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03 mai 2012
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Zynga : des revenus en hausse mais une rentabilité absente
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Zynga est probablement l'éditeur de jeux sociaux le plus connus au monde avec près de 60 millions de joueurs quotidiens. Il faut dire qu'avec des succès comme CityVille, FarmVille ou bien encore Hidden Chronicles, portés par la croissance fulgurante de Facebook, Zynga s'est assuré une solide de place de leader sur ce marché.

Zynga : une force pour Facebook
Si vous suivez l'actualité entourant les médias sociaux et plus précisément les jeux, vous n'avez pas pu rater l'annonce de l'émancipation de Zynga de Facebook. Le succès des principaux jeux de Zynga est clairement fortement liés au succès de Facebook. Mais ce qui est vrai dans un sens et vrai dans l'autre et Facebook a su grâce aux jeux proposés par Zynga bénéficer d'une audience captive... et monétisable. Raison de plus pour comprendre l'intérêt de Facebook "d'autoriser" Zynga à voler de ses propres ailes en créant son propre réseau social autour des jeux, alors qu'il pourrait apparaître aux yeux de Facebook comme un concurrent potentiel.
Il faut, effectivement, savoir qu'une partie non négligeable des revenus de Facebook sont directement liés aux succès des jeux sociaux, au premier rang desquels bien évidemment ceux édités par Zynga, comme je le détaillais fin d'année dernière dans D'où Facebook tire-t-il ses revenus ?. Le premier trimestre 2012 a été sous les mêmes hospices puisque 15% des revenus de Facebook sont liés à Facebook (contre 12% l'année dernière) avec la répartition suivante : 11% proviennent du prélévèment de 30% que Facebook prend sur les transactions (via les Facebook Credits) réalisées au sein des jeux et les 4% restant de la publicité affichent sur les pages Facebook hébergeant les jeux. Malgré ses résultats, les relations entre les deux sociétés semblent houleuses, Zynga essayant de plus en plus d'attirer les joueurs sur son propre réseau social pour, on le comprend, éviter la "taxation" de Facebook de 30% sur les transactions réalisées au sein de ses jeux.
Succès ou pas ?
Avec près de 1,5 millions d'inscrits sur le réseau social en propre de Zynga quelques semaines seulement après son lancement (lancé le 1er mars), on peut effectivement admettre que le succès est au rendez-vous. Le chiffre est important et l'enjeu pour Zynga n'est pas tant de toucher de nouveaux joueurs mais bien de faire "migrer" une partie de ses joueurs les plus captifs sur sa propre plateforme plutôt qu'ils continuent à accéder à leurs jeux préférés depuis Facebook. Avec près de 60 millions de joueurs actifs quotidiennement et près de 250 millions par mois, la manne potentielle de joueurs est importante et les revenus tout autant.
Malgré des jeux à succès, une audience captive important, Zynga n'est toujours pas rentable. Même si sur le premier trimestre de cette année, le chiffre d'affaires est en hausse, celle-ci reste mesurée (32% tout de même) à la vue du potentiel de Zynga. Avec un chiffre d'affaires trimestriel de 321 millions de dollars, le résultat est même plutôt supérieur aux attentes des observateurs, écart dû principalement au succès du lancement de Zynga.com... mais surtout au rachat fin d'année dernière d'un de ses principaux concurrents (qui éditent une trentaine de jeux sociaux) OMGPOP.
Pour autant, malgré ces "bons" chiffres, les pertes sur ce premier trimestre se chiffrent à plus de 85 millions.
Et si les stars étaient le principal concurrent de Zynga
Fort de l'engouement pour les social games, les stars les plus aimées ont flairé le bon filon, et comme désormais certaines de ses personnalités sont devenues de vraies marques à faire vivre sur différents territoires et notamment sur Internet, elles n'hésitent plus. Aux rangs des personnalités qui ont désormais leur social games, on compte :
- GagaVille : lancé en partenariat avec Zynga (donc difficile de parler de concurrence dans ce cas), le jeu repart le principe bien connu des succès que sont FarmVille ou CityVille. Ici, il s'agit plus de l'univers de l'artiste que l'on a calqué sur le jeu qu'un véritable jeu autour de l'artiste.
- Black Jack de 50 Cent : il s'agit du jeu classique de cartes, mais qui intègre l'univers rap de 50Cent qui s'était déjà signalé par un jeu plus classique sur consoles de jeu.
- Empire de Jay-Z : dans ce jeu, l'artiste est beaucoup plus central que les deux premiers, car au delà de retrouver l'univers on est immergé dans la vie de l'artiste. Des rues de Brooklin, son quartier NY, au succès de la production musicale, le jeu transporte le joueur dans la vie de l'artiste.

Pour aller plus loin :
- Spotify pourra-t-il être rentable ?
- Les rachats de sociétés Internet qui ont dépassé 1 milliard de dollars
- Après Second Life, les marques s'intéressent de plus en plus aux social games
- Les Français et leurs usages d'Internet
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19 avr. 2012
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Les rachats de sociétes Internet qui ont déjà dépassé 1 milliard de dollars |
Tout le monde, à juste titre d'ailleurs, c'est posé la question de savoir si le rachat de Instagram par Facebook, la semaine dernière, valait bien un milliard de dollars. J'ai déjà eu l'occasion de présenter mon point de vue sur la question (Ce qu'il faut comprendre du rachat de Instagram par Facebook pour un milliard de dollars). Facebook semble, au delà d'une volonté évidente d'accroître et d'améliorer les fonctionnalités proposés depuis les terminaux mobiles (c'est d'ailleurs pour cela que, toujours la semaine dernière, Facebook a également procédé au rachat de Tagtile, service de gestion de points de fidélité sur téléphone : Facebook buys Tagtile, continue to focus on mobile), se placer dans une stratégie de défensive par rapport à Google et d'éventuels nouveaux concurrents, qui pourraient à terme lui piquer la vedette.
Dans cette bataille pour capter l'attention des médias et des observateurs, Google aura réagi rapidement en communiquant la semaine dernière sur une nouvelle version de sa plateforme sociale intégrée, Google+ : Bientôt 1,5 milliard d'utilisateurs de Google+ ?.
En cherchant dans les annales des rachats précédents, comme je l'ai fait pour les levées de fonds de start-ups françaises dans cet article autour de Viadeo, j'ai regardé les levées de fonds records précédentes qui avaient été faites.
MySpace par NewsCorps (580 millions de $)
MySpace racheté (seulement) 580 millions de dollars par NewsCorps en 2005. Alors oui je sais, ici on n'a pas dépassé le milliard de dollars, mais je trouvais intéressant ici de rappeler le montant à l'époque dépensé par NewsCorps pour le site qui était vu comme LE réseau social. Le coût de l'utilisateur était alors à 8 / 9$ et déjà, rappelez-vous, tout le monde se posait la question d'un rachat aussi cher de ce service qui semblait avoir atteint son apogée (pour comparaison, le coût de l'utilisateur sur Instagram pour Facebook est de près de 35$ alors que le service n'intègre encore aucune monétisation !).
Quelques mois après, nous aurons tous suivis le destin de MySpace, qui désormais semble se réorienter vers la SocialTV (Que nous promet MySpace TV ?), suite au rachat de la société par Specific Media et Justin Timberlake (oui il s'agit bien du chanteur / acteur qui jouait le rôle de Sean Parker dans le film sur Facebook, The Social Network) pour la somme de 35 millions de dollars.
Paypal par eBay (1,5 milliard de $)
Paypal, service de paiment en ligne, racheté par eBay pour 1,5 milliard de dollars, en 2002. On sait aujourd'hui la place qu'a pris Paypal comme moyen de paiment. Il n'aura pas fallu 10 ans, bien évidemment, pour eBay de faire de Paypal un vrai succès, la synergie avec la place de marché eBay ayant très rapidement portée ses fruits. Bien avant que Google sorte son propre service (Google CheckOut) ou que Facebook investisse le territoire avec Facebook Credits, Paypal s'était déjà taillé une part de premier ordre.
Le service semble par contre difficilement trouvé sa place dans le domaine du P2P Lending où l'arrivée des banques traditionnelles représente un danger important sur les marchés locaux. De plus, les nouveaux moyens de paiement que nous promettent des sociétés comme Square, pourrait faire passer ces prochaines années Paypal d'une position de leader incontesté à celle d'un géant aux pieds d'argile. Paypal a néanmoins réagi sur le marché des paiements via mobile en lançant Here, un système de paiement mobile qui permettra aux petites entreprises d’accepter les paiements via un smartphone. À l’instar du service Square, Paypal Here accepte les cartes de débit et de crédit via un lecteur qui s'intègre sur son smartphone. Il peut également utiliser l’appareil photo du téléphone pour scanner et traiter les cartes ou les chèques.
Youtube par Google (1,65 milliard de $)
Youtube, racheté par Google pour 1,65 milliard de dollars en 2006. Là encore, avec le succès que connaît aujourd'hui Youtube et la monétisation intégrée par Google, plus personne ne se pose la question de savoir si ce rachat avait été pertinent ou pas. Il faut effectivement se souvenir, qu'à l'époque les papiers étaient très nombreux (et notamment déjà sur mon blog : Quel avenir pour les sites de partage de vidéos ?) sur l'erreur stratégique potentielle de Google de racheter un service qui n'avait pas encore reglé la question des droits de propriété de tous les contenus des ayants-droits. Par de nombreux partenariats, et en renforçant sa politique modération des contenus, Google aura réussi à faire prendre à Youtube le virage de la monétisation de ses contenus.
De plus, l'année du rachat, Google n'affichait un résultat net que de 1,5 milliard pour un chiffre d'affaires de 6,1 milliards. Il est intéressant de comparer ces chiffres à ceux actuels de Facebook, qui pour 1 milliard de dollars dépensés pour Instagram, affichait fin d'année dernière un bénéfice net de 1 milliard et un chiffre d'affaires de 3,71 milliards (plus de détails dans D'où Facebook tire-t-il ses revenus ?). Ainsi le montant du rachat de Instagram équivaut au bénéfice passé sur le dernier exercice, on est donc exactement, dans les mêmes proportions que pour Google, même si Facebook a besoin de faire moins de CA pour dégager ce bénéfice, et apparaît donc comme plus rentable.
Ceux, qui posent aujourd'hui la même question par rapport à Pinterest, outil de curation visuelle, trouve ici un exemple historique. Le problème de Pinterest est surtout que la plupart des contenus proviennent de quelques plateformes dont TumblR qui si, demain, elles décident de couper les ponts ne devrait pas permettre à Pinterest de trouver un second souffle. Reste déjà savoir si l'audience accumulée ces dernières semaines pourra se confirmer ses prochains mois sur un marché où la concurrence est déjà présente (Il y a Pinterest... mais aussi les autres).
Skype par eBay (2,6 milliards de $)
Skype, racheté par eBay pour 2,6 milliards de dollars en 2005, avec une "rallonge" de 1,7 milliard dans le cas où les résultats financiers étaient intéressants sur les années 2008 et 2009 (ce qui n'aura pas été le cas). Le record est donc bien détenu par eBay, qui, si on peut les féliciter pour le rachat de Paypal, auront malheureusment "cassé leur tirelire". L'expression n'est pas de moi, mais bien de Niklas Zennstrom, fondateur de Skype, qui, après son départ de la société, avouera que le rachat de son bébé par eBay avait été largement surévalué (mais bon il ne va pas s'en plaindre non plus).
En 2009, eBay devra alors se résoudre à céder une partie de ses parts (70%) à un fonds d'investissements pour 1,9 milliard de dollars. L'opération n'aura alors pas été trop douloureuse financièrement à supporter. Avec cette revente, Skype restait valorisé à, à quelques dizaines de millions de dollars près, la même somme que le montant du rachat en 2005 : 2,75 milliards de $. Skype avait rapporté, en terme de chiffre d'affaires, lors du dernier trimestre précédant sa revente, 185 millions de dollars.
Skype par Microsoft (8,6 milliards de $)
Skype figure deux fois dans ce classement, puisque après la revente par eBay en 2009, le service fut finalement racheté une troisième fois par Microsoft en 2011, pour un montant record de 8,6 milliards de dollars. Ce rachat appraît tout de suite beaucoup plus pertinent, compte tenu à la fois du retard de Microsoft dans l'univers mobile, mais surtout par rapport à la stratégie d'outil de communication entre personnes, enclenchée depuis un certain nombre d'années avec Hotmail, MSN Messenger et toute la logique de Microsoft Live. L'autre raison est clairement la base d'utilisateurs de Skype (plus de 170 millions d'utilisateurs lors du rachat) et qui autant de personnes à convaincre de (ré)utiliser les autres produits Microsoft. Pour autant Skype, n'est pas non plus une poule aux oeufs d'or. En effet, le CA de Skype est d'à peine 1 milliard... et en 2011 continuait à accuser des pertes à hauteur de 7 millions.
AOL par Time Warner (1 milliard de $)
Même si les périodes ne sont pas les mêmes, le prix déboursé par Facebook pour acquérir Instagram est le même que celui payé par Time Warner pour acquérir un portail de services et de contenus, adressant une large audience. En 2006, les réseaux sociaux n'avaient pas encore pris la place qu'ils ont aujourd'hui et clairement la vision de Time Warner et le montant de l'investissement réalisé témoigne de la vision 1.0 et "media" de Time Warner. Une grave erreur que Time Warner paiera cher comme en témoigne la revente de AOL en l'introduisant en Bouse en 2009. Ce rachat aura été estimé au final à 100 milliards de dollars, compte tenu des investissements effectués pendant 3 ans.
Au rang des préténdants à se faire racheter, on peut se demander si Twitter cèdera un jour aux sirènes des centaines de millions (si ce n'est plus), si Square répondra à toutes les attentes fixées (sachant qu'ils viennent désormais de lancer également l'iPad en tant que caisse enregistreuse dans les magasins : Square transforme l'iPad en caisse enregistreuse), si Path pourra se faire une place au soleil, si Pinterest passera le stade du phénomène médiatique (Ce que je pense de Pinterest, quelques semaines après le buzz)... A vous, donc de juger si tous ces signes correspondent à une bulle Internet. Mon avis sur la question donnée l'année dernière : Une bulle 2.0 est-elle en train de naître ?.
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16 avr. 2012
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Quelle est la stratégie de développement de Viadeo, après l'annonce d'une nouvelle levée de fonds ?
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Viadeo vient d'annoncer la semaine dernière une levée de fonds conséquente, à hauteur de 24 millions d'euros. Après les annonces de rachat de Instagram par Facebook, de Podio par Citrix (Citrix se renforce dans la collaboratif en rachetant Podio) et de BlueKiwi par Atos (Atos rachète BlueKiwi), l'information, malgré le montant, est passée relativement inaperçue. Il faut avouer que Viadeo, malgré le succès certain de l'entreprise depuis son lancement, peine à trouver un écho large dans la blogosphère française. Lorsque je repasse l'historique des 5 années de publication sur ce blog, et même sur MediasSociaux.fr, je dois bien avouer que je fais partie de ces personnes qui n'ont, jusqu'à ce jour, faiblement parlé de Viadeo.
Pour autant, même si nous sommes loin des sommes affichées la semaine dernière par Facebook avec 1 milliard de dollars pour le rachat de Instagram (Ce qu'il faut comprendre du rachat de Instagram pour un milliard de dollars), il s'agit ici d'une des plus grosses levée de fonds d'un service français, puisque il faut remonter pour trouver des montants équivalents :
- Photoways, en 2005, avec une levée de fonds de 24 millions d'euros (plus grosse levée de fonds depuis 2000 en France !)
- Dailymotion, en 2009, avec une levée de fonds de 15 millions d'euros (leur précédent tour de table leur avait déjà permis de lever 7 millions d'euros)
- eBuzzing, en 2011, avec une levée de fonds de 17 millions d'euros, qui a permis d'entériner la création d'un vrai groupe média digital dans lequel la marque Wikio a alors disparue.
Celui qui pourrait décrocher un nouveau record national serait le site d'écoute de musique en ligne, Deezer, qui malgré un rapprochement avec Orange, viserait de lever avant l'été une somme comprise entre 50 et 100 millions d'euros (Deezer voudrait lever près de 100 millions d'euros pour son développement international)
De nombreuses interventions récentes sur les réseaux sociaux professionnels et les outils collaboratifs, m'ont amené à étudier largement Viadeo et son évolution ses dernières années. Avant de détailler cela, un préambule pour rappeler que j'apprécie globalement le service proposé par Viadeo et ses équipes et ce qui pourrait être pris comme une critique n'est qu'une volonté de détailler des points d'amélioration obligatoires aujourd'hui pour le service, que, sans nul doute, la levée de fonds permettra d'appréhender rapidement.
Viadeo en quelques chiffres
Viadeo, clairement connaît une croissance bien moins fulgurante que son principal concurrent déclaré sur le marché des réseaux sociaux professionnels, à savoir LinkedIn. En effet, ce dernier atteint aujourd'hui les 150 millions d'inscrits, pendant que Viadeo, beaucoup moins présent dans les pays anglo-saxons serait à 40 millions d'inscrits.
De plus, ce ce chiffre de 40 millions est à relativiser. En effet, Viadeo a misé une partie de son développement international, dans des pays émergents comme la Chine ou l'Inde sur le rachat de réseaux nationaux déjà présents plutôt que sur le développement en propre de sa marque.
- Octobre 2009 : rachat de la société canadienne, UNIK, qui était à mi-chemin entre l'annuaire de personnes et le réseau social. Le site aurait compté lors du rachat plus de 20 millions de profils, qui aurait permis à Viadeo de passer de 8,5 millions d'inscrits en juillet 2009 à 30 millions début 2010.
- Mars 2009 : rachat du réseau social Chinois Tianji pour 10 millions d'euros. Le site depuis 2007 officiait déjà comme partenaire de Viadeo sur ce marché. La croissance est importante puisque le site compterait désormais 10 millions d'inscrits. Pour autant, on est évidemment bien loins des centaines de millions d'inscrits que comptent d'autres réseaux sociaux chinois généralistes comme QQ ou RenRen.
- Janvier 2009 : rachat du réseau social professionnel n°1 en Inde, ApnaCircle... mais qui comptait lors du rachat que 3 millions d'inscrits (si on rapporte à la taille potentiel du marché indien).
Une nouvelle levée de fonds pour accélérer le développement sur le marché chinois
Le principal objectif déclaré de cette nouvelle levée de fonds est d'accélérer le déploiement international de Viadeo. Autre point majeur à souligner, cette levée de fonds s'est fait, en partie, auprès des investisseurs historiques de Viadeo (24 millions d’euros : le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) qui apportera près de 10 millions d’euros, complétés par ses actionnaires historiques Idinvest et Ventech et auxquels s'ajoutent Allianz et des fonds du Moyen Orient.), ce qui prouve la confiance de ces derniers dans la stratégie menée depuis plusieurs années par le réseau social professionnel n°1 en France.
L'autre but avoué de Viadeo avec cette levée de fonds est de préparer l'avenir et une prochaine entrée en Bourse. Pas de date ou de calendrier précis communiqué, mais une volonté affichée de Dan Serfaty, président de Viadeo, d'entrer à terme sur le marché boursier. L'arrivée au capital d'investisseurs du Moyen Orient permet de supposer que cette région du monde, au même titre que des marchés Asiatiques, Africains et LatinoAmericains feront bien évidemment partie des régions sur lesquelles Viadeo va miser pour le renforcement de son développement à l'international. A date, son principal concurrent LinkedIn est surtout présent dans les pays anglophones :
- Près de 60 millions de membres inscrits aux Etats-Unis, soit 40% de la base totale des inscrits à LinkedIn ;
- 8,4 millions d'inscrits au Royaume-Uni, soit la part total des inscrits de Viadeo en Europe ;
- Plus de 13 millions d'inscrits en Inde, et près de 3 millions en Australie.
Des problèmes majeurs à régler rapidement
Au délà des aspects liés à la poursuite du développement international de Viadeo, cette levée de fonds doit également permettre à Viadeo de faire face à un ensemble de problèmes que le site semble peiner à résoudre :
- Une refonte récente du système de Hubs, qui désormais sont regroupés sous l'appellation Groupes et Sous-Groupes. Pour autant, les Groupes apparaissent à première vue comme largement moins dynamiques que sur LinkedIn. En donnant très tôt à Viadeo une orientation job board et plateforme de recrutement avec tout un tas de services à destination de recruteurs, cette stratégie, je pense, s'est fait au détriment d'une recherche fonctionnelle plus aboutie sur la dimension de la participation. pour l'internaute et les entreprises
- Une plateforme de Questions / Réponses qui nécessiterait l'intégration d'un principe de gamification. Comme pour les Groupes, la fonctionnalité est pertinente et se retrouve également sur LinkedIn. Pour autant, la participation sur cet espace ne permet pas aux profils d'être valorisés via un système de classements ou de points.
- Une synergie complexe avec Tianji et ApnaCircle : le choix des rachats de ces deux sociétés se révèle être, à mon sens, une stratégie pertinente d'entrée sur ces marchés. Pour autant, comme tout réseau social, les développements côutent chers, et les rapprochements fonctionnels et technologiques avec la plateforme Viadeo semblent toujours peiner (information confirmée en off par des dévelpppeurs internes à Viadeo). Maintenir et développer plusieurs plateformes représentent des coûts majeurs et surtout un manque d'agilité et de réactivité que tout autre acteur ne devant se préoccuper que d'une seule plateforme ne rencontre pas.
Pour aller plus loin :
- LinkedIn se lance dans la curation de contenus avec LinkedIn Today
- LinkedIn a aussi son Statut Update
- D'où Facebook tire-t-il ses revenus ?
- Comment Google est-il en train de faire sa révolution
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07 févr. 2012
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D'où Facebook tire t-il ses revenus ?
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La nouvelle de la semaine dernière, sans conteste, était l'entrée en Bourse de Facebook. Deux billets très pertinents, et en Français, vous expliquent les tenants et aboutissants : Faut-il investir dans l'IPO de Facebook ? et Petit décryptage de l'IPO de Facebook. Les chiffres liés à cette entrée en bourse qui ont circulé sont ceux des revenus financiers de l'année écoulée, générés par Facebook : le chiffre d'affaires pour 2011 s'élève à 3,71 milliards de dollars pour un bénéfice net de un milliard. Il est intéressant d'aller voir plus loin et de voir d'où Facebook tire-t-il ses revenus entre la publicité, les partenariats avec des éditeurs comme Zynga ou bien encore les Facebook Credits.

Des revenus exponentiels ?
Dans le schéma ci-contre, on voit que les revenus de Facebook suivre une courbe exponentielle sur les 3 dernières années, ce qui bien évidemment un signe très positif. L'autre point intéressant est la répartition des sources de revenus. La grande majorité provient de la publicité, même si cette part a baissé proportionnellement par rapport à d'autres sources de revenus. En effet, pendant que, encore aujourd'hui, 96% des revenus de Google sont générés par la seule publicité, le chiffre de Facebook est (seulement) de 85% en 2011.
Il faut dire que Facebook semble comprendre qu'un modèle axé uniquement autour de la publicité serait à terme risqué. Le choix de diversifier ses sources de revenus au travers du renforcement de partenariat avec des éditeurs comme Zynga apparaît comme un choix pertinent. La part des revenus générés via les jeux Zynga et le module de paiement est ainsi passé de moins de 10% en 2009 et 2010, à 12% en 2011.
Et les plus gros annonceurs sont...
Les deux plus gros annonceurs sur Facebook ne sont pas ceux que l'on croit. En effet, des marques très affinitaires comme Nike, McDonald's, Coca-Cola ou Adidas, qui sont de "gros" annonceurs plurimédia ne font pas partie des premiers annonceurs sur Facebook. Pourquoi s'acheter de la visibilité payante lorsque les "fans" viennent naturellement à vous ? Mieux vaut en effet concentrer ses efforts sur le Brand Content et l'animation de bases fans importantes. Les deux plus gros annonceurs sur Facebook, même s'ils ne pèsent que 0,1% chacun des revenus publicitaires de Facebook, sont le Washington Post et Netflix qui ont investi respectivement 4,2 millions et 3,8 millions.
Et sur le mobile ?
Le mobile, même s'il représente un usage fort des services sociaux de Facebook, ne génère à date aucun revenu. Ce levier publicitaire n'a donc pas encore été actionné par Facebook et représente une source potentielle de croissance publicitaire extrêmement forte, enciore faudra-t-il trouver le meilleur format.
Pour aller plus loin :
- La stratégie publicitaire de Facebook
- Une bulle 2.0 est-elle en train de naître ?
- Surévaluation des sociétés phare des médias sociaux ?
- Quelle stratégie pour Foursquare ?
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06 juil. 2011
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Les médias s'organisent pour lutter face à la concurrence de Google, Twitter et Cie
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Internet a changé la donne pour beaucoup de business. On peut même aller plus loin en disant que rares sont aujourd'hui les secteurs qui ne sont pas impactés par Internet soit par rapport à la concurrence que peut apporter ce nouveau canal de promotion / distribution, soit par rapport aux attentes des clients dans l'intégration des usages liés à Internet. Le transport, le tourisme, l'hotellerie, les produits de grande consommation, ... et surtout les médias traditionnels.
La concurrence historique d'Internet comme premier lieu d'information se fait de plus en plus forte. Il suffit juste de constater de manière empirique d'où sont sorties les dernières news. Concurrence tellement forte que j'allais jusqu'à poser la question qui fâche aujourd'hui chez certains médias d'information : Twitter a-t-il définitivement enterrés les médias classiques ?
Mais Twitter est un bouc émissaire ou un facteur profond de changement qui existait finalement déjà avec des acteurs comme Google News ou d'une certaine manière les blogs. A l'heure où chacun peut devenir son propre média sur les médias sociaux en tant que producteur de contenus mais surtout diffuseur et spectacteur d'une information diffusée par ses pairs, quelle place pour les médias traditionnels dans ce cadre ?
Le cas de La Tribune : vers une stratégie 100% web
Les médias traditionnels s'organisent et certains n'hésitent pas à faire leur révolution. C'est le cas par exemple de la Tribune qui va arrêté son édition papier au profit d'une approche désormais 100% web (Le quotidien économique "La Tribune" va t-il devenir 100% web ?).
Afin de faciliter la transition, malgré quelques difficultés sociales actuellement avec une partie des collaborateurs, la Tribune a annoncé la semaine dernière l'intégration d'un système de paiement innovant pour l'abonnement sur les supports numériques : Cleeng et la Tribune annoncent la mise en place d'un système de paiement innovant sur LaTrribune.fr.
Les consommateurs sont prêts à acheter du contenu à forte valeur ajoutée, que ce soit de la musique, des jeux ou des articles de presse mais la clé de la réussite tient en un seul mot: simplicité. Et c'est la simplicité de l'expérience utilisateur et la facilité de mise en place apportée par Cleeng qui ont été les facteurs déterminants dans notre choix. » selon Thomas Loignon, Directeur des Nouveaux Médias au sein de La Tribune.
La bataille des médias face à Google News
On sait que depuis déjà plusieurs années, les médias sont en bataille ouverte avec Google accusée de piller les contenus de d'autres. Pour autant, Google est aussi un partenaire majeur puisque aujourd'hui Google pèse lourd pour les sites de presse. En effet, on estime ainsi que Google générerait pas moins de 15 à 20% du trafic des grands journaux en ligne.
Les tentatives de contenus payants sur Internet sont également là pour différencier contenus à disposition de tous (dont les moteurs de recherche) et contenus premiums et éditorialisés moyennant abonnement. New-York Times au début de l'année a lancé à ce titre une nouvelle offre mixant à la fois tous les supports à disposition ainsi que la source dont vous provenez pour accéder à un contenu.

En France, la presse s'organise et après avoir annoncé il y a déjà quelques temps son propre moteur de recherche d'actualités en commun, ainsi qu'un kiosque dont l'objectif est de proposer une offre d'abonnement mulit-marques de presse. Cette offre devait voir le jour rapidement. Ce sont donc 9 groupes de presse (dont Les Echos, Le Figaro, Le Parisien, L'équipe, Libération...) qui se sont associées dans cette initiviative (qui est plus une bataille anti-Google). Bien entendu, le site intégrera un moteur mais en bon défenseur de la langue de Molière et des intérêts français, c'est Orange qui a été choisi.
Et Facebook dans tout ça ?
Facebook au même titre que Google est d'abord vu comme un moyen de créer du trafic sur le support source (le site Internet du média) mais aussi comme le meilleur moyen de fidélisation et de développer la visibilité et la présence des contenus sur les sites où désormais les internautes surfent et prennent l'information. Twitter et Facebook sont des médias personnels (i.e ou chaque internaute devient un média poussant de l'information) sauf que les sources de contenus elles ne changent pas ou peu. Twitter et Facebook sont donc de formidables opportunités pour les sites médias pour promouvoir plus largement des contenus. Twitter l'a bien compris et tente aujourd'hui d'aider les journalistes dans la prise en main du service en lançant un site d'information qui leur est dédié : Twitter for Newsroom.

Dans ce cadre, la partie blog de site du Figaro diffusait un classement des pages de sites médias de presse les plus actives sur Facebook. Intéressant de voir que deux médias français (Le Monde et l'Equipe se retrouvent classés en bonne position).

Pour aller plus loin :
- Twitter a-t-il définitivement enterré les médias classiques ?
- Mode et médias sociaux
- Quand les stars utilisent les médias sociaux avec pertinence pour maitriser leur image
- La technologie nous rapproche ou nous éloigne-t-elle ?
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04 juil. 2011
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Une bulle 2.0 est-elle en train de naître ?
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Cette question est lancinante sur les blogs et sites spécialisés outre-Atlantique depuis déjà quelques mois. Il faut dire que les valorisations de certains entreprises ont de quoi faire tourner certaines têtes. J'avais eu l'occasion il y a quelques semaines dans Surévaluation des sociétés phare des médias sociaux ? de comparer la rentabilité de certains de grands sites sociaux actuels (Facebook, Twitter, ...).
Plusieurs constats sont aujourd'hui à faire
- Se faire un nom rapidement devient encore plus... rapide : qui connaissait Instagram il y a un an ? A priori personne sinon vous seriez dans les petits papiers des fondateurs de cette application de photo iPhone. En effet, l'application a vu le jour il y a moins d'un an, et compte déjà plus de 5 millions d'utilisateurs dans le monde. A la différence de certains services dont les médias parlent énormément (Twitter), mais qui ne seront jamais dans leur état actuel des sites maintream (Les 5 raisons pour lesquelles Twitter ne deviendra jamais grand public), Instagram peut parler à tout le monde. La prise en main est simple et l'adoption immédiate. Instagram est un exemple mais ils en existent plein. Le phénomène de viralité joue alors pleinement son jeu. Il en est de même pour des applications comme Angry Birds... qui compte aujourd'hui plus d'un million de téléchargements par jour. Rien que ça !
- Les géants s'adaptent en adoptant les nouveaux usages. Fred Cavazza le présente de manière pertinent dans la version 2011 du panorama des médias sociaux : les géants du Web que sont devenus les Google et autre Facebook ont pour amibition de proposer aux internautes tous les usages en leur sein. En effet, qui auraient pu dire il y a quelques années que la concurrence ne se ferait plus entre les portails d'informations d'uin côté, (Yahoo, ..) les moteurs de recherche d'un autre (Bing, Google...) et les réseaux sociaux (Facebook, MySpace)... et que tous les services deviendraient sociaux et concurrents les uns entre les autres dans l'expérience qu'ils peuvent proposer aux internautes et dans leur propension à fédérer et capter l'attention ?
- Gloire et décadence : de la même manière que la montée au 7ème ciel peut être fulgurante, la descente peut l'être tout autant. Le buzz autour d'un service se crée et certains font pshiiit. Je pense dernièrement à Quora : même si l'usage est pertinent, et que l'audience du site augmente, le buzz qui joue en la faveur d'un site peut jouer en sa défaveur. Je ne parle pas ici d'audience mais bien de valorisation du service : lorsque l'on ne parle plus de vous sur la Toile, nécessairement les investisseurs pourront remettre en cause la capacité du site à fédérer durablement les internautes et à capter leur attention dans le temps.
Des bulles qui grossissent, d'autres qui éclatent

On voit donc grossir de manière assez virtuelle la valorisation de sites Internet. Est-ce que pour autant on peut parler de bulle ? Je ne pense pas et je vous donne ci-après les 3 raisons qui selon moi permettent de ne pas tirer la conclusion sur une bulle qui va éclater. La premi!ère raison est le retour d'expérience de MySpace. MySpace fait partie de ces services dont j'ai parlé dès la création de ce blog, il y a bientôt 5 ans. A l'époque, j'en parlais même régulièrement. Depuis quelques temps, on en parlait moins ou si ce n'est pour se faire le relais de la décadence d'un ex-site à succès : Les réseaux : les losers et les winners, Quand l'empire MySpace s'effondre, MySpace : grand perdant face à Facebook et Twitter ?. Lorsque l'on voit MySpace vendu par NewsCorps pour 35 millions de dollars, alors qu'il y a quelques années Rupert Murdoch, CEO de NewsCorps échetait le même site pour une valorisation 20 fois supérieur. Entre temps, Facebook est devenu le numéro un des réseaux sociaux, MySpace a vendu son audience chutée et ses populations les plus fidèles quitter le site. A voir ce que cela donne par la suite, mais un positionnement du site à la Wizee est certainement envisageable...
Les 2 autres raisons qui expliquent qu'il n'y a pas de bulle
On veut en ce moment comparer la valorisation bourisère de certains géants d'Internet à la bulle du début des années 2000. Toutefois la situation est différente à deux égards : la maturité des usages et des technologies. Aujourd'hui Internet fait partie intégrante de nos vies (ce qui n'était pas le cas aux débuts des années 2000). Un exemple pour s'en convaincre : aujourd'hui Facebook compte plus de 700 millions d'utilisateurs, soit plus que la population Internet mondiale en 2001. La maturité dans les usages sociaux de ces sites est également là. Je ne redonnerai pas ici l'exemple d'Instagram.
Même sans une certaine maturité, aujourd'hui beaucoup de services comme Twitter ou Foursquare ont compris que rechercher une monétisation rapide en intégrant les annonceurs à son développement devient indispensable. Certains estimeraient dans ce cadre que Twitter serait profitable, grâce à cette diversification des sources de revenus (Promoted Tweets, Promoted Trends, ...) : Twitter is obscenely profitable.
Autre raison qui fait que l'avènement des nouvelles technologies est durable est leur usage en situation de mobilité. Aujourd'hui, la révolution des usages mobiles est en marche, avec l'avènement des smartphones et au premier rang iPhone d'Apple. Aujourd'hui, 1/3 des smartphones vendus sont des iPhone et 1/3 de l'Internet mobile se fait depuis un iPhone.
Usage des internautes mais aussi des technologies sont les deux élements majeurs qui expliquent, à mon sens, que la situation en 2011 ne peut pas être comparée en 2001. Toutefois, il n'y aura pas de place pour tout le monde et certaines déconvenues arriveront.
Pour aller plus loin :
- Surévaluation des sociétés phare des médias sociaux ?
- Le business model des réseaux sociaux
- Les fonds font défaut aux sites d'information et réseaux sociaux
- Quand les stars utilisent les médias sociaux avec pertinence pour maitriser leur image
- Twitter a-t'il définitivement enterré les médias classiques ?
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08 juin 2011
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Surévaluation des sociétés phare des médias sociaux ?
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Bulle ou pas bulle ?, telle est la question bien souvent posée. Un exemple récent pour illustrer ce phrénomène : l'annonce de Groupon en fin de semaine dernière d'entrer en Bourse pour une valeur de 750 millions de dollars. Or, à date, le site phrase de social shopping génère 456 millions de... pertes nettes et ce malgré leurs 83 millions d'inscrits. On sait que n'importe quel site Internet a une phase d'investissement plus ou moins lourde dans un premier temps à la fois en infrastructure technique, développement, et dans le cas de Groupon, en équipes commerciales. Ce coût est souvent absorbé par une rentabilité espérée et par une monétisation forte dans un second temps, issue principalement de l'audience du site.
Je rejoins cette infographie ci-dessous qui présente à la fois l'évolution de la valorisation des princiaples sociétés phrares des médias sociaux mais aussi compare cette valorisation aux revenus qu'elles dégagent actuellement.
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23 juin 2010
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Comment les liens sponsorisés de Google ont influencé la monétisation de Digg, Twitter et Facebook ?
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Quand on parle du succès, du point de vue de l'audience, de sites comme Twitter, Digg ou Facebook, on entend souvent la question "Mais comment font-ils pour monétiser leur audience... et gagner des sous ?".
Facebook rentable ?
On sait que Facebook, malgré une difficile voie vers la rentabilité (Facebook lève 200 millions de $ et estime êtrr rentable en 2010), Facebook aurait un chiffre d'affaires estimé, selon Reuters, à 800 millions de dollars en 2009 (contre 300 millions en 2008). Mais ce qui est plus important à noter est que Facebook serait rentable de quelques dizaines de millions en 2009...
Facebook a su adapter son offre publicitaire au fil des années afin de proposer des supports adaptés... et surtout intégrés aux fonctionnalités du site. Ce sont les fameux Facebook Engagement Ads (voir visuel ci-dessous)... Le sentiment d'intrusion publicitaire est ainsi fortement réduit.

Finalement la pub sur Facebook fait n'est-elle pas inspirée des liens sponsorisés sur les moteurs de recherche ?
On sait que Google tire sa manne financière du succès de ses liens sponsorisés (le fameux programme Google Adwords). Le succès des liens sponsorisés sur les moiteurs de recherche s'explique, là encore sans aucun doute, par leur intégration directement dans les contenus du site, en l'occurrence les résultats de recherche.
Finalement, la question au vue de ces deux cas, n'est-elle pas de savoir proposer une offre publicitaire pertinente en intégrant celle-ci aux contenus et fonctionnalités même du site. Si on regarde, deux autres cas, Digg et Twitter, qui ont tous les deux une audience forte qui doivent monétiser, on constate la même chose.
Les Promoted Tweets et Promoted Trends sur Twitter
Twitter vient de lancer, après avoir lancé il ya quelques temps les Promoted Tweets, son service de Promoted Trends. Globalement, vous avez sur votre page d'accueil Twitter, dans la partie droite, les tendances les plus populaires. Twitter est un formidable outil pour les annonceurs, journalistes et internautes de prendre le pouls du web (L'hyper-réactivité des médias sociaux) et la mise en avant de ces "trends" correspondait à cette démarche de valoriser, parmi un grand nombre de conversations, ce qui est le plus discuté. Désormais, des marques peuvent y insérer leurs "hashtags" afin de rendre visible les conversations autour de leurs marques.

Pour les Promoted Tweets, les premiers résultats et expérimentations menées par des marques (Red Bull, VirginiAmerica, NBC, ...) semblent trouver un certain écho : Brands owners benefit from Twitter ads. Le CPC (Cost Per Click) semble être supérieur à d'autres formats publicitaires sur d'autres sites. Je suis assez dubitatif du véritable impact de ces formats, hors mis offres promotionnelles dédiées, dans le cadre de la valorisation d'un compte Twitter pour une marque.
Toutefois, dans le cadre d'une recherche via Search.twitter, l'apparition d'un résultat sponsorisé (ici l'inspiration googlienne est évidente) peut être pertinent et à déjà fait ses preuves dans les moteurs de recherche classique.
La démarche ici est clairement publicitaire au sens premier du terme i.e visant un impact commercial. Je pense, que même si cela va arriver en France rapidement, qu'il ne faut se tromper là encire sur les objectifs d'une marque à développer sa présence pertinente sur les médias sociaux et notamment sur Twitter.
Avec moins de 200 000 utilisateurs en France, je pense que Twitter est un média d'influence qui permet à une marque de créer une relation avec de potentiels influenceurs. N'y avoir qu'une démarche commerciale, via des Promoted Tweets, serait alors à mon sens une erreur qui prouverait la non implication de la marque dans les usages du site... voir le dernier paragraphe de l'article où je développe cette idée.
Allons voir plus loin du côté des Promoted Tweets... la question que l'on peut se poser est de savoir s'il serait pertinent que ces tweets sponsorisés se retrouvent également en dehors de Twitter. La force des
Adwords / AdSense de Google est d'avoir su envahir le web et pas se
cantonner seulement au moteur de recherche et autres services Google.
On peut ainsi se demander si Twitter ne doit pas exploer cette voie. On
sait que Twitter est fortement intéressé par intégrer son service et
ses tweets sur des sites médias via Twitter Anywhere (Vers une intégration toujours plus poussée des médias sociaux dans les sites de marque : Twitter @anywhere).
Les tweets sponsorisés pourraient ainsi également être proposés sur les
moteurs de recherche, compte tenu que ces derniers doivent désormais de
plus en plus prendre en compte les contenus créés en temps réel par les
utilisateurs.
Digg et les Digg Ads
Pour Digg, avec les Digg Ads lancé en avril 2009, on est sur un format proche des Promoted Tweets et des liens sponsorisés de Google. L'idée est d'insérer des publicités dans le flux des articles remontés sous la forme de liste.
Au niveau du coût pour un annonceur, globalement le principe est que plus une publicité sera « diggée », moins son annonceur aura à payer. C’est complètement contraire à ce qu’on pourrait voire d’habitude (en général, plus c’est vu, plus l’annonceur paye). En revanche, plus une publicité est « enterrée » plus l’annonceur paiera cher. Digg globalement juge que si la publicité est appréciée par la communauté, elle est donc pertinente à être visible sur le site et elle s'insère dans l'objectif premier du site d'apporter d contenu en fonction de la pertinence jugée par la communauté. Le message n'est donc pas intrusif et est jugé comme ayant de la valeur...

L'intégration d'un point de vue contenu de marque dans l'usage du service
Je m'explique... Plutôt que de bêtement venir poster une offre commerciale ou un lien sponsorisé dirigeant vers le site de la marque, il est important sur les médias sociaux de montrer que la marque utilise ces outils et qu'elle en respecte l'usage. C'est le cas avec Facebook où le fait que les supports publicitaires font la promotion de fans pages, évènements de marques i.e des contenus créés par la marque sur Facebook et non un renvoi direct vers son site et donc vers des contenus / offres en dehors de Facebook.
Pour aller plus loin :
- Quand Google mettra également ses publicités dans Google Street View
- Les comptes premium de Twitter : vers une monétisation BtoB ?
- Les start-ups et la crise
- Attention aux chiffres et à l'engouement médiatique : l'exemple Twitter
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18 janv. 2010
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Quand Google mettra également ses publicités dans Google Street View
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Les fameux liens sponsorisés Google sont partout : on les retrouve dans de nombreux services que Google propose aujourd'hui (Gmail, Google Maps, Youtube, ...). On le sait, et c'est ce qui fait la grande réussite de Google. Le géant américain a ainsi su trouver par ce biais le meilleur moyen de monétiser des services gratuits et lui ont permis d'investir, sur la base initiale de la recherche, de nouveaux marchés (applications bureautiques en ligne, cartographie, réseau social, ...).
Il n'est pas étonnant donc d'apprendre que Google vient de déposer un brevet lui permettant d'intégrer de la publicité dans Google Street View : Google Street View to carry "real time ads". Mais si, vous savez, Google Street View le service qui vous permet de vous ballader dans les plus grandes villes au monde, et qui est venu compléter avec intelligence Google Maps et Google Earth. Le projet utilise Immersive Media,
technologie qui permet de fournir une vue de la rue à 360 degrés en
n’importe quel point donné de cette rue. Une voiture équipée de caméras
circule dans les rues en prenant des images, qu'un logiciel
propriétaire de Google assemble pour donner l'impression de continuité. nous apprend Wikipedia.
Sauf que dans ces rues, on retrouve les personnes (questions autour du respect de la vie privée : Google doit avoir l'accord préalable des habitants, estime un député et Google Street View n'est pas inquiété) mais aussi les affichages publicitaires qui inondent aujourd'hui notre paysage cimenté. Dans ce cadre, l'idée de Google est de remplacer ces affichages par ses propres publicités puisque :
pourquoi offrir de la visibilité gratuite à des marques sur un service Internet ;
pourquoi ne pas profiter de cet nouvel espace publicitaire pour Google pour aller plus loin dans l'intégration de son système publicitaire.
Le système développé par Google permettra de détecter automatiquement les affichages publicitaires et de les remplacer par des liens sponsorisés ou par d'autres supports publicitaires.
Google = vendeur d'espaces publicitaires virtuels ?
L'idée est en tout cas pertinente et dans un cadre de virtualisation, cela me semble pertinent d'un point de vue commercial. Rappelez-vous que dans Second Life ainsi que d'autres univers virtuels, on retrouve ce principe d'affichage publicitaire virtuel et que ce sont donc des espaces publicitaires comme les autres qu'il convient de monétiser.
On peut avec Google Street View, imaginer le ciblage local des publicités : vous affichez, via Google Street View, des rues d'un quartier de Paris, et les affichages publicitaires vous font la promotion d'un magasin ou restaurant à proximité de la rue et en un clic vous pouvez aller sur le site Internet du dit magasin ou restaurant... On peut même, si l'on pousse la réflexion jusqu'au bout, imaginer que l'espace publicitaire réel (celui dans la rue) fasse la promotion d'un restaurant et que finalement dans Google Street View, cela soit son concurrent qui occupe l'espace publicitaire...
Pour aller plus loin :
- Les comptes premium de Twitter : vers une monétisation BtoB ?
- Google lance de nouveaux services : Google Social Search, Google Music Search et Google Maps Navigation
- Google se lance dans la publicité comportementale pour faire face à Facebook
- MySpace lance MyAds et va tenter d'améliorer la monétisation de son service
- Google Chrome : après le buzz du lancement, qu'en est-il ?
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25 août 2009
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Les comptes premium de Twitter : vers une monétisation BtoB ?
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Lorsque l'on parle de Twitter, on arrive souvent à la même question que doivent faire face d'autres services gratuits (comme Youtube ou les réseaux sociaux :) à savoir celle de la monétisation de l'audience : Le business model des réseaux sociaux et Les fonds font défaut aux réseaux sociaux et sites d'information.
On sait que généralement il n'y a pas une règle et qu'une source de monétisation. On parle beaucoup de publicités (MySpace lance MyAds et va tenter d'améliorer la monétisation de son trafic), de freemium (service gratuit jusqu'à un certain package fonctionnel puis fonctionnalités payantes). Twitter semble vouloir s'engager plus fortement dans cette voie, compte tenu qu'aujourd'hui le service a su fédérer une vraie communauté d'utilisateurs, fidèles au service. De plus, les entreprises étant de plus en plus présentes sur ce canal de communication (cf : Quelle utilisation une entreprise peut-elle faire de Twitter ?), il était nécessaire pour Bizz Stone, co-fondateur de Twitter, de trouver une solution payante pour les entreprises.
Ces comptes premium qui seront probablement lancés d'ici la fin de l'année, comme le rapporte cet article de VentureBeat Twitter to roll out commercial accounts this year, permettront aux entreprises d'avoir plus de données que celles fournies sur les comptes normaux : analyse détaillée autour de l'activité de leur marque, ainsi que d'autres données. Le but est de permettre aux entreprises de savoir ce que se dit d'elle sur Twitter, dans le cadre des enjeux actuels représentés par la e-réputation et l'importance pour les marques de savoir gérer ce qui se dit d'elle sur Internet, et donc notamment sur Twitter.
Twitter a longtemps observé son écosystème, et au premier lieu duquel CoTweet, pour s'en inspirer et proposer un service orienté entreprise permettant aux entreprises de mieux gérer leur image de marque sur Twitter, notamment lorsque ces dernières utilisent plusieurs comptes.
Le problème vous l'aurez compris est de celui de rentrer en concurrence direct avec un service proposé par une entreprise basée sur Twitter. En effet, comme je le précisais dans D'une fonctionnalité à un produit : l'exemple de l'écosystème Twitter, la force d'un service comme Twitter est d'avoir su, sur un service fonctionnellement simple, laisser la possibilité à un ecosystème ouvert de développeurs de réaliser des applications tierces apportant de la valeur ajoutée au service de base. Or, vouloir intégrer et proposer soit même le service plutôt que de racheter directement le service concurrent (comme cela avait été le cas à l'époque pour le moteur de recherche dédié à Twitter, Summize), pose nécessairement la question de la pérennité de service développé sur une application phare qui a tout moment peut fortement concurrencer le service add-on.
Pour aller plus loin :
- 35 millions de $ pour Twitter et téléchargement payant pour Youtube
- Facebook lève 200 millions de $ et estime être rentable à 2010
- Attention aux chiffres et à l'engouement médiatique... l'exemple Twitter
- Les 5 raisons expliquant la baisse des revenus publicitaires des portails comme Yahoo! et AOL
- Twitter = nouvel outil du Service Client ?

Conseil en Stratégie Internet (Social Media, Influence, Communauté...)
Facebook
Twitter
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