Digital et médias sociaux : décryptage des tendances et stratégies
08 oct. 2012

LinkedIn et Viadeo : dernières nouveautés pour les professionnels et les entreprises

Par : Cédric Deniaud
Catégorie : Social Media
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Les réseaux sociaux ont connu un essor important depuis quelques années, confirmé par l’introduction en Bourse cette année de LinkedIn, l’acteur majeur au niveau international. Viadeo n'est pas en reste car même si le réseau français est loin de pouvoir concurrencer fortement LinkedIn au niveau mondial et notamment sur les pays anglosaxons, sa stratégie de suiveur au niveau des fonctionnalités lui permet de proposer un service à jour, même si la qualité des contacts et le dynamisme est souvent moins au rendez-vous. Viadeo a assuré son avenir cette année avec une nouvelle levée de fonds remarquée (Quelle est la stratégie de développement après l'annonce d'une nouvelle levée de fonds ?)

Ces réseaux professionnels sont devenus un complément de profils face aux jobboards classiques comme Monster, Cadremploi ou RegionsJob, avec une utilisation augmentant au fur et à mesure de l'évolution des fonctionnalités. Mais bien que ces plateformes sociales permettent d'accélérer et d'affiner le ciblage des profils pour le recrutement, c'est une stratégie nouvelle à mettre en place. Car sur ces réseaux sociaux professionnels, les membres sont d'abord présents pour le réseautage avant le recrutement.

Nouvelles fonctionnalités de recrutement pour les entreprises ?

Les réseaux sociaux professionnels permettent à leurs membres de facilement réseauter et de garder le contact avec les personnes qu'ils rencontrent au fil de leur activité professionnelle. Ce qui fait que les profils sont plus souvent mis à jour et avec plus d'informations que sur les CVs standards (fonction «Resume Builder» qui génère automatiquement un CV à partir du profil du membre). Une habitude qui est une opportunité supplémentaire d'accéder à une base de profils qui peut être analysée avec plus de finesse pour trouver des candidats sur des niches de compétences.

Le lancement récent des fonctionnalités d'Endorsment au sein de LinkedIn (voir l'annonce officielle sur le blog de LinkedIn) permet désormais aux recruteurs de trouver des profils en fonction d'expertises précises et à l'internaute de valoriser de vraies expertises reconnues.

De nombreuses fonctionnalités sont disponibles aujourd'hui sur les réseaux sociaux professionnels pour répondre aux besoins des recruteurs. Les offres de services comme celle de Viadeo ou le lancement du bouton "Je postule" de LinkedIn permettent de facilement utiliser les profils de leurs membres pour intégrer la CVthèque de votre entreprise.

Le renforcement des pages Entreprises est un moyen également pour des potentiels candidats de suivre l'actualité d'une entreprise mais aussi pour cette dernière de valoriser des evéntuelles offres à pourvoir.

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Des réseaux sociaux pour assurer son image individuelle avant de postuler

Les réseaux sociaux professionnels, tout comme Facebook, sont d'abord nés pour répondre au besoin de réseautage de leurs membres. Les profils d’entreprise sont arrivées ensuite. L'utilisation pour garder le contact avec des personnes rencontrées physiquement est naturellement prioritaire à celle de la candidature, avec une notion de "personal branding" très forte. La nouvelle page profil de Viadeo renforce cette volonté de valoriser de manière différenciée d'un CV l'expérience et expertise d'un collaborateur.

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Du côté de LinkedIn, c'est également pour cette raison LinkedIn Today a vu le jour (LinkedIn se lance dans la curation de contenus avec LinkedIn Today) puisque le réseau avait bien compris que pour faire venir et revenir fréquemment ses utilisateurs, il lui fallait aller plus loin que de la simple mise en relation entre recruteurs et candidats. Le rachat de SlideShare (LinkedIn + Slideshare = le géant des médias sociaux ?) se place dans cette logique de faciliter la valorisation de son expertise par différents moyens.

Ces plateformes de réseautage sont en phase avec la tendance actuelle sur le web où l'individu est mis en avant, l'entreprise étant utilisée comme faire-valoir de l'expertise acquise et du réseau disponible. Une tendance dans laquelle l'entreprise doit s'inscrire pour profiter des réseaux sociaux professionnels en mettant en place des stratégies pour attirer les profils les plus intéressants. Profils qui sont de plus en plus sollicités puisque de plus en plus facile à identifier sur ces réseaux sociaux, et pour lesquels il faut d'abord créer une relation avant d'en faire un candidat potentiel. L’enjeu majeur de la présence des entreprises sur les réseaux sociaux d’entreprise est parfois moins lié à la recherche directe de candidats que la valorisation d'une image de la marque employeur pour intéresser les meilleurs profils (Médias sociaux et marque employeur : enjeux et exemples).

Pour aller plus loin :



30 juil. 2012

Digg est mort, mais laisse de nombreux successeurs : RealTime, News.me

Par : Cédric Deniaud
Catégorie : Social Media
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Digg a été, en plein boom des services web 2.0, l'un des services dont on entendait le plus parler. Son fondateur, Kevin Rose, était omniprésent sur les blogs à succès pour relayer sa success story. Quelques années plus tard, Digg n'a pas su continuer à surfer sur la vague sur laquelle le service semblait pourtant s'être installé et, il y a quelques semaines, dans un anonymat généralisé, le service a été revendu pour seulement 500 000 euros (Digg racheté par BetaWorks).

Il faut en effet se rappeler qu'à l'époque les mastodontes qu'étaient Google ou bien encore Yahoo! se chamaillaient pour acquérir ce service phare qui aura su (à tort ?) résister aux sirènes d'un rachat qui était valorisé aux alentours de 200 millions de dollars. Ce rachat par BetaWorks est assez pertinent même si j'imagine que vous ne savez pas vraiment qui est BetaWorks.

Focus sur RealTime de Bit.ly

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Avec notamment Bit.ly, BetaWorks a su réinventer la recherche et la mise en avant des informations les plus pertinentes et partagées en intégrant le fitre social. Car oui, vous connaissez Bit.ly, raccourcisseur d'URL bien connu désormais, mais vous connaissez surement beaucoup moins un service lancé il y a seulement quelques jours : RealTime (Bit.ly launches Realtime, a viral search engine, in private beta). La promesse est d'afficher les liens les plus "chauds" partagés sur les réseaux sociaux. S'inspirant bien évidemment de Digg, mais aussi de services comme TweetMeme ou les Twitter Trends, Radarly peut-être un service qui va très vite s'imposer... et qui devrait vite devenir la source n°1 de sites spécialisés dans le relais de ce qui "buzz" sur Internet comme MinuteBuzz. Le raccourcisseur d'URL permet d'obtenir ainsi pour chaque lien, chaque page le nombre de fois que ce dernier est partagé et relayé sur les réseaux sociaux.

Focus sur News.me

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Autre service appartenant également à la société BetaWorks, News.Me. News.me s'inspire fortement de nombreux autres sites de curation sociale mais cette simplicité est une force. A l'instar de LinkedIn Today (LinkedIn se lance dans la curation de contenus avec LinkedIn Today), le site promet de vous apporter chaque jour les informations les plus pertinentes likées, partagées, tweetées par votre réseau sur Facebook et Twitter. La pertinence de News.me au contraire d'un outil uniquement basé sur des partages sur Twitter ou LinkedIn prend en compte différents services sociaux phare. Nous ne sommes pas ici dans une logique identique à des outils d'agrégation comme Friendfeed qui n'intégre pas de filtre social sur les contenus les plus pertinents, ou des services comme Google Currents (Google lance sa version de FlipBoard : Google Currents) ou FlipBoard qui là encore agrège sans filtrer par pertinence. La curation est une vraie tendance (La curation de contenus : vraie tendance marketing ?) et News.me a su lancer ici un service pertinent.

Pour aller plus loin :



16 juil. 2012

Des webcasteurs à succès très demandés par les marques

Par : Cédric Deniaud
Catégorie : Webmarketing
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Sur Internet, nous consommons de plus en plus de vidéos. Que ce soit pour regarder des chats dans toutes les positions ou des bébés, ou des contenus plus sérieux, il y en a pour tous les goûts. Certains ont, par ce biais, réussi en quelques années à se faire un nom dans le petit monde Web et même plus largement. On pense à Hugo Tout Seul, Kemar, Julien Donzé, Samuel Robbé. En utilisant tous les médias sociaux à leur disposition (chaînes vidéos, Twitter, Facebook, et même désormais Instagram et autres Pinterest pour les plus addicts au digital), ils agglomèrent de vraies communautés de fan, comme n'importe quel artiste ou célébrité.

Deux d'entre eux, Cyprien et Norman, devraient passer l'année prochaine d'une célébrité web à une réconnaissance télévisuelle plus large puisque nous devrions les retrouver dans une chronique pour Le Grand Journal de Canal+. Il faut dire que chacune de leur vidéos réunissent fréquemment plusieurs centaines de milliers de personnes (si ce n'est plus). Voici les accès à leurs chaînes respectives : Norman fait des vidéos et Cyprien.

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Les marques, de différents univers, de la même manière qu'elles ont toujours su s'appuyer sur des égeries reconnues de leurs cibles visées, n'hésitent donc plus à faire appel à ces nouveaux talents issus du Web. Dernièrement, un certain nombre de campagnes ont été lancés avec plus ou moins de pertinence ou de succès, chacun pouvant se faire sa propre opinion comme nous l'avons déjà diffusée sur l'opération Crunch avec Norman : Les animateurs vont-ils remplacer les mascottes de marque.

Sur Internet, les marques ont besoin de parler différement à leurs publics. Sans reparler ici en détails de notions de marketing conversationnel et de dialogue, le message sur Internet doit être porté de manière différente que sur d'autres médias. Proximité, humanisation sont des mots qui reviennent fréquemment dans les stratégies conversationnelles des entreprises sur Internet. Avoir recours à des personnes externes reconnues et référentes pour porter les messages avec un ton adapté et parfois décalé est un moyen aujourd'hui de mieux capter l'attention d'un internaute de plus en plus volatile. Cela n'est pas nouveau car dans les débuts de ce blog, il y a plus de 5 ans, j'avais relayé certains dispositifs web faisant appel à Omar et Fred qui officiaient déjà sur le SAV des marques : Ca buzz du côté de British Airways.

Petit panorama de dispositifs repérés dernièrement qui ciblent bien évidemment plutôt les 12 / 25 ans que des populations plus âgées. N'hésitez pas en commentaire à donner votre avis sur ces campagnes.

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Orangina et les "Video Stars" >> Voir les vidéos

 

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CIC avec Cyprien >> Voir la page Facebook

 

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Orange Cineday et Norman >> Chaine Norman fait son cinema

 

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Société Générale et Hugo Tout Seul >> Voir la vidéo

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Crédit Mutuel et Mister V >> Voir la vidéo


Il faut bien avouer que cette petite troupe n'en est pas à son galop d'essai puisqu'en 2010, Axe avait fleuré le bon coup en réalisant une vidéo où ses différentes célébrités digitales, qui a l'époque était encore sous le radar, étaient présentes : Clip "Les lendemains difficiles"

Pour aller plus loin :



25 juin 2012

Les 8 attentes des social shoppers sur Internet

Par : Cédric Deniaud
Catégorie : E-commerce
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On sait qu'acheter sur Internet nécessite de la part des entreprises de répondre à un certain nombre d'attentes. J'avais catégorisé il y a quelques mois ces attentes dans une pyramide de Maslow dy cybershopper : Quelles sont les attentes des cyberacheteurs ?.

benefices_cyberacheteur

Lorsque l'on parle de Social Shopping ou Social Commerce, beaucoup font trop souvent le mauvais raccourci qui serait le simple fait de vendre ses produits depuis les médias sociaux, la création d'une boutique marchande sur Facebook en étant aujourd'hui l'une des principales réprésentations. Dernièrement, dans le cadre de la remise des Palmes du E-commerce 2012, j'ai exprimé ces attentes du social shopper qui ne sont pas celles nécessairement de pouvoir acheter depuis une page Facebook mais bien d'avoir des marchands qui respectent le cycle du Social Shopping où le partage d'un acte d'achat sur les réseaux sociaux est lié au programme marketing (couponning par exemple) et pour le support principal (le site e-commerce) intégre les dimensions participatives et sociales actuelles (avis des internautes, lookbooks, boutons de partage, module d'interactions avec d'autres internautes, son réseau ou l'entreprise...).

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Dernièrement, c'est une étude de ARC Worldwide qui nous propose d'aller plus loin et d'étudier plus précisment les attentes sociales des internautes lorsqu'ils sont dans une démarche d'achat. L'étude en retient 8.

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On retrouve ici les notions sociales liées à l'expression l'implication dans la vie de la marque, les éléments de réassurance visant à susciter de la confiance de l'internaute dans sa démarche d'achat entreprise, et des éléments plus pratiques directement liés aux prix / remises et à la praticité. Rien de profondément nouveau en soi hors mis cette représentation graphique qui a le mérite de simplifier la compréhension des attentes des cyber-acheteurs.

Ce qu'il faut retenir du Social Commerce

Au delà de ses attentes que l'on peut résumer soit au travers de la pyramide, du cycle du Social Shopping ou le cercle des attentes du social consumer, ce sont les bonnes pratiques à respecter en tant que marque et les démarches à mettre en place. Elles se réument à :

  • Améliorer l'expérience d'achat soit en rapprochant le site de vente du lieu de conversations, d'échange, soit en enrichissant le site par du contenus à valeur ajoutée pertinents pour l'internaute. Dans l'univers de la mode, cela peut être des look-books participatifs, la possibilité de créer ses propres choix de produits dans un "Pinterest-like" intégré. Les options sont nombreuses : les pratiques visent à présenter les produits non par la simple navigation par les fiches produits mais bien au travers de la sélection réalisée par les internautes.
  • Tirer profit des interactions sociales afin d'augmenter le taux de transformation sur un site e-commerce. Les interactions sociales, notamment le partage d'un acte d'achat sont autant d'éléments qui vont créer de la visibilité potentielle à une offre, produit ou boutique tout en offrant à l'acheteur un reward l'invitant, justement, à partager sur ses profils sociaux son acte d'achat.
  • Expérimenter des offres personnalisées en fonction des canaux de commercialisation. Le Social Shopping et plus précisment la composante liée à l'implication de l'internaute dans le site passe par cette personnalisation qui peut aller plus ou moins loin. On peut aller jusqu'à la vraie création de produits (MoodByMe, LaFraise...) en passant par le simple vote pour des produits proposés (MyFab.com, ...)

Pour aller plus loin :



03 mai 2012

Zynga : des revenus en hausse mais une rentabilité absente

Par : Cédric Deniaud
Catégorie : Actualités
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Zynga est probablement l'éditeur de jeux sociaux le plus connus au monde avec près de 60 millions de joueurs quotidiens. Il faut dire qu'avec des succès comme CityVille, FarmVille ou bien encore Hidden Chronicles, portés par la croissance fulgurante de Facebook, Zynga s'est assuré une solide de place de leader sur ce marché.

zynga

Zynga : une force pour Facebook

Si vous suivez l'actualité entourant les médias sociaux et plus précisément les jeux, vous n'avez pas pu rater l'annonce de l'émancipation de Zynga de Facebook. Le succès des principaux jeux de Zynga est clairement fortement liés au succès de Facebook. Mais ce qui est vrai dans un sens et vrai dans l'autre et Facebook a su grâce aux jeux proposés par Zynga bénéficer d'une audience captive... et monétisable. Raison de plus pour comprendre l'intérêt de Facebook "d'autoriser" Zynga à voler de ses propres ailes en créant son propre réseau social autour des jeux, alors qu'il pourrait apparaître aux yeux de Facebook comme un concurrent potentiel.

Il faut, effectivement, savoir qu'une partie non négligeable des revenus de Facebook sont directement liés aux succès des jeux sociaux, au premier rang desquels bien évidemment ceux édités par Zynga, comme je le détaillais fin d'année dernière dans D'où Facebook tire-t-il ses revenus ?. Le premier trimestre 2012 a été sous les mêmes hospices puisque 15% des revenus de Facebook sont liés à Facebook (contre 12% l'année dernière) avec la répartition suivante : 11% proviennent du prélévèment de 30% que Facebook prend sur les transactions (via les Facebook Credits) réalisées au sein des jeux et les 4% restant de la publicité affichent sur les pages Facebook hébergeant les jeux. Malgré ses résultats, les relations entre les deux sociétés semblent houleuses, Zynga essayant de plus en plus d'attirer les joueurs sur son propre réseau social pour, on le comprend, éviter la "taxation" de Facebook de 30% sur les transactions réalisées au sein de ses jeux.

Succès ou pas ?

Avec près de 1,5 millions d'inscrits sur le réseau social en propre de Zynga quelques semaines seulement après son lancement (lancé le 1er mars), on peut effectivement admettre que le succès est au rendez-vous. Le chiffre est important et l'enjeu pour Zynga n'est pas tant de toucher de nouveaux joueurs mais bien de faire "migrer" une partie de ses joueurs les plus captifs sur sa propre plateforme plutôt qu'ils continuent à accéder à leurs jeux préférés depuis Facebook. Avec près de 60 millions de joueurs actifs quotidiennement et près de 250 millions par mois, la manne potentielle de joueurs est importante et les revenus tout autant.

Malgré des jeux à succès, une audience captive important, Zynga n'est toujours pas rentable. Même si sur le premier trimestre de cette année, le chiffre d'affaires est en hausse, celle-ci reste mesurée (32% tout de même) à la vue du potentiel de Zynga. Avec un chiffre d'affaires trimestriel de 321 millions de dollars, le résultat est même plutôt supérieur aux attentes des observateurs, écart dû principalement au succès du lancement de Zynga.com... mais surtout au rachat fin d'année dernière d'un de ses principaux concurrents (qui éditent une trentaine de jeux sociaux) OMGPOP.

Pour autant, malgré ces "bons" chiffres, les pertes sur ce premier trimestre se chiffrent à plus de 85 millions.

Et si les stars étaient le principal concurrent de Zynga

Fort de l'engouement pour les social games, les stars les plus aimées ont flairé le bon filon, et comme désormais certaines de ses personnalités sont devenues de vraies marques à faire vivre sur différents territoires et notamment sur Internet, elles n'hésitent plus. Aux rangs des personnalités qui ont désormais leur social games, on compte :

  • GagaVille : lancé en partenariat avec Zynga (donc difficile de parler de concurrence dans ce cas), le jeu repart le principe bien connu des succès que sont FarmVille ou CityVille. Ici, il s'agit plus de l'univers de l'artiste que l'on a calqué sur le jeu qu'un véritable jeu autour de l'artiste.
  • Black Jack de 50 Cent : il s'agit du jeu classique de cartes, mais qui intègre l'univers rap de 50Cent qui s'était déjà signalé par un jeu plus classique sur consoles de jeu.
  • Empire de Jay-Z : dans ce jeu, l'artiste est beaucoup plus central que les deux premiers, car au delà de retrouver l'univers on est immergé dans la vie de l'artiste. Des rues de Brooklin, son quartier NY, au succès de la production musicale, le jeu transporte le joueur dans la vie de l'artiste.

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Pour aller plus loin :



01 mai 2012

Les derniers articles publiés en avril

Par : Cédric Deniaud
Catégorie : En vrac !
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Même si c'est la fête du travail aujourd'hui, je ne chôme pas pour autant. Un petit récapitulatif mensuel des derniers articles publiés. Beaucoup de grosses actualités le mois derniers avec beaucoup d'annonces de levées de fonds (Path 40 millions $, BranchOut 25 millions $, Viddy 30 millions $...) et de rachats d'entreprises avec en point d'orgue le montant record déboursé par Facebook pour Instagram. J'ai même eu l'occasion le lendemain de donner mon avis sur ce rachat pour I>Télé. 

Voici donc le résumé mensuels des différents articles que j'ai publiés ici et là :



20 avr. 2012

Nomophobie et Internet dans nos voitures...

Par : Cédric Deniaud
Catégorie : En vrac !
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Vous ne voyez probablement pas le rapport entre ces deux sujets. Je vous rassure, il n'y en a pas, si ce n'est que ce sont les deux derniers thèmes que j'ai abordés sur notre blog en commun avec Frédéric, TerminauxAlternatifs.fr. Les mobiles, les tablettes, Internet accessible depuis les objets connectés, prend de plus en plus de place dans nos vies numériques et quotidiennes. Comme pour MediasSociaux.fr, nous essayons sur TerminauxAlternatifs.fr de décrypter ces nouvelles tendances liés à ces nouveaux terminaux connectés.

Voici les derniers articles publiés ces dernières semaines pour ceux qui voudraient en savoir plus. N'hésitez pas à vous abonner, nous donner votre avis, sachant que nous relayons également ces articles sur nos comptes Twitter respectifs.



19 avr. 2012

Les rachats de sociétes Internet qui ont déjà dépassé 1 milliard de dollars

Par : Cédric Deniaud
Catégorie : En vrac !
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Tout le monde, à juste titre d'ailleurs, c'est posé la question de savoir si le rachat de Instagram par Facebook, la semaine dernière, valait bien un milliard de dollars. J'ai déjà eu l'occasion de présenter mon point de vue sur la question (Ce qu'il faut comprendre du rachat de Instagram par Facebook pour un milliard de dollars). Facebook semble, au delà d'une volonté évidente d'accroître et d'améliorer les fonctionnalités proposés depuis les terminaux mobiles (c'est d'ailleurs pour cela que, toujours la semaine dernière, Facebook a également procédé au rachat de Tagtile, service de gestion de points de fidélité sur téléphone : Facebook buys Tagtile, continue to focus on mobile), se placer dans une stratégie de défensive par rapport à Google et d'éventuels nouveaux concurrents, qui pourraient à terme lui piquer la vedette.

Dans cette bataille pour capter l'attention des médias et des observateurs, Google aura réagi rapidement en communiquant la semaine dernière sur une nouvelle version de sa plateforme sociale intégrée, Google+ : Bientôt 1,5 milliard d'utilisateurs de Google+ ?.

En cherchant dans les annales des rachats précédents, comme je l'ai fait pour les levées de fonds de start-ups françaises dans cet article autour de Viadeo, j'ai regardé les levées de fonds records précédentes qui avaient été faites. 

MySpace par NewsCorps (580 millions de $)

MySpace racheté (seulement) 580 millions de dollars par NewsCorps en 2005. Alors oui je sais, ici on n'a pas dépassé le milliard de dollars, mais je trouvais intéressant ici de rappeler le montant à l'époque dépensé par NewsCorps pour le site qui était vu comme LE réseau social. Le coût de l'utilisateur était alors à 8 / 9$ et déjà, rappelez-vous, tout le monde se posait la question d'un rachat aussi cher de ce service qui semblait avoir atteint son apogée (pour comparaison, le coût de l'utilisateur sur Instagram pour Facebook est de près de 35$ alors que le service n'intègre encore aucune monétisation !).

Quelques mois après, nous aurons tous suivis le destin de MySpace, qui désormais semble se réorienter vers la SocialTV (Que nous promet MySpace TV ?), suite au rachat de la société par Specific Media et Justin Timberlake (oui il s'agit bien du chanteur / acteur qui jouait le rôle de Sean Parker dans le film sur Facebook, The Social Network) pour la somme de 35 millions de dollars.

Paypal par eBay (1,5 milliard de $)

Paypal, service de paiment en ligne, racheté par eBay pour 1,5 milliard de dollars, en 2002. On sait aujourd'hui la place qu'a pris Paypal comme moyen de paiment. Il n'aura pas fallu 10 ans, bien évidemment, pour eBay de faire de Paypal un vrai succès, la synergie avec la place de marché eBay ayant très rapidement portée ses fruits. Bien avant que Google sorte son propre service (Google CheckOut) ou que Facebook investisse le territoire avec Facebook Credits, Paypal s'était déjà taillé une part de premier ordre.

Le service semble par contre difficilement trouvé sa place dans le domaine du P2P Lending où l'arrivée des banques traditionnelles représente un danger important sur les marchés locaux. De plus, les nouveaux moyens de paiement que nous promettent des sociétés comme Square, pourrait faire passer ces prochaines années Paypal d'une position de leader incontesté à celle d'un géant aux pieds d'argile. Paypal a néanmoins réagi sur le marché des paiements via mobile en lançant Here, un système de paiement mobile qui permettra aux petites entreprises d’accepter les paiements via un smartphone. À l’instar du service Square, Paypal Here accepte les cartes de débit et de crédit via un lecteur qui s'intègre sur son smartphone. Il peut également utiliser l’appareil photo du téléphone pour scanner et traiter les cartes ou les chèques.

Youtube par Google (1,65 milliard de $)

Youtube, racheté par Google pour 1,65 milliard de dollars en 2006. Là encore, avec le succès que connaît aujourd'hui Youtube et la monétisation intégrée par Google, plus personne ne se pose la question de savoir si ce rachat avait été pertinent ou pas. Il faut effectivement se souvenir, qu'à l'époque les papiers étaient très nombreux (et notamment déjà sur mon blog : Quel avenir pour les sites de partage de vidéos ?) sur l'erreur stratégique potentielle de Google de racheter un service qui n'avait pas encore reglé la question des droits de propriété de tous les contenus des ayants-droits. Par de nombreux partenariats, et en renforçant sa politique modération des contenus, Google aura réussi à faire prendre à Youtube le virage de la monétisation de ses contenus.

De plus, l'année du rachat, Google n'affichait un résultat net que de 1,5 milliard pour un chiffre d'affaires de 6,1 milliards. Il est intéressant de comparer ces chiffres à ceux actuels de Facebook, qui pour 1 milliard de dollars dépensés pour Instagram, affichait fin d'année dernière un bénéfice net de 1 milliard et un chiffre d'affaires de 3,71 milliards (plus de détails dans D'où Facebook tire-t-il ses revenus ?). Ainsi le montant du rachat de Instagram équivaut au bénéfice passé sur le dernier exercice, on est donc exactement, dans les mêmes proportions que pour Google, même si Facebook a besoin de faire moins de CA pour dégager ce bénéfice, et apparaît donc comme plus rentable.

Ceux, qui posent aujourd'hui la même question par rapport à Pinterest, outil de curation visuelle, trouve ici un exemple historique. Le problème de Pinterest est surtout que la plupart des contenus proviennent de quelques plateformes dont TumblR qui si, demain, elles décident de couper les ponts ne devrait pas permettre à Pinterest de trouver un second souffle. Reste déjà savoir si l'audience accumulée ces dernières semaines pourra se confirmer ses prochains mois sur un marché où la concurrence est déjà présente (Il y a Pinterest... mais aussi les autres).

Skype par eBay (2,6 milliards de $)

Skype, racheté par eBay pour 2,6 milliards de dollars en 2005, avec une "rallonge" de 1,7 milliard dans le cas où les résultats financiers étaient intéressants sur les années 2008 et 2009 (ce qui n'aura pas été le cas). Le record est donc bien détenu par eBay, qui, si on peut les féliciter pour le rachat de Paypal, auront malheureusment "cassé leur tirelire". L'expression n'est pas de moi, mais bien de Niklas Zennstrom, fondateur de Skype, qui, après son départ de la société, avouera que le rachat de son bébé par eBay avait été largement surévalué (mais bon il ne va pas s'en plaindre non plus).

En 2009, eBay devra alors se résoudre à céder une partie de ses parts (70%) à un fonds d'investissements pour 1,9 milliard de dollars. L'opération n'aura alors pas été trop douloureuse financièrement à supporter. Avec cette revente, Skype restait valorisé à, à quelques dizaines de millions de dollars près, la même somme que le montant du rachat en 2005 : 2,75 milliards de $. Skype avait rapporté, en terme de chiffre d'affaires, lors du dernier trimestre précédant sa revente, 185 millions de dollars.

Skype par Microsoft (8,6 milliards de $)

Skype figure deux fois dans ce classement, puisque après la revente par eBay en 2009, le service fut finalement racheté une troisième fois par Microsoft en 2011, pour un montant record de 8,6 milliards de dollars. Ce rachat appraît tout de suite beaucoup plus pertinent, compte tenu à la fois du retard de Microsoft dans l'univers mobile, mais surtout par rapport à la stratégie d'outil de communication entre personnes, enclenchée depuis un certain nombre d'années avec Hotmail, MSN Messenger et toute la logique de Microsoft Live. L'autre raison est clairement la base d'utilisateurs de Skype (plus de 170 millions d'utilisateurs lors du rachat) et qui autant de personnes à convaincre de (ré)utiliser les autres produits Microsoft. Pour autant Skype, n'est pas non plus une poule aux oeufs d'or. En effet, le CA de Skype est d'à peine 1 milliard... et en 2011 continuait à accuser des pertes à hauteur de 7 millions.

AOL par Time Warner (1 milliard de $)

Même si les périodes ne sont pas les mêmes, le prix déboursé par Facebook pour acquérir Instagram est le même que celui payé par Time Warner pour acquérir un portail de services et de contenus, adressant une large audience. En 2006, les réseaux sociaux n'avaient pas encore pris la place qu'ils ont aujourd'hui et clairement la vision de Time Warner et le montant de l'investissement réalisé témoigne de la vision 1.0 et "media" de Time Warner. Une grave erreur que Time Warner paiera cher comme en témoigne la revente de AOL en l'introduisant en Bouse en 2009. Ce rachat aura été estimé au final à 100 milliards de dollars, compte tenu des investissements effectués pendant 3 ans.

Au rang des préténdants à se faire racheter, on peut se demander si Twitter cèdera un jour aux sirènes des centaines de millions (si ce n'est plus), si Square répondra à toutes les attentes fixées (sachant qu'ils viennent désormais de lancer également l'iPad en tant que caisse enregistreuse dans les magasins : Square transforme l'iPad en caisse enregistreuse), si Path pourra se faire une place au soleil, si Pinterest passera le stade du phénomène médiatique (Ce que je pense de Pinterest, quelques semaines après le buzz)... A vous, donc de juger si tous ces signes correspondent à une bulle Internet. Mon avis sur la question donnée l'année dernière : Une bulle 2.0 est-elle en train de naître ?.



16 avr. 2012

Quelle est la stratégie de développement de Viadeo, après l'annonce d'une nouvelle levée de fonds ?

Par : Cédric Deniaud
Catégorie : Social Media
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Viadeo vient d'annoncer la semaine dernière une levée de fonds conséquente, à hauteur de 24 millions d'euros. Après les annonces de rachat de Instagram par Facebook, de Podio par Citrix (Citrix se renforce dans la collaboratif en rachetant Podio) et de BlueKiwi par Atos (Atos rachète BlueKiwi), l'information, malgré le montant, est passée relativement inaperçue. Il faut avouer que Viadeo, malgré le succès certain de l'entreprise depuis son lancement, peine à trouver un écho large dans la blogosphère française. Lorsque je repasse l'historique des 5 années de publication sur ce blog, et même sur MediasSociaux.fr, je dois bien avouer que je fais partie de ces personnes qui n'ont, jusqu'à ce jour, faiblement parlé de Viadeo.

Pour autant, même si nous sommes loin des sommes affichées la semaine dernière par Facebook avec 1 milliard de dollars pour le rachat de Instagram (Ce qu'il faut comprendre du rachat de Instagram pour un milliard de dollars), il s'agit ici d'une des plus grosses levée de fonds d'un service français, puisque il faut remonter pour trouver des montants équivalents :

  • Photoways, en 2005, avec une levée de fonds de 24 millions d'euros (plus grosse levée de fonds depuis 2000 en France !)
  • Dailymotion, en 2009, avec une levée de fonds de 15 millions d'euros (leur précédent tour de table leur avait déjà permis de lever 7 millions d'euros)
  • eBuzzing, en 2011, avec une levée de fonds de 17 millions d'euros, qui a permis d'entériner la création d'un vrai groupe média digital dans lequel la marque Wikio a alors disparue.

Celui qui pourrait décrocher un nouveau record national serait le site d'écoute de musique en ligne, Deezer, qui malgré un rapprochement avec Orange, viserait de lever avant l'été une somme comprise entre 50 et 100 millions d'euros (Deezer voudrait lever près de 100 millions d'euros pour son développement international

De nombreuses interventions récentes sur les réseaux sociaux professionnels et les outils collaboratifs, m'ont amené à étudier largement Viadeo et son évolution ses dernières années. Avant de détailler cela, un préambule pour rappeler que j'apprécie globalement le service proposé par Viadeo et ses équipes et ce qui pourrait être pris comme une critique n'est qu'une volonté de détailler des points d'amélioration obligatoires aujourd'hui pour le service, que, sans nul doute, la levée de fonds permettra d'appréhender rapidement.

Viadeo en quelques chiffres

Viadeo, clairement connaît une croissance bien moins fulgurante que son principal concurrent déclaré sur le marché des réseaux sociaux professionnels, à savoir LinkedIn. En effet, ce dernier atteint aujourd'hui les 150 millions d'inscrits, pendant que Viadeo, beaucoup moins présent dans les pays anglo-saxons serait à 40 millions d'inscrits. 

De plus, ce ce chiffre de 40 millions est à relativiser. En effet, Viadeo a misé une partie de son développement international, dans des pays émergents comme la Chine ou l'Inde sur le rachat de réseaux nationaux déjà présents plutôt que sur le développement en propre de sa marque.

  • Octobre 2009 : rachat de la société canadienne, UNIK, qui était à mi-chemin entre l'annuaire de personnes et le réseau social. Le site aurait compté lors du rachat plus de 20 millions de profils, qui aurait permis à Viadeo de passer de 8,5 millions d'inscrits en juillet 2009 à 30 millions début 2010.
  • Mars 2009 : rachat du réseau social Chinois Tianji pour 10 millions d'euros. Le site depuis 2007 officiait déjà comme partenaire de Viadeo sur ce marché. La croissance est importante puisque le site compterait désormais 10 millions d'inscrits. Pour autant, on est évidemment bien loins des centaines de millions d'inscrits que comptent d'autres réseaux sociaux chinois généralistes comme QQ ou RenRen.
  • Janvier 2009 : rachat du réseau social professionnel n°1 en Inde, ApnaCircle... mais qui comptait lors du rachat que 3 millions d'inscrits (si on rapporte à la taille potentiel du marché indien).
Hors mis ces chiffres liés au rachat, Viadeo apparaît comme solidement installé en France où il dépasse encore LinkedIn en nombre d'inscrits (4,5 millions d'inscrits pour Viadeo contre 3,2 millions pour LinkedIn) et également sur un autre marché émergent, l'Amérique Latine où il compterait plus de 12 millions d'inscrits.

Une nouvelle levée de fonds pour accélérer le développement sur le marché chinois

Le principal objectif déclaré de cette nouvelle levée de fonds est d'accélérer le déploiement international de Viadeo. Autre point majeur à souligner, cette levée de fonds s'est fait, en partie, auprès des investisseurs historiques de Viadeo (24 millions d’euros : le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) qui apportera près de 10 millions d’euros, complétés par ses actionnaires historiques Idinvest et Ventech et auxquels s'ajoutent Allianz et des fonds du Moyen Orient.), ce qui prouve la confiance de ces derniers dans la stratégie menée depuis plusieurs années par le réseau social professionnel n°1 en France.

L'autre but avoué de Viadeo avec cette levée de fonds est de préparer l'avenir et une prochaine entrée en Bourse. Pas de date ou de calendrier précis communiqué, mais une volonté affichée de Dan Serfaty, président de Viadeo, d'entrer à terme sur le marché boursier. L'arrivée au capital d'investisseurs du Moyen Orient permet de supposer que cette région du monde, au même titre que des marchés Asiatiques, Africains et LatinoAmericains feront bien évidemment partie des régions sur lesquelles Viadeo va miser pour le renforcement de son développement à l'international. A date, son principal concurrent LinkedIn est surtout présent dans les pays anglophones :

  • Près de 60 millions de membres inscrits aux Etats-Unis, soit 40% de la base totale des inscrits à LinkedIn ;
  • 8,4 millions d'inscrits au Royaume-Uni, soit la part total des inscrits de Viadeo en Europe ;
  • Plus de 13 millions d'inscrits en Inde, et près de 3 millions en Australie.
En Amérique Latine, LinkedIn compte 16 millions d'inscrits (dont 40% au Brésil) : LinkedIn et Viadeo font donc à peu près jeu égal Viadeo comptant 12 millions de membres.
 
Le marché de toutes les convoitises semble donc d'abord le marché chinois et plus largement les marchés asiatiques sur lesquels les perspectives de développement semblent les plus fortes. Le rachat de Tianji apparaît clairement comme la bonne trouvaille sur un marché où les acteurs étrangers et surtout Américains comme LinkedIn sont vus d'un mauvais oeil par le gouvernement.

Des problèmes majeurs à régler rapidement

Au délà des aspects liés à la poursuite du développement international de Viadeo, cette levée de fonds doit également permettre à Viadeo de faire face à un ensemble de problèmes que le site semble peiner à résoudre :

  • Une refonte récente du système de Hubs, qui désormais sont regroupés sous l'appellation Groupes et Sous-Groupes. Pour autant, les Groupes apparaissent à première vue comme largement moins dynamiques que sur LinkedIn. En donnant très tôt à Viadeo une orientation job board et plateforme de recrutement avec tout un tas de services à destination de recruteurs, cette stratégie, je pense, s'est fait au détriment d'une recherche fonctionnelle plus aboutie sur la dimension de la participation.  pour l'internaute et les entreprises 
  • Une plateforme de Questions / Réponses qui nécessiterait l'intégration d'un principe de gamification. Comme pour les Groupes, la fonctionnalité est pertinente et se retrouve également sur LinkedIn. Pour autant, la participation sur cet espace ne permet pas aux profils d'être valorisés via un système de classements ou de points.
  • Une synergie complexe avec Tianji et ApnaCircle : le choix des rachats de ces deux sociétés se révèle être, à mon sens, une stratégie pertinente d'entrée sur ces marchés. Pour autant, comme tout réseau social, les développements côutent chers, et les rapprochements fonctionnels et technologiques avec la plateforme Viadeo semblent toujours peiner (information confirmée en off par des dévelpppeurs internes à Viadeo). Maintenir et développer plusieurs plateformes représentent des coûts majeurs et surtout un manque d'agilité et de réactivité que tout autre acteur ne devant se préoccuper que d'une seule plateforme ne rencontre pas.
Au delà d'une volonté d'implantation encore plus forte à l'international et, sans nul doute, d'un renforcement des stratégies de monétisation, Viadeo ne devra pas oublier l'aspect fonctionnel qui aujourd'hui, pour de nombreux utilisateurs, semble représenter un frein à utiliser plus fréquemment Viadeo que LinkedIN

Pour aller plus loin :



11 avr. 2012

A la découverte du site de Polaroid

Par : Cédric Deniaud
Catégorie : E-commerce
Mots-clés : , , , ,

Une marque communautaire dont on parle peu est Polaroid. Pour ceux qui croiraient que Polaroid n'aurait pas résisté à la numérisation des photos et aux appareils photos numériques intégrés aux téléphones, ou bien encore à des applications comme Instagram ou Color, peuvent revoir leurs croyances.

En effet, à la différence de Kodak qui ne passera pas l'année 2012 (la société a été placée en faillite en janvier dernier et est aujourd'hui en cours de vendre ses brevets et d'autres actifs pour un éventuel rachat. Rappelons ici que la principale erreur de Kodak à la fin des années 90 et jusqu'en 2007 a été de tenter sa diversification vers les papiers et l'impression des photos et beaucoup moins vers le numérique et le digital), Polaroid fait partie de ces marques, qui, en silence, sans faire de vague, aura su, rester fidèles à ses valeurs tout en évoluant ces dernières années (cf : Révolution digitale : s'adapter ou mourir).Ils viennent par exemple d'annoncer le lancement de leur propre tablette tactile (Polaroid lance une tablette 3D à 249€), fonctionnant sous Android (comme certains de leurs appareils photos connectés). Rester fidèle à sa marque et garder une philosophie est vital pour une marque comme Polaroid.

Si je continue à faire un parrallèle avec Kodak, on voit que le niveau d'attachement déclaré à la marque était ces dernières années extrêmement faible (1%), ce qui prouve que les clients et prospects n'avaient déjà plus confiance en la marque (Plus d'informations dans cet article). Comme dans un couple, la confiance l'un envers l'autre est le fondement qu'il faut savoir préserver à travers les années quelque soient les épreuves et les décisions de chacun.

Je suis tombé par hasard dernièrement sur le site de Polaroid et je l'ai trouvé très efficace. De plus, je me suis dit que ça faisait quelques mois que je n'avais plus rien publié sur l'ergonomie Web, les autres sujets (médias sociaux, social TV, digitalisation des entreprises, social CRM et terminaux alternatifs) ayant accaparés largement la ligne éditoriale de ce blog. 

  • Le site est agréable et fait la part belle à la mise en avant des produits, présentés sous une format mosaïque et intégrés dans une navigation horizontale agréable.
  • En plus du système principal de navigation horizontale, une timeline utilisant des repères visuels en fonction des catégories ainsi que la présentation des mêmes catégories au sein du header permet de proposer des modes alternatifs et plus rapides d'accéder à une information. 
polaroid_home
  • Autre point notable : à la différence de nombreux sites qui utilisent un principe de navigation seulemement pour leur page d'accueil (pour créer l'effet "Whaou" bien connu des ergonomes), ici le principe est conservé au sein des différentes rubriques.
polaroid_products_category
  • Le principe vit également très bien dans la partie produits grâce à des listes déroulantes et des systèmes de flèches guidant visuellement l'oeil et faisant comprendre de manière assez immédiate et intuitive le principe de fonctionnement du site. par contre, les pages produits, elles, gardent un format classique qui crée une rupture et donne clairement beaucoup moins envie. Il est dommage que le principe n'est pas été conservé également sur ces pages plutôt que de tomber dans la réassurance de pages classiques.
 polaroid_products
 
Bref, un site coup de coeur, au delà d'être une marque que j'apprécie...
Découvrir Polaroid.com >> 


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