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06 avr. 2012

Les programes TV US qui font le plus parler sur les médias sociaux

Catégorie : Les usages changent !
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La Social TV ce n'est pas seulement le fait de pouvoir accéder à des services sociaux depuis son téléviseur, ni l'arrivée de Google ou de MySpace dans votre petit (grand) écran (cf : Que nous promet MySpace TV ?), c'est aussi le partage en live depuis n'importe quel terminal (tablette, smartphone, ...) des programmes TV que vous êtes en train de visionner. Aujourd'hui, des services comme GetGlue, TVCheck, MyTVBuddy ou bien encore Jakaa sont autant de services qui visent à ajouter à l'expérience télévisuelle une interaction sociale avec vos amis ou des personnes regardant le même programme TV que vous. Le but de cet article n'est pas de vous présenter les principaux outils, certains s'étant déjà prêtés à cet exercice (Solutions et outils pour commenter et partager un programme TV).

Je vous propose aujourd'hui une infographie qui présente, aux Etats-Unis, sur l'année écoulée, les programmes TV qui ont fait le plus parlés sur les réseaux sociaux. A ma connaissance, aucune acteur Français n'a encore proposé le même genre d'infographie pour des programmes TV, mais nul doute que les interventions de nos hommes politiques dans certaines émissions ou bien encore certaines émissions fortement commentées sur les médias sociaux comme Top Chef ou L'Amour est dans le Pré doivent se trouver en haut de ce classement.

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(Cliquez ici pour vor l'infographie en grand)



19 déc. 2011

Connaissez-vous les sites de microjobs ?

Catégorie : Les usages changent !
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C'est la crise : il n'y a plus d'emploi, le chômage augmente... C'est une chance ! Si les entreprises n'embauchent plus, une bonne raison pour vous mettre sur le marché du travail à votre compte. Le société nous oblige aujourd'hui à tendre vers moins d'assitanat et plus d'autonomie individuelle. Je ne juge pas ici si c'est une bonne ou mauvaise chose car je veux bien entendre les arguments pour et contre. Certains liront donc les ignes qui suivent comme le témoignage de la précarisation du monde professionnel. Je préfère le voir dans une attitude plus positive : aujourd'hui, il existe des milliers et des milliers de microjobs attendant de trouver le bon professionnel.

Comme pour les produits, Internet est devenu un marché ouvert du travail où l'apparition de plateformes servant d'intermédiaire (un peu comme PriceMinister ou eBay pour la vente de produits) est une chance pour trouver plus simplement. Cette tendance n'a rien de nouveau en soit puisque le phénomène du CtoC et l'apparition de nouveaux intermédiaires est finalement dans les gènes même d'Internet ("réseau entre" si nous traduisons sémantiquement) : Le CtoC (Customer to Customer), une aubaine pour les nouveaux intermédiaires ?.

La montée en puissance des sites de microjobs

C'est donc dans cette tendance et face au contexte économique actuel qu'il faut comprendre l'apparition et la montée en puissance de microjobs. Alors clairement, à l'ère du digital et du besoin des marques d'être visible et d'agréger de larges audiences sur leurs espaces sociaux, on a un peu tout et nimporte quoi comme le site MicroWorkers ou Microjobs.biz. Le site propose de payer les internautes pour leurs actions de partage et d'interactions avec les marques : vous vous abonnez à la chaîne vidéo Youtube d'une marque, vous postez un commentaire, vous devez fan sur Facebook ... toutes ces actions aujourd'hui se monnayent.

microworkers

Vous ne rêvez pas ? Annonceurs, ne cherchez pas à avoir des fans (Quand les marques survalorisent leurs fans Facebook...), à augmenter votre taux d'engagement, il suffit que votre agence paye des internautes pour le faire et le tour est joué. Ne suivez donc pas ces objectifs et concentrez-vous sur de vrais aspects Social Business (création de leads qualifiés) et Social CRM (satisfaction et qualification des clients sur les médias sociaux).

Je vous rassure les microjobs sont également des demandes plus "traditionelles" comme le propose le site Quipeut.com. Vous recherchez une personne pour trouver vos cadeaux de Noël (pour 5 euros) ? Vous cherchez une personne pour vous donner un cours d'oenologie à domicile (pour 30 euros) ? Ce site alors est fait pour vous avec tout type de demande des plus loufoques aux demandes liées à la cuisine, au jardinage, aux loisirs récréatifs, ...

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Une vraie tendance !

Pour aller plus loin :



15 déc. 2011

Les Français et leurs usages d'Internet

Catégorie : Les usages changent !
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Je vous avais l'année dernière parlé de l'étude de TNS Sofrès par rapport aux Français et aux nouveaux usages numériques : Les 6 typologies d'internautes. Cette année, je garde le même principe mais garde la même source. Pour cette année, TNS Sofres a réalisé cette étude en partenariat avec l'INRIA (l'INRIA est l'Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) et a donc pour objet de parler de tous les innovations et des impacts dans notre sociétés et au sein des entreprises).

En 2010 : 57% d'internautes "2.0"...

C'était le principal enseignement que je retenais du développement des usages participatifs, sociaux et communautaires parmi les internautes Français. Donc seulement un peu plus d'1 internaute sur 2 déclarait avoir un usage participatif d'Internet. Le graphique ci-après que nous avions réalisé à l'occasion donnait le dispatch entre 6 catégories d'internautes.

usages_internet_persuaders

Aujourd'hui, l'étude se propose de garder un principe de 6 profils mais d'utiliser une allégorie avec le voyage pour rendre plus concret les différences entre ces 6 profils.

En 2011 : On ne distingue plus usages sociaux du reste...

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"Social is erverywhere", "Social is like the air", a-t-on coutume de lire à droite à gauche. Faire une disctinction entre des usages qui seraient sociaux et d'autres qui ne le seraient pas , n'a donc plus de sens. Aujourd'hui, tout est social : des réseaux sociaux bien entendus, mais aussi aux moteurs de recherche (Un pas de plus de Google ver le social search avec le bouton +1), aux principaux sites de "consommation" de contenus comme Youtube (Nouveau design pour Youtube.. avec une intégration plus forte de Google+), et bien évidemment les sites d'informations et les sites marchands (Mythes et réalités du Social Commerce)  qui tendent à se socialiser (même si aujourd'hui, il reste beaucoup à faire sur ce terrain pour proposer de vraies expériences pertinentes et reliées aux autres rouages / métiers de l'entreprise). Tout cela confirme donc que les usages 2.0 se répandent, nul doute par rapport à ce point.

Par contre, certains services voire usage particulier peinent toujours à s'implanter durablement dans la vie quotidienne numériques des Français. Je pense notamment à la géolocalisation (La géolocalisation : un usage encore timide en France), mais aussi à Twitter, même si la nouvelle interface veut corriger les erreurs passées (quels contenus consommés et trouvés facilement pour tous les néophytes, inscrits récemment sur le service ?). Ces deux services dont, certes nous attendont beaucoup parlé, ont une croissance forte de leur nombre d'inscrits mais un nombre d'adeptes et utilisateurs fréquents qui peinent à dépasser les 30%. 

6 typologies d'internautes "voyageurs"

L'étude reprend donc ici une allégorie autour du voyage pour définir 6 profils d'utilisateurs.

  • Les grands Explorateurs (18 %) Pionniers du numérique et toujours en tête de file, ils sont les premiers spécimens de l’homo numericus. Ils prennent véritablement possession de ce Nouveau Monde et s’y déplacent aisément, toujours en quête de lieux insolites à découvrir.
  • Les Baroudeurs pragmatiques (16 %) : Ils se déplacent rapidement sur ces territoires défrichés par les grands Explorateurs, dans une démarche avant tout pragmatique. Curieux et ouverts, lucides sur ses potentiels, ils ont également conscience de ce que le « monde d’avant » avait de structurant et mettent en avant la responsabilité dans leur exploration.
  • Les apprentis Voyageurs (20 %) : Ils viennent tout juste de s’engager sur les sentiers du Nouveau Monde. Aventureux et enthousiastes, ils n’osent que rarement cependant emprunter ses chemins sauvages.
  • Les Randonneurs vigilants (16 %) : Ils savent qu’ils font partie d’un monde en mutation, mais se méfient des territoires qu’ils découvrent et font un usage encore relativement modéré de leurs propres découvertes.
  • Les Révoltés du numérique (10 %) : Observant les évolutions de ce Nouveau Monde d’un œil inquiet, ils utilisent les nouvelles technologies, mais n’apprécient pas les conséquences. Ces nouveaux espaces les rendent nostalgiques et ils rêvent de rembarquer dans le monde d’avant pour retrouver leur confort et leurs repères.
  • Les bienheureux Sédentaires (16 %) : Le numérique est loin d’être indispensable pour eux. Ils ne s’y confrontent pas ou peu dans leur vie quotidienne et ne cherchent pas à s’informer des évolutions dans ce domaine. Ils ne sont pour autant pas opposés aux évolutions et peuvent réviser leur jugement avec des exemples concrets d’utilisation.

A la vue de ces chiffres, il faut faire le même constat que dans beaucoup d'entreprises qu'il existe une vraie "fracture numérique" en France. Cette fracture est frappante dans la compréhension du Numérique qu'ont nos classes dirigeantes, à quelques exceptions près.

La volonté d'accompagnement numérique que nous prônons depuis bientôt plusieurs années avec Fred Cavazza vise clairement à réduire cette fracture. Comme tout grand voyageur, on sait que celui-ci risque de nous chambouler profondément. On préfère soit se trouver de faux prétextes pour ne pas partir dans une vision conservatrice voire passéiste / rétrograde, voire repousser le voyage au dernier moment.

L'un des constats du Web'11 sur lequel j'aurai l'occasion de revenir ultérieurement est clairement la nécessité urgente de cette mutation digitale que nos sociétés doivent faire. La notion de SOLOMO prônée cette année par Loïc et Géraldine au Web'11 fait ce constat qu'aujourd'hui que ce soit dans notre vie locale de tous les jours, sur les différents terminaux (je trouve ici la notion de mobile réductrice puisque nous oublions tous les autres "Terminaux Alternatifs"), Internet et ses usages sociaux va prendre une part de plus en plus importante.

Pour en savoir plus sur l'étude : Les Français et le Numérique

Pour aller plus loin :



23 nov. 2011

Google Chrome : le navigateur de Google qui devrait bientôt dépasser Mozilla Firefox

Catégorie : Les usages changent !
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Même si la bataille des navigateurs Internet reste dominée depuis de (trop) longues années par Microsoft Internet Explorer, l'arrivée il y a 10 ans de Firefox a clairement bouleversé la donne. Le succès de Internet Explorer a montré à Google que lorsque vous contrôler le support, il est plus simple de pouvoir pousser telle ou telle fonctionnalité.

Google : être présent à toutes les étapes de votre vie numérique

Aujourd'hui, Google Chrome fait clairement partie de la stratégie de présence de Google d'être présent à toutes les étapes de votre vie numérique et mobile :

  • Mobile : Google Android
  • Porte d'accès privilégié à Internet : Google Chrome et moteur de recherche Google
  • Contenus phares : Picasa (photos), Youtube (vidéos), Maps, Street View et Earth (géolocalisation), Docs (documents), Calendar (Agenda) et maintenant Google Music
  • Fonctionnalités sociales : Google+, Google +1 ...
  • Services d'échanges :  Gmail, GTalk...

Google Chrome : un lancement en demi-teinte...

Sur ce marché des navigateurs Internet, on se rappelle tous que l'arrivée de Google avec Google Chrome en 2008 était apparue comme déroutante et une tentative désespérée d'accaparer une faible part de marché : Google Chrome : après le buzz du lancement, qu'en est-il ?.

Beaucoup d'observateurs témoignaient qu'après le buzz du lancement, Google Chrome n'arriverait pas à faire la différence par rapport à deux acteurs fortement ancrés dans l'usages des internautes. A l'époque, j'écrivais :

"Laisser le temps au temps : il faut bien reconnaître que ce qu'à pris quelques années à Mozilla, ne peut pas se faire en seulement quelques semaines, même pour une entreprise s'appelant Google. Il faut donc voir sur un an pour voir quelle est véritablement la tendance."

Je me dis qu'aujourd'hui à ceux qui tirent à boulets rouges sur Google+ devraient attendre quelques semaines, mois avant de se faire une opinion tranché : Google+ vs Facebook : le match est lancé !.

Google Chrome : de 12% (2010 à 25% (2011) de part de marché

Google Chrome est devenu en 3 ans le troisième navigateur Internet et est en passe de dépasser dans les prochaines semaines Mozilla Firefox, afin de prendre la deuxième place du podium derrière Internet Explorer. Au niveau des tendances, voici ce que nous constatons aujourd'hui sur ce marché :

  • Google Chrome est l'acteur qui connaît la plus forte croissance, passant ainsi de 12,39% de part de marché en octobre 2010 à 25% un an plus tard, soit plus de 100% de croissance en un an !
  • L'augmentation de Google Chrome se fait au détriment principalement d'Internet Explorer, et dans un second temps de Firefox. En effet, Internet Explorer a vu sa part de marché en un an (sur la même période étudiée que pour Google Chrome) de 49% à 40%, pendant que dans le même temps, Firefox voyait décliner la sienne de 31% à 26%.

source : StatCounter

Pour aller plus loin :



20 oct. 2011

Quand les boutons de partage envahissent tous les sites Internet...

Catégorie : Les usages changent !
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Vous les avez déjà vu trainer sur de nombreux sites. Mais si vous savez, ces petits boutons de partage que l'on retrouve sur des sites d'informations, des sites e-commerce et même désormais sur le moteur de recherche de Google. Qu'ils s'appellent, Google +1, "I like" de Facebook, Retweet de Twitter ou bien encore "Share" de LinkedIn, ils n'ont qu'une vocation : inciter l'utilisateur à partager du contenu sur ces profils sociaux pour à la fois se valoriser lui et faire profiter d'une bonne découverte avec ses "amis", mais aussi, et surtout, si on se place du côté du site, de s'appuyer sur la viralité naturelle et la caisse résonance de ses lecteurs pour propager une information et créer une source de trafic additionnel sur le site.

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Aujourd'hui, demandez à un site d'information en ligne s'il pourrait se passer du trafic provenant des réseaux sociaux ? Le chiffre vaut ce qu'il vaut car il est général et il existe de forte disparités entre un site marchand et un site d'information par exemple, mais 10% du trafic mondial trouverait sa source dans le partage de liens sur les réseaux sociaux (étude menée en juin dernier et mandatée par le service de partage ShareThis)

Le troisième bénéficiaire est bien entendu le service social qui propose son bouton de partage. En cliquant sur un bouton +1 ou sur un bouton I like, c'est autant d'informations que vous donnez respectivement à Google et Facebook sur les interactions que vous faites sur la Toile. Toutes ces informations permettent de définir des profils sociaux voire même d'enrichir les flux d'informations auxquels vous êtes abonnés. En effet, petit exemple de ce que Facebook propose avec certains sites partenaires qui intègrent le bouton "I like". Lorsque vous surfez sur le site d'Amazon, vous découvrez un artiste que vous aimez et vous cliquez sur le bouton "I like" pour faire part de votre découverte à votre réseau d'amis. Sauf que dans le même temps, Facebook vous abonne à la page officielle (anciennement page Fan) de l'artiste. Voila un moyen à la fois d'enrichir votre profil et vos centres d'intérêts sur votre profil Facebook, mais aussi d'augmenter de manière fictive en partie le nombre de fans déclarés d'un artiste sur sa page Facebook. Facebook part en effet du principe que quelque soit le site sur lequel vous déclarez aimer un artiste, que ce soit sur Facebook ou sur un site partenaire, cela revient aux mêmes.

Qui va gagner la "guerre des boutons" ?

Dans cette guerre des boutons 2.0 que se mène les géants du Web, quel acteur en tire le plus de profit ? Les deux vainqueurs sont clairement Google et Facebook. Google, en effet, est en train de revoir tout le fonctionnement de son moteur de recherche en intégrant plus fortement la dimension sociale à son algorithme (on parle désormais de "social search"). En effet, le leader de la recherche part du principe qu'aujourd'hui, compte tenu de la densite d'informations présentes sur la Toile, le besoin de filtrer l'information et de la personnaliser en fonction du profil de l'internaute devient un enjeu prioritaire. Les actions que vous faites sur différents sites et directement dans les résultats de recherche impactent donc les contenus qui remonteront prioritairement dans le moteur de recherche lors de prochaines requêtes.

Facebook, cependant, détient encore une longueur d’avance dans cette bataille. En effet, le bouton  « like » de Facebook est aujourd’hui de loin le bouton le plus intégrer sur les sites externes. Il faut dire que sur la question des widgets sociaux, Facebook a clairement un temps d’avance, s’étant lancé dans cette bataille depuis bientôt 3 ans. Selon une étude en juillet dernier de BrightEdge, certains sites à forte affluence seraient encore plus enclins à intégrer les boutons de partage. En effet, l'étude révèle que parmi les 10 000 plus gros sites (en terme d'audience), seulement 10,8% intégreraient au moins un bouton de partage.

Et si on intégrait le e-commerce et le marketing au partage sur Internet ?

Intégrer un bouton de partage sur son site ? OK, pourquoi pas. Ce n'est pas compliqué à faire mais encore faut-il imaginer son intégration dans des dispositifs plu vastes. Deux exemples menés en France de ce qui peut être fait. Tout d'abord, avec Voyages-SNCF.com qui propose, grâce au partage de son prochain voyage sur Facebook et Twitter, un accès plus rapide à une offre prédéfinie ou personnalisée. Le site Voyages-SNCF le propose depuis plus d’un an et le système de partage intégré en fin d'acte transactionnel sur le site permet de générer 2,1 visites en moyenne par partage effectué. Autre exemple, plus dans l'univers de la communication, avec le dispositif mis en place par Samsung avec sa web-série Les Geeks. L'intégration des boutons de partage est ici liée à tout n principe de gamification basée sur les vidéos diffusées sur le site. Le principe est plus vous partagez la vidéo, plus vous la commentez... en somme plus vous êtes dans l'interaction avec un contenu, plus vous gagnez de points. Bien entendu, ce système de points permet à la marque de définir des profils sociaux et d'actionner des dispositifs marketing ciblés.

Intégrer des boutons de partage sur son site permet de répondre aujourd’hui à trois objectifs principaux : visibilité, acquisition de trafic et interactivité, mais la question n’est pas seulement d’intégrer des boutons de partage sur toutes les pages de votre site, mais bien d’inciter au partage en proposant éventuellement une valeur ajoutée à celui qui le partage ou celui qui découvre le lien.

Et si on imaginait d'autres boutons ?

Beaucoup d'internautes prônent pour l'existence d'un bouton "I dislike", mais Facebook ne semble pas prêt de céder sur cette demande. On fait souvent le reproche sur Facebook de n’avoir finalement qu’un niveau de vote qui est le « I like ». Oui mais si on aime pas, comment on fait pour le dire par le biais du vote.

Certains comme Youtube n'hésitent pas à imaginer de nouvelles choses pour inciter à toujours plus de partage de leurs contenus.  Sans pour autant ici reparler d’échelle de vote avec on pourrait imaginer des nuances positives ou négatives. Youtube a ainsi mis en test aux Etats-Unis depuis plusieurs semaines maintenant  un nouveau mode totalement emprunt des codes de communication sur Internet. Vous connaissez certains acronymes qui se sont désormais imposés dans le langage courant comme VDM (Vie de Merde), LOL (Loud of Laugh), MDR (Mort de Rire) ou bien encore PTDR (Péter de rire). Youtube reprend ces codes dans une fonctionnalité qui permet à la fois en un clic à l’internaute de donner son avis sur une vidéo, et à Youtube de pouvoir taguer plus facilement les vidéos. Ce système actuellement en test, devrait sans nul doute se retrouver sur plein d’autres sites, notamment les sites d’informations où la qualification des contenus peut être difficile et le fait de laisser l’internaute définir ses propres tags peut vite devenir laborieux. L’idée est de donner des clés de recherche et de lecture d’un contenu. La qualification d’un contenu donne des filtres supplémentaires à l’internaute qui détermine d’autant mieux si ce contenu est susceptible ou pas de l’intéresser.

Article précédemment publié sur DocNews.fr



17 oct. 2011

Votre stratégie sur les médias sociaux ne vous sauvera pas !

Catégorie : Les usages changent !
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Ces dernières semaines, vous m'a beaucoup parlé de e-commerce, de tablettes numériques (suite notamment à un article écrit il y a un mois : Le marché des tablettes numériques en pleine révolution) et de social CRM. Ces discussions m'amènent à rejoindre le schéma récemment proposé par Fred Cavazza où toutes les disciplines digitales forment un grand ensemble.

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Comprendre ce grand ensemble et axer sa stratégie digitale en prenant en compte tous les pans.

Il y a plus de deux an j'écrivais à propos des médias sociaux que "Votre stratégie social media ne vous sauvera pas" (Your social media strategy won't save you). Cette phrase est à comprendre dans le double sens suivant

  • Une stratégie médias sociaux n'a de sens que si elle est intégrée dans une stratégie plus vaste. L'internaute est devenu multicanal : il utilise aussi bien son smartphone, que son ordinateur, que les échanges avec ses pairs sur Internet ou dans la vie réelle, que les conseils d'un vendeur pour se renseigner sur un un produit. Les démarches de l'entreprise pour être véritablement multicanales ne doivent pas être des briques que l'on empile les unes au dessus des autres, en pensant ériger un mur solide. Il faut pour que le mur tienne un liant entre les briques, il faut des fondations solides. Les fondations sont la compréhension des mécanismes et des rouages. Le ciment est cette logique, ce fil rouge que l'on doit retrouver entre les différentes actions de l'entreprise. Aujourd'hui, dans la plupart des entreprises, elles ne manquent pas de briques ou de volonté de vouloir construire un mur, mais c'est plutôt le mur qu'elle souhaite obtenir à la fin qu'elle ne voit pas, le ciment qui est souvent oublié et des fondations bien souvent absentes. Le mur est alors souvent un chateau de cartes auquel on essaie de trouver une raison en cherchant a posteriori un ROI.
  • Les médias sociaux ne tolèrent pas le non respect des promesses affichées. L'ère de la communication toute puissante c'est à chaque campagne plus de promesse affichée mais bien souvent peu tenu dans les faits. Les couacs entre la communication et la relation client sont nombreux et ne sont pas grave lorsqu'ils n'impactent pas l'image de l'entreprise. Sauf qu'aujourd'hui l'internaute parle... et est écouté. Sa voix porte sur Internet qui est devenu son territoire d'expression et sur les médias sociaux qui sont sa caisse de résonance (Et si vous passiez à la Relation Clients sur Internet ?). La phrase "Your social media strategy won't save you" est le fait qu'il ne faut pas attendre de sa démarche sur les médias sociaux qu'elle résolve tous les problèmes de l'entreprise à grand coup de campagnes de communication sur de nouveaux supports ou de dispositifs simulant l'écoute et la conversation. Beaucoup de démarches se bornent à être des dispositifs ponctuel plus proches de Social Media Washing que d'actions vraiment utiles pour l'internaute. En essayant de répondre aux objectifs de l'entreprise, il faut d'abord répondre aux attentes de ses cibles... ses clients en premier lieu.

Les médias sociaux et le social plus généralement est devenu la pierre angulaire du web. La transformation du 1.0 au 2.0, pour les entreprises, n'est pas l'apparition de nouveaux outils que l'on a estampillés depuis 5, 6 ans comme des outils 2.0, c'est bien des changements plus profonds que j'appelle "digitialisation de l'entreprise" (cf: La révolution ce n'est pas Facebook, c'est la digitalisation de l'entreprise). Ce rôle central des médias sociaux et les impacts externes et internes qu'ils génèrent peuvent être schématisés comme suit.

 medias_sociaux_central

Pour aller plus loin :



17 août 2011

La technologie : un obstacle dans l'entreprise ?

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Pour cet article de rentrée, je voulais depuis déjà quelques temps aborder la question fondamentale de la place de la technologie dans les entreprises françaises. Au sein de The Persuaders, notre philosophie est de voir la technologie comme transformatrice dans les entreprises et donc acteur de changement dans la culture, les organisations et les processus.

Comme l'écrivait Fred Cavazza dans Toutes les disciplines du web forment un grand ensemble, tous les pans de l'activité Internet sont liés et se sont complexifiés. Nous sommes passés des années 2000 où Internet était vu seulement comme le 6ème média et un canal de distribution additionnel à une ère de la digitalisation des activités où Internet prend plus de place, au travers de nouveaux usages, de nouveaux outils et de nouveaux terminaux (tablettes numériques, télévision connectée...)

Le titre de cet article, volontairement généraliste avec la notion de technologie, me permet de recouper différents constats que nous dressons actuellement dans les entreprises autour des enjeux technologiques liés à Internet.

1/ Le fossé générationnel dans l'usage des nouvelles technologies

L'arrivée des Digital Natives dans les entreprises ne se fait pas sans l'arrivée de leurs attentes en termes d'outis numériques. Or, il devient parfois de plus en plus schyzophrène d'utiliser dans la même journée des outils ayant une logique totalement contraire. L'outil doit être un faciitateur dans le travail et non un élement complexifiant. Nous le verrons par la suite, mais aujourd'hui sur Internet, chacun adopte ses propres outils en fonction de ses attentes (attentes structurelles) et des moments de la journée et des situations (attentes conjoncturelles).

Le web est ainsi devenu "Personal Media" (Du Social Media au Personal Media). Or dans l'entreprise, bien souvent le menu est le même pour tous (ou plutôt en fonction de profis) sans possibilité de pouvoir choisir à la carte.

Imaginez si demain, chaque entreprise en interne mettait en place un principe de App'Store : le collaborateur choisit les solutions logicielles dont il a besoin et est accompagné dans la prise en main. Chaque logiciel serait ainsi détaillé et un principe d'entraide lié permettrait aux utilisateurs les plus chevronnés d'accompagner les utilisateurs novices plutôt que de seulement proposer une assistance technique.

2/ Le manque d'accompagnement des collaborateurs dans la compréhension des usages

Dans le point précédent, je parlais d'outils, notamment quand il s'agit d'outils internes. Le digital est plus vaste et, aujourd'hui, impacte fortement les entreprises, non seulement dans leur organisation mais aussi dans leur business model. (81% des dirigeants d’entreprise estiment que la technologie est un élément fondamental de leur business model, étude Forrester) Accompagner les collaborateurs vers le numérique est donc un vaste chantier qui ne peut pas se résumer à réaliser une charte informatique et une charte pour les médias sociaux (Le besoiun d'une charte sur les médias sociaux... mais surtout d'un accompagnement des collaborateurs vers le numérique). Même si son métier ne change pas, les conditions dans lesquelles un collaborateur peut le faire, elles, changent. Cette compréhension de ce changement est nécessaire plutôt que de vouloir imposer un changement de fait.

3/ L'inadéquation entre les outils et les attentes des utilisateurs

Qu'elle soit liée à un fossé générationnelle ou pas, cette inadéquation entre les outils et les attentes des internautes est forte. Le problème est multiple. Comme je l'ai détaillé dans le point 1, le problème de la modularité des outils renforce cette inadéquation et cette recherche continuelle des décideurs de l'outil le plus adéquat.

Le principe qui doit guider les entreprises dans les médias sociaux est celui de savoir se rendre disponible et de proposer la bonne expérience sur les différents nouveaux supports afin de mieux répondre aux attentes des internautes (en terme d'immédiateté, d'experience, de nouveaux supports relationnels, d'échange / conversation...). Qu'en est-il au sein des entreprises ? Le raisonnement est là, guidé par des problématiques budgétaires (ne pas multiplier les mêmes outils en mutualisant les demandes) et une prise en compte toute relative des attentes des internautes. En effet, les outils de remontées de demande, de suggestion et d'innovation participative en interne ne sont pas encore légion au sein des entreprises.

Autre exemple celui de l'e-mail : tout le monde convient qu'il n'est pas l'outil de communication interne le plus adéquat. Cependant, vouloir faire passer 100% des usages de communcation de l'email vers une plateforme sociale agrégeant différents systèmes de communication (accompagnés généralement de gestion de projet et documentaire) n'est pas nécessairement LA solution.

Le problème est que, à ne pas proposer de solution répondant aux attentes, les collaborateurs trouvent des solutions alternatives. Ainsi, 22% des employés déclarent utiliser des outils Web non-fournis par le département IT, pour accomplir leurs tâches (étude Forrester, 2011)

4/ Un obstacle renforcé par la DSI ?

Passer d'une vision centralisée à une vision métier et collaborateur se heurte en plus à des freins politiques forts, notamment par rapport à la fonction de la DSI dans les entreprises.

La tentation d'un mode de fonctionnement en business unit est de plus en plus fort afin de mieux répondre de manière segmentée aux attentes des internautes. Nous commençons ainsi à voir dans certaines entreprises des logiques de référentiel d'outils permettant ainsi aux directions et business units de pouvoir mieux choisir leurs outils. Il n'est ainsi pas rare de voir plusieurs outils de gestion de projet différents.

Toutefois, la logique n'est pas nécessairement d'avoir plusieurs outils pour répondre à un même besoin mais bien de proposer un outil mais modulaire. De ce côté là, nous sommes forcés de constater que rares sont les prestataires proposant une souplesse par profil / collaborateur. Les systèmes de points, de badges pourraient, comme dans des jeux sociaux permettre d'avoir accès à des fonctions plus évoluées d'une fonctionnalité de base. Se crée ainsi une courbe d'expérience qui suit le collaborateur. Le système d'accompagnement, en impliquant plus les collaborateurs qui ont un usage avancé, est une autre manière de créer de la viralisation en interne, dans des démarches d'accompagnement au changement. Faut-il encore libérer le temps nécessaire aux collaborateurs, donner de l'importance à ces missions d'entraide interne, impliquer suffisament le management dans ce rôle dévolu aux collaborateurs...

Autre information issue d'une étude récente menée par Forrester : plus des deux-tiers des responsables IT attendent que les cadres business terminent l’élaboration de leur stratégie, avant de produire la leur. Cette démarche contient les germes d’un échec certain.

Pour aller plus loin :



27 mai 2011

Twitter a-t-il définitivement enterré les médias classiques ?

Catégorie : Les usages changent !
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L'affaire DSK depuis quelques jours a été largement relayée par les mésdias traditionnels avec des impacts positifs sur la vente de certains hebdomadaires (Libération : +80% de vente) ou quotidien (Le Monde : +40% de vente). Sur internet, le phénomèlme est comparable voire est amplifié. En effet, Twitter ayant été utilisé comme média de diffusion en direct d'informations par les journalistes présents dans le tribunal, a nécessairement généré un nombre majeur de conversations et de relais de ces informations.

Quelques chiffres qui témoignent du phénomène

  • Tout d'abord les sessions de straming en live ou différé sur les chaînes de télévision qui ont multiplié les reportages et le relais en direct notamment le 19 mai, jour où le grand jury décidait de l'inculpation de DSK. Le visonnage de contenus ne streaming sur les sites des chaînes de télévision ont ainsi connu une hausse de 87% par rapport au jeudi 12 mai (source Médiamétrie).

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  • Une augmentation forte des contenus publiés sur les blogs et les sites d'actualités. Plus de 10000 articles de blogs ont cité DSK le jour de son inculpation et ce sont près de 30000 citations sur des sites d'actualités ce même jour (source Google BlogSearch et Google News). 

Une information qui part d'abord de Twitter : l'effet "boule de neige"

Comme pour des événéments majeurs ces dernières années liés aux révolutions en Iran, Tunisie, Egypte, l'information se créé et part d'Internet et même de Twitter. Twitter est devenu un média d'information qui diffuse en temps réel des contenus "chauds" (voire même bouillant") avec une vitesse de propagation et virale qu'aucun autre support / média n'offre.

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Pour rappel, effectivement tout semble partir d'un tweet par un Français, jeune militant UMP (qui a fait parler, à tort par certains, que le "coup" aurait été monté par l'UMP). Les médias se sont empressés de reprendre les informations, notamment une fois que la vidéo 'choc" de SK menottée a été diffusée une première fois.

Ce phénomène témoigne de l'hyperréactivité des médias sociaux... mais devraient amener les médias classiiques à se poser certaines questins

Twitter a-t-il définitivement enterré les médias classiques ?

Cette question, on se la pose légitimement à la vue du traitement de l'information par les médias classiques. Je la posais déjà :

Pour répondre à cette dernière question qui dépasse finalement l'affaire DSK qui n'est qu'un symptôme visible de ce changement, tout en étant un formidable accélérateur (il suffit de voir le nombre de journalistes qui se sont inscrits sur Twitter depuis quelques semaines). Les médias doivenrt arrêter la course au buzz et redevenir des supports crédibles qui certifient l'information, Mais l'ont-ils été un jour ? On sait qu'une information dès lors qu'elle est parue dans Le Monde va être reprise par les autres médias, sans qu'il fasse le travail d'investigation ou de recoupage de l'information. Le modèle est le même sur Internet : quelques producteurs de contenus et beaucoup de personnes qui relaient ce contenu sans le vérifier... et de plus en plus sans y ajouter une opinion personnelle qui y ajouterait une vraie valeur.

Internet, avant d'être un outil de partage et de diffusion d'informations est d'abord un lieu, où aujourd'hui chaque internaute peur produire son information pour la publier. Information ou opinion ? En effet, trop souvent que ce soit sur Twitter ou même sur de trop nombreux blogs, on n'a que la publication d'une information qui est bien souvent déjà parue ailleurs. Vous me direz que c'est cela aujourd'hui l'information sur Internet : le médium devient l'internaute qui devient relais de l'information et non plus seulement récepteur de message. Oui, mais avouez que bien souvent vous avez l'impression de lire 4, 5, 10 fois la même information et nécessairement en découle une certaine perte de temps.

Pour aller plus loin :



11 avr. 2011

Et si les internautes commençaient à moins écouter leurs pairs ?

Catégorie : Les usages changent !
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L'un des problèmes d'Internet aujourd'hui est la densité de contenus offerts gratuitement à tout internaute. Les moteurs de recherche étaient la première porte d'entrée historique vers ces contenus, qui nous permettaient de trouver notre bonheur.

Avec les médias sociaux, notre navigation et notre recherche de contenus changent : elles deviennent sociales

Sociales parce que :

  • Facebook est devenu le 2ème moteur de recherche derrière Google et devant Bing et Twitter est devenu pour nombre de métiers un outil d'informations et de veille, avant d'être un réseau social (s'il pouvait être catégorisé comme tel).
  • On surfe de contenus en contenus selon des catégorisations faites par les internautes. Des outils comme Pearltrees (qui vient de dépasser les 100 000 inscrits) ou Scoop-it sont à mettre dans cette catégorie de sites, qui réaggrègent du contenu déjà existant sur laToile, mais selon une classification différente de celle d'un moteur d'un recherche ou d'un portail d'informations / blog généraliste ou vertical.
  • On surfe sur des contenus en fonction de la recommandation faite par les internautes. L'annonce récente de Google +1 Button est à mettre en perspective avec cette tendance. C'est aussi le cas avec LinkedIn Today que je vous ai présenté dans . Le média social replace donc bien l'humain au centre comme un média... mais un média qui partage du contenu.

C'est ainsi que l'on pourrait dresser le panorama à date. Dans ce cadre, les plateformes d'avis se multiplient, les plateformes dites de curation tout autant, les réseaux sociaux se lancent dans la voie des contenus sociaux...

Les internautes veulent entendre la voix du Directeur !

La question pourrait être différente si finalement l'internaute se détournait de tous ses avis et contenus crées par ses pairs pour se recentrer vers des contenus plus fiables et plus experts. 

trustbarometer_edelmanC'est une tendance qui commence à émerger et qui n'est probablement pas à négliger. Quand tout le monde parle, on a tendance à se recentrer sur les références installées. Les médias, par rapport à l'information, ont une vraie place à prendre sur la certification et l'expertise dans l'information apportée plutôt que de jouer la course aux buzz qu'ils auront perdu de toute manière, le schéma de diffusion de l'information commençant par les médias chauds que sont Twitter ou Facebook par exemple.

Compte tenu de la diversité des avis, et de la densité de contenus, nous pouvons maintenant facilement trouver sur une même page une information et son contraire. Dur de s'y retrouver. Les sites se lancent tous plus ou moins dans des solutions permettant de mieux filtrer ses contenus soit en :

  • certifiant des avis pour éviter les faux avis. Par exemple, c'est l'une des promesses d'un site comme Sampleo (Test de produit + Publicité + Avis = Sampleo) ou c'est également ce que propose dépuis déjà quelques temps Amazon avec les Approved Purchase. Tout le monde peut laisser un avis sur un produit mais les personnes qui ont au préalable acheté ce produit sur le site sont différenciés afin d'apporter plus de crédit à leur avis.
  • rapprochant le réseau d'amis de l'internaute des avis laissés sur un site. Le module Facebook sur le site TripAdvisor (Les avis consommateurs sur les sites e-commerce : regardons TripAdvisor) est certainement l'un des meilleurs exemples à date, avec également les playlists de vos amis sur Spotify.

tripadvisor_facebook

Il n'y a pas d'influence sur les réseaux sociaux... en ce qui concerne l'achat

La bataille de Google et Facebook pour l'influence reste pour le moment une victoire de Google. En tout cas, c'est ce qui ressort d'une étude récente de Goldman Sachs sur le sujet.

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Autre étude récente qui confirme ce point; celle de Lightspeed Research.  Les avis de consommateurs ont beau être très consultés par les cyberacheteurs, les recommandations postées par leurs amis sur Facebook les intéressent nettement moins, y apprend on.

Pour aller plus loin :



15 mars 2011

Réflexion sur l'anonymat sur Internet (un an après)

Catégorie : Les usages changent !
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Deuxième article que je reprends de l'année dernière (écrit il y a un an jour pour jour) et qui permet de voir ce qui en un an a changé : Pourquoi renonçons-nous à notre anonymat sur Internet ?

Extrait de l'article

Les leaders sur Internet font peur, c'est un réflexe encore plus fort en France, pays de défense des libertés. Microsoft, Google et aujourd'hui Facebook se font souvent critiquer autour des données personnelles et de leur utilisation. Il faut se rappeler en ce qui concerne Facebook que cela ne date pas de hier car déjà le lancement abandonné de Facebook Beacon avait fait des remous, les changements dans leur politique de CGUs également (Polémique autour des nouvelles CGUs de Facebook et Facebook fait marche arrière sur les CGUs). Pour autant, cela ne créé pas de défection de ce service, bien au contraire. Dans un effet de mimétisme social, on a tous utilisé Google plutôt que d'autres moteurs de recherche, et on voit se reproduire le même schéma avec Facebook.

L'anonymat sur Internet servait à se protéger en avançant à visage masqué, sous le nom d'un pseudo. Mais aujourd'hui il est important d'avoir une "second life" et de la valoriser. Il n'est pas important d'avoir un réseau d'amis important, il devient plus important d'avoir 500 faux amis sur Facebook ou 300 followers sur Twitter. On se donne l'illusion d'une importance et donc d'une existence. Nous passons du "Je pense donc je suis" au "Je partage donc je suis". La société individualiste pousse à ce que les outils virtuels le soient moins voire soient l'opposé. Il est difficile de rencontrer des gens dans la vraie vie, par peur du contact avec autrui, alors passons par Internet et Meetic : cela devient plus simple, plus ludique et il est plus simple de dire "next".

Ce qui a changé (ou pas) en 2011

Les questions autour de la vie privée et de la confidentialité des données est toujours aussi présente en France. Les questions autour de Facebook et de l'ouverture des données comme votre numéro de téléphone ou votre adresse e-mail ont fait couler beaucoup d'encre ces dernières semaines (Facebook devrait donner à nouveau accès aux adresses et numéros de téléphone et Facebook fait commerce des données personnelles de ses membres... avec succès).

Ces questions font peur, et même auprès des populations les plus jeunes : E-Reputation : 1 ado sur 4 pense qu'il aura honte dans 10 ans. Ce chiffre témoigne à la fois de la prise de conscience des risques liées à son image personnelle sur Internet, (confirmée par cette étude récente : 44% des internautes Français attentifs à leurs données privées)  et pour autant à un certain renoncement à vouloir tout gérer, tout cadrer comme si la complexité des règles des sites ne permettaient pas de s'y retrouver à un instant T et de ne pas s'assurer à un instantT+1 qu'une information limitée à un cercle privé ne sera pas diffusée plus largement.

L'autre point que je n'abordais pas à l'époque mais qui est aujourd'hui de plus en plus présent à l'époque des réflexions autour de l'e-reputation et du social CRM, est celle de la connaissance client / prospect / détracteur / influenceur sur Internet. La possibilité d'interfacer son profil social (que ce soit son compte Facebook ou autre) avec tout type de plateformes d'expressions (commentaires sur un blog ou sur un site média, ...), que ce soit pour un bénéfice de simplifier son inscription ou de rendre public auprès de son réseau une action sur un site externe, tend à "désanonymer "et "dépseudoyser" Internet où avant la règle était de s'appeler Toto44 ou Steph du 93.

Pour aller plus loin :



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