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20 oct. 2011
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Quand les boutons de partage envahissent tous les sites Internet...
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Vous les avez déjà vu trainer sur de nombreux sites. Mais si vous savez, ces petits boutons de partage que l'on retrouve sur des sites d'informations, des sites e-commerce et même désormais sur le moteur de recherche de Google. Qu'ils s'appellent, Google +1, "I like" de Facebook, Retweet de Twitter ou bien encore "Share" de LinkedIn, ils n'ont qu'une vocation : inciter l'utilisateur à partager du contenu sur ces profils sociaux pour à la fois se valoriser lui et faire profiter d'une bonne découverte avec ses "amis", mais aussi, et surtout, si on se place du côté du site, de s'appuyer sur la viralité naturelle et la caisse résonance de ses lecteurs pour propager une information et créer une source de trafic additionnel sur le site.

Aujourd'hui, demandez à un site d'information en ligne s'il pourrait se passer du trafic provenant des réseaux sociaux ? Le chiffre vaut ce qu'il vaut car il est général et il existe de forte disparités entre un site marchand et un site d'information par exemple, mais 10% du trafic mondial trouverait sa source dans le partage de liens sur les réseaux sociaux (étude menée en juin dernier et mandatée par le service de partage ShareThis)
Le troisième bénéficiaire est bien entendu le service social qui propose son bouton de partage. En cliquant sur un bouton +1 ou sur un bouton I like, c'est autant d'informations que vous donnez respectivement à Google et Facebook sur les interactions que vous faites sur la Toile. Toutes ces informations permettent de définir des profils sociaux voire même d'enrichir les flux d'informations auxquels vous êtes abonnés. En effet, petit exemple de ce que Facebook propose avec certains sites partenaires qui intègrent le bouton "I like". Lorsque vous surfez sur le site d'Amazon, vous découvrez un artiste que vous aimez et vous cliquez sur le bouton "I like" pour faire part de votre découverte à votre réseau d'amis. Sauf que dans le même temps, Facebook vous abonne à la page officielle (anciennement page Fan) de l'artiste. Voila un moyen à la fois d'enrichir votre profil et vos centres d'intérêts sur votre profil Facebook, mais aussi d'augmenter de manière fictive en partie le nombre de fans déclarés d'un artiste sur sa page Facebook. Facebook part en effet du principe que quelque soit le site sur lequel vous déclarez aimer un artiste, que ce soit sur Facebook ou sur un site partenaire, cela revient aux mêmes.
Qui va gagner la "guerre des boutons" ?
Dans cette guerre des boutons 2.0 que se mène les géants du Web, quel acteur en tire le plus de profit ? Les deux vainqueurs sont clairement Google et Facebook. Google, en effet, est en train de revoir tout le fonctionnement de son moteur de recherche en intégrant plus fortement la dimension sociale à son algorithme (on parle désormais de "social search"). En effet, le leader de la recherche part du principe qu'aujourd'hui, compte tenu de la densite d'informations présentes sur la Toile, le besoin de filtrer l'information et de la personnaliser en fonction du profil de l'internaute devient un enjeu prioritaire. Les actions que vous faites sur différents sites et directement dans les résultats de recherche impactent donc les contenus qui remonteront prioritairement dans le moteur de recherche lors de prochaines requêtes.
Facebook, cependant, détient encore une longueur d’avance dans cette bataille. En effet, le bouton « like » de Facebook est aujourd’hui de loin le bouton le plus intégrer sur les sites externes. Il faut dire que sur la question des widgets sociaux, Facebook a clairement un temps d’avance, s’étant lancé dans cette bataille depuis bientôt 3 ans. Selon une étude en juillet dernier de BrightEdge, certains sites à forte affluence seraient encore plus enclins à intégrer les boutons de partage. En effet, l'étude révèle que parmi les 10 000 plus gros sites (en terme d'audience), seulement 10,8% intégreraient au moins un bouton de partage.
Et si on intégrait le e-commerce et le marketing au partage sur Internet ?
Intégrer un bouton de partage sur son site ? OK, pourquoi pas. Ce n'est pas compliqué à faire mais encore faut-il imaginer son intégration dans des dispositifs plu vastes. Deux exemples menés en France de ce qui peut être fait. Tout d'abord, avec Voyages-SNCF.com qui propose, grâce au partage de son prochain voyage sur Facebook et Twitter, un accès plus rapide à une offre prédéfinie ou personnalisée. Le site Voyages-SNCF le propose depuis plus d’un an et le système de partage intégré en fin d'acte transactionnel sur le site permet de générer 2,1 visites en moyenne par partage effectué. Autre exemple, plus dans l'univers de la communication, avec le dispositif mis en place par Samsung avec sa web-série Les Geeks. L'intégration des boutons de partage est ici liée à tout n principe de gamification basée sur les vidéos diffusées sur le site. Le principe est plus vous partagez la vidéo, plus vous la commentez... en somme plus vous êtes dans l'interaction avec un contenu, plus vous gagnez de points. Bien entendu, ce système de points permet à la marque de définir des profils sociaux et d'actionner des dispositifs marketing ciblés.
Intégrer des boutons de partage sur son site permet de répondre aujourd’hui à trois objectifs principaux : visibilité, acquisition de trafic et interactivité, mais la question n’est pas seulement d’intégrer des boutons de partage sur toutes les pages de votre site, mais bien d’inciter au partage en proposant éventuellement une valeur ajoutée à celui qui le partage ou celui qui découvre le lien.
Et si on imaginait d'autres boutons ?
Beaucoup d'internautes prônent pour l'existence d'un bouton "I dislike", mais Facebook ne semble pas prêt de céder sur cette demande. On fait souvent le reproche sur Facebook de n’avoir finalement qu’un niveau de vote qui est le « I like ». Oui mais si on aime pas, comment on fait pour le dire par le biais du vote.
Certains comme Youtube n'hésitent pas à imaginer de nouvelles choses pour inciter à toujours plus de partage de leurs contenus. Sans pour autant ici reparler d’échelle de vote avec on pourrait imaginer des nuances positives ou négatives. Youtube a ainsi mis en test aux Etats-Unis depuis plusieurs semaines maintenant un nouveau mode totalement emprunt des codes de communication sur Internet. Vous connaissez certains acronymes qui se sont désormais imposés dans le langage courant comme VDM (Vie de Merde), LOL (Loud of Laugh), MDR (Mort de Rire) ou bien encore PTDR (Péter de rire). Youtube reprend ces codes dans une fonctionnalité qui permet à la fois en un clic à l’internaute de donner son avis sur une vidéo, et à Youtube de pouvoir taguer plus facilement les vidéos. Ce système actuellement en test, devrait sans nul doute se retrouver sur plein d’autres sites, notamment les sites d’informations où la qualification des contenus peut être difficile et le fait de laisser l’internaute définir ses propres tags peut vite devenir laborieux. L’idée est de donner des clés de recherche et de lecture d’un contenu. La qualification d’un contenu donne des filtres supplémentaires à l’internaute qui détermine d’autant mieux si ce contenu est susceptible ou pas de l’intéresser.
Article précédemment publié sur DocNews.fr
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04 févr. 2011
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[INVITE] Mode et médias sociaux
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Cet article a été proposé par Marion DUFOUR-LAFORE, puisque je propose cette année d'ouvrir ma ligne éditoriale. Pour les intéressées par contribuer, n'hésitez pas à me contacter.
Les marques de mode (mises à part les grandes chaines de distribution style H&M) ont été assez lentes à rentrer dans le jeu, ne comprenant pas vraiment les enjeux de ces plate-formes. Aujourd’hui elles sont beaucoup plus présentes. Cependant elles utilisent principalement les réseaux comme des vitrines, très peu échangent avec les internautes. La communication reste encore très unilatérale. Mais le web est en train de bouleverser l’ordre établi jusqu’ici : le modèle créateurs-marques relayés par les journalistes, se trouve en totale mutation. Internet offre une telle possibilité de communication (à ne pas confondre avec information), et de réactivité. Petit tour d’horizon de cette année 2010 qui a vu exploser le phénomène des réseaux sociaux dans la mode.
Réseaux sociaux et bonnes pratiques
Burberry, une marque exemplaire sur les réseaux sociaux
Facebook : 4 053 497 fans !! Très tôt Burberry a compris les enjeux de la communication sur Internet. La marque a été la première à diffuser en live son défilé de mode et à le projeter en 3D dans plusieurs pays du monde. Résultat, l’action Burberry a gagné 88% en 2010 (Figaro éco, 14 octobre 2010). Pour le dernier défilé PàP d’octobre, il était également possible de commander les modèles présentés sur le podium (jusqu’ici la mode présentée n’était mise en boutique que 6 mois plus tard !) Son créateur Christopher Bailey entretien une vraie relation de proximité avec ses « fans » . Il apparait régulièrement dans des vidéos, racontant ses projets. « Hi Guys ! », répondant aux questions des internautes.
Il est très intéressant de noter qu’il est personnellement beaucoup plus concerné par la communication de la marque que ne l’est Marc Jacobs pour Louis Vuitton.
La marque ne communique pas que sur elle-même mais présente également des groupes de musiques.
Pour Noël, Burberry fait mieux là encore : la marque propose une carte de vœux sonore liée à un projet caritatif
La communication remplace l’information, la marque devient multi-medias
Louis Vuitton, The Art of Travel
Louis Vuitton, après une création de site assez peu féminin, a commencé à réellement investir le web fin 2009. Les investissement massifs de communication de la marque sur internet laissent imaginer une baisse de ceux ci dans les plans médias traditionnels.
Aujourd’hui la marque est présente sur :
- LouisVuitton.com (plus institutionnel et vente en ligne)
- YouTube, véritable chaine de télévision avec des dizaines de reportages disponibles
- Foursquare
- FlickR : photos de célébrités assistant aux différents événement de la marque
Tout événement de la marque est matière à communication (défilés, ouverture de boutique, expositions, soirées, spectacles …)
Focus sur leur présence sur Facebook :
1 800 000 fans
Un post tous les 2 ou 3 jours
Les défilés sont maintenant vus par des centaines de milliers de fans, en temps réel, alors qu’auparavant seuls les 1000-1500 invités pouvaient y assister. Louis Vuitton, pour les défilés Prêt à Porter, printemps 2010 a encore innové en ajoutant une vidéo 3D : plus besoin d’être rédactrice en chef de Vogue, pour être au premier rang ! Et s’il manque les frissons d’excitation que l’on ressent lors des défilés dans la vie réelle, la vision des modèles est, elle, bien meilleure !
Grâce à Facebook, les campagnes de publicité obtiennent des taux de visibilité incroyable.
La marque a maintenant compris qu’elle devait créer plus d’interaction et de lien avec ses fans. Elle offre maintenant plus davantage de dialogue: vidéo de l’artiste tatoueur Scott Campbell répondant aux questions des fans sur son smartphone.
Chanel
Sur Facebook (près de 3 millions de fans) la marque
communique de façon assez froide. Elle met en ligne les principaux
événements.
Mais le site est beaucoup plus vivant. C’est principalement la présence
de Karl Lagerfeld qui l’anime avec la page Chanel News by Karl. Elle
est actualisée plusieurs fois pas semaine (tournages, défilés,
making-of , behind the scène) et est très attendue par les blogueuses
et les internautes.
H&M
H&M utilise Facebook et leur plus de 6 millions de fans comme un
outil global, magazine de mode, shopping, agrégateur de blogs (social
media room), tv et…. À noter une rubrique style super bien faite : on
crée son look, son coût avec possibilité de l’afficher sur sa propre
page Facebook.
H&M est présent également sur :
Créer l'événement sur / via les médias sociaux
Grâce aux réseaux sociaux les marques peuvent maintenant créer des évènements permettant d’augmenter fortement la notoriété et l’image de la marque.
Dior
Lors du lancement de la campagne pub Dior Homme avec Jude Law, un petit
jeu permettait d’envoyer la vidéo à un ami avec son nom intégré dans
les sous-titres.
Desigual
La marque presque encore inconnue il y a quelques mois
lançaient une première opération : Love Kissing Tour, suivie de « Entra
casi Desnudo, sal vestido Desigual ». Ces opérations sont
internationales.
Les Galeries Lafayette
Elles ont organisé le plus grand défilé du monde
(homologué Guiness) sur sa page Facebook : 700 participants qui
présentaient chacun un style (très) personnel.
H&M et Lanvin
Quel ramdam ! Grâce aux réseaux sociaux, le
lancement de cette ligne dessinée par Albert Elbaz a été incroyablement
relayé sur le net. Cependant, le buzz a peut être été trop important et
au final la réaction des clientes en boutique plutôt négative.
Sarenza
Leader de la vente de chaussures sur Internet organise le
championnat National de courses en escarpins l’évènement fait le tour
du net. La marque communique avec ses fans, répondant aux commentaires.
Ceci dit on ne comprend pas comment la marque peut laisser autant de
commentaires si négatifs sur sa page Facebook !
La Redoute
Avec la Police Nationale du Style, le VPCiste a joué
sur le teasing en annonçant sur les pages Facebook, sans mention de la
marque. Excellente campagne de pub virale.
Tom Ford
Moins d’images en ligne, plus de buzz, Tom Ford de retour sur la
scène, n’a pas souhaité la présence de photographes ou équipes TV lors
de son défilé à New York en . Résultat, buzz incroyable, sur les
quelques croquis dessinés par les journalistes et les commentaires
enthousiastes des invités. Lorsque les images du défilé paraissent en
janvier 2011, quelle déception !
Lady Gaga : reine du Web
Vous voulez du clic ? Un petit post sur Lady Gaga ! Pour la mode, elle
est devenue une extraordinaire ambassadrice.
Les
marques ne s’y sont pas trompées, Armani a renouvelé son contrat avec
elle et beaucoup de créateurs courtisent la Lady.
Marion DUFOUR-LAHORE. Journaliste de mode, Après plusieurs années au poste de Rédactrice en Chef Mode & Beauté des Éditions internationales de Marie Claire, publie aujourd’hui un magazine en ligne : No Ticket for Fashion Shows.com : « The Place to be quand on est invité nulle part ! ». Vous pouvez la retrouver également sur Facebook et Twitter.
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20 juil. 2009
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Social Television : Hulu peut-il s'imposer ?
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Suite à la lecture passionnante récemment d'un article du NY Times sur le sujet (Why Hulu succeeded as other video sites failed ?), je me suis dit que la question soulevée par le journaliste sur les raisons potentielles du futur succès de Hulu face aux autres acteurs du marché méritait que j'y arrête quelques minutes. Même si, "légalement", Hulu n'est pas disponible en France, il n'en demeure pas moins un service intéressant à surveiller autour de son activité et de son business model, notamment à l'heure où en France on parle beaucoup de légiférer autour du streaming et de la diffusion des contenus audios et vidéos sur Internet. A ce titre, je reviendrai prochainement sur les nouveaux services d'écoute de musique en ligne (comme Deezer ou Wormee en France, ou les annonces de l'entrée prochaine de Microsoft et Google sur ce marché).
Petit rappel sur Hulu.com
Pour ceux qui auraient raté un épisode sur Hulu, je me permets de faire un rapide retour en arrière sur son service. Cela permet de poser les bases des raisons du succès de ce service. Hulu, fondé en mars 2007, s'est rapidement développé outre-Atlantique sur un modèle simple : proposer du contenus vidéos, dont des séries TV, gratuitement sur Internet. A la différence de d'autres services illégales, ou de plateformes de partage de vidéos type Youtube, la promesse n'est ni l'accès illégal à un contenu, ni l'accès à principalement des contenus réalisés par les utilisateurs (UGC). La force de Hulu est le "contenu premium", sur lequel souhaite aujourd'hui plus fortement se positionner Youtube (Youtube sur la voie de Hulu ?)
Hulu = La Social Television
Le mot "Social", comme fut un temps "2.0" est à la mode certes mais dans le cas de la télévision prend tout son sens. La télévision ou en tout cas le visionnage de contenus vidéos a toujours placé la personne comme simple spectateur. L'avènement des services de streaming sur Internet, ainsi que des medias sociaux, permettent aujourd'hui de combiner les deux. C'était l'ambition de Joost à l'époque (Concurrence de plateformes comme Joost : quel avenir pour la VOD ?), mais qui aura surement été un service trop en avance au niveau de l'usage pour s'imposer (Joost est mort ?). Hulu s'est donc lancé récemment dans la bataille du Social Desktop en proposant une application à installer sur son poste. Il s'agit principalement d'un player video. L'intégration future de Facebook Connect sur ce service permettait d'ajouter à l'expérience le fait de pouvoir partager ses visionnages avec son réseau (Hulu Desktop + Facebook Connect = Social Television)
Hulu peut-il s'imposer durablement ?
Hulu est certes un service hype dont beaucoup de personnes parlent outre-Atlantique mais il est bien loin d'attendre l'audience de plateformes comme Youtube (près de 40% de parts de marché outre-Atlantique pour le site appartenant à Google). De nouveaux entrants arrivent également et pourraient bien remettre en cause cette poussée de Hulu. En effet, Comcast, par exemple, a annoncé il y a quelques jours, sa volonté de se lancer dans la VOD gratuite sur Internet (Comcast va concurrencer Hulu sur la VOD gratuite). L'un des enjeux pour la réussite de ce type de service est les accords que les nouveaux diffuseurs peuvent passer avec les créateurs de contenus. C'est sans nul doute ce qui fait encore défaut à Youtube dans cette lutte. Comcast a en effet passé 23 partenariats avec des chaînes payantes ou non (HBO, CBS...) pour ainsi diffuser une partie de leurs contenus (séries et films) sur Internet. Le modèle prôné par Comcast est relativement différent de Hulu qui ne mise aujourd'hui que sur la publicité en ligne pour monétiser son service gratuit, puisque les chaînes toucheraient également une partie des abonnements des utilisateurs au service Comcast.
Mais le marché de la VOD gratuite va intéresser de plus en plus de monde : les pure players, les e-commerçants (comme Cdiscount en France : L'offre VOD de Cdiscount), les loueurs de DVD par correspondance qui pourraient proposer des services freemium, les chaînes de télévision (M6 Replay qui permet de visionner gratuitement les émissions le lendemain de leur diffusion à la télévision, TF1 Vision qui permet entre autres de visionner des contenus fraîchement diffusés à la télévision américaine... mais de manière payante) et les distributeurs de contenus (MK2Vod qui propose aujourd'hui seulement une offre payante).
L'évolution du marché et d'Internet pousse aujourd'hui tous ces acteurs a proposé une offre de VOD gratuite que ce soit sur un modèle financé par de la publicité ou sur un modèle freemium (seuls quelques contenus sont gratuits). En 2007 déjà, une étude du cabinet Forrester, prédisait qu'il n'y aurait pas de place durable pour une offre de VOD en téléchargement payant (No future for paid video downloads) Toutefois, on voit que les acteurs historiques freinent à l'évolution et laissent alors inéluctablement la place à des nouveaux entrants qui peuvent proposer une offre plus ou moins légale...
Pour aller plus loin :
- Hulu bientôt en Europe et l'offre VOD de Cdiscount
- Youtube sur la voie de Hulu ?
- Quel avenir pour les sites de partage de vidéos ?
- Panorama du marché de la VOD
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03 mars 2009
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DailyMotion va diffuser des contenus de Hulu.com
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Connaissez-vous Hulu.com ? Peut-être si vous lisez régulièrement ce blog car j'avais eu l'occasion de vous en parler dans Youtube sur la voie de Hulu ?. Sinon je vous conseille également la lecture de l'article récent de Romain de ReadWriteWeb : Hulu et la guerre de la TV sur Internet aux Etats-Unis.
Hulu.com via des partenariats permet ainsi outre-Atlantique de pouvoir visionner gratuitement en streaming toutes les séries phares : Heroes, Lost, ...
L'annonce le week end dernier du partenariat entre Dailymotion et Hulu n'est donc pas nécessairement une bonne nouvelle, pour nous petits Frenchies (qui nous nous retrouvons bloquer, à ne pas pouvoir accéder au site Hulu.com) puisque je pense que l'accord n'est que pour le marché US. Dailymotion aura donc ainsi accès à plus de 40 000 contenus vidéos (séries, films, émissions TV...).
Pour aller plus loin :
- Quel avenir pour les sites de partage de vidéos ?
- Youtube et Dailymotion en 16/9
- Téléchargement payant sur Youtube
- Dell + Twitter = la vidéo
- Le CtoC (Customer to Customer) : une aubaine pour les nouveaux intermédiaires ?
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15 févr. 2009
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Adidas + Twitter + NBA = Lifestream de Dwight Howard
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Si vous ne connaissez pas trop le basket américain, sûrement que le nom de Dwight Howard ne vous dit pas grand chose. Sachez qu'il fait aujourd'hui partie des meilleurs joueurs de basket dans le monde. Adidas n'hésite donc pas à l'utiliser dans sa campagne de communication dans le cadre d'un des principaux événements de basket de l'année : le All-Star Game ou le match de gala entre les meilleurs joueurs du championnat US.
Adidas pat le biais d'une vidéo mettant en scène Dwight Howard et diffusée sur Youtube invite les internautes à se connecter sur www.adidas.com/basketball pour suivre l'actualité de Dwight Howard sur ce week-end dédié au All Star Game de Phoenix.
En effet, l'utilisation d'un flux Twitter et l'intégration de FlickR et Youtube permet d'avoir une campagne de communication pour une marque (Adidas) qui passe par le "personal lifestream" d'une personnalité sportive.

Ce dispositif mis en place par Adidas est un exemple pertinent de campagne de communication simple mais efficace sur Internet... Autre dispositif intéressant dans le cadre du All Star Game de NBA, est celui mis en place via Facebook par la chaîne TNT et NBA.com et dont je vous parlais en détails dans NBA + TNT + Facebook = Live Conversation Platform.
Pour aller plus loin :
- Savoir gérer son image de marque sur Internet
- Vidéos virales : Kobe Bryant pour Nike et Lebron James pour Powerade
- Nike met en avant la chaîne communautaire des blogs
- Analyse du nouveau site e-commerce de Reebok
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14 févr. 2009
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35 millions de $ pour Twitter, téléchargement payant sur Youtube
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Levée de fonds de 35 millions $ pour Twitter : nouvelle levée de fond pour le service phare de microblogging, qui représente un joli cadeau de Saint Valentin de la part des investisseurs amoureux du service. Cette nouvelle levée de fonds va sûrement permettre à Twitter d'accélerer son développement et je pense de prochains rachats de service qui représentent des fonctionnalités pertinentes à intégrer en interne pour Twitter.
Voir l'annonce officielle sur le blog de TwitterYoutube annonce le téléchargement payant de certaines vidéos : depuis quelques semaines, Youtube permet sur certaines vidéos de directement les télécharger gratuitement. Les téléchargements étaient djà possibles via des services tiers qui s'étaient lancés ces dernières années. Mais Youtube, dans le cadre de la monétisation de son service, essaie de prendre tout le monde de court en bloquant ces services de téléchargement de vidéos sur Youtube (voir : Youtube bloque tous les téléchargements de vidéo ?). Ce bloquage des services externes va permettre à Youtbe de mettre en place une stratégie de téléchargement payant de certaines vidéos : “les partenaires pourront choisir d’offrir leurs vidéos en téléchargement gratuit ou payant grâce à google Checkout, ils pourront ainsi décider des prix et des licences qu’ils souhaitent attribuer à leurs créations”.
Voir l'annonce officielle sur le blog de Youtube
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14 déc. 2008
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Youtube sur la voie de Hulu ?
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Vous connaissez tous Youtube, mais peut être ne connaissez-vous pas encore Hulu ? Normal, vu que le service est (normalement) indisponible en France et est réservé aux Nord-Américains. En effet, le modèle de Hulu est de permettre aux utilisateurs de pouvoir regarder gratuitement et dans une qualité HD leurs séries préférées (Heroes, Lost...). Le principe est simple : Hulu a directement passé des accords avec les maisons de production ou de distribution de ces contenus pour avoir le droit de les diffuser.
Vous me direz mais qu'est-ce que Youtube, connu pour les vidéos créées par les utilisateurs, vient faire ? Cela est simple et pourrait se résumer à en un mot : monétisation. En effet, les contenus les plus à même de drainer une grande audience sont des contenus dont la qualité et l'intérêt n'ont plus besoin de faire leurs preuves (i.e les séries TV). Il est alors plus simple de pouvoir trouver le moyen de monétiser ce contenu car l'audience unique par vidéo peut-être largement supérieure comparée à Youtube. Aujourd'hui saviez-vous que 58% des vidéos mises à disposition sur Youtube sont des vidéos non réalisés par des utilisateurs (clips, séries, reportages, extraits d'émissions...) ? Or ces vidéos générent 96% des revenus... Le constat est relativement simple et lorsque on parle de monétisation, on comprend pourquoi Youtube (comme d'autres plateformes de partage de vidéo) souhaitent avoir du contenu de qualité...
Youtube commence donc à se lancer dans une voie qui semble un peu contraire aux UGV (User Generated Videos) : celle des contenus non produits par les utilisateurs et non uploadés par eux : la diffusion légale de contenus sous licence. Certains comme Marc Cuban n'hésite pas à voir là une contradiction profonde et stratégique avec le modèle original de Youtube qui a fait son succès (Youtube's Desperation). Par exemple, les tentatives nombreuses, dernièrement, de trouver le meilleur moyen de monétiser ses contenus (publicité en overlay sur les vidéos) sont perçues comme très intrusives.
Du coup, si je reviens au parallèle avec Hulu, le problème est qu'il serait logique de monétiser par de la publicité les contenus sous licence mais qu'il ne l'est pas, car trop insrusif, de le faire sur les contenus créés par les internautes. Le lancement de la HD, l'intégration de vidéos au format 16/9, le passage d'accord avec MGM pour la diffusion de contenus sous licence prouve que Youtube voit en Hulu un concurrent direct, sur le terrain de la monétisation.
L'apparition de Hulu parmi les principaux sites de streaming aux Etats-Unis (250 millions de vidéos vues en octobre 2008) confirme qu'il faudra désormais pour Youtube et les autres acteurs compter sur cette nouvelle concurrence.

Youtube doit prouver aux annonceurs l'efficacité de ses dispositifs publicitaires au risque de voir ceux-si se détourner sur des d'autres services de diffusion de vidéos en ligne.
Pour aller plus loin :
- Youtube et Dailymotion en 16/9
- Quel avenir pour les sites de partage de vidéos ?
- 6 règles pour réussir sa campagne vidéo sur Internet
- Panorama du marché de la VOD
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25 nov. 2008
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Au détour du Web : Monétisation et Twitter, Youtube et Dailymotion en 16/9, le PS en vente sur eBay
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11 business models pour Twitter : l'article présente 11 voix possibles pour Twitter pour réussir à monétiser son service. Vous me direz tout ceci n'est peut être qu'un faux débat car si la solution se trouvait parmi ces solutions, peut-être aurait-elle été déjà testée. Ou peut-être pas, Twitter étant finalement un service nouveau qui a pour objectif principal de développer et démocratiser son usage et de développer un écosystème autour de son service (cf : D'une fonctionnalité à un produit, l'exemple de l'écosystème Twitter)
Lire l'article (EN) >>Youtube et Dailymotion passent au 16/9 : preuve que les plateformes de partage de vidéos en ligne deviennent de plus en plus qualitative. Youtube a bien compris la menace que représentent les nouveaux entrant sur le marché de la diffusion de vidéos en ligne comme Hulu qui via des partenariats proposent une offre outre-Atlantique intéressante. Après la HD, le format 16/9 semble être le nouveau plus permettant d'apporter un confort de visionnage plus grand sur ce type de plateforme.
Lire l'article de TechCrunch >>Le Parti Socialiste en vente sur eBay : vu l'actualité de la Gauche française ces dernières semaines, il n'est pas étonnant de retrouver ce genre de chose sur Internet.
Voir l'enchère >>
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24 nov. 2008
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Au détour du Web : les stars sur Twitter, Youtube...
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Après vous avez avoir parlé de la présence de Britney Spears sur Twitter, c'est désormais une star du basketball US que l'on peut retrouver : Shaquille O'Neal des Phoenix Suns. Je pense que de plus en plus dans le cadre de lancement de produits culturels (musique, série TV...) ou dans le cadre de l'animation d'une communauté de fans, l'utilisation de Twitter deviendra de plus en plus intéressante. Le compte Twitter de Shaq >>
Social Media is not a media : un "must read" pour toute les personnes s'intéressant à comment développer la présence d'une marque efficacement sur les médias sociaux. Le titre de l'article est suffisamment explicite et rejoins des articles que j'ai déjà écrit sur le sujet (Social Media Marketing et publicité sont-ils incompatibles ?) ou dernièrement l'article publié par Fred Cavazza sur MediasSociaux.com Medias sociaux et publicités sont-ils compatibles ?
Lire l'article (EN) >>Youtube créé son premier événement en direct. Nous en avons parlé sur Medias Sociaux de cet événement qui a lieu ce week-end et qui prouve que Youtube est actuellement en pleine innovation. Je vous en parlerai plus en détail prochainement de l'ensemble des dernières nouveautés annoncées qui montrent que Youtube est en pleine évolution.
Lire l'article sur Medias Sociaux (FR) >>
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15 oct. 2008
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MySpace lance MyAds et va tenter d'améliorer la monétisation de son trafic
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On le sait l'un des problèmes majeurs pour nombre de services internet est de trouver la voie de la monétisation de trafic (très important).
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YouTube s'essaie par exemple à insérer de la publicité directement dans les vidéos longues. Autre tentative de la part de Youtube, insérer des liens directement sous les vidéos vers des sites e-commerce (iTunes, Amazon.com). Ce système est pour le moment seulement visible sur les pages US.
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Facebook essaie également plusieurs options et a lancé Facebook Ads permettant de cibler la publicité (uniquement publicité textuelle).
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MySpace suit également le mouvement en proposant ses MySpace MyAds, plateforme de publicité ciblée. Le système fonctionne au CPC (coût par clic). La programme permet de cibler les campagnes selon la situation géographique, l’âge, le sexe et la catégorie et l’intérêt.
Bref, toutes ces tentatives témoignent de l'importance pour tous ces services de trouver rapidement la solution pour rentabiliser leur immense trafic. La période de crise actuelle accentue ce besoin et cette urgence vers la monétisation de leur service.
Malheureusement, je ne suis pas persuadé que ces tentatives qui pour Facebook et MySpace tentent de reproduire dans une certaine mesure le succès qu'a connu Google avec ses Google AdWords soient nécessairement la bonne solution. En tout cas, de plus en plus de marques sont intéressées à investir intelligemment sur les réseaux sociaux et des intégrations de marque plus poussées qu'actuellement me semble une manière intelligente de faire profiter des marques du trafic de la plateforme tout en permettant à ces mêmes plateformes d'y trouver une compensation financière intéressante.
La voie du e-commerce me semble la deuxième voie très intéressante à explorer pour monétiser les réseaux sociaux. Sur le modèle de l'affiliation, en tant qu'apporteur de nouveaux clients à une marque, les réseaux sociaux doivent pouvoir bénéficier de leur trafic. J'en parlais déjà début 2007 à propos de MySpace et la musique (Et après MySpace ?).
Même pour aller plus loin, je vous avais parlé de "Me-commerce" pour faire des utilisateurs, les première force de vente des marques : Le MeCommerce : avenur des réseaux sociaux ? et Le MeCommerce : connaissez-vous MarketLodge pour vendre sur Facebook ?
Pour aller plus loin :
- Comment expliquer le succès des réseaux sociaux ?
- Facebook en pleine mutation
- Des réseaux sociaux aux plateformes de contenus
- L'évolution actuelle des réseaux sociaux
- Comment les marques utilisent Facebook ?

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