et il existe de forte disparités entre un site marchand et un site d'information par exemple, mais 10% du trafic mondial trouverait sa source dans le partage de liens sur les réseaux sociaux (étude menée en juin dernier et mandatée par le service de partage ShareThis)

Le troisième bénéficiaire est bien entendu le service social qui propose son bouton de partage. En cliquant sur un bouton +1 ou sur un bouton I like, c'est autant d'informations que vous donnez respectivement à Google et Facebook sur les interactions que vous faites sur la Toile. Toutes ces informations permettent de définir des profils sociaux voire même d'enrichir les flux d'informations auxquels vous êtes abonnés. En effet, petit exemple de ce que Facebook propose avec certains sites partenaires qui intègrent le bouton "I like". Lorsque vous surfez sur le site d'Amazon, vous découvrez un artiste que vous aimez et vous cliquez sur le bouton "I like" pour faire part de votre découverte à votre réseau d'amis. Sauf que dans le même temps, Facebook vous abonne à la page officielle (anciennement page Fan) de l'artiste. Voila un moyen à la fois d'enrichir votre profil et vos centres d'intérêts sur votre profil Facebook, mais aussi d'augmenter de manière fictive en partie le nombre de fans déclarés d'un artiste sur sa page Facebook. Facebook part en effet du principe que quelque soit le site sur lequel vous déclarez aimer un artiste, que ce soit sur Facebook ou sur un site partenaire, cela revient aux mêmes.

Qui va gagner la "guerre des boutons" ?

Dans cette guerre des boutons 2.0 que se mène les géants du Web, quel acteur en tire le plus de profit ? Les deux vainqueurs sont clairement Google et Facebook. Google, en effet, est en train de revoir tout le fonctionnement de son moteur de recherche en intégrant plus fortement la dimension sociale à son algorithme (on parle désormais de "social search"). En effet, le leader de la recherche part du principe qu'aujourd'hui, compte tenu de la densite d'informations présentes sur la Toile, le besoin de filtrer l'information et de la personnaliser en fonction du profil de l'internaute devient un enjeu prioritaire. Les actions que vous faites sur différents sites et directement dans les résultats de recherche impactent donc les contenus qui remonteront prioritairement dans le moteur de recherche lors de prochaines requêtes.

Facebook, cependant, détient encore une longueur d’avance dans cette bataille. En effet, le bouton  « like » de Facebook est aujourd’hui de loin le bouton le plus intégrer sur les sites externes. Il faut dire que sur la question des widgets sociaux, Facebook a clairement un temps d’avance, s’étant lancé dans cette bataille depuis bientôt 3 ans. Selon une étude en juillet dernier de BrightEdge, certains sites à forte affluence seraient encore plus enclins à intégrer les boutons de partage. En effet, l'étude révèle que parmi les 10 000 plus gros sites (en terme d'audience), seulement 10,8% intégreraient au moins un bouton de partage.

Et si on intégrait le e-commerce et le marketing au partage sur Internet ?

Intégrer un bouton de partage sur son site ? OK, pourquoi pas. Ce n'est pas compliqué à faire mais encore faut-il imaginer son intégration dans des dispositifs plu vastes. Deux exemples menés en France de ce qui peut être fait. Tout d'abord, avec Voyages-SNCF.com qui propose, grâce au partage de son prochain voyage sur Facebook et Twitter, un accès plus rapide à une offre prédéfinie ou personnalisée. Le site Voyages-SNCF le propose depuis plus d’un an et le système de partage intégré en fin d'acte transactionnel sur le site permet de générer 2,1 visites en moyenne par partage effectué. Autre exemple, plus dans l'univers de la communication, avec le dispositif mis en place par Samsung avec sa web-série Les Geeks. L'intégration des boutons de partage est ici liée à tout n principe de gamification basée sur les vidéos diffusées sur le site. Le principe est plus vous partagez la vidéo, plus vous la commentez... en somme plus vous êtes dans l'interaction avec un contenu, plus vous gagnez de points. Bien entendu, ce système de points permet à la marque de définir des profils sociaux et d'actionner des dispositifs marketing ciblés.

Intégrer des boutons de partage sur son site permet de répondre aujourd’hui à trois objectifs principaux : visibilité, acquisition de trafic et interactivité, mais la question n’est pas seulement d’intégrer des boutons de partage sur toutes les pages de votre site, mais bien d’inciter au partage en proposant éventuellement une valeur ajoutée à celui qui le partage ou celui qui découvre le lien.

Et si on imaginait d'autres boutons ?

Beaucoup d'internautes prônent pour l'existence d'un bouton "I dislike", mais Facebook ne semble pas prêt de céder sur cette demande. On fait souvent le reproche sur Facebook de n’avoir finalement qu’un niveau de vote qui est le « I like ». Oui mais si on aime pas, comment on fait pour le dire par le biais du vote.

Certains comme Youtube n'hésitent pas à imaginer de nouvelles choses pour inciter à toujours plus de partage de leurs contenus.  Sans pour autant ici reparler d’échelle de vote avec on pourrait imaginer des nuances positives ou négatives. Youtube a ainsi mis en test aux Etats-Unis depuis plusieurs semaines maintenant  un nouveau mode totalement emprunt des codes de communication sur Internet. Vous connaissez certains acronymes qui se sont désormais imposés dans le langage courant comme VDM (Vie de Merde), LOL (Loud of Laugh), MDR (Mort de Rire) ou bien encore PTDR (Péter de rire). Youtube reprend ces codes dans une fonctionnalité qui permet à la fois en un clic à l’internaute de donner son avis sur une vidéo, et à Youtube de pouvoir taguer plus facilement les vidéos. Ce système actuellement en test, devrait sans nul doute se retrouver sur plein d’autres sites, notamment les sites d’informations où la qualification des contenus peut être difficile et le fait de laisser l’internaute définir ses propres tags peut vite devenir laborieux. L’idée est de donner des clés de recherche et de lecture d’un contenu. La qualification d’un contenu donne des filtres supplémentaires à l’internaute qui détermine d’autant mieux si ce contenu est susceptible ou pas de l’intéresser.

Article précédemment publié sur DocNews.fr



17 oct. 2011

Votre stratégie sur les médias sociaux ne vous sauvera pas !

Catégorie : Les usages changent !
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Ces dernières semaines, vous m'a beaucoup parlé de e-commerce, de tablettes numériques (suite notamment à un article écrit il y a un mois : Le marché des tablettes numériques en pleine révolution) et de social CRM. Ces discussions m'amènent à rejoindre le schéma récemment proposé par Fred Cavazza où toutes les disciplines digitales forment un grand ensemble.

grand_ensemble_web

Comprendre ce grand ensemble et axer sa stratégie digitale en prenant en compte tous les pans.

Il y a plus de deux an j'écrivais à propos des médias sociaux que "Votre stratégie social media ne vous sauvera pas" (Your social media strategy won't save you). Cette phrase est à comprendre dans le double sens suivant

  • Une stratégie médias sociaux n'a de sens que si elle est intégrée dans une stratégie plus vaste. L'internaute est devenu multicanal : il utilise aussi bien son smartphone, que son ordinateur, que les échanges avec ses pairs sur Internet ou dans la vie réelle, que les conseils d'un vendeur pour se renseigner sur un un produit. Les démarches de l'entreprise pour être véritablement multicanales ne doivent pas être des briques que l'on empile les unes au dessus des autres, en pensant ériger un mur solide. Il faut pour que le mur tienne un liant entre les briques, il faut des fondations solides. Les fondations sont la compréhension des mécanismes et des rouages. Le ciment est cette logique, ce fil rouge que l'on doit retrouver entre les différentes actions de l'entreprise. Aujourd'hui, dans la plupart des entreprises, elles ne manquent pas de briques ou de volonté de vouloir construire un mur, mais c'est plutôt le mur qu'elle souhaite obtenir à la fin qu'elle ne voit pas, le ciment qui est souvent oublié et des fondations bien souvent absentes. Le mur est alors souvent un chateau de cartes auquel on essaie de trouver une raison en cherchant a posteriori un ROI.
  • Les médias sociaux ne tolèrent pas le non respect des promesses affichées. L'ère de la communication toute puissante c'est à chaque campagne plus de promesse affichée mais bien souvent peu tenu dans les faits. Les couacs entre la communication et la relation client sont nombreux et ne sont pas grave lorsqu'ils n'impactent pas l'image de l'entreprise. Sauf qu'aujourd'hui l'internaute parle... et est écouté. Sa voix porte sur Internet qui est devenu son territoire d'expression et sur les médias sociaux qui sont sa caisse de résonance (Et si vous passiez à la Relation Clients sur Internet ?). La phrase "Your social media strategy won't save you" est le fait qu'il ne faut pas attendre de sa démarche sur les médias sociaux qu'elle résolve tous les problèmes de l'entreprise à grand coup de campagnes de communication sur de nouveaux supports ou de dispositifs simulant l'écoute et la conversation. Beaucoup de démarches se bornent à être des dispositifs ponctuel plus proches de Social Media Washing que d'actions vraiment utiles pour l'internaute. En essayant de répondre aux objectifs de l'entreprise, il faut d'abord répondre aux attentes de ses cibles... ses clients en premier lieu.

Les médias sociaux et le social plus généralement est devenu la pierre angulaire du web. La transformation du 1.0 au 2.0, pour les entreprises, n'est pas l'apparition de nouveaux outils que l'on a estampillés depuis 5, 6 ans comme des outils 2.0, c'est bien des changements plus profonds que j'appelle "digitialisation de l'entreprise" (cf: La révolution ce n'est pas Facebook, c'est la digitalisation de l'entreprise). Ce rôle central des médias sociaux et les impacts externes et internes qu'ils génèrent peuvent être schématisés comme suit.

 medias_sociaux_central

Pour aller plus loin :



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