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04 avr. 2012

Révolution digitale : adapter son entreprise aux impératifs d'Internet et du mobile

Catégorie : Tendances
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J'ai publié cette semaine une longue tribune sur le site d'informations DocNews autour de cette notion de révolution digitale. Si vous me lisez fréquemment, vous savez combien depuis longtemps, j'essaie sur ce blog et quotidien au travers des mes activités de conseil d'accompagner les entreprises dans cette montée en puissance du digital au sein de l'organisation. Plusieurs raisons majeures à cela :

  • Le digital est présent partout et plus seulement depuis un ordinateur. Il se vend ainsi aujourd'hui dans le monde plus de smartphones que d'ordinateurs... et pas seulement parce que on est obligé de se racheter un téléphone lorsque l'on s'est fait voler le sien ;). La version 2012 du Panorama des médias sociaux intègre, cette année, cette donnée liée aux terminaux.
  • Les consommateurs utilisent de plus en plus Internet et ses nouveaux terminaux pour s'informer (avis, ...), pour partager leurs activités, pour communiquer entre eux et avec les marques (cf : Et si les médias sociaux simplifiaient la Relation Client ?). Internet, et plus précisement les médias sociaux, sont donc des supports d'affluence et d'influence.
  • Conséquence ou raison, quoiqu'il en soit les budgets marketing alloués au digital augmentent. Certaines marques de grande consommation comme Oasis ou bien encore Coca-Cola déclarent aujourd'hui investir près de 15% de leur budget marketing sur le digital. Certains acteurs semblent en retard comme la grande distribution qui préfére encore largement les prospectus papier et autres leviers marketing classiques que le digital puisque ce dernier resprésente en moyenne moins de 5% des investissements marketing. Nul doute, qu'avec l'arrivée et le renforcement de l'usage des "drive", les budgets digitaux devraient suivre une tendance forte à la hause (pour informations, on prévoit que d'ici 5 ans 20% des clients d'une grande surface auront testé le service drive de leur grande surface).
Nous pourrions bien évidemment cités d'autres raisons plus endogènes aux entreprises, mais ces 3 précédentes présentées me semblent aujourd'hui majeures à prendre en compte.
 
Après cette introdcution, je vous invite donc à lire la tribune publiée lundi dernier sur DocNews qui explique pourquoi et comment votre entreprise doit s'adapter à cette révolution digitale...
 
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18 mai 2011

Faire de vos employés les premiers ambassadeurs de votre marque

Catégorie : Tendances
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Parfois avant de vouloir absolument communiquer à tout va en externe, il faudrait mieux se concentrer en son sein, au près de ses équipes. Les employés sont sans nul doute le premier cercle concentrique de n'importe quelle communauté de marque. Pour autant, est-ce que cette cible de communication et de relation est intégrée comme il se faut dans vos démarches. Lorsque l'on est une PME, cette problématique peut paraitre plus facile à gérer avec des outils bien souvent gratuits permettant de communiquer l'information à tout le monde. Dans les grands groupes divisés en nombreux départements, situés sur des sites géographiques différentes, ayant une hiérarchie a multiples strates, utilisant de nombreux outils de communication et de collaboration en interne, cette problématique est majeur.

Aujourd'hui deux faits pour illustrer ce besoin de renouer le dialogue en interne entre les employés pour en faire les premiers éléments moteurs de vos démarches relationnelles sur Internet.

  • 49% des employés déconseilleraient leur entreprise à leurs proches. Ce chiffre issue d'une étude Forrester 2010 fait mal. Pour le préciser, il s'agit de 49% des employés qui se déclarent être de potentiels détracteurs de leur entreprise auprès de leur réseau, que cela passe par les réseaux sociaux ou pas. Les démarches initiées dans de nombreuses entreprises autour de l'empowerment des employés pour les impliquer plutôt qu'ils soient seulement là pour appliquer sont essentielles mais restent clairement embryonnaires en France, et confinées à des services restreints. Est-ce que la raison est que les Ressources Humaines n'ont aujourd'hui par cerner cette opportunité / risque ? Probablement...
  • Le besoin d'accompagnement des employés vers le numérique. Se créé aujourd'hui un frein dans l'entreprise entre les connectés voire hyperconnectés et ceux qui ne le sont pas. Or, quand l'entreprise est en pleine mutation business pour intégrer fortement la dimension digitale et Internet dans ses processus que ce soit relationnel, commercial ou marketing, il convient d'accompagner cette mutation en interne. Peut-être qu'au final, cela ne change rien pour la personne dans son métier, pour autant vous aurez sa réelle implication et sentiment d'appartenance dans l'entreprise s'il comprend les mutations de cette dernière, même si, je le répète, ces mutations ne l'impactent pas directement.

En somme, on parle beaucoup de réseaux sociaux d'entreprise (RSE), d'entreprise collaborative, d'entreprise 2.0 mais cette mutation passe d'abord par les hommes avant de passer par les outils. Pour faire de vos collaborateurs, les premiers ambassadeurs de votre marque s'est donc déjà d'éviter qu'il en soit les premiers détracteurs en externe en les impliquant et en favorisant la compréhension des mutations de l'entreprise. Le deuxième point est d'accompagner la montée en compétences des employés sur le sujet du numérique. Les chartes internes de prise de parole des collaborateurs sur les médias sociaux sont nécessaires mais ne sont qu'une étape qui ne doit pas cacher la forêt (Le besoin d'une charte sur les médias sociaux mais surtout d'un accompagnement des collaborateurs vers le numérique). Le monde professionnel et personnel se floute sur Internet et Google ne fait pas la différence entre vos prises de parole à titre de citoyen, père de famille, fan de basket et celle du cadre supérieur de son entreprise. Vous êtes la même personne. A chaque collaborateur, le besoin de contrôler son image personnelle... image personnelle qui peut rejaillir sur l'entreprise. Sauf que tout cela s'apprend...

Pour aller plus loin :



18 janv. 2011

Connaissez-vous vos amis Facebook ?

Catégorie : Tendances
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Il semblerait que non... c'est en tout cas ce qui ressort d'un étude récemment révélée et relayée notamment You don't know one fifth of your Facebook Friends.

En effet, on le sait depuis longtemps que la notion d'amis sur Facebook peut être souvent bien éloigné de la notion première d'amitié dans la vie réelle... Au delà du chiffre, cette étude prouve que, comme pour les marques, bien souvent, les utilisateurs jouent le concours de la popularité en comparant la taille de leur réseau. Cela n'a pas de sens certains se demandent si créer plusieurs comptes n'est pas une solution afin de scinder ses amis (les vrais) de réseaux plus éloignés. En effet, malgré les listes qui permettent de regrouper ses amis en différents groupes en fonction des droits que l'on va leur octroyés, les changements de gestion de ces listes et des paramètres de confidentialité par Facebook rendent compliqués leur gestion dans le temps. Personnellement, je me demande si la solution optimale n'est pas 3 listes :

  • Une liste "Limited Profile" ou seules quelques informations sont publiées et visibles pour les personnes que vous ne  connaissez pas, et qui ne précise pas l'objet de leur mise en relation.

  • Une liste "Virtuel / Eloigné" qui regroupe les personnes qui vous contactent dans le cadre de vos activités professionnelles ou que vous avez rencontré mais auquel vous ne souhaitez rendre visible que des informations limitées.

  • Une liste "True Friends" qui peut être scindé en plusieurs listes d'ailleurs, qui regroupent vos proches à qui vous laissez voir des informations plus personnelles.

Facebook a depuis longtemps compris le principe que l'amitié sur son service est toute relative. En effet, depuis déjà quelques années, le service met en avant vos connexions communes avec d'autres membres lors de suggestion d'amis ou lors de demandes de contact. La règle ici est un peu "les amis de mes amis sont mes amis".

Cette notion fausse d'amis est la même pour les marques avec la notion de fans ou de personnes qui "like". Depuis quelques mois, les marques multiplient les opérations de communication visant à valoriser leurs fans. Parmi les dernières, je pourrai citer Porsche, Disneyland, L'équipe, Nike.... Personnellement, je suis toujours mal à l'aise, pour prendre le cas de L'Équipe, d'une marque qui valorise 100 000 fans alors que dans le même temps elle en a plus qui achète quotidiennement le journal. La marque valorise alors plus une personne qui a cliqué une fois sur une bouton "J'aime" qu'un client fidèle.

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Ces opérations de communication opportunistes témoignent comme le montrait Fred dans Trop de buzz et pas assez de dialogues que la marque aujourd'hui se trompe dans ces cibles principales, et devraient d'abord penser à ses vrais clients qu'aux personnes qui lui font une marque d'affection, décorrélée bien souvent de la notion de client (en effet, combien parmi les Fans de Porsche sur Facebook possèdent - ou ont possédé - une voiture de la marque ?).

N'oublions pas que dans le Social CRM, le "C" est pour les clients et que lorsque nous parlons de cercles concentriques, les marques ont trop souvent tendances à oublier leur deux premiers cercles : leurs employés et les clients fidèles.

Pour aller plus loin :



07 déc. 2009

"You'll never walk alone" : vers l'individuation altruiste ?

Catégorie : Tendances
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Suite de l'article "You'll never walk alone : la technologie nous rapproche ou nous éloigne-t-elle ?.

L'expression appartient à une étude récente de RISC International, intitué justement "Individual Altruism".

La perte de repères et la peur de l'incertitude amènent l'individu à se réengager socialement : vers "l'individuation altruiste" ?

L'union fait la force et certainement encore plus en période de doutes ou d'incertitudes. Ne dit-on pas qu'il faut savoir se serrer les coudes (et donc se rapprocher) en période difficile. Les individus se projettent de plus en plus dans un monde qu’ils n’envisagent plus seuls et la nécessité de se reconnecter, de se ré-engager socialement redevient une priorité. Ce mouvement d’individuation altruiste montre le besoin et la recherche de conciliation entre soi et la société. L'individuation altruiste est la résultante de 4 tendances sociétales actuelles, qui sont fortement visibles sur Internet :

  • Vers le Personal Media ? Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'aborder dans plusieurs articles (Réflexions autour de l'influence et du Personal Media et Du Social Media au Personal Media), avant de voir Internet comme un média participatif (et donc de partages et d'échanges), la principale évolution est qu'Internet est devenu un média personnel. Vous vous créez votre propre Web avec vos propres contenus (blogs, pages profils sur réseaux sociaux, avatars, ...) mais aussi votre propre mode de fonctionnement et de logique (Netvibes ou Google Reader pour agréger l'information qui vous intéresse, Twitter pour suivre les personnes qui vous intéressent, Pearltrees pour cartographier le Web qui vous intéresse, Symbaloo pour vous créer votre page de démarrage personnalisée...) ou bien encore vos différents profils dans une vision qui de plus en plus est tournée vers la dychotomie entre vie privée et vie publique (cf : Vie perso/pro et vie privée / publique)

  • Vers la démocratie participative ? Sans me focaliser que sur le domaine politique, Internet permet à n'importe quel internaute de s'exprimer facilement, rapidement, librement sur n'importe quel sujet en lançant une discussion ou en intégrant une conversation déjà existante, et ce de manière publique et visible. Après une décennie marquée par un intérêt décroissant pour la participation sociale, les individus sont de nouveau prêts à s’engager et trouvent dans la coopération les moyens de préserver et de développer leurs intérêts personnels et collectifs. L'engouement connu par la campagne de Barrack Obama (Ecoute + Participation + Barack Obama = la politique collaborative ?) ou l'appel à la participation des internautes autour de la vie des produits (Community Sourcing et marketing participatif) ou des débats actuels (Grand Paris, Identité Nationale...) ou actions citoyennes (lancement prochain de la communauté d'actions Les Créateurs de Possibles - actuellement en bétâ privée). La question n'est pas que le pouvoir est redonné à l'internaute mais plutôt jusqu'à quel point une marque ou les élus politiques veulent-ils prendre en compte les contenus ou idées remontés par les internautes.

  • Tout le monde expert ? Lorsque l'on donne la possibilité à chacun d'avoir une tribune, on donne à chacun ses fameuses 15 minutes de célébrité dont parlait Andy Warhol. On peut transposer la rélfexion philosophique de savoir si l'on vit au travers le regard des autres au contexte d'Internet. Chacun a le besoin de se sentir écouter et valoriser. C'est un fait qui explique en partie la participation plus ou moins spontanée des utilisateurs qui sont prêts à donner de leur temps et de leur énergie pour les causes ou les marques qu'ils soutiennent. Cette participation peut aller jusqu'à partager même ses moments les plus intimes : Faites l'amour... et dites-le sur les médias sociaux. On prend souvent l'exemple d'Apple, marque préférée dans le monde, comme une marque communautaire : il faut reconnaître que la communauté est forte mais à la différence de nombreuses marques, Apple n'a pas besoin faire grand chose pour permettre à cette communauté d'agir. je vous promet qu'un poste de Community Manager chez Apple serait rapidement ennuyeux tellement la communauté est déjà organisée, a sa propre organisation (magasins, blogs dédiés) et des leaders d'influence identifiés. Toutefois, si chacun devient expert ou en tout cas se sent expert (cf : Social Media Expert ? Community Manager ?), il en devient alors plus compliqué de distinguer qui sont les vrais experts. J'abordais cette question récemment avec un responsable de Master au CELSA avec qui on était d'accord sur le fait que l'expertise de chacun est remise en cause par chacun et principalement par les personnes nées d'Internet. Aujourd'hui des "cusiniers amateurs" sont plus reconnus que des grands chefs étoilés. C'est l'ère de la staracadémisation étendue à tous les domaines ou chacun sous peine d'audience peut rapidement devenir et être reconnu comme expert de son domaine.

  • La volonté permanente de s'épanouir ? Le dernier point qui est probablement le moins lié à Internet et les évolutions qu'il entraîne dans les relations entre les gens et entre les gens et une entité, comme nous l'avons vu précédemment. Dans une société qui semble avoir perdu son sens et toute notion de raisonnabilité (cf la crise économique, financière et dans une moindre mesure, sociale, que nous traversons), on recherche toujours ce qui nous manque et donc on recherche ce sens. Mais la quête du sens devient collective. On se sent plus fort à plusieurs et mieux armé pour lutter. La « quête collective de sens » intègre le besoin de s’échapper de son quotidien mais également le besoin de se reconnecter avec ce qui est authentique. Le mot fort ici est certainement "expérience". On souhaite découvrir, s'échapper et vivre des expériences mais tout en ayant des repères forts. Second Life s'est se créer un deuxième univers parralèle et virtuel ou l'on peut être quelqu'un d'autre, tout en y retrouvant ses repères (cf les marques qui s'étaient lancées au moment où moment du phénomène médiatique qui entourait Second Life en 2007). Sur Internet, nos identités peuvent être multiples, ainsi que les expériences que l'on peut y vivre

Pour aller plus loin :



"You'll never walk alone" : la technologie nous rapproche ou nous éloigne-t-elle ?

Catégorie : Tendances
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J'emprunte le titre à la célèbre chanson des supporters du club de football de Liverpool. Je pense que cette phrase est facilement transposable dans notre domaine social sur Internet, actuellement. Ce billet étant relativement dense et abordant une part plus importante que traditionnellement au côté sociologique, j'ai préféré le scinder en deux articles différents. Le premier a pour objet d'introduire une première réflexion sur la dimension sociale d'Internet et la seconde partie abordera le côté plus sociologique avec la question "Va-t-on vers l'individuation altruiste ?".

1989 : une utopie sociale s'effondre pendant qu'un nouvelle utopie sociale se crée avec Internet

Berlin_20Wall_20Freedom1989, il y a 20 ans, un mur tombait témoignant de la fin d'un monde bipolaire et de l'échec de modèle socialiste basée sur l'individu pris dans sa composante sociale i.e appartenant à un groupe. Même si, le mot Internet est employé depuis le début des années 1980; ce n'est qu'en 1989 que le réseau ARPANET est devenu accessible au grand public. En effet, Tim BERNERS-LEE fut le premier, en 1989, a voir l'opportunité de lier le principe hypertexte avec l'Internet existant. Il déclarera quelques temps plus tard : " Je n'ai fait que prendre le principe d’hypertexte et le relier au principe du TCP et du DNS et alors - boum ! – ce fut le World Wide Web ! ".

Il y a donc 20 ans un modèle basé sur une utopie sociale commençait à s'effondrer pendant qu'un autre modèle technologique social apparaissait. Car si même beaucoup parlent beaucoup du côté social d'Internet depuis quelques mois (les médias sociaux), la dimension sociale fait partie même du coeur d'internet. Pas besoin d'aller loin pour s'en convaicre puisqu'il suffit de reprendre la définition même du mot Internet qui définit l'interconnexion entre les réseaux et donc d'une certaine manière la fin de réseaux opérant en stand alone, chacun de leurs côtés.

Individualisme vs communauté ?

On fait souvent le procès de la technologie de renforcer l'individualisme et de couper les relations sociales naturelles entre les gens. Le mot geek qui définit des personnes fans de technologie est souvent rapproché du mot "asocial". Pour autant, les relations avec la technologie existe, ce sont les medias qui changent. La technologie crée des nouveaux médias d'interactions : l'email, le chat, les communications via IP, les échanges et partage de contenus sur les réseaux sociaux, les forums, les sites de rencontres en ligne, le jeu en ligne... Allez dire aux joueurs de World of Warcraft qui sont asociaux alors qu'ils jouent et sont reconnus au sein d'une communauté bien réelle.

Et c'est là que le mot de communauté prend tout son sens. Là où le socialisme avait l'utopie de l'homme pris dans un groupe mais au niveau d'une société, Internet place les individus dans des communautés centrées autour d'intérêts, d'actions ou de besoins, et chaque individu, selon ses intérêts propres, peut alors appartenir à plusieurs communautés avec pas nécessairement le même niveau (spectateurs, participant, leader, ...).

Je renvoie ici à la définition même de communauté : une communauté est un ensemble formé d'individus unis par des buts ou des intérêts communs (cf : Dis Papa, c'est quoi une communauté ?). Une communauté se base donc à la fois sur les individus comme membres constititufs mais surtout sur les interactions / échanges qu'ils ont entre eux. Une personne asociale, on le comprend aisément est à l'inverse d'une personne pouvant vivre ou participer à une communauté.

Internet favorise le lien social

On a toujours tendance à blâmer d'abord la technologie lorsque l'on assiste à des changements sociaux", Keith Hampton , coauteur d'une étude intitulée "Isolation sociale et nouvelle technologie", parue le mois dernier. Globalement, les études vont plûtôt dans le sens de dire que l'usage des nouvelles technologies (téléphonie mobile, Internet, consoles de jeux) ne nuit pas à la socialisation. On peut même aller plus loin, et dire que la technologie multiplie les relations sociales nous permettant à la fois d'être connecté à son réseau quasiment en permanence grâce aux outils de mobilité et à la fois d'accroître la densité de son réseau (création de rencontres virtuelles débouchant sur de vraies relations sociales). Comme l'aborde en partie un article récent du Monde sur la question, Les nouvelles technologies favorisent-elles le lien social ?, le fait qu'ajourd'hui la technologie et plus précisément les outils de mobilité permettent de prendre en compte la géolocalisation ancre également la personne dans un espace géographique. LaPeuplade ou Voisineo sont des réseaux sociaux de proximité. Des applications basées sur l'API Twitter vous permettent de géolocaliser les utilisateurs et les tweets produits, ... De plus, Internet devenant mobile, il ne confine pas pas les internautes à un espace limité (leur PC familial).

Lire la suite : Vers l'individuation altruiste ?

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Pour aller plus loin :



28 oct. 2009

Va-ton vers la mort des sites Internet de marque ?

Catégorie : Tendances
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Certains commencent à en parler sérieusement (Stats confirm : your brand site will die, Is Social Media making corporate websites irrelevant ? et Les sites de marques et les sites coporate vont-ils mourir ?), d'autres pensent que ce n'est que pure fabulation (De l'hégémonie des réseaux sociaux), d'autres ont fait des tests intéressants mais peu concluants à mon sens (Skittles.com se fond dans les médias sociaux).

Même si l'article de Leo Burnett (Stats confirm : your brand site will die) confirme une baisse de l'audience des sites de marque depuis quelques mois, face à l'avènement des médias sociaux, cette tendance est logique lorsque vous démultipliez la présence d'une marque sur d'autres outils qui sont déjà des carrefours d'audience et que vous exportez une large partie de votre contenu en dehors de votre site de marque. Mais il ne faut pas se tromper entre symptôme et cause : la baisse de l'audience de sites de marque est la conséquence de l'évolution de la présence des marques sur les médias sociaux.

Les sites de marque doivent s'adapter

Mon avis est que ce n'est parce que l'on parle de "Fish where the fish are " ou de potentialités larges ouvertes par les médias sociaux actuelles pour animer et piloter les conversations autour de sa marque, que pour autant les sites de marque vont disparaitre. Ils doivent s'adapter. Disparaître serait problématique car le site corporate est l'endroit sûr où je vais pouvoir trouver de l'information sur la marque. Mais quelle adaptation ?

Le Social Shopping ne remplacera pas votre boutique e-commerce

Ce qui est sûr, c'est qu'une marque peut beaucoup plus s'intégrer dans les médias sociaux qu'il y a quelques mois où elles préféraient intégrer le contenu sur le site ou sur un mini-site événementiel. Deux exemple intéressants :

  • le cas de la boutique e-commerce de 1-800-flowers.com qui est directement intégrée sur leur fan page Facebook : . Facebook et la fan page ne servent alors pas de drive-to-store vers le site e-commerce de la marque car le site e-commerce y est directement intégré. Quand on parle de social shopping, l'intégration de sa boutique sur Facebook est un exemple.

  • A contrario, beaucoup de marques ne se servent aujourd'hui que de Facebook ou Twitter pour faire du push promotionnel (éventuellement exclusif comme les ventes flash de Carrefour avec leur application FaceShopping ou, bien entendu Dell avec leur compte Twitter DellOutlet avec plus de 1,3 millions de followers). Mais ce n'est pas pour autant qu'un canal de distribution sur Internet doit en remplacer un autre. Et c'est là toute la logique de démultiplier les points d'entrée et de cibler la communication et éventuellement les offres en fonction de l'outil pour avoir un discours de marque adapté.

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Revoir vos investissements e-pub

L'idée est que plutôt d'intégrer dans votre support e-pub (bannières, ...) des call-to-action vers uniquement votre site, il faut adapter votre communication pour driver l'utilisateur vers le bon outil. Ainsi sur Facebook, il est pertinent de mettre en avant de la publicité incitant les utilisateurs à devenir fan de votre fan page ou alors à venir voir un contenu exclusif diffusé sur celle-ci. C'est ce que Louis Vuitton, dans le cadre de la Fashion Week, a fait dernièrement, et que je vous avais présenté dans Animation de votre fan page Facebook : diffusion en direct du défilé Louis Vuitton. La création au préalable d'un événement avec le relais publicitaire de celui-ci dans les espaces dédiés sur les pages profils des utilisateurs sur Facebook était une démarche promotionnelle pertinente et adaptée.

Faire de vos sites des sites conversationnels et adaptés aux nouveaux usages

Je gardais ce dernier point pour la fin mais il est probablement le plus important. L'intégration d'outils externes comme Facebook Connect doit permettre de rendre vos sites moins fermés et plus ouverts par rapport à l'écosystème Web actuel. Intégrer Facebook Connect présente ainsi de nombreux bénéfices pour votre site comme celui de limiter le frein à l'inscription que peut représenter un formulaire classique (cf : Pourquoi intégrer Facebook Connect sur votre site ?)

Mais d'autres outils comme la start-up française Stribe, qui vient de lancer sa bêta privée, se propose d'intégrer une couche sociale à votre site Internet. Autre exemple, le Facebook Live Conversation qui vous permet sur un contenu diffusé sur votre site (cf événement sportif ou politique sur les sites médias) de laisser vos utilisateurs échanger entre eux via leurs statuts Facebook.

L'intégration de chatbox, de modules de sondages, d'outils collaboratifs comme GetSatisfaction, UserVoice ou Feedback2.0, d'avis produits comme Bazaarvoice sont d'autres exemples qui doivent faire évoluer les sites de marque vers des sites participatifs où l'internaute à la possibilité d'entrer en dialogue avec la marque (communication verticale ascendante), d'échanger avec d'autres utilisateurs (communication horizontale). Les sites vitrines statiques ont fait leur temps, et intégrer la participation de l'internaute, en montrant ainsi qu'on l'écoute, qu'on lui donne la parole et que finalement la marque c'est un peu (beaucoup ?) de lui est primordiale. C'est l'une des composantes essentielles du marketing conversationnel : participer aux conversations là où elles ont lieu (Twitter, Facebook, Youtube...) mais également initier et fédérer le dialogue sur votre site.

Pour aller plus loin :



19 août 2009

Retour de vacances : internet et opinions

Catégorie : Tendances
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Même si j'ai continué à surfer de temps en temps sur Internet, je me suis accordé quelques jours de coupures ces derniers jours pour repartir et revenir avec plein de nouvelles idées de projet. La bonne nouvelle c'est que les projets orientés stratégie d'influence, marketing communautaire et marketing participatif sont de plus en plus nombreux et me semblent de plus en plus aller dans une bonne logique, à savoir moyen / long terme et avec une vrai démarche d'engagement de l'entreprise. Les exemples francophones sont encore trop rares mais la maturité du marché est longue à arriver et le changement de mode de consommation et de rôle attribué à un client sont longs à se mettre en place.

Malgré le début d'année marqué par la crise et la relative frilosité, la rentrée s'annonce beaucoup plus mouvementée, les directions marketing / communication ayant pour la plupart eu une démarche prudente de "wait and see". lors du premier semestre. J'aurai sûrement l'occasion de vous tenir au courant dans les prochaines semaines des clients que j'accompagne dans ces démarches communautaires et participatives... Je vois de plus en plus de demandes émergées autour de comment travailler avec sa communauté que ce soit dans le cadre d'un lancement de produit (communication et ambassadorship) ou de sa mise en place (co-création, beta-testing...). N'hésitez pas à continuer à me contacter par rapport à ce type de demande, ainsi qu'à consulter les précédent articles sur ce blog lié à la gestion de communauté.

Comme après chaque retour de vacances, on se dit que l'on aimerait faire plus de choses mais qu'on trouve jamais le temps de tout faire. Vous avez dû voir dans ce blogs des premiers changements avec :

  • L'intégration d'un nouveau système de commentaires : Nouveau système de commentaires : Echo, le real time commenting widget de JS-Kit

  • Le partage facilité d'article sur les médias sociaux : à la fin de chaque article, vous retrouvez désormais beaucoup d'icônes vous permettant de partager les articles sur les principaux médias sociaux. J'ai choisi cette solution graphique plutôt qu'un simple bouton ShareThis ou AddThis pour des raisons graphiques, qui à mon sens ne gène pas la lecture et valorise la possibilité de partager un article.

  • Je rajouterai également prochainement, dans la sidebar, mon flux d'activité sur Twitter, qui est relativement dense et qui je trouve est un bon complément aux informations que je publie sur ce blog ou sur MediasSociaux.com.

A ce titre, je suis effectivement loin du débat sur la mort du blogging et l'avènement du microblogging qui le remplacera. Je vous conseille à ce titre la lecture de ces 3 articles récents sur le sujet :

J'ai déjà eu l'occasion, encore récemment, de m'exprimer sur le sujet (Où sont les producteurs d'informations sur les medias sociaux ?) et si la démarche d'écrire sur un blog est faite avant tout pour apporter un contenu réfléchi, dense et synthéthique tout en étant ouvert à la discussion, je pense que le blog est loin d'être mort. Le web en temps réel est principalement marqué par la "statusphere" (que l'on pourrait définir comme l’ensemble des messages courts et publiques publiés par les utilisateurs sur des réseaux sociaux et outils de microblogging) plutôt que "twittosphère" et la recherche dans ces nouveaux types de contenus...

Bref c'était quelques réflexions et opinions en vrac, post retour de vacances...

Pour aller plus loin :



21 juil. 2009

Do you speak Social ?

Catégorie : Tendances
Mots-clés :

Je vous propose une présentation que j'ai découvert récemment et que j'ai beaucoup aimé dans son approche. Et oui, comme vous savez, je privilégie toujours les notions d'usages à celles des outils (Avant de voir les outils, voyez les usages) et je trouve que cette présentation retranscrit bien cela également. La révolution du Social et du Web Participatif est le même phénomène que celui de la presse : "The real revolution wasn't the printing press itself, it was when everyone learned to read and write".

WOMMA: Do You Speak Social?

Pour aller plus loin :



10 juil. 2009

L'hyper-réactivité des médias sociaux (surtout Twitter) : le graphique

Catégorie : Tendances
Mots-clés : , ,

L'illustration parle d'elle même et la représentation graphique de ce que je présentais dans L'hyper-réactivité des médias sociaux : Michael Jackson et Roger Federer

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Source : Webilus



16 juin 2009

Présentation des contenus sous format mosaïque

Catégorie : Tendances
Mots-clés : ,

L'une des tendances que l'on retrouve de plus en plus est la présentation des contenus sous format mosaïque. Cette tendance est né de deux phénomènes conjoints :

  • La richesse et diversité des types des contenus : les sites de marque ou d'information ont de plus en plus de contenus, contenus créés par la marque ou le site ou directement par les utilisateurs (User Generated Content). Dans ce cadre, les sites se doivent de valoriser ce contenu, qui, outre la richesse, utilisent différentes formes : vidéos, présentations, animations flash...

  • La navigation aléatoire : le Web 1.0 faisait la part belle aux contenus très hierarchisés, notamment sur les sites vitrines de marque. Aujourd'hui, la tendance est vraiment de proposer une expérience à l'internaute et la présentation sous format mosaïque permet à ce dernier d'accéder plus rapidement aux contenus (moins de navigation dans les rubriques) tout en proposant une expérience plus immersive.

Dans ce cadre, voici quelques sites que j'ai repérés et qui utilisent une présentation mosaïque intéressante :

culturebox_france3
Culture Box de France 3

adidas_site
Adidas.com

lecoqsportif_site
Le Coq Sportif

jc_clothes
Jeans & Clothes

2424actu_site
2424 Actu de Orange

newsmap_google
NewsMap basé sur Google News

Pour aller plus loin :



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