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07 févr. 2012

D'où Facebook tire t-il ses revenus ?

Catégorie : Monétisation et investissements
Mots-clés : ,

La nouvelle de la semaine dernière, sans conteste, était l'entrée en Bourse de Facebook. Deux billets très pertinents, et en Français, vous expliquent les tenants et aboutissants : Faut-il investir dans l'IPO de Facebook ? et Petit décryptage de l'IPO de Facebook. Les chiffres liés à cette entrée en bourse qui ont circulé sont ceux des revenus financiers de l'année écoulée, générés par Facebook : le chiffre d'affaires pour 2011 s'élève à 3,71 milliards de dollars pour un bénéfice net de un milliard. Il est intéressant d'aller voir plus loin et de voir d'où Facebook tire-t-il ses revenus entre la publicité, les partenariats avec des éditeurs comme Zynga ou bien encore les Facebook Credits.

facebook-revenue-breakdown-2011

Des revenus exponentiels ?

Dans le schéma ci-contre, on voit que les revenus de Facebook suivre une courbe exponentielle sur les 3 dernières années, ce qui bien évidemment un signe très positif. L'autre point intéressant est la répartition des sources de revenus. La grande majorité provient de la publicité, même si cette part a baissé proportionnellement par rapport à d'autres sources de revenus. En effet, pendant que, encore aujourd'hui, 96% des revenus de Google sont générés par la seule publicité, le chiffre de Facebook  est (seulement) de 85% en 2011.

Il faut dire que Facebook semble comprendre qu'un modèle axé uniquement autour de la publicité serait à terme risqué. Le choix de diversifier ses sources de revenus au travers du renforcement de partenariat avec des éditeurs comme Zynga apparaît comme un choix pertinent. La part des revenus générés via les jeux Zynga et le module de paiement est ainsi passé de moins de 10% en 2009 et 2010, à 12% en 2011.

Et les plus gros annonceurs sont...

Les deux plus gros annonceurs sur Facebook ne sont pas ceux que l'on croit. En effet, des marques très affinitaires comme Nike, McDonald's, Coca-Cola ou Adidas, qui sont de "gros" annonceurs plurimédia ne font pas partie des premiers annonceurs sur Facebook. Pourquoi s'acheter de la visibilité payante lorsque les "fans" viennent naturellement à vous ? Mieux vaut en effet concentrer ses efforts sur le Brand Content et l'animation de bases fans importantes. Les deux plus gros annonceurs sur Facebook, même s'ils ne pèsent que 0,1% chacun des revenus publicitaires de Facebook, sont le Washington Post et Netflix qui ont investi respectivement 4,2 millions et 3,8 millions.

Et sur le mobile ?

Le mobile, même s'il représente un usage fort des services sociaux de Facebook, ne génère à date aucun revenu. Ce levier publicitaire n'a donc pas encore été actionné par Facebook et représente une source potentielle de croissance publicitaire extrêmement forte, enciore faudra-t-il trouver le meilleur format.

Pour aller plus loin :





08 juin 2011

Surévaluation des sociétés phare des médias sociaux ?

Catégorie : Monétisation et investissements
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Bulle ou pas bulle ?, telle est la question bien souvent posée. Un exemple récent pour illustrer ce phrénomène : l'annonce de Groupon en fin de semaine dernière d'entrer en Bourse pour une valeur de 750 millions de dollars. Or, à date, le site phrase de social shopping génère 456 millions de... pertes nettes et ce malgré leurs 83 millions d'inscrits. On sait que n'importe quel site Internet a une phase d'investissement plus ou moins lourde dans un premier temps à la fois en infrastructure technique, développement, et dans le cas de Groupon, en équipes commerciales. Ce coût est souvent absorbé par une rentabilité espérée et par une monétisation forte dans un second temps, issue principalement de l'audience du site.

Je rejoins cette infographie ci-dessous qui présente à la fois l'évolution de la valorisation des princiaples sociétés phrares des médias sociaux mais aussi compare cette valorisation aux revenus qu'elles dégagent actuellement.

 

are social media companies overvalued facebook delicious skype linkedin groupon twitter Are Social Media Companies Overvalued? [Infographic]



23 août 2010

Facebook : et si on faisait un résumé ?

Catégorie : Social Media
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L'été (comme la fin de l'année) est le moment de faire des bilans et de regarder un peu en arrière afin de mieux se projeter. On a beaucoup parlé de Facebook et ce n'est pas terminer avec la sortie prochaine du film dédié :  The Social Network. Dernièrement, on en parle largement avec :

  • L'annonce de l'atteinte des 500 millions de membres dans le monde (soit près de 1/3 de la population Internet mondiale et 7% de la population totale)

  • Le lancement de la Fan Page dédié à toutes les questions de sécurité et de confidentialité : Facebook Safety

  • Le lancement de l'application de géolocalisation : Facebook Places
  • Le lancement de la fonctionnalité de live streaming pour les entreprises : Facebook Live

Bref, Facebook est un monde où l'actualité est dense et qui génère un très important nombre de conversations sur Internet (dont les blogs !). Je vous propose de revenir sur les articles écrits ces derniers mois sur Facebook qui concernent à la fois...

1/ Les fonctionnalités

La force de Facebook est d'avoir su s'intégrer dans l'écosystème d'Internet. Sans revenir sur ce qu'implique Facebook Open Graph, beaucoup se posent la question si aujourd'hui le principal site Internet d'une marque ne serait pas sa Fan Page et si recruter des fans ne deviendrait pas plus primordial que de recruter des abonnés à une newsletter. La force de Facebook reste également le fait de savoir rester à la page en s'inspirant clairement de d'autres services pour ne pas laisser de place à la concurrence. L'intégration de la géolocalisation rentre dans cette stratégie de ne pas laisser de place à des services comme Foursquare d'atteindre une taille critique et surtout est le témoin de l'intégration d'usages de participation demandés par les internautes.

Le lancement en août de Facebook Live permettant aux marques d'intégrer un streaming vidéo avec fonctionnalités de commentaires (ce qui avait déjà été fait sur des sites externes comme CNN pour l'investiture de Barack Obama ou Louis Vuitton pour un la diffusion d'un défilé) offre une fonctionnalité d'animation des fans pages supplémentaires. L'ambition de Facebook, on le voit, est de passer vraiment d'un réseau social à une plateforme sociale et communautaire avec un ensemble de fonctionnalités de promotion / animation et d'interactions. 

Facebook Places lancé également il y a quelques jours marque un nouveau pas de Facebook dans la prise en compte des nouveaux usages des internautes. Comme il l'avait fait avec le microblogging avec Twitter, et le lifestream avec Friendfeed, Facebook s'inspire de ce qui marche sur Internet et ce qui est dans la tendance pour garder un service up-to-date. Je vous conseille la lecture de l'article sur MédiasSociaux : Facebook Places sonne-t-il le glas pour Foursquare et ses concurrents ?

2/ La présence des marques

Difficile de passer à côté de l'engouement des marques pour Facebook. Les possibilités marketing se sont multipliés ces derniers mois mais restent mal utilisées par les agences et les marques qui exploitent le réseau dans une vision médiatisation. Le risque de ras de bol et de rejet à terme est un danger...

3/ La monétisation

Facebook, par la voix de son fondateur Mark Zuckerbergh avait annoncé viser la rentabilité en 2010. Objectif atteint en 2010 grâce à des possibilités de monétisation assez nombreuses et d'autres qui devraient être creusées ces prochains mois : la monnaie virtuelle - Facebook Currency - devrait être lancée en septembre et s'annonce déjà comme ce qu'était Paypal à l'époque pour eBay ... et on sait le succès que connaît Paypal.

4/ La confidentialité et la sécurité

Grosse discussion ce début d'année autour de cette question. En effet, Facebook est resté flou pendant trop longtemps sur cette question et a essayé clairement de passer en force sur l'accessibilité aux données des utilisateurs par des tiers.

5/ Les contenus

La question est globalement de savoir si le temps que l'on passe sur Facebook nous permet de consulter du contenus pertinent. Toutes les questions liées à la recherche sur Facebook découlent de cette première question. Globalement, on remarque que Facebook tend à développer du contenu pertinent (via notamment les Pages Community et un partenariat avec le site Wikipedia : ). Pour autant, comme le révèle Fred (De la qualité des contenus sur Facebook), lorsque vous êtes intéressé par un thème, le premier réflexe n'est pas Facebook mais reste Google, les sites d'informations, les blogs et les forums...

6/ La concurrence

La concurrence avant se concentrait à des services positionnées comme Facebook comme un réseau social (Bebo, MySpace...). Certains ont disparu et d'autres ont du se repositionnés mais non sans mal (Rien ne va plus pour MySpace : les artistes quittent le réseau et le site serait à vendre). Mais Facebook au fil des années est passé de réseau social à une véritalbe plateforme sociale (et c'est ce qui explique en partie son succès). La concurrence désormais s'appelle aussi bien Twitter, Google que ce soit sur la question de la recherche, de la délégation d'authentification, ...



08 juil. 2010

Quand l'empire MySpace s'effronde...

Catégorie : Musique et Internet
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MySpace, cela fait quelque temps que l'on vous en a pas parlé. MySpace ! Il y a encore pas si longtemps c'était le numéro 1, la plateforme de référence au niveau mondial. Mais de nouveaux acteurs sont arrivés et ont connu une croissance rapide voire exponentielle comme Facebook ou Bebo... et MySpace n'a pas su évolué aussi rapidement. D'autres expliquent l'échec de Myspace par la mauvaise expérience utilisateur... et il faut bien reconnaître que de ce côté là, MySpace n'a peut être pas fait les bons choix (Why MySpace failed - or when you kill the user experience, you kill yourself).

Facebook vs MySpace : la guerre est finie depuis longtemps...

Pourtant si on se replonge quelques années en arrière, c'était le rival numéro 1 de Facebook (Stratégie de développement de MySpace pour faire face à Facebook).

Je me suis donc amusé à faire un petit test sur Google Trends qui permet de savoir en fonction du volume de recherche sur la Toile, ce qui intéresse ou pas les internautes... et voici ce que cela donne lorsque l'on compare Facebook et MySpace...

Lire la suite sur MediasSociaux.com >>



31 mars 2010

Pour ses 40 ans, Danette communique intelligemment sur Marmiton

Catégorie : Marketing participatif et crowdsourcing
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Vous connaissez probablement le site de recettes leader Marmiton.org. Danette a eu la bonne idée de s'associer à ce site afin d'offrir ainsi plus de visibilité à son dispositif de communication mis en place dans le cadre des 40 ans de la marque.

Proposez vos recettes !

La bonne idée est surtout d'adapter le contenu et le message à l'audience et à la communauté déjà présente sur le site Marmiton.org afin de créer un service qui va rentrer dans les usages du site.

danette_marmiton

Dans un autre domaine, c'est ce que par exemple IDTGV avait su faire avec le site Deezer (opération menée en juillet 2008) : Deezer + iDTGV = communiquer sur une plateforme d'écoute de musique en ligne.

Ainsi, les internautes sont invités à proposer des recettes intégrant bien entendu un des produits de la gamme Danette. Ne me demandez pas : je n'ai testé aucune de ces recettes. Marmiton également propose les siennes ce qui permet de mixer contenus de la marque / site et contenus UGC pour éviter de tomber dans le "tout UGC" qui malheureusement parfois fait que le site peut être vite (pas ou faible participation) ou riche... de contenus inintéressants.

Ici, ce qui m'intéresse n'est pas nécessairement le contenu de l'opération qui somme toute est relativement classique mais bien ficelé, mais plutôt le partenariat entre site référent et marque. A ma connaissance, les exemples sont encore trop rares alors que c'est clairement l'une des voies, à la fois pour la monétisation de l'audience pour les sites, et surtout le meilleur moyen je trouve de toucher une communauté ciblée pour une marque.

Danette : une marque déjà fortement participative ?

Danette n'est pas à sa première opération de marketing participatif et on sait que les produits de grande consommation commencent à s'emparer à plus moins grande ampleur de type de dispositif : Marketing participatif et crowdsourcing dans le domaine alimentaire. Je n'emploie pas ici le terme de crowdsourcing car il s'agit avant de tout de communication / marketing et non pas d'innovation produit.

  • Ainsi, via l'opération "La nouvelle Danette", la marque avait laissé le choix à ses clients de choisir entre deux parfums pour choisir lequel allait être commercialisé. Ce principe du vote est le premier niveau de la participation ciblant les "opportunistes" (cf : Les 4 niveaux de participation sur Internet). C'est simple à mettre en place, peu engageant pour la marque et peu engageant pour le client dans l'acte de participation puisque on ne parle pas ici de démarche d'intelligence collaborative.
  • Autre démarche menée par Danette est l'opération "Danettise-toi" accessible depuis la fan page Facebook de la marque. L'opération développé via une application Facebook vous invite à personnaliser un produit Danette avec l'une de vos photos. Je vous avoue être beaucoup moins fan de cette opération pour un point de vue : "je suis ce que je mange".

danettisetoi

Autant sur des produits très affinitaires et marqueurs sociaux comme une voiture (cf Opération Stick N'Drive de Skoda Fabia),  des vêtements, un téléphone (Personnalisez votre téléphone Nokia avec Nokia Build) une paire de chaussures (NikeID), on comprend l'envie du client d'avoir un produit unique. Pour des opérations autour de produits alimentaires de grande consommation, le fait de jouer trop fortement entre l'image du consommateur et le produit me dérange. Ce type de personnalisation est drôle lorsque il fait déformer votre photo ou l'avatarise (avec un personne des Simpsons ou de South Park) par exemple.

Autre exemple récent, est celui de Burger King qui au travers l'opération WhopperFace mené au Brésil affiche la photo du client sur la boite du Whopper lorsque celui-ci passe en caisse.  L'idée ici est moins la personnalisation mais plus de filmer la réaction des gens (comme ce que Burger King avait déjà fait par exemple avec l'opération mené dans certains magasins où ils avaient remplacé le fameux Whopper par un McDo Big Mac. Les réactions des clients étaient intéressantes à voir et témoignaient ainsi de l'affect entre le produit / marque et le consommateur).

Dans le cas de Danette, je vois moins l'intérêt si ce n'est d'essayer de trouver un dispositif intéressant pour animer une fan page de marque sur Facebook (Facebook Fan Page : pensez à son animation et sa promotion) et développer la visibilité gratuite de la marque via la diffusion des "packagings humanisés" sur les pages profils des utilisateurs.

Pour aller plus loin :







03 déc. 2009

Réflexions autour des billets sponsorisés sur les blogs

Catégorie : Stratégie d'influence
Mots-clés : , ,

Même si je ne fais pas partie de ces blogueurs qui ne développent leur audience que sur l'aspect buzz et le relais d'opérations de marques ou de lancement de nouveaux services / produits, puisque dès le début je définis mon activité de blog, au même titre que d'autres activités, comme une activité de réflexion et d'analyse autour des tendances et actualités liées au monde de la communication et du marketing sur Internet, je pense qu'aborder la question des billets sponsorisés est légitime.

Même si globalement je n'y adhère pas et je m'y explique en détails dans cet article, je pense qu'il est temps, par rapport au débat actuel en France mais également outre-Atlantique d'aborder cette question des billets sponsorisés. C'est notamment l'objet de la dernière émission Buzzomètre de Mry :

La mort du blog ? Bien sûr que non !

Beaucoup de blogueurs voient leur audience se dillapider au profit de d'autres supports. Il est normal puisque de nouveaux outils de publications plus immédiats (Le Web en temps réel, la statusphère et la twittersphère) tendent à se démocratiser. Aujourd'hui, alors que certains estiment que le microblogging va remplacer le blogging, il n'en est rien de la même manière qu'Internet ne fera pas disparaitre la presse papier. Un mode de consommation de l'information n'en remplace pas un autre : ils sont complémentaires. Il suffit de voir qu'aujourd'hui la population bloggeur (en tout cas par rapport au domaine marketing  / communication Internet que j'aborde) est en grande partie présente sur Twitter mais l'utilise comme un média complémentaire d'une activité de blog.

Twitter sert à diffuser et relayer des articles d'autres internautes là où le blog doit et ne devrait servir qu'à publier ses propres réflexions et analyses (Où sont les producteurs d'informations sur les médias sociaux ?). Après, le temps de consommation média Internet de chacun n'est pas illimité et qu'il y a alors nécessairement une concurrence entre ces moyens puisque lorsque vous passez du temps sur Twitter, vous ne le passez pas sur Google Reader ou Netvibes à consulter des flux RSS de blogs.

L'influence est diverse et les bloggeurs ne sont qu'une population d'ambassadeurs parmi d'autres

Abordant régulièrement les aspects liés à la stratégie d'influence sur ce blog, soit dans le cadre de dispositifs conversationnels visant à améliorer une image de marque, soit dans le cadre de développer la notoriété ou la préférence d'une marque ou d'un produit, je vois que beaucoup d'agences ont trop tendance à ne s'arrêter qu'aux blogueurs (au même titre que les journalistes) dans une vision de RP 2.0. Or s'arrêter aux blogueurs, c'est :

  • leur accorder une influence majeure, que je ne suis pas sûr qu'ils ont, puisque lorsque l'on parle d'influence, il ne faut pas oublier que les influences sont diverses et nombreuses et que bien souvent on est plus influencé par une discussion que par une lecture (cf : Mes amis sont des meilleurs influenceurs qu'un bloggeur influenceur)
  • garder seulement une vision RP dans le cadre d'une stratégie d'influence qui est plus large. Ajouter les blogueurs aux journalistes aux plans RP ne fait qu'élargir la cible visée à une nouvelle population mais ne créé pas une stratégie d'influence pertinente. A ce titre, j'aime bien cette citation de Gustav MEYRINK qui dit que "Les influences qu'on n'arrive pas à discerner sont les plus puissantes".
  • croire trop souvent que la popularité fait l'influence or que ce sont deux aspects profondément différents comme je le rappelais dans un billet dédié Influence vs Popularité.
  • faire croire aux entreprises qu'il faut payer pour que l'on parle d'elle. Cela crée un biais. Je crois que tout travail mérite salaire mais, même si on a une forte audience et que son blog est un blog professionnel comme celui-ci, il n'en demeure pas moins qu'il n'est pas un support publicitaire "payant" pour les marques. Je vous rassure je ne suis pas de ceux qui travaillent dans un milieu capitaliste et qui le jour de la Saint Valentin disent que c'est une fête commerciale. Pour autant parler des marques, je le fais tous les jours. Parler d'opérations de communication, je le fais "naturellement". Pensez-vous vraiment que vous avez besoin de payer vos influenceurs pour qu'ils parlent de vous ? Si vous le croyez, c'est que ce ne sont pas vos influenceurs. Lorsque je crois à un produit, que j'en suis "fan", j'en parle naturellement. Et c'est cela le MeCommerce ou encore la démarche de Social CRM de créer des "enthousiastes" d'une marque : la possibilité aujourd'hui offerte aux marques à l'ère des médias sociaux et de la participation des internautes de pouvoir d'appuyer sur ceux-ci n'ont plus comment seulement récepteurs d'un message mais désormais comme émetteurs et médium par lequel passe le message : "Welcome to a collaborative world : we are no longer in the business of marketing to people ; we are in the business of marketing with people".

Si je rentre dans le coeur du sujet sur la pertinence ou pas de faire appel à des billets sponsorisés dans le cadre d'une démarche de communication / influence sur Internet, il y a deux points que j'aborderai ci-après.

Pourquoi s'arrêter seulement à la réfléxion autour des blogs alors que l'on vit à l'heure de la Twittosphère et Statusphère ?

Comme je le rappelais dans le premier paragraphe, les médias personnels de diffusion d'une information ne s'arrêtent plus seulement à un blog, même si, à la différence de Twitter ou Facebook, il permet de garder une trace référençable plus forte (quoi que : Google n'aime pas les billets sponsorisés) . Aujourd'hui, l'important est à la fois de toucher la population visée par un message et le nombre de répétitions de ce message (modèle similaire au modèle publicitaire classique). Ainsi, même si je ne relaie pas une information que je juge pertinente dans le cadre d'un billet dédié, le fait d'en parler sur Twitter ou Facebook permet de toucher, dans mon cas, quasiment la même population (puisque j'utilise ces 3 outils comme des outils professionnels liés à mon activité de consultant en communication). Dans ce cadre si on rentre dans le débat des billets sponsorisés, est-ce que le débat ne devrait pas s'ouvrir aux statuts Facebook ou aux tweets sur Twitter ?

Le blog = un outil de communication personnelle ?

Le blog est à l'origine un média de communication personnelle. On parlait même lors des débuts du blogging de journal intime sur Internet. C'est à ce titre que personnellement je n'ai pas voulu me cacher derrière un pseudo ou un nom générique (dans le style "Le blog du marketing sur Internet"). En tant que média personnel, j'ai donc le loisir et la liberté d'aborder les thèmes que je souhaitent sans me contraindre à une ligne éditoriale prédéfinie par un titre de blog (au contraire de MédiasSociaux.com qui est alors une blog totalement complémentaire à celui-ci puisque sur celui-ci, je peux y aborder des réfléxions plus personnelles dépassant souvent le cadre du Social Media).

En tant que média personnel, je me place comme un internaute lambda. Je ne vois pas alors pourquoi je devrai préciser d'où vient une information que j'aborde. Dans tous les cas, c'est une opinion libre et non contrainte. Pour être totalement transparent, je refuse les billets sponsorisés et lorsque je traite d'un article suite généralement à la rencontre d'un dirigeant ou d'un acteur je le précise. C'est comme cela que je vois la transparence qui est plus naturelle que de préciser au préalable dans un disclaimer les notions relatives à la provenance ou au contexte dans lequel est traité une information.

Même si un blog traite de l'actualité ou de l'information, il est nécessairement un outil qui se définit comme beaucoup plus subjectif qu'un article de presse. Dans ce cadre, le traitement des blogueurs doit être différent de celui d'un journaliste et doit être plus proche de celui d'un ambassadeur de marque au même titre qu'un consommateur fidèle à une marque.

Pour aller plus loin :



25 août 2009

Les comptes premium de Twitter : vers une monétisation BtoB ?

Catégorie : Monétisation et investissements
Mots-clés : ,

Lorsque l'on parle de Twitter, on arrive souvent à la même question que doivent faire face d'autres services gratuits (comme Youtube ou les réseaux sociaux :) à savoir celle de la monétisation de l'audience : Le business model des réseaux sociaux et Les fonds font défaut aux réseaux sociaux et sites d'information.

On sait que généralement il n'y a pas une règle et qu'une source de monétisation. On parle beaucoup de publicités (MySpace lance MyAds et va tenter d'améliorer la monétisation de son trafic), de freemium (service gratuit jusqu'à un certain package fonctionnel puis fonctionnalités payantes). Twitter semble vouloir s'engager plus fortement dans cette voie, compte tenu qu'aujourd'hui le service a su fédérer une vraie communauté d'utilisateurs, fidèles au service. De plus, les entreprises étant de plus en plus présentes sur ce canal de communication (cf : Quelle utilisation une entreprise peut-elle faire de Twitter ?), il était nécessaire pour Bizz Stone, co-fondateur de Twitter, de trouver une solution payante pour les entreprises.

Ces comptes premium qui seront probablement lancés d'ici la fin de l'année, comme le rapporte cet article de VentureBeat Twitter to roll out commercial accounts this year, permettront aux entreprises d'avoir plus de données que celles fournies sur les comptes normaux : analyse détaillée autour de l'activité de leur marque, ainsi que d'autres données. Le but est de permettre aux entreprises de savoir ce que se dit d'elle sur Twitter, dans le cadre des enjeux actuels représentés par la e-réputation et l'importance pour les marques de savoir gérer ce qui se dit d'elle sur Internet, et donc notamment sur Twitter.

Image_7Twitter a longtemps observé son écosystème, et au premier lieu duquel CoTweet, pour s'en inspirer et proposer un service orienté entreprise permettant aux entreprises de mieux gérer leur image de marque sur Twitter, notamment lorsque ces dernières utilisent plusieurs comptes.

Le problème vous l'aurez compris est de celui de rentrer en concurrence direct avec un service proposé par une entreprise basée sur Twitter. En effet, comme je le précisais dans D'une fonctionnalité à un produit : l'exemple de l'écosystème Twitter, la force d'un service comme Twitter est d'avoir su, sur un service fonctionnellement simple, laisser la possibilité à un ecosystème ouvert de développeurs de réaliser des applications tierces apportant de la valeur ajoutée au service de base. Or, vouloir intégrer et proposer soit même le service plutôt que de racheter directement le service concurrent (comme cela avait été le cas à l'époque pour le moteur de recherche dédié à Twitter, Summize), pose nécessairement la question de la pérennité de service développé sur une application phare qui a tout moment peut fortement concurrencer le service add-on.

Pour aller plus loin :



27 mai 2009

Facebook lève 200 millions de $ et estime être rentable en 2010

Catégorie : Monétisation et investissements
Mots-clés : ,

Facebook sur la voie de la rentabilité en 2010 ? En tout cas, c'est ce que revendique Mark Zuckerberg, son fondateur, dans le cadre d''une nouvelle levée de fonds confirmée hier, auprès d'un fonds d'investissement russe, Digital Sky Technologie (pour plus de détails, vous pouvez consulter cet article du Monde : Un groupe d'investissements russe entre au capital de Facebook). La levée de fonds de 200 millions de $ représente une prise de capital de l'ordre de 1,96% si Facebook est valorisé à 10 millions de $.

Une nouvelle levée de fonds était prévisible et attendue par les experts et devrait permettre, dixit son fondateur, de pouvoir affronter sereinement des nouveaux défis et continue sur la voie de son fort développement actuel.

Mais ce qui m'intéresse plus, c'est également l'annonce optimiste de viser la rentabilité dès 2010. On sait que déjà depuis quelques mois, Facebook tente de développer fortement différentes voies de monétisation (publicité, partenariats, ...). L'une des pistes encore faiblement explorée et qui devrait faire du bruit dans ces prochains mois est la monnaie virtuelle (cf Facebook Credits : la monnaie virtuelle de Facebook). Beaucoup en effet prédisent que l'introduction d'une monnaie virtuelle au sein de l'écosystème Facebook, sur un type équivalent à ce que l'on peut voir dans des univers virtuels ou autres jeux, permettrait à Facebook de gagner de l'argent également auprès des internautes utilisateurs du service et non plus quasiment exclusivement auprès des entreprises. L'intégration du principe de monnaie virtuelle pour l'accès à des services premium au sein d'applications, voire même le simple accès à une application est une piste fortement envisageable comme on en discutait cette semaine dans cet article autour du lancement de répertoire d'applications Facebook : Facebook lance son répertoire d'applications. A quand un Facebook App' Store ?

Pour aller plus loin :



05 mai 2009

Les 5 raisons expliquant la baisse des revenus publicitaires des portails comme Yahoo! et AOL

Catégorie : Monétisation et investissements
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Peut-être avez vous vu ces deux chiffres qui ont été communiqués à quelques jours d'intervalles sur la baisse des revenus publicitaires de deux grands portails historiques qu'étaient Yahoo! et AOL. Le graphique ci-dessous parle de lui-même (on comprend mieux pourquoi Time Warner cherche maintenant à se séparer de AOL).

aol_ad_revenus

Si je laisse de côté les problèmes actuels que connaissent ces deux sociétés par rapport à leur organisation et stratégie, la baisse des revenus publicitaires sur les portails est une tendance de fond, totalement compréhensible à l'heure des médias sociaux et du web personnalisé.

  1. Malgré la refonte de ses deux portails pour adapter la présentation des contenus et offrir des fonctionnalités fortes de personnalisation, il n'en demeure pas moins qu'il représentaient historiquement des portails d'entrée pour naviguer dans Internet et que l'avènement des médias sociaux, les pages d'accueil personnalisables comme iGoogle ou Netvibes, le développement de portails spécialisés de plus en plus nombreux (les fameux sites qui se définissent comme communautaires mais qui sont la plupart de temps des portails verticaux i.e sur un thème ou s'adressant à une cible particulière...) ont mis à mal ce positionnement.

  2. Baisse des taux de clics : la publicité sur Internet dot également s'adapter pour passer d'une logique d'affichage sur un média à une logique de ciblage comportemental (cf : Google se lance dans la publicité comportementale pour faire face à Facebook). En ce sens, les sites participatifs semblent être de loin les mieux placés dans cette bataille de la publicité.

  3. De la publicité à la présence dans les conversations : de la même manière, la publicité sur Internet peut apparaitre comme intrusif quand bien même celle-ci est hyperciblée. Les internautes font, on le sait, de plus en plus confiance aux recommandations de d'autres internautes encore plus lorsque ceux-ci font partie de leurs réseaux. En ce sens, la mise en avant par exemple des actualités d'une fan page de marque sur le profil d'un ami peut potentiellement plus m'inciter à en savoir plus et à cliquer qu'un encart publicitaire.

  4. Un temps de consommation média qui augmente mais de plus en plus de sites qui basent leur modèle sur la publicité : certes il y a de plus en plus d'internautes et une consommation plus grande d'Internet comme média, canal d'achat de produit, ou outil de communication, mais il y a dans le même temps de plus en plus d'acteurs qui tendent à garder le plus longtemps possible l'internaute sur leur site. Bref la concurrence entre les sites, portails, réseaux sociaux se basent sur le fait de capter un maximum d'internautes et de créer des carrefours d'audience.

  5. Les portails sont remplacés par les méta-plateformes sociales : Facebook est le "réseau des réseaux", ce qui est je pense la principale raison de son succès (cf : Comment expliquer le succès de Facebook ?) ou en d'autres termes une méta-plateforme sociale. En effet, sur la base d'un social graph, Facebook a su, via un écosystème de développeurs, devenir bien plus qu'un simple réseau social : on peut rencontrer, échanger, communiquer, jouer, créer du contenu... bref y passer beaucoup de temps. Si bien qu'aujourd'hui, en temps de consommation média, les réseaux sociaux sont le premier lieu de destination des internautes (en temps) là où historiquement c'était la boîte e-mail. Hors des portails comme Yahoo!, AOL ou MSN Live ont également basés leur succès sur la quantité d'internautes qui viennent consulter leurs emails. On comprend mieux alors la volonté de ces portails d'injecter du social sur la base de la fonctionnalité email (cf : Les réseaux sociaux : Yahoo!, Google et Microsoft auront leur mot à dire) afin de garder captif sur leur site les internautes.

Pour aller plus loin :



01 mai 2009

Facebook = 20 millions de $ de dépenses par mois

Catégorie : Monétisation et investissements
Mots-clés : ,

Pour faire suite à un article que je vous avais présenté il y a quelques jours dans Les fonds font défaut aux sites d'information et réseaux sociaux, je voulais m'arrêter un peu plus longuement sur le cas Facebook que j'abordais dans l'article. On parle beaucoup de Facebook mais la rumeur actuelle sous entendrait que Facebook serait à la recherche active d'investissements. En effet, Techcrunch estime que Facebook dépenserait actuellement par mois 20 millions de $ liés à l'ensemble des frais fixes et variables. Alors cette données est brute et dur à estimer si elle est importante ou pas. Elle ne l'est pas tant que ça quand on le rapporte au formidable potentiel que Facebook a déjà su fomenter avec plus de 200 millions de membres (200 millions de membres sur Facebook et après ?).

Il est sûr que lorsque l'on détaille et que l'on voit que rien qu'en électricité, ce sont plus de 1 million de $ que Facebook doit régler tous les mois, on peut effectivement se demander si la croissance des dépenses corrélée à la croissance des informations stockées et du nombre d'utilisateurs ne risque pas de devenir un problème majeur pour Facebook puisque aujourd'hui on estimerait avec le nombre d'utilisateurs actuels que Facebook a 2 ans de cash devant lui. C'est beaucoup quand on le rapporte à l'histoire encore courte de Facebook, mais peu quand on le rapporte à la rapidité de la croissance du service puisque le nombre d'utilisateurs est en constance croissance et que donc on est largement en dessous des 2 ans de cash.

Bref, Facebook doit rapidement trouver une monétisation fiable et pérenne, via de multiples ressources (publicité, partenariat, affiliation, services premium, monnaie virtuelle...) pour que la pérennité, à court et moyen terme, du service ne dépende plus seulement des investissements externes.

Pour aller plus loin :





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