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04 janv. 2011
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Quand Google fait travailler les internautes
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Quand on s'appelle Google et que l'on a la (petite) prétention de vouloir indexer tous les contenus au sein de ses moteurs de recherche, difficile d'y arriver seul. Alors oui, il y a les robots qui font bien leur travail, mais afin d'affiner les résultats de recherche et d'en améliorer la pertinence, la repasse humaine est nécessaire. Ce problème n'est pas propre seulement aux moteurs de recherche mais à tous les sites qui agrègent des quantités de contenu. La possibilité offerte à l'internaute de "reporter un abus" ou de "déclarer un utilisateur" vise à simplifier la remontée et le traitement d'abus par une équipe de modération interne au service.
Dans le cas de Google, ce qui m'intéresse, c'est comment la société américaine utilise l'internaute pour améliorer ses services. Nous ne sommes pas ici dans un système de co-création où l'idée est d'avoir les feedbacks et les suggestions des utilisateurs pour améliorer un service existant ou travailler sur un nouveau service, mais plutôt comment optimiser un service grâce aux interactions des internautes. Je vais prendre deux exemples bien connus de services de Google pour illustrer ce point.
Google Buidling Maker pour améliorer la 3D dans Google Earth
Même si vous ne l'utilisez probablement pas tous les jours, vous avez sans doute déjà entendu parler de Google Earth. Google propose d'autres services qui peuvent venir s'intégrer et agréger des contenus dans Google Earth. Pour rappel, l'ambition de Google Earth est rien de mois que de "découvrir le monde en 3D".
Ainsi afin d'améliorer les contenus au sein de Google Earth, Google a intelligemment pluggé d'autres services comme Google Buidling Maker basé sur le service Google Sketchup, qui peuvent répondre à d'autres besoins (modélisation de bâtiments).

La promesse ici pour l'internaute est bien entendu de pouvoir voir son travail directement intégré au sein de Google Earth. Google joue ici sur cette volonté propre à beaucoup d'internautes de vouloir apporter leur pierre à l'édifice mais surtout que cette pierre soit visible par le plus grand nombre. Cette promesse est clairement affichée sur la page d'inscription / identification
du site : "Des millions d'utilisateurs pourront voir votre modèle dans Google Earth".
Google Image Labeler pour tagger les images
Vous connaissez plus probablement le moteur de recherche d'images Google Images. Malgré différents systèmes liés au nommage des photos, le contexte des pages, l'interaction humaine reste souvent nécessaire pour bien définir si une image fait sens par rapport à une requête de l'internaute. Aujourd'hui, ce sont des millions de photos qu'il est difficile pour Google de positionner, faute d'un œil humain pour dire à quoi correspond cette image.
Google Image Labeler permet donc aux internautes d'apporter des tags à des images proposées par Google. Comme pour le service précédent, la question est quelle est la valeur ajoutée / le bénéfice pour l'internaute de participer et de "perdre son temps". Et Google à su trouver l'astuce...

Le système trouvé par Google est tout simplement celui-ci d'un jeu avec chronomètre et système de points. Vous affrontez en duel ou plutôt vous faites une équipe avec un autre internaute. Google vous propose des images et vous donner des mots clés / tags pour définir le contenu visuel de l'image. Si vous partagez au moins deux mots clés avec l'autre internaute, Google retiendra ces mots clés comme pertinents pour définir l'image. L'image aura donc des chances de remonter l'autre de requêtes d'internautes sur Google Images autour de ces mots clés. Pratique pour Google et ludique pour l'internaute !
Pour aller plus loin :
- Les médias sociaux en 2019 : tendances et convergence
- Comment les liens sponsorisés de Google ont influencé la monétisation de Digg, Twitter et Facebook ?
- Quand Google mettra également ses publicités dans Google Street View ?
- Google Profile : Google propose la gestion centralisée de son profil
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25 août 2010
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[Social Media Washing] EasyJet se trompe dans la valorisation de ses employés
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Encore une opération qui en théorie essaie de s'inspirer des best practices du Web mais qui au final donne une opération qui ne correspond pas à ce qu'attendent les usagers. Encore un exemple d'une marque qui essaie de faire participer les internautes autour d'une opération qu'elle a imaginée, mais en omettant (volontairement ?) les vraies attentes et préoccupations des usagers.
Quels employés chez EasyJet ont "l'esprit Orange" ?
J'aime les opérations publiques qui mettent en synergie les collaborateurs et les clients d'une marque. Les collaborateurs sont bien souvent les meilleurs porte-parole et il convient à l'entreprise de leur donner la parole et de les valoriser.
Customers no longer care about what department you’re in, they simply want their problem fixed. Customers no longer care about what department you’re in, they simply want their problem fixed.
J'avais dernièrement parlé d'une autre opération menée par la RATP qui visait à faire échanger plus de 1 000 ingénieurs volontaires de la RATP avec de potentiels candidats : RATP ZeForum : quand la RATP veut redorer son image avec le dialogue avec les ingénieurs.
L'idée du côté de EasyJet est de valoriser au travers d'une opération, Spirit Award, la satisfaction client. Malheureusement, on sait que EasyJet de ce côté à quelques problèmes... En effet, laisser les usagers distribués des bons points et en faire une opération marketing est à la fois un moyen, d'après ce que pense EasyJet, de permettre aux usagers de s'exprimer après leurs vols, et de faire croire aux nons usagers que EasyJet n'a rien à se reprocher et que la compagnie aérienne laisse même les usagers jouer le rôle du DRH qui distribue les bons points.

Cette opération est clairement mal pensée, au contraire de ce que pensent certains autres :
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Il s'agit finalement d'un simple formulaire qui ne valorise pas donc ce que pensent les gens en rendant visibles leurs contributions auprès des autres internautes. A l'ère où on parle de l'influence entre internautes, on comprend clairement ici que EasyJet a peur de valoriser les contributions UGC mais surtout se heurtent en partie aux problèmes liés aux côtés nominatifs...
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Les usagers vont à coup sûr utiliser l'opération pour faire part de leur mécontentement plutôt que leur satisfaction. Ouvrez une porte à des internautes, en période de forte insatisfaction, ils l'utiliseront majoritairement pour faire part d'un mécontentement plutôt que pour donner des "bons points" à des salariés. L'usage détourné pourrait même aller finalement jusqu'à la délation nominative...
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L'approche nominative est clairement dérangeante. Un employé représente l'entreprise pour laquelle il travaille, encore plus lorsqu'il est en contact avec le client final. Le client ne veut pas savoir si tel ou tel employé fait bien son boulot mais il va juger l'entreprise au final au travers du service rendu par les employés.
Quelques pistes de réflexion pour valoriser ses employés
- Donner leur la parole : blog, interview vidéos, ...
- Faire les participer à vos publicités et opérations (publicité TV Seat, employées valorisées à la place de mannequins pour Loft)
- Valoriser leur expertise au travers d'opérations participatives comme Vivons l'immobilier de Crédit Foncier ou Opinions & Débats de SNCF
- Humaniser votre relation client sur Internet en humanisant votre compte Twitter (Yaelle pour Voyages-SNCF, ...)
- Faire les participer à votre service client sur Internet (le compte Twitter @Twelpforce de BestBuy).
Je ne critique pas ici directement EasyJet mais bien l'opération qui a mon sens ne servira pas son objectif du côté de l'entreprise et surtout ne correspond pas à ce qu'attendent les usagers. Une plateforme de feedback client permettrait d'aller plus loin...
Notons que EasyJet fait tout de même des entreprises qui vont le plus loin dans l'utilisation des médias participatifs avec notamment plusieurs comptes Twitter dont un dédié à leur service clientèle (@easyJetCare).
Pour aller plus loin :
- Disneyland et Facebook, Domino's Pizza et Twitter, Philips et LinkedIn
- Ouvrez les portes de votre entreprise
- La prise en considération des feedbacks du client
- Quels sont les objectifs recherchés par les marques sur les médias sociaux ?
- Crowdsourcing : les 4 raisons pour une marque de faire appel à l'internaute
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14 juin 2010
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Crowdsourcing : les 4 raisons pour une marque de faire appel à l'internaute
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Lorsque l'on parle de participation de l'internaute, on a tous plein d'exemples en tête. Mais je vais parler ici de crowdsourcing et non seulement de marketing participatif. Je ne vais pas m'intéresser ici aux dispositifs qui se contentent de demander à l'internaute de choisir la publicité qu'il voudra voir ensuite à la télévision (10 000 fans attendent la pub Nespresso. What else ?) ou qui l'invitent à venir créer des projets dans une démarche communautaire où la marque ne s'implique pas ou peu.
Non je parlerai ici de dispositif crowdsourcing comme ceux par exemple que j'avais présentés dans Marketing participatif et crowdsourcing dans le domaine alimentaire. Une entreprise peut faire appel à ses internautes dans différents cas (communication participative, innovation participative, ...) : Le marketing participatif = le client pour créer, promouvoir et vendre son produit. Mais quels sont les bénéfices qu'elle peut tirer de tels dispositifs ? En fonction des opérations, et de leur dimensionnement, je vois 5 bonnes raisons pour une marque de faire appel à sa communauté (car finalement il serait plus juste bien souvent de parler de community sourcing que de crowdsourcing)
Développer la proximité entre la marque et ses consommateurs : une marque qui se montre à l'écoute et qui donne de l'importance même à ses plus petits clients montre qu'elle les valorise, qu'ils sont importants pour elle. Le client se sent d'autant plus valorisé lorsque la marque lui laisse la possibilité de s'exprimer et de participer à la vie et à l'évolution de la vie d'une marque ou d'un produit. A l'ère d'Internet, les intermédiaires entre une marque et consommateurs sont plus rares et ce média représente une formidable opportunité pour les entreprises de pouvoir être en prise beaucoup plus direct avec leurs consommateurs. On le voit en politique depuis déjà quelques données avec des dispositifs d'échange entre citoyens et politiques ne faisant plus intervenir le filtre ou le rôle d'animateur du journaliste.
Favoriser l'adhésion et la fidélisation : un client qui participe à la conception d'un produit sera d'autant plus enclin à en être consommateur et fidèle. Même si ce n'est pas leur avis qui a été retenu, les utilisateurs adhèrent d'autant plus facilement à une décision à laquelle ils ont participé.
Favoriser la recommandation : faire de son client un ambassadeur de sa marque, voici le rêve de toute marque à l'heure où l'influence des consommateurs les uns sur les autres a pris une grande importance. (Mes amis sont de meilleurs influenceurs qu'un bloggeur influenceur). Pour compléter ainsi le point précédent, on comprend qu'un client enthousiaste qui aura participé à la vie d'un projet sera d'autant plus enclin à en parler autour de soi. Encore plus si le dispositif intègre la facilité de faire la promotion des contenus créés avec son réseau (boutons de partages sur plateformes sociales comme Facebook ou Twitter) et incite l'internaute à le partager (prise en compte de la popularité du contenu proposé par l'internaute - l'internaute va alors activer son réseau afin de rendre son contenu populaire - )
Développer son image et sa notoriété : une opération pertinente fera parler d'elle et améliorera l'image et la notoriété de la marque. La démarche, si elle est cohérente et innovante, fera parler d'elle naturellement et placera la marque dans les valeurs actuelles de dialogue, d'écoute et de transparence. On pense ici aux dispositifs menés par Doritos pendant le SuperBowl, ou par des groupes de musique qui en demandant aux internautes de concevoir la prochaine vidéo permettront de faire parler du contenu publicitaire (ou clip) avant même sa diffusion. Un exemple intéressant de complémentaire entre média Internet et Télévision.
Pour aller plus loin :
- [SOCIAL MEDIA WASHING] La prise en considération des feedbacks du client
- Ouvrez les portes de votre entreprise
- Les médias sociaux en 2010 : tendances et convergence
- Pour ses 40 ans, Danette communique intelligemment sur Marmiton
- Petit rappel : être présent sur les médias sociaux n'est pas un objectif
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31 mars 2010
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Pour ses 40 ans, Danette communique intelligemment sur Marmiton
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Vous connaissez probablement le site de recettes leader Marmiton.org. Danette a eu la bonne idée de s'associer à ce site afin d'offrir ainsi plus de visibilité à son dispositif de communication mis en place dans le cadre des 40 ans de la marque.
Proposez vos recettes !
La bonne idée est surtout d'adapter le contenu et le message à l'audience et à la communauté déjà présente sur le site Marmiton.org afin de créer un service qui va rentrer dans les usages du site.

Dans un autre domaine, c'est ce que par exemple IDTGV avait su faire avec le site Deezer (opération menée en juillet 2008) : Deezer + iDTGV = communiquer sur une plateforme d'écoute de musique en ligne.
Ainsi, les internautes sont invités à proposer des recettes intégrant bien entendu un des produits de la gamme Danette. Ne me demandez pas : je n'ai testé aucune de ces recettes. Marmiton également propose les siennes ce qui permet de mixer contenus de la marque / site et contenus UGC pour éviter de tomber dans le "tout UGC" qui malheureusement parfois fait que le site peut être vite (pas ou faible participation) ou riche... de contenus inintéressants.
Ici, ce qui m'intéresse n'est pas nécessairement le contenu de l'opération qui somme toute est relativement classique mais bien ficelé, mais plutôt le partenariat entre site référent et marque. A ma connaissance, les exemples sont encore trop rares alors que c'est clairement l'une des voies, à la fois pour la monétisation de l'audience pour les sites, et surtout le meilleur moyen je trouve de toucher une communauté ciblée pour une marque.
Danette : une marque déjà fortement participative ?
Danette n'est pas à sa première opération de marketing participatif et on sait que les produits de grande consommation commencent à s'emparer à plus moins grande ampleur de type de dispositif : Marketing participatif et crowdsourcing dans le domaine alimentaire. Je n'emploie pas ici le terme de crowdsourcing car il s'agit avant de tout de communication / marketing et non pas d'innovation produit.
- Ainsi, via l'opération "La nouvelle Danette", la marque avait laissé le choix à ses clients de choisir entre deux parfums pour choisir lequel allait être commercialisé. Ce principe du vote est le premier niveau de la participation ciblant les "opportunistes" (cf : Les 4 niveaux de participation sur Internet). C'est simple à mettre en place, peu engageant pour la marque et peu engageant pour le client dans l'acte de participation puisque on ne parle pas ici de démarche d'intelligence collaborative.
- Autre démarche menée par Danette est l'opération "Danettise-toi" accessible depuis la fan page Facebook de la marque. L'opération développé via une application Facebook vous invite à personnaliser un produit Danette avec l'une de vos photos. Je vous avoue être beaucoup moins fan de cette opération pour un point de vue : "je suis ce que je mange".

Autant sur des produits très affinitaires et marqueurs sociaux comme une voiture (cf Opération Stick N'Drive de Skoda Fabia), des vêtements, un téléphone (Personnalisez votre téléphone Nokia avec Nokia Build) une paire de chaussures (NikeID), on comprend l'envie du client d'avoir un produit unique. Pour des opérations autour de produits alimentaires de grande consommation, le fait de jouer trop fortement entre l'image du consommateur et le produit me dérange. Ce type de personnalisation est drôle lorsque il fait déformer votre photo ou l'avatarise (avec un personne des Simpsons ou de South Park) par exemple.
Autre exemple récent, est celui de Burger King qui au travers l'opération WhopperFace mené au Brésil affiche la photo du client sur la boite du Whopper lorsque celui-ci passe en caisse. L'idée ici est moins la personnalisation mais plus de filmer la réaction des gens (comme ce que Burger King avait déjà fait par exemple avec l'opération mené dans certains magasins où ils avaient remplacé le fameux Whopper par un McDo Big Mac. Les réactions des clients étaient intéressantes à voir et témoignaient ainsi de l'affect entre le produit / marque et le consommateur).
Dans le cas de Danette, je vois moins l'intérêt si ce n'est d'essayer de trouver un dispositif intéressant pour animer une fan page de marque sur Facebook (Facebook Fan Page : pensez à son animation et sa promotion) et développer la visibilité gratuite de la marque via la diffusion des "packagings humanisés" sur les pages profils des utilisateurs.
Pour aller plus loin :
- OuiFM lance une nouvelle émission avec MySpace
- Les principaux bénéfices du marketing participatif
- Comment manager le User Generated Content ?
- Le dynamisme d'une communauté ne se juge pas à sa taille
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27 janv. 2010
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Marketing partcipatif et Crowdsourcing dans le domaine alimentaire
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Dans le domaine de l'alimentaire, il faut bien reconnaître qu'il est difficile de mettre en place de vraies stratégies de crowdsourcing sur le cœur même du produit. Bien souvent, et les opérations menées jusque là le prouvent, les marques s'arrêtaient à une simple couche de marketing participatif tendant à jouer sur la communication ou le packaging.
Mais vous me direz quelle est la différence entre marketing participatif et crowdsourcing ?
Le marketing participatif a pour vocation de ne jouer que sur les aspects liés à la promotion du produit. Cela peut englober le packaging, les supports de promotion (publicité, ...). Pour citer quelques exemples d'opérations menées :
Danette qui depuis quelques années demandent aux internautes de choisir entre plusieurs nouveaux goûts au choix. L'opération est relayée par une forte campagne de promotion dont publicité TV et est visible sur le site de la La Nouvelle Danette.
Pepsi fut certainement l'une des premières à se lancer dans des opérations de marketing participatif autour de la création d'une canette, commercialisée en édition limitée. Elle continue toujours à le faire sur le site Design your Pepsi Can. Un bon moyen de valoriser l'attachement des consommateurs au produit et à la marque, en starifiant le produit. D'autres marques se sont engouffrées dans ce type d'opération comme Dark Dog (boisson énergisante) comme je vous l'avais présenté en 2007 dans Consumer Generated Product.
D'autres marques toujours dans le domaine de la boisson vous permettent de commander votre propre boisson avec la canette / bouteille personnalisée. C'est le cas de Heineken au Pays Bas ou encore de Jones Soda

Nespresso, sur les deux dernières campagnes TV, ont laissé le choix aux internautes de choisir entre des scénarii alternatives pour le fil publicitaire diffusé à la TV (cf : 100 000 fans attendent la nouvelle pub de Nespresso... What else ?) "Quand la publicité de la publicité aide à la publicité de la marque" pourrait être la phrase qui résume le comble de la publicité. Il faut voir que cette marque, de fait de sa communication unique utilisant George Clooney, a compris que s'appuyer sur le phénomène publicitaire que représentait ses communications précédentes était un moyen subtil et intelligent de créer du buzz positif qui bénéficiera au capital marque.

Doritos, la célèbre marque de chips, est l'un des plus gros annonceurs lors du Superbowl américain (finale du football américain, qui est l'un des événements médiatiques réunissant le plus de téléspectateurs, et qui pendant lequel les espaces publicitaires valent très chers). L'année dernière, Doritos a laissé ses consommateurs proposés des films publicitaires et elle a choisi parmi les films, celui qui serait finalement décidé. Encore une bonne manière de monter que la marque c'est "You".
Starbucks fait partie de ces premières marques qui se sont engouffrées dans la lignée de Dell dans une véritable démarche d'écoute des besoins clients sur leur plateforme MyStarbucks Ideas. Tous les domaines ici sont abordés du produit, aux lieux Starbucks, à la communication et responsabilité sociale de l'entreprise.
Et si on parle du coeur du produit ?
Le crowdsourcing ou community sourcing qui je pense est une expression plus juste, puisque finalement les internautes qui sont prêts à s'impliquer dans la co-conception d'un produit, sont des définitions plus vastes que le marketing participatif car elles englobent également la possibilité de travailler sur le produit même. Il faut bien constater que les exemples sont plus rares et en France, à ma connaissance, aucun exemple probant à noter. Je vous propose donc encore d'aller voir dans les autres pays ce que certaines marques proposent :
Le Japon est un certainement un pays pionnier. Toujours dans le domaine des soft drinks (qui sont les marques historiquement les plus créatives... sur un marché où les acteurs sont extrêmement nombreux), on peut citer la marque Calpis qui a demandé l'avis aux internautes, sur son site, pour créer de nouvelles saveurs. Dans le domaine des noodles, la marque Acecook invite ses internautes à proposer de nouvelles recettes, qui pourraient se voir commercialiser.

L'une des nouvelles marques du portefeuille des boissons du groupe Coca-Cola, VitaminWater, a utilisé Facebook pour demander aux internautes (après qu'ils soient devenus "fans" de la marque, sur la Facebook Fan Page de VitaminWater). Outre, la communication positive, elle a permis à la marque de se faire connaître sur l'énorme carrefour d'audience que représente Facebook. L'idée n'est donc pas seulement de travailler avec sa communauté sur la conception d'un nouvelle saveur de la gamme, mais de s'appuyer sur une plateforme sociale majeure, et, grâce à la viralité innérante, développer la notoriété de la marque. Le produit est normalement appelé... VitaminWater Connect.

J'aurais pu abordé dans cet article d'autres secteurs qui œuvrent également dans le domaine du marketing participatif ou du crowdsourcing. Pour les sociétés de services (banques, assurances, Internet, ...) ce sont des choses plus simples à mettre en place et je trouve qu'il est plus intéressant de s'intéresser au domaine industriel.
N'hésitez pas à partager d'autres exemples dans les commentaires...
Pour aller plus loin :
- Les plateformes de création de produits : Crowdspirit et Kluster
- Comment inciter les internautes à donner leur avis ?
- Les internautes : créateurs et testeurs de produits
- Le modèle direct de Dell appliqué à l'innovation
- Le marketing participatif : le client pour créer, promouvoir et vendre son produit
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15 sept. 2009
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Connaissez-vous KissKissBankBank.com, crowdfunding entre artistes et internautes ?
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J'ai rencontré Benoit Destailleur, Community Manager, et Adrien Aumont, co-fondateur, qui participent au projet Kiss Kiss Bank Bank il y a quelques semaines et je dois reconnaître que j'ai beaucoup aimé leur approche du secteur de la musique et la manière de présenter leur service qui sort aujourd'hui.

La musique en 2009
Pas besoin de faire de longues diatribes pour dresser le panorama actuel de la musique en France, mais toutefois 3 points importants me semblent important à rappeler.
Le secteur de l'industrie musicale a diminué de moitié depuis 2002. Au cours des six premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires des producteurs a ainsi baissé de 17,8 %, à 229,2 millions d'euros, en France. Pour le troisième semestre consécutif, les ventes de supports enregistrés ont reculé de plus de 20 %. Elles représentent toujours plus de 80 % du marché, car les ventes numériques ne se développent pas assez vite pour compenser la chute. En progression de 3,3 %, téléchargements et sites d'écoute représentent 37,7 millions d'euros de chiffre d'affaires. Certes il y a un eu un certain report vers l'offre légale de téléchargement de musique, mais le piratage reste la cible des attaques des maisons de disques, artistes et autres parties prenantes. Pas besoin de rappeler aussi le débat toujours ouvert autour de Hadopi.
Le rapport entre USA et France sur les ventes de CD est de 1 à 5... par contre ce qui concerne les ventes de MP3 le rapport est de 1 à 25. Ce décalage s'explique certes par le flou encore juridique (cf Hadopi) mais aujourd'hui à mon sens rien n'est fait pour développer fortement ce support là... Pour s'en convaincre il suffit de voir le faible écart entre le prix d'un album téléchargé et son prix en CD.
En fonction des maisons de disques, 8 voire 9 albums produits sur 10 ne rapportent pas et ne sont donc pas rentables pour la maison disque. C'est la fameuse règle des 20% qui payent pour les 80% restants. Afin de défendre la créativité artistique et de pouvoir continuer à produire les artistes plus difficilement rentables, les maisons de disques ressortent prioritairement l'argument de ne pas toucher à la manne financière que représente les 20% et donc de lutter contre le piratage et même fut encore un temps récent contre les plateformes d'écoute de musique en ligne comme Deezer ou Wormee (cf : Est-ce que les plateformes d'écoute de musique en ligne font plus vendre de musique ?). A mon sens le débat est autre car la question est plutôt de savoir comment pouvoir continuer à produire les 80% des artistes peu rentables pour les maisons de disques.. mais d'une manière différente. Je vous conseille la lecture d'un article récent du Figaro sur les manques actuels de moyens des maisons de disque pour continuer à soutenir la création artistique : Les majors ne peuvent plus soutenir tous leurs artistes.
Et c'est de ce postulat que se base le projet Kiss Kiss Bank Bank...
Rapprocher artistes et fans
La relation entre artistes et fans, à l'ère de la Star Académie et des médias sociaux a bien changé. La "staracadémisation" de la société a fait que chacun peut potentiellement penser pouvoir devenir une célébrité, du jour au lendemain. Qu'est ce qui sépare alors une star d'une personne lambda ? La médiatisation !
Le deuxième point est l'arrivée des médias sociaux et le fait qu'aujourd'hui un fan peut rentrer facilement en contact avec sa star. Que ce soit via Twitter, Facebook ou MySpace, les médias sociaux suppriment les intermédiaires (médias traditionnels) entre fans et artiste, ce dernier pouvant avoir une communication directe et instantanée avec son public (cf : Britney Spears sur Twitter et Utilisation de Twitter par les célébrités : le cas Ben Stiller)
Vous me direz : "Mais quel est le rapport avec Kiss Kiss Bank Bank ?". J'y viens je vous rassure. La logique reste celle de rapprocher artistes et fans sur une plateforme d'intermédiation. Mais au lieu que ça se base seulement sur des conversations, l'idée est de placer le fan dans une démarche de participation à l'œuvre ou à la vie artistique d'artistes.
C'est pareil que MyMajorCompany ?
Le projet Kiss Kiss Bank Bank se base sur un principe proche à première vue de MyMajorCompany qui est de permettre à des artistes ou des maisons de disque de trouver des financements auprès d'internautes pour produire un projet d'un artiste. Les internautes en échanges peuvent toucher les dividendes au prorata de leurs investissements et en fonction des règles préalablement fixées sur la plateforme et qui peuvent être différentes d'un projet à un autre. Mais les points communs s'arrêtent là :
L'idée n'est pas de découvrir de nouveaux talents (comme Grégoire) mais de faciliter à des artistes déjà établis ou pas (comme Cock Robin par exemple actuellement) de pouvoir trouver des financements de leurs projets auprès d'internautes.
Kiss Kiss Bank Bank n'est pas une maison de disque, à la différence de MyMajorCompany et son rôle n'est pas la production mais bien la mise en relation entre les acteurs existants.
La mise en relation ne s'arrêtera donc pas a priori au seul secteur de la musique mais veut toucher le monde de l'entertainment (cinéma, jeux vidéos...).
Vous l'aurez compris que je trouve le principe très bien pensé par rapport aux difficultés actuelles du secteur de l'industrie musicale et très dans la tendance actuelle de "crowdfunding". Reste à espérer que les maisons de disque joueront le jeu pour faire de Kiss Kiss Bank Bank un véritable succès...
Allez pour les plus tenaces d'entre vous qui auront lu cet article jusqu'au bout, je vous propose pour les 10 premiers laissant un commentaire de pouvoir accéder à la plateforme avec leur compte crédité de 1 KissStock (monnaie virtuelle utilisée sur la plateforme permettant d'investir sur les projets, sachant qu'1 KissStock équivaut à 10 euros).
Pour aller plus loin :
- Stratégie de développement de MySpace pour faire face à Facebook
- OuiFM lance une nouvelle émission avec MySpace
- A découvrir de toute urgence : Musicovery
- Fin des DRM sur iTunes
- CD, MP3 ou musique en ligne ?
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28 avr. 2009
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Google Analytics ouvre son API
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Bizarre que cette information de la semaine dernière ait été aussi peu relayée en France car il s'agit d'une annonce majeure, notamment pour tous les éditeurs de logiciels qui proposent une partie statistiques. En effet, baser ses développements sur un service existant permettra aux éditeurs et développeurs de se concentrer sur l'essentiel : les moyens d'accès et le rendu et l'exploitation des informations.
Ainsi, aujourd'hui des premières API vous permettent d'accéder à Google Analytics depuis votre mobile (application développée par ActualMetrics pour téléphone équipé d'un OS Androïd) ou depuis votre bureau (Desktop Reporting for Google Analytics) Le communiqué officiel sur le blog de Google Analytics (Attention developpers : Google Analytics API launched) nous présente également d'autres intégrations réalisées par MailChimp ou ShufflePoint.
Vers une standardisation du marché ?
Les outils de statistiques ad-hoc sont ainsi clairement voués à disparaître. Personnellement, je n'ai jamais vraiment compris les éditeurs de logiciels ou les agences qui proposaient leur propre service de statistiques liés à leur logiciels ou sites. C'est se placer comme juge et partie et ne permet pas une nécessaire comparaison entre des sites ou outils différents.
Des statistiques d'audience détaillées... mais après ?
Malheureusement, l'une des faiblesses actuelles de Google Analytics et globalement des autres outils du marché est de ne pas pouvoir rendre compte des nouveaux éléments d'analyse d'un site : je parle ici de nouveaux metrics qui certes ne sont pas totalement définis mais dont l'absence dans des outils standards du marché font cruellement défaut. Par exemple, la société française Alenty propose aujourd'hui une solution d'analyse relativement complète pour les sites communautaires permettant de pousser l'analyse plus loin que le simple trafic ou nombre de pages vues.
Pour tous les développeurs intéressés, je vous invite à rejoindre dès à présent le groupe de discussions Google sur le sujet : Google Analytics API's Group.
Pour aller plus loin :
- Facebook ouvre ses statuts aux développeurs
- Google se lance dans la publicité comportementale pour faire face à Facebook
- Google Chrome : après le buzz du lancement, qu'en est-il ?
- MySpace : grand perdant face à Facebook et Twitter ?
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04 mars 2009
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OuïFM lance une nouvelle émission avec MySpace
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Les radios, avec l'avènement des web radios et des sites de streaming (comme Deezer, Last.fm) doivent faire face à une nouvelle concurrence où le bénéfice pour l'utilisateur semble évident par rapport aux radios : celui de pouvoir écouter la musique qu'il souhaite au moment qu'il veut, tout en découvrant de nouveaux morceaux ou artistes.
Il est intéressant de voir comment certaines radios essayent de conjuguer avec cette nouvelle concurrence venue d'Internet. Morgane, auteur du blog musical Filledurock , nous présentait il y a quelques jours une initiative intéressante mise en place par la radio OuïFM : Ca bouge du côté de OuïFM : plus de filles et de communautaire.
L'idée est celle d'un partenariat entre OuïFM et MySpace, ex-réseau social numéro 1, qui, aujourd'hui, semble résolument s'être orienté vers la musique.
Depuis le 02 mars, une nouvelle émission quotidienne a donc fait son apparition dans la grille des programmes de OuïFM, entre 18h et 20h : "Ouï love MySpace". L'émission, sous forme de "battle" où deux groupes issus de
MySpace s'affrontent et sont départagés par les votes (SMS et
internet) des auditeurs. se veut être une découvreuse de talents se basant sur des groupes ou artistes s'étant préalablement inscrits sur le site MySpace.
Pour aller plus loin :
- Stratégie de développement de MySpace pour faire face à Facebook
- Et après MySpace ?
- Est-ce que les plateformes d'écoute de musique en ligne font plus vendre de musique ?
- Analyse de la nouvelle homepage de MySpace.com
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16 janv. 2009
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Une démarche participative est un moyen... pas un objectif !
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Vous allez me dire que ce titre est bizarre voire surprenant pour une personne travaillant dans une solution qui propose des solutions de dialogue en ligne entre entreprises et ses clients ou collaborateurs. Je vous rassure, c'est volontaire... et pourtant vrai : le participatif est un moyen et ne doit pas être en soi une fin. Je m'explique...
L'objectif de toute marque est, à travers les opérations qu'elle met en place, de travailler sur son image / capital marque et sur le recrutement / fidélisation de clients. Ces objectifs simples peuvent être complétés de d'autres objectifs (fédérer une communauté, préparer un lancement de produit, ...) mais ils restent essentiels et communs à toute marque. Dans ce cadre, lorsqu'une entreprise souhaite mettre en place une démarche participative basée sur l'écoute, le dialogue et l'échange, le participatif est un moyen pour travailler sur des affects positifs de la marque (écoute, transparence, ouverture, implication des clients dans les démarches de co-innovation, beta-testing ...). Mais le participatif n'est pas et ne doit pas être une fin en soi car dans ce cas, il sera potentiellement (et bien souvent) utilisé à mauvais escient.
Je vois de plus en plus de blogs aujourd'hui traiter le domaine du participatif ou communautaire en reprenant les grands poncifs ("Il est important pour une marque d'écouter, de dialoguer...") mais en n'expliquant pas derrière les implications, la démarche voire même tout simplement, ce qu'est une communauté et qu'une communauté n'est pas seulement un groupe de gens qui peut se gérer de la même manière que de simple clients (lire à ce titre Dis Papa, c'est quoi une communauté). Rares aujourd'hui sont les blogs qui traitent en profondeur et pertinence de la gestion de communauté. Ils s'arrêtent à "le participatif c'est la tendance", "il faut faire du participatif"... Bien sûr que je suis d'accord avec cela, mais ce n'est pas la manière de le présenter. Il faut voir si une démarche participative autour d'une opération précise est cohérente par rapport aux objectifs de la marque et aux attentes des clients / prospects / collaborateurs / internes est légitime ou pas. Comme je le disais précédemment, il faut également Penser bénéfice utilisateur...
Avant donc de penser au moyen, il faut penser à la finalité :
- à quels objectifs je souhaite répondre ?
- en quoi une démarche participative répond différemment / ou mieux à ces objectifs ? (cf : Quelques bonnes raisons pour une marque de faire appel à sa communauté ?)
- est-ce que ma cible d'utilisateurs est prêté à une démarche participative ?
Le dernier point mentionné ci-dessus en cela est important. A l'heure où on parle beaucoup de l'entreprise 2.0, de la mise en place de projets collaboratifs auprès d'une cible de clients ou de collaborateurs, il faut voir qu'il est nécessaire d'amener, pas à pas, la cible vers cette démarche mais aussi les personnes dans l'entreprise qui seront en charge de mettre en place et de gérer la plateforme. Lancer du jour au lendemain une plateforme intégrant plein de fonctionnalités collaboratives, auprès de personnes qui ne savent pas ce qu'est un nuage de mots-clés, je peux vous assurer que vous n'arriverez jamais à faire adopter votre outil. Il est nécessaire de créer une courbe d'expérience...
De plus, autre point que j'ai déjà eu l'occasion d'aborder qui est : un site participatif n'est pas un mini-site de communication, quand bien même vous laissez la communauté échanger entre eux. Il est nécessaire à un moment que la marque ne soit pas seulement une entité qui met à disposition un outil à destination d'une cible précise mais également partie prenante à l'opération en tant que véritable animateur et accompagnateur à l'adoption de nouveaux outils.
Il est pas nécessaire de vouloir alors mettre plein de fonctionnalités participatives et tendances sur son site s'ils n'apportent rien, s'ils ne sont pas compris et s'ils "gadgétisent" l'opération.
En conclusion, connaissez vos objectifs et mettez en place des tactiques cohérentes par rapport à ceux-ci et par rapport au niveau de maturité de la communauté que vous ciblez.
Pour aller plus loin :
- Les principaux bénéfices du marketing collaboratif
- Stratégie de marketing communautaire à l'heure du Social Media
- Comment manager le User Generated Content ?
- Conseils pour mettre en place une stratégie de Social Media
- L'impact du Social Media sur les marques
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08 déc. 2008
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Ecoute + Participation + Barack Obama = la politique collaborative ?
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Les démarches d'intelligence collaborative se basent sur deux choses primordiales : l'écoute et la participation autour d'un intérêt ou objectif commun (cf : Intelligence collective vs intelligence collaborative). Toute opération de dialogue qui souhaite faire émerger des idées de clients se base sur un outil efficace de recueil d'idées, de mise en avant et d'analyse des meilleurs contributions mais aussi une démarche de la part de l'entreprise qui se base sur la compréhension des enjeux issus de l'écoute et du dialogue avec les clients.
Je pourrai vous citer des exemples d'opération que nous avons mis en place au sein de feedback2.0 pour des marques françaises et internationales mais si un seul exemple devait vous convaincre, je pense que l'écoute participative, dans une démarche qui se veut transparente et ouverte vis à vis des internautes américains (cf : La transparence en politique passe-t-elle par Internet ?) que met actuellement en place Barack Obama peut vous parler.
Je reprends ci-dessous quelques lignes d'un article de la semaine dernière du Figaro Barack Obama, premier cyberprésident :
"L'équipe a bien l'intention de lancer régulièrement des débats sur des
sujets précis. Le premier portait sur la réforme de la santé en posant
la question suivante : «Qu'est-ce qui vous inquiète le plus dans notre
système ?» Plus de 3 500 internautes, individuels et professionnels
réunis, ont rempli 57 pages de commentaires pour relater des histoires
parfois tragiques, dénoncer les coûts, la bureaucratie. La réaction n'a
pas tardé à travers une vidéo de trois minutes mise en ligne le
2 décembre. Le ton y est familier et plein d'empathie, le style très
professionnel. Face à la caméra, Tom Daschle, secrétaire à la Santé de
la future Administration, en compagnie d'une jeune membre de l'équipe,
Lauren Aronson, discutent des résultats comme s'ils étaient à un
comptoir de café. On apprend que l'ancien sénateur a passé tout le
week-end à lire les commentaires. La jeune femme trouve notamment très
intéressant l'idée d'une internaute de créer un service de volontaires
de la santé sur le modèle des Peace Corps. «Yes, I like that !», répond
l'ancien sénateur aux lunettes rouges. C'est parti, ils vont réfléchir
à la manière de mettre l'idée en pratique. Et tout le monde est invité
à poursuivre la discussion sur le site. On ne sait pas encore jusqu'où
ira ce débat, ni quel rôle pourront éventuellement jouer les
internautes dans le véritable processus de décision de la
Maison-Blanche, mais John Podesta, membre de l'équipe de transition, a
indiqué que change.gov servirait de «source d'information et de forum
pour participer aux décisions prises par le gouvernement». Une chose
est sûre, les internautes ne se priveront pas pour réclamer plus de
démocratie participative."
Pour aller plus loin :
- Barack Obama + Social Media + E-commerce = Promouvoir et fédérer
- La transparence en politique passe-t-elle par Internet ?
- Les principaux bénéfices du marketing collaboratif
- Quelques bonnes raisons pour une marque de faire appel à sa communauté
- Du monologue au dialogue
- La tyrannie de la transparence

Conseil en Stratégie Internet (Social Media, Influence, Communauté...)
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