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28 mars 2012
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Ce que je pense de Pinterest (quelques semaines après le buzz) |
Pinterest est devenu en quelques semaines l'un des sites qui apporte le plus de trafic à des sites marchands. En France, même si l'ampleur du phénomène n'atteint pas les mêmes pics d'audience, le site se classe 55ème au classement des sites les plus visités en février dernier. Même si les curieux ne seront pas aussi nombreux ces prochaines semaines et que le site risque rapidement de voir son audience chuter aussi fortement qu'elle a grimpé, beaucoup prédisent que le site a devant lui un bel avenir qui se dessine. Il faut dire que Pinterest a de quoi séduire quantité d'internautes et pas seulement les geeks pour une fois. Là où un service comme Twitter peine encore aujourd'hui en France a trouvé des utilisateurs fréquents et réguliers et que nous sommes loin des chiffres d'adoption de Facebook, Pinterest risque d'avoir les mêmes difficultés à s'installer dans nos usages digitaux... en tout cas il faudra attendre quelques mois minimum pour se prononcer.
Il faut dire que l'internaute est, même s'il est bien souvent taxé d'infidèle, est dur à convaincre. Nos usages digitaux gagnant en maturité nous avons tendance à utiliser fréquemment les mêmes services. Sans dire que FlickR, Picasa ou d'autres services de partage de photos ont encore de quoi voir venir, ils vont vite devoir réagir pour contrer la montée en puissance de Pinterest. J'avais eu l'occasion déjà de détailler ce point dans FlickR pourra-t-il résister aux nouveaux services de partage de photos ?
Alors, je vous rassure je ne vais pas me lancer dans une nouveau débat sur le fait que le phenomème Pinterest va durer ou pas. J'avais déjà longuement abordé la question lors d'une tribune pour le site d'informations PetitWeb que je vous invite à consulter, pour en savoir plus sur ce je pense de Pinterest : Pinterest, le nouveau Chatroulette ? (note : je n'ai pas choisi le titre de cet article).
Si vous êtes intéressé pour en savoir plus sur le service, quelques chiffres (Monde) ci-dessous tirés d'une infographie :.
- Le temps moyen mensuel passé par les utilisateurs US est largement supérieur aux autres réseaux sociaux phare (hors Facebook of course) : 1h17, contre 36 minutes sur Twitter, 17 minutes sur LinkedIn et seulement 6 minutes sur Google +;
- Une communauté constituée à 80% de femmes (les chiffres sont plus équilibrés en France du fait que de nombreux "experts" et profesionnels des métiers du digital ont suivi le buzz en s'inscrivant immédiatement au service ;
- Les 25-34 ans représentent la tranche d’âge la plus présente.
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09 mars 2012
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FlickR pourra-t-il résister aux nouveaux services de partage de photos (Instagram, Pinterest, ...) ? |
S'il y a bien une entreprise qui a du mal depuis plusieurs années à faire sa transition 2.0, c'est bien Yahoo! (pourtant, Dieu sait comment j'ai souvent défendu cette entreprise sur ce blog). Je passerai ici sur les différents moments forts qui ont émaillés la vie de Yahoo!, entre les rumeurs de rachats par Microsoft, les retours et (re)départ du fondateur Jerry Yang, les échecs de certains services rachetés comme MyBlogLog.
Pour autant, s'il y avait bien un service que l'on voyait promis à un bel avenir, c'était FlickR. Le site en effet s'était imposé comme Facebook dans le domaine des réseaux sociaux ou Google dans celui de la recherche, comme la référence du partage de photos sur Internet. Sauf que FlickR semble-t-il n'a pas vu le vent tourné très rapidement, notamment en 2011 avec l'émergence de services de partage de photos sur iPhone (Instagram) ou de bookmarking visuel (Pinterest, ...).
Même si l'audience du site reste confortable (environ 19M de visiteurs uniques par mois), on est loin des records d'audience du site, qui a vu en 2011 son trafic passé de 22M à 18M, soit plus de 20% de baisse (source : Compete.com), alors que dans le même temps le partage de contenus et de photos est en plein boom.

Le principal concurrent est...
Même si Instagram, Pinterest et les nouveaux services de partage de photos spécifiques à des terminaux ou des communautés (Il y a Pinterest... mais aussi les autres) ont fait mal à FlickR, le principal coupable n'est pas forcément à regarder de ce côté là. En effet, si on regarde dans le cas unique de Pinterest, la croissance du trafic s'est faite surtout sur le dernier trimestre 2011 et ce début d'année 2012... sachant que la plateforme ne permet toujours pas d'uploader des photos mais fait le relais de visuels déjà disponibles sur Internet.

La première plateforme de partage de photos sur Internet dans le mode n'est aucune de ces services précédemment cités mais bien Facebook, et ce, depuis déjà quelques temps comme je le préciais, il y a 2 ans, dans Facebook et ses 80 milliards de photos. En effet, même si la qualité des photos reste un élément bloquant pour certains, Facebook est devenu le hub de notre vie social, et où les paramètres de confidentialité, permettent de rendre visibles certains albums photos à des listes de personnes identifiées. Le système de taggage sur les photos est un autre avantage différentiant qui a fait que beaucoup d'internautes ne se posent plus la question pour savoir ouù héberger et partager leurs photos.
A quoi ressemblera le nouveau FlickR ?
Internet est sans pitié : un service qui n'évolue pas assez rapidement, risque rapidement d'être dépassé par un concurrent plus agile. Ce qui est vrai aujourd'hui pour des services pure players, le sera aussi pour demain pour toutes les entreprises qui devront apprendre à devenir plus agile (Les médias sociaux sous-entendent de l'agilité de la part des entreprises). Aujourd'hui, un service comme MySpace qui n'avait pas su évoluer face à Facebook doit trouver un positionnement bien différent dans le domaine de la Social Television (cf : Que nous promet MySpace TV ?).
Face à la montée de Pinterest en ce début d'année 2012, FlickR n'a pas tardé en annonçant dès janvier une refonte visuelle de son site pour correspondre aux nouvelles attentes des internautes. Pas sûr que cette stratégie d'adaptation tardive suffise à rassurer une population migrante.
Le 28 février dernier, le service a donc subi un lifting pour redonner une place majeure au visuel.

Ces changements me semblent à date encore trop dans le lifting pour assurer à FlickR de retrouver ses lettres de noblesse. De plus, aucune refonte de l'application iPhone n'a été annoncée et aucune version officielle sur iPad n'est encore disponible à ma connaissance. Si FlickR veut assurer son avenir, les changements vont devoir s'accélérer au cours de cette année 2012. Pas sûr que face aux difficultés financières que traverse la maison mère Yahoo!, ces changements arrivent à temps. L'avenir nous le dira...
Pour aller plus loin :
- D'où Facebook tire-t-il ses revenus ?
- Comment Google est-il en train de faire sa révolution ?
- Les Français et leurs usages d'Internet
- Levi's est sur Instagram
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13 janv. 2012
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Que nous promet MySpace TV ?
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Nous avons tous suivi ce dernières années la longue chute de MySpace, passé de star d'Internet à service "loser". Pour autant, le service même s'il est tombé pour nombre d'entre vous aux oubliettes du digital, a une audience supérieur à Google+, même encore aujourd'hui (Bigger than Google+, MySpace isn't dead yet) Il aura fallu attendre 2011 pour enfin revoir des nouvelles positives du côté de l'ancien service, leader des réseaux sociaux dans le monde au milieu des années 2000.
En 2011, quelle ne fut pas la suprise de voir débarquer Mr Sean Parker sur grand écran (dans le film The Social NetWork) : Justin Timberlake. Il faut dire qu'aux Etats-Unis...
Lire la suite sur TerminauxAlternatifs.fr >
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29 mars 2011
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Offrir de l'exclusivité à des fans : le 12ème homme d'Orange
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Le problème de nombreux sites dits communautaires est au niveau de la promesse qui est faite à l'internaute. Entre les sites de co-création ou les sites UGC mis en place par des entreprises, même à grand renfort de plan média et de campagnes RP, s'il n'y pas de promesse forte et claire, le site risque de connaître une triste fin.
Pourquoi je vous parle de cela. Parce que aujourd'hui, sort un site que je trouvais intéressant pour plusieurs raisons : le 12ème homme d'Orange.

Le site se veut être la vitrine de l'engagement de Orange dans le domaine du football. La promesse ici faite à l'internaute est à la fois :
- des contenus exclusifs sur un mode "insider". Des joueurs de la Ligue 1 partageront leur avis, opinion et vie de footballeur au sein des grandes équipes nationales.
- la possibilité de devenir rédacteur et d'apporter son contenu. La force de beaucoup de site d'informations aujourd'hui est de réintégrer habilement cet UGC. C'est le cas par exemple de You par LeParisien, MetroReporter de Metro.fr pour ne citer que ceux là.
- de retrouver les conversations sur Twitter avec l'intégration d'un flux Twitter autour du football
- la possibilité de participer à des événements exclusifs sur un mode "insider". La rubrique "I have a dream" sponsorisé par Zidane permet aux internautes de proposer leurs rêves, à Orange de les réaliser ensuite.
Je n'en sais pas plus au niveau des mécaniques et je pense qu'il serait dommage de s'arrêter à de simples mécaniques concouristes (quiz, sondages...) mais faire participer activement la communauté à la place de Orange dans le sport et dans les réflexions autour d'événements qui peuvent être mis en place.
Certes, le football et le rugby tirent médiatiquement la couverture à eux, mais Orange pourrait accentuer les efforts dans d'autres sports, peut être moins populaire mais où les communautés sont passionés. Un petit tour sur le site MonSport.tv vous donnera un aperçu de ces sports...

Pour aller plus loin :
- [ SOCIAL MEDIA WASHING ] La prise en considération des feedbacks du client
- Intégrer le Social Media au coeur de votre site
- Connaissez-vous le site dédié à la Communauté du Louvre ?
- Coca-Cola Light : DailyWoman avec Yahoo et PauseDej' avec AuFeminin
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09 déc. 2010
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Connaissez-vous le site dédié à la Communauté du Louvre ?
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J'ai été invité par Orange à bêta-tester le site communautaire dédié au Louvre : http://communaute.louvre.fr, lancé officiellement hier. Le site n'est finalement pas dédié au Louvre mais plus précisément aux œuvres du Louvre et cette différence est importante et je le détaille après. En effet, je pensais que le site a la base aurait eu pour vocation de s'adresser principalement aux touristes afin de leur permettre de retrouver ou découvrir les œuvres du Louvre avant de venir à Paris par exemple, ou suite à une visite pour pouvoir échanger autour d'œuvres avec des experts. Finalement, l'objet du site n'est pas là... d'où ma légère déception, je l'avoue, car le rendu finalement aurait pu être :
- Un site immersif permettant de retrouver l'atmosphère du musée;
- Un site intégrant des questions / réponses avec des experts;
- Un site valorisant les œuvres;
Finalement le design du site m'a naturellement plus fait penser à un blog avec une mise en avant des types de contenus (vidéo, galerie...). Le site se veut participatif et centré autour de conversations autour d'œuvre et la mise en avant des préférences de chaque membre au travers de galerie personnalisée et vidéos. Nous sommes donc sur un site faisant la part à la participation des internautes sous différentes formes.

Le site se veut donc clairement un site d'échange très horizontal (entre utilisateurs) où via des fonctionnalités comme les groupes de discussions, les galeries, les passionnés peuvent échanger entre eux. Le site vise donc à ce que le public et les passionés s'approprient véritablement les œuvres, ce qui semble un postulat intéressant.
Certainement, que d'un point de vue fonctionnel afin de ne pas bloquer les échanges, il vaut mieux rester sur des fonctionnalités que les utilisateurs peuvent facilement prendre en main, sans ajouter trop d'effets expérientiels ou immersifs le plaçant alors en situation plus de spectateur que de participant (qui est souvent le reproche que l'on fait à certains sites participatifs / communautaires où le beau l'emporte sur l'utile)
Personnellement, et j'en reviens au début de l'article avec la promesse que j'attendais, je pense que le site passe à côté d'une cible importante et privilégie une cible certainement plus élitiste et plus dans la communauté des arts. Probablement, que la communauté du Louvre ciblait ce cercle concentrique proche plutôt que les touristes. Du coup, naturellement, étant moins dans le cœur de cible, je reste sur ma faim et j'aurai aimé pouvoir retrouver des portes d'entrée simplifiés pour des novices comme moi pour découvrir le Louvre.
J'en viens donc à la question du profiling qui au lieu de demander des informations assez classiques dès le formulaire d'inscription devrait accentuer les questions autour du profil et des œuvres afin derrière de proposer des contenus, des fonctionnalités, une approche plus personnalisée.
Donc une plateforme communautaire autour des œuvres du Louvre oui, mais un site plus "riche" dans l'expérience et la personnalisation des mises en avant serait un plus.
Pour aller plus loin :
- Avis consommateurs + Foursquare + Gowalla + Yelp + Google Maps = Fourwhere
- Les 6 typologies d'internautes
- Après Second Life, les marques s'intéressent de plus en plus aux Social Games
- eBay n'est plus un site d'enchères !
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09 déc. 2009
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[LE WEB'09] C'est parti... avec la première annonce de Pearltrees
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Cette année encore, je serai présent à la grande messe annuelle organisée par Géraldine et Loïc Le Meur. J'en ai déjà parlé (Le Web'09 : j'y serai... et vous ? et Le Web'09... c'est dans une semaine) et depuis ce matin, c'est parti avec plus de 2 000 personnes inscrites, qui témoignent du succès majeur de cet événement. Cette année, comme l'année dernière où j'avais écris 2,3 billets (dans lesquels j'avais partagé quelques nouveautés de startups françaises et mon impression générale quelques heures après la fin de l'événement), si la connexion Internet le permet (ce qui devrait être le cas - merci mon badge d'Official Blogger -), je vous proposerai le même schéma avec probablement plus de billets
Cette année, je pars également avec mon Nikon D90 qui me permettra de faire quelques photos, et voir quelques vidéos...
Lancement de la version bétâ de Pearltrees
Pour commencer, je souhaitais vous parler de Pearltrees, start-up française, partenaire du Web'09, que j'ai déjà eu l'occasion de présenter (Connaissez-vous Pearltrees, un outil de bookmarking novateur ?). Pearltrees annonce effectivement aujourd'hui son lancement en béta public car oui même si le service est déjà accessible à tous depuis déjà quelques mois, il s'agissait d'une version alpha qui comportait certes quelques bugs bien naturels mais surtout des fonctionnalités plus ou moins pertinentes. Je dois donc le reconnaître que la nouvelle version de Pearltrees est de plus en plus séduisante.
Parmi les nouveautés notables :
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une accroche plus claire qui, je pense permet de mieux faire comprendre le besoin auquel répond Pearltrees : "Créer le monde de vos intérêts".
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une interface désormais disponible également en français (ce qui toujours un must have pour une start-up française qui centre sa communication dans un premier temps en France)
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un interfaçage avec Twitter qui vous permet d'archiver les liens que vous tweetez : ce qui est sans nul doute la nouveauté la plus intéressante. En effet, aujourd'hui, l'usage le plus répandu de Twitter auprès des utilisateurs est clairement celui du partage d'information et souvent de sites ou articles découverts. Il représente si je reprends la terminologie de Pearltrees un intérêt pour la personne qui le tweet. Il est donc pertinent de s'imagine que automatiquement (lorsque l'option est activée) l'utilisateur souhaite retrouve les liens qu'ils partagent dans sa cartographie personnelle de sites qu'ils jugent intéressants et utiles sur Pearltrees.
Il ne faut pas s'y tromper : de plus en plus de blogs américains majeurs parlent de Pearltrees (Venture Beat, Mashable, ReadWriteWeb...) et ce n'est pas un hasard car la réponse que ce service apporte correspond à un enjeu majeur, actuel et futur d'Internet, qui est celui pour chaque internaute de pouvoir retrouver facilement l'information qui l'intéresse, et de découvrir des contenus pertinents chez des internautes qui ont les mêmes centres d'intérêts que lui, le tout dans une interface certes déroutante dans une première approche mais pour autant pratique (outil de cartographie).
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13 oct. 2009
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Connaissez-vous Pearltrees, un outil de bookmarking novateur ?
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Pearltrees fait partie des start-ups françaises les plus innovantes aujourd'hui. Le service est nouveau et novateur et vous ne le connaissez probablement pas encore. J'ai eu l'occasion de rencontrer Patrice LAMOTHE (CEO) et François ROCABOY (CMO) à plusieurs reprises, mais, je l'avoue, je n'avais pas encore pris le temps d'écrire un article sur leur solution. Et pourtant l'outil qu'ils sont su développé mérite amplement que l'on s'y attarde quelques instants.

Le principe est simple puisque Pearltrees se place dans la catégorie des outils de bookmarking sociaux qui vous permettent d'archiver et d'organiser les contenus Internet que vous avez consultés et que vous souhaitez pouvoir retrouver facilement. Cette promesse simple se retrouve dans leur nouvelle signature : "Have the stuff you like at hand". Toutefois, Pearltrees se révèle après totalement différent, et ce pour plein de raisons, des autres outils actuels du marché :
Un fonctionnement par "perles" : la présentation et navigation peuvent être déroutantes aux premiers abords mais se révèlent vite intuitives finalement. Chaque contenu équivaut à une "perle" et vous mettez en perspective chaque perle les unes par rapport aux autres au sein d'une carte.
La possibilité d'importer facilement vos contenus déjà bookmarkés et taggés sur Del.icio.us : pour les personnes qui utilisent déjà des outils comme Del.icio.us, ne vous inquiétez pas : pas besoin de repartir de zéro si vous souhaitez utiliser Pearltrees car vous pouvez facilement exporter tous vos favoris déjà taggés avec vos mots clés sur Del.icio.us dans Pearltrees.
La forte dimension sociale : la possibilité de suivre des cartes de d'autres utilisateurs et de pouvoir échanger avec eux. Via un système de commentaires, les internautes intéressés par un même thème crée par un membre peuvent s'abonner à ce thème pour suivre les facilement les nouveaux contenus agrégés par l'auteur du thème, mais également pouvoir échanger et partager entre eux via un système de commentaires. La tendance actuelle de laisser la possibilité aux internautes de pouvoir commenter les contenus qu'ils consultent (cf : avis consommateurs sur sites e-commerce, Google SideWiki pour n'importe quel site, ...).
L'intégration de vos perles sur votre blog ou site : vous souhaitez faire découvrir à vos visiteurs tout un contenu autour d'un thème précis. Avec Pearltrees, vous pouvez facilement créer une carte où tout ce contenu sera agrégé et présenté sous la forme d'un arbre. Le blog ReadWriteWeb France qui avait déjà présenté la solution il y a quelques mois (Pearltrees : cartographier le web pour mieux le (re)découvrir) utilise par exemple ce principe...
La possibilité d'enregistrer votre navigation internet et la restituer sous la forme de carte : le principe est simple, lorsque vous activer la fonction d'enregistrement va sauvegarder votre navigation (vous avez été sur un blog, puis cliquer sur un lien, qui vous a redirigé vers une nouvelle page du blog, puis un autre lien qui lui vous a fait découvrir un autre blog, mais tout cela autour d'une navigation centrée autour d'un intérêt).
Comme parfois de longs textes sont vains, je vous laisse découvrir la vidéo de présentation du service.
Vous l'aurez compris je vous conseille fortement de découvrir, tester et adopter Pearltrees qui se révèlera très pratique pour tous les surconsonsommateurs d'informations et qui ont de plus en plus besoin de pouvoir classer et recherche facilement tout ce contenu. Comme le pointant justement du doigt l'article Web : vers la fin des moteurs de recherche ?, Pearltrees fait partie de ces outils qui replace l'humain au centre de la recherche et de la navigation sur Internet. A suivre don de près...
Pour aller plus loin :
- Connaissez-vous Social Mention, un outil de recherche globale ?
- Friendfeed : un outil de veille ?
- Feedly, nouvel outil social pour lire et partager son information
- Connaissez-vous Pleegs, un outil de veille pratique ?
- Le succès de la recherche sociale avec Yahoo! Answers
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20 juil. 2009
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Social Television : Hulu peut-il s'imposer ?
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Suite à la lecture passionnante récemment d'un article du NY Times sur le sujet (Why Hulu succeeded as other video sites failed ?), je me suis dit que la question soulevée par le journaliste sur les raisons potentielles du futur succès de Hulu face aux autres acteurs du marché méritait que j'y arrête quelques minutes. Même si, "légalement", Hulu n'est pas disponible en France, il n'en demeure pas moins un service intéressant à surveiller autour de son activité et de son business model, notamment à l'heure où en France on parle beaucoup de légiférer autour du streaming et de la diffusion des contenus audios et vidéos sur Internet. A ce titre, je reviendrai prochainement sur les nouveaux services d'écoute de musique en ligne (comme Deezer ou Wormee en France, ou les annonces de l'entrée prochaine de Microsoft et Google sur ce marché).
Petit rappel sur Hulu.com
Pour ceux qui auraient raté un épisode sur Hulu, je me permets de faire un rapide retour en arrière sur son service. Cela permet de poser les bases des raisons du succès de ce service. Hulu, fondé en mars 2007, s'est rapidement développé outre-Atlantique sur un modèle simple : proposer du contenus vidéos, dont des séries TV, gratuitement sur Internet. A la différence de d'autres services illégales, ou de plateformes de partage de vidéos type Youtube, la promesse n'est ni l'accès illégal à un contenu, ni l'accès à principalement des contenus réalisés par les utilisateurs (UGC). La force de Hulu est le "contenu premium", sur lequel souhaite aujourd'hui plus fortement se positionner Youtube (Youtube sur la voie de Hulu ?)
Hulu = La Social Television
Le mot "Social", comme fut un temps "2.0" est à la mode certes mais dans le cas de la télévision prend tout son sens. La télévision ou en tout cas le visionnage de contenus vidéos a toujours placé la personne comme simple spectateur. L'avènement des services de streaming sur Internet, ainsi que des medias sociaux, permettent aujourd'hui de combiner les deux. C'était l'ambition de Joost à l'époque (Concurrence de plateformes comme Joost : quel avenir pour la VOD ?), mais qui aura surement été un service trop en avance au niveau de l'usage pour s'imposer (Joost est mort ?). Hulu s'est donc lancé récemment dans la bataille du Social Desktop en proposant une application à installer sur son poste. Il s'agit principalement d'un player video. L'intégration future de Facebook Connect sur ce service permettait d'ajouter à l'expérience le fait de pouvoir partager ses visionnages avec son réseau (Hulu Desktop + Facebook Connect = Social Television)
Hulu peut-il s'imposer durablement ?
Hulu est certes un service hype dont beaucoup de personnes parlent outre-Atlantique mais il est bien loin d'attendre l'audience de plateformes comme Youtube (près de 40% de parts de marché outre-Atlantique pour le site appartenant à Google). De nouveaux entrants arrivent également et pourraient bien remettre en cause cette poussée de Hulu. En effet, Comcast, par exemple, a annoncé il y a quelques jours, sa volonté de se lancer dans la VOD gratuite sur Internet (Comcast va concurrencer Hulu sur la VOD gratuite). L'un des enjeux pour la réussite de ce type de service est les accords que les nouveaux diffuseurs peuvent passer avec les créateurs de contenus. C'est sans nul doute ce qui fait encore défaut à Youtube dans cette lutte. Comcast a en effet passé 23 partenariats avec des chaînes payantes ou non (HBO, CBS...) pour ainsi diffuser une partie de leurs contenus (séries et films) sur Internet. Le modèle prôné par Comcast est relativement différent de Hulu qui ne mise aujourd'hui que sur la publicité en ligne pour monétiser son service gratuit, puisque les chaînes toucheraient également une partie des abonnements des utilisateurs au service Comcast.
Mais le marché de la VOD gratuite va intéresser de plus en plus de monde : les pure players, les e-commerçants (comme Cdiscount en France : L'offre VOD de Cdiscount), les loueurs de DVD par correspondance qui pourraient proposer des services freemium, les chaînes de télévision (M6 Replay qui permet de visionner gratuitement les émissions le lendemain de leur diffusion à la télévision, TF1 Vision qui permet entre autres de visionner des contenus fraîchement diffusés à la télévision américaine... mais de manière payante) et les distributeurs de contenus (MK2Vod qui propose aujourd'hui seulement une offre payante).
L'évolution du marché et d'Internet pousse aujourd'hui tous ces acteurs a proposé une offre de VOD gratuite que ce soit sur un modèle financé par de la publicité ou sur un modèle freemium (seuls quelques contenus sont gratuits). En 2007 déjà, une étude du cabinet Forrester, prédisait qu'il n'y aurait pas de place durable pour une offre de VOD en téléchargement payant (No future for paid video downloads) Toutefois, on voit que les acteurs historiques freinent à l'évolution et laissent alors inéluctablement la place à des nouveaux entrants qui peuvent proposer une offre plus ou moins légale...
Pour aller plus loin :
- Hulu bientôt en Europe et l'offre VOD de Cdiscount
- Youtube sur la voie de Hulu ?
- Quel avenir pour les sites de partage de vidéos ?
- Panorama du marché de la VOD
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24 mai 2009
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Hulu bientôt en Europe et l'offre VOD de Cdiscount |
Je vous ai déjà parlé de ce service vidéo, Hulu, qui cartonne outre-Atlantique. Oui, un véritable succès en quelques années sur un business model relativement différent de Youtube et autre Vimeo, qui permet à Hulu de grimper rapidement dans la hiérarchie des sites de contenus vidéo. Youtube sentant venir la concurrence tend de remonter la chaîne pour proposer une offre crédible de contenu vidéo de qualité (Youtube sur la voie de Hulu ?)
Pas étonnant que Hulu commence à penser international. Hulu se préparerait donc à se lancer au Royaume-Uni avec plus de 3 00 heures de programmes US qui seraient alors disponibles gratuitement, et ce, dès septembre prochain. Le modèle de Hulu se base effectivement sur des partenariat avec des éditeurs de contenus vidéo qui lui permet ainsi de proposer une offre alléchante pour les spectateurs (séries comme Heroes, Lost, ...). Même si les discussions sont encore en cours avec d'une les éditeurs US pour que les programmes puissent être ouverts au marché UK en même temps que aux US, mais également avec des éditeurs locaux afin de proposer une offre adaptée.
Bien entendu, on pense aussitôt à la France, mais aujourd'hui en pleine loi Hadopi, il est encore difficile d'imaginer ce genre de services disponibles prochainement chez nous. Les initiatives de TF1 et de M6 avec M6Replay, démontrent que l'oligarchie télévisuelle tend à se déporter sur Internet. Malheureusement, cela se jouera au détriment des utilisateurs qui depuis l'annonce de services comme Joost ou Hulu espèrent voir une offre crédible, adaptée et gratuite de contenus vidéos de qualité sur Internet, et cela ne sera pas le cas avant encore quelques mois ou années.
Toutefois, quelques initiatives intéressantes et légales sont à noter, comme celle récente de Cdiscount. Le site marchand Cdiscount propose désormais une offre VOD de téléchargement gratuit de concerts et de films.

Le tout est financé par la publicité. Cette offre est intéressante, surtout de la part d'un site marchand, que l'on attendait pas forcément sur ce créneau. La démarche, d'un point de vue marketing est intéressante, car, outre les ventes d'habillement et de produits high-tech, les DVD représentent une part importante des ventes du site. Proposer une offre de téléchargement gratuite est un bon moyen alors de faire venir les internautes sur le site et ensuite de leur proposer des offres DVD. Je vous rassure ce n'est pas non plus l'offre du siècle puisque il faut noter les limitations suivantes :
Une offre limitée : chaque semaine, ce sont seulement trois ou quatre nouveaux films, en version française ou en version originale sous-titrée qui sont proposés.
Les fichiers téléchargés sont protégés par le système de gestion des droits numériques (DRM) de Microsoft, et le service ne fonctionne donc qu'avec les systèmes d'exploitation Windows.
L'accès à l'offre n'est autorisé qu'avec le navigateur Internet Explorer et la consultation des films ne peut se faire qu'avec le lecteur Windows Media Player.
Il faut se créer un compte sur Cdiscount. Une fois téléchargés, les films pourront être consultés autant de fois que souhaité, durant un laps de temps de quinze jours. Encodés au format WMV, en résolution DVD, les fichiers pèsent environ 1,20 Go.
On parle donc pas ici de streaming, ce qui représente des freins à la consultation et à l'accès rapide aux contenus vidéos.
Pour aller plus loin :
- Hadopi : qu'en pensent les jeunes ? (une étude Habbo.fr)
- Quel avenir pour les sites de partage de vidéos ?
- Panorama du marché de la VOD
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13 mai 2009
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Hadopi : qu'en pensent les jeunes ? (une étude Habbo.fr)
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Hadopi. Si vous passez du temps sur Internet, vous n'avez pas échappé aux nombreuses discussions qui vont envahis les blogs et autres Twitter depuis déjà quelques mois. Tout le monde en parle... Si vous me lisez, même si je ne me suis pas exprimé sur la question, le débat étant déjà suffisamment ouvert et considérant ma position comme particulière et non représentative de la majorité des internautes, du fait de mon métier, j'ai déjà écrit régulièrement sur le domaine de la musique sur Internet (cf : Est-ce que les plateformes d'écoute de musique en ligne font plus vendre de la musique ?) et pense effectivement que Hadopi n'est pas loi qui règlera le problème du téléchargement illégal.
Bref... la loi a donc été adoptée cette semaine en deuxième lecture (et même le New-York Times en parle : France approves crackdown on Internet piracy). Le but de cet article n'étant pas de rentrer dans le débat mais plutôt de voir quels sont les usages des "Digital Natives". L'étude menée par l'univers virtuel numéro 1 auprès des jeunes, Habbo, (près de 9 millions de comptes créés en France et plus de 130 millions dans le monde) permet de mettre en évidence ces différents points.
A l’occasion
du vote de la loi Création et Internet, Habbo.fr a interrogé 8700
adolescents français membres de sa communauté sur leur pratiques
en matière de téléchargements et leurs perceptions du projet de loi :
voici les résultats en synthèse.
Comment les adolescents téléchargent sur Internet ?
Alors que 65% des adolescents annoncent utiliser les sites de partage gratuit (peer to peer) pour télécharger sur Internet, ils ne sont que 25% à utiliser les sites de téléchargement payant.
Les ados et la loi Création et Internet : un sujet de discussion qui suscite des réactions partagées
Plus de 60% des adolescents interrogés ont entendu parler de la loi
Création et Internet qui vise à encadrer le téléchargement sur
Internet. Si plus de 30% des adolescents en parlent avec leurs parents,
ils sont près de 58% à en discuter entre amis.
Le dispositif de « riposte graduée » suscite des réactions partagées
chez les adolescents puisqu’ils sont autant à annoncer qu’ils…
- continueront à se rendre sur les sites de partage gratuit (27%)
- n’iront plus que sur les sites de téléchargement payant (27%).
- près de 31% des adolescents sont encore indécis sur leurs comportements à venir et précisent qu’ils devront d’abord en discuter avec leurs parents.
Pour les adolescents qui téléchargent, la musique avant tout
Majoritairement à 55%, les adolescents téléchargent de la musique
sur Internet. Viennent ensuite à 29% d’autres applications comme les
jeux notamment. Les adolescents qui téléchargent sur Internet sont
moins friands de films et de séries puisqu’ils ne sont que 12% à
affirmer les télécharger.
Merci à Pierre de l'agence I&E Consultants pour l'information.
Pour aller plus loin :
- Les bénéfices des réseaux sociaux pour les jeunes
- Le réseau social : principal activité des internautes
- Les fonds font défaut aux sites d'informations et réseaux sociaux
- Facebook = 20 millions de $ de dépenses par mois
- Téléchargement payant sur Youtube

Conseil en Stratégie Internet (Social Media, Influence, Communauté...)
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